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Publié le (modifié)
Il y a 5 heures, Gilbus a dit :

Tu aurais accepté 400€ hors charges ?

Je sais que pas mal de gens tourne autour de 500€ plus les charges...

 

400€ Net (soit un peu plus de 800 TCC) est justement le prix de mon One Man Show quand je me déplace seul. Mais depuis deux ans je me déplace quasiment toujours avec mon technicien et le spectacle est à 1400€ TTC en tarif agence (Je sais que les tarifs sont tabou chez les magiciens mais vu que c'est affiché dans leur catalogue...)

Modifié par Spiouf
  • J'aime 5

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

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Publié le

Bonjour à tous,

je suis tout frais sur ce forum, que je parcours avec beaucoup d'intérêt.  Concernant ce "fossé" qui existe entre professionnels et amateurs (dont je fais partie depuis quelques années) , j'ai essayé de suivre ce sujet et je comprends bien les positions des uns et des autres. J'ai déjà bien conscience que les uns vivent exclusivement de la magie, et que ce n'est pas correct d'usurper leur place.

J'aimerais donc savoir, au final, quelle position avez-vous concernant les amateurs désireux de faire quelques prestations sans pour autant grappiller le gagne-pain des pros? Quelle est la solution pour ceux qui veulent faire leurs armes, mais en respectant le travail des autres?

Car nous savons tous qu'il faut bien aller au charbon pour progresser!

Et en ce qui me concerne, je me sens vraiment freiné dans ma démarche car je ne veux ni être irrespectueux envers les pros, ni prétendre piquer leur place.

J'en profite pour rebondir sur le débat des tarifs qui cassent le marché: un amateur qui met le pied à l'étrier ne peut légitimement pas demander le même tarif qu'un pro, dont les prestas rodées seront 99 fois sur 100 meilleures que celles d'un bizut!

Qu'en pensez-vous?

  • Merci 1

Benjamin

Publié le
il y a 34 minutes, Benjb a dit :

un amateur qui met le pied à l'étrier ne peut légitimement pas demander le même tarif qu'un pro, dont les prestas rodées seront 99 fois sur 100 meilleures que celles d'un bizut!

Attention quand même à ne pas confondre "amateur" et "débutant" : il y a des amateurs qui ont un très bon niveau (le darwinisme se charge des professionnels qui ne sont pas bons, car ils ne peuvent rapidement plus en vivre :P).

"Amateur" est à prendre ici dans son sens étymologique (celui qui aime) et non dans le sens de "travail d'amateur" (celui qui fait preuve d'amateurisme).

La différence, comme tu l'as très bien compris, se situe dans le fait que le "professionnel" ne vit que de ses performances, alors que l'amateur n'en vit pas. "Pas du tout", la plupart du temps, ou, parfois, "pas seulement". Et c'est sur le cas de ces amateurs qui se font occasionnellement rémunérer que porte le débat courant.

Donc je dirais que non, un magicien amateur ne peut pas légitimement demander le même montant qu'un magicien pro. Cela n'a rien à voir avec la qualité respective de leurs prestations, mais plutôt aux charges et cotisations qui pèsent sur le professionnel.

Alors pour répondre (partiellement) à ta question (oui : tout arrive, même la fin de ma digression ! ;)), je te suggère de pratiquer la magie "gratuite" : dans ton cercle d'amis, dans la rue, dans les bars (au pire, tu te feras offrir une bière, mais personne ne t'en voudra !)...

  • J'aime 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

pour info . La ministre de la Culture va promulguer le texte de loi dont je vous parlais plus haut concernant le travail bénévole , et elle a mis le seuil des prestations  bénévoles  à 8 par an maxi . 

Publié le
Il y a 14 heures, Teddy a dit :

et elle a mis le seuil des prestations  bénévoles  à 8 par an maxi

  