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Il y a 2 heures, Maxence MURA a dit :

Chez mes grand parents j’entame une routine très basique de carte ambicieuse (avec des faux mélanges et des levés double). La carte de mon spectateur est le 3 de ♥️. Par inadvertance, je perd vraiment la carte avec un faux mélange et je ne m’en rend même pas compte. Je retourne donc la première carte et c’est pas la bonne. Je me dis « Bon on va commencer à jazzer » et je me dis que j’ai raté ma coupe et que la carte est en deuxième position (en réalité elle est bien au milieu). Je fais donc une transformation de carte. Mais du coup ce n’est toujours pas la bonne (aïe). Mais vu qu’elle se rapproche de la carte de mon spectateur je fais comme si c’était normal et comme je connais la carte à son ainsu je fais comme si je la devinais à partir des deux autres cartes. Mais lui me demande « Elle est où du coup ? » normal j’était parti pour une carte ambicieuse donc il était parti pour que je la retrouve.

Je fais donc un mélange à la français spécial me permettant de localiser la carte et de la remonter. Sauf que je fais remonter le 4 de ♥️ en même temps (c’est pas ma journée).

Je retourne la première carte et tu coup c’est le 4 pas le 3... mais le 3 est en deuxième position. Je vois à ma droite dans un tiroir entrouvert des petites déco de table en forme de coeur. J’en attrape une discrettement pendant que je demande à mon spectateur d’examiner le 4 de ♥️. Je récupère la carte, top change avec le 3 et je fais comme si je faisais poper le ♥️ or de la carte la transformant en 3 de ♥️ qui est donc la bonne carte.

Conclusion je reçois un « T’es super fort !!! » et je pense « Si il savait à quel point j’ai 2 mains gauche en fait. »

D'où l'intérêt de ne pas dire par avance ce qu'on compte faire. C'est vrai que le spectateur lui ignore qu'il y a un problème (sauf bien sûr si on jette les cartes en disant qu'on a raté) mais tu as fait preuve de sang froid et de réactivité (surtout que ça ne s' est pas passé comme prévu plusieurs fois). Bravo☺️

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Il y a 14 heures, vince apprenti-magicien a dit :

D'où l'intérêt de ne pas dire par avance ce qu'on compte faire. C'est vrai que le spectateur lui ignore qu'il y a un problème (sauf bien sûr si on jette les cartes en disant qu'on a raté) mais tu as fait preuve de sang froid et de réactivité (surtout que ça ne s' est pas passé comme prévu plusieurs fois). Bravo☺️

Bah faut dire que je fais beaucoup de tour basé sur la jazz magie. Donc j’ai l’habitude d’improviser. x)

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Un jour j'ai fais une torsion de pièce à une nana que je ne connaissais pas ... mal m'en a prit quand elle m'a dit qu'elle était substitut du procureur et que la dégradation de monnaie ayant cours légal (euro en l'occurence) était un délit passible de prison ... je suis donc reparti sans son numéro ... 

  • Haha 3
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C'est d'ailleurs archi faux depuis 1994, tu peux donc la renvoyer dans ses 22.

Et par extension sur les billets :
Une jurisprudence de 1974 va également dans ce sens : détruire un billet de banque n’est pas considéré comme la destruction du bien d’autrui, car le billet appartient à son porteur et non à la Banque Centrale qui l’émet.

Concernant les pièces, voici une réflexion intéressante sur les machines "souvenirs" dans le slieux touristiques qui détruisent la mièce insérée pour en faire une médaille. Alors... légal ou pas ?
https://blogavocat.fr/space/laurent.epailly/content/peut-on-detruire-une-piece-de-monnaie-pour-en-faire-une-medaille--_1554358e-a027-4e11-a376-af1560681881

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En présentation des cordons du fakir, je donne les cordes à l'examen à deux personnes différentes, à une table (mariage d'un ami, pas en pro juste pour faire plaisir), j'ai toutes les peines du monde à récupérer la 1ère et quand enfin je l'ai, je me rends compte que la 2ème a été nouée une bonne trentaine de fois, bien serrée... Clairement c'était de ma faute, j'ai mal géré, c'était mes débuts... Aujourd'hui j'aurai bien mieux géré ! J'aurai dû m'apercevoir qu'ils étaient déjà trop allumés...

  • 1 année plus tard...
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Petit close-up en table à table dans un petit resto cosy, super intimiste...
Je me lance dans une de mes routines préférées, où je nomme une par une les cartes tenues dans la main d'un spectateur (petit paquet de cartes choisies par le spectateur, après une coupe), le tout en leur tournant le dos.
Cette routine fonctionne grâce à un chapelet secrètement échangé avec le paquet ayant servi pour la routine précédente (et où les cartes sont mélangées plusieurs fois, par plusieurs spectateurs différents).
Bref, je nomme une première carte : Premier Wouahh !
Seconde carte, second wouahhhhh !
Troisième carte : ...euh, bah non, celle-là je l'ai pas...
OK, quatrième carte : Ah bah celle-là non-plus...
"Pas grave, ça nous fait quand même 2 cartes. Choisissez celle que vous voulez et signez-la" (et on passe rapidement à autre chose ^^).
Finalement, après avoir fait toutes les tables, je retourne à celle-ci pour leur en mettre vraiment plein la vue et tenter de gommer au maximum mon fail précédent.
La table a été conquise et au moment de les quitter, une dame me dit "Pour tout à l'heure, je crois que c'est la faute de mon mari. Quand vous étiez de dos et que vous avez demandé de couper le jeu, il a mal compris et l'a mélangé...".
Dans la vie, parfois on gagne et parfois on apprend. Maintenant, quand j'effectue cette routine là, je ne tourne plus le dos au public (ou alors seulement APRES que le paquet de cartes soit dans les mains du spectateur)...

  • J'aime 4
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Le 03/02/2017 à 11:36, Marcus MAJART a dit :

[...] je me rends compte que la personne avait justement choisi... le 8 de coeur :/

La toute première fois où j'ai fait un tour à la meilleure amie de ma femme, j'avais toujours dans mon jeu une carte clé correspondant à mon WOW (6 de coeur)...
Mon WOW ne me sert pas pour l'effet classique, mais pour une double carte au portefeuille, avec un change à vue (le Wowlett, pour ceux que ça intéresse ^^).
Bref, la première carte révélée en ouvrant mon "portefeuille" est le 6 de coeur, visible à travers une petite fenêtre plastifiée...
Bref, on était dans un bar, dehors, et ma veste, avec mon "portefeuille", était restée à l'intérieur.

Je lui fais choisir une carte de manière complètement honnête, et au moment où elle la retire du jeu, je reconnais ma carte clé (grosse montée d'adrénaline).
Je profite de connaître sa valeur pour jouer un peu avec ça, puis je la fais remettre la carte VRAIMENT où elle veut et m'amuse à la retrouver en mode jazz, de toutes les manières possibles avec une carte clé...
Gros succès. Même ma chérie avait la mâchoire au sol.

Puis on rentre dans le bar et là, une idée de génie me vient... "Tiens, tu peux m'attraper ma veste, stp ? Non, je ne veux pas y toucher. Dans la poche intérieure il y'a mon portefeuille. Sors le et ouvre-le stp..."

Je crois que son cri s'est entendu depuis l'espace.

Depuis ce jour là, à chaque fois que j'ai l'occaz de faire de la magie en présence de cette nana, je me démerde pour qu'il soit question à un moment du 6 de coeur. Elle me déteste, je crois ^^ 

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Petite anecdote, la seule fois que je teste quelque chose sur des inconnus.

 

Avec mon club nous étions au repas des anciens et étant très timide, je n'ose pas me lancer donc je suis en observant.

Un des membres décide de m'aider et on va à une table. Et là le "chef" dit "ah non nous on ne veut pas de magie". J'ai rebondi aussitôt en disant "et le mentalisme, vous connaissez ?" (j'avais préparé le petit dé qui parle, Box Office et Icebreaker). Là deux dames accrochent donc je leur fais les trucs pendant que mon accompagnateur fait une torsion de cuillère aux messieurs.

Arrive le moment de faire Ice Breaker et... raté complet. Soit j'explique vraiment mal les consignes, soit elles n'ont pas compris tout simplement. Comment je m'en suis sorti ? "La musique est trop forte, j'ai du mal à vous entendre" (véridique, le volume était insupportable, même entre nous on avait du mal à communiquer).

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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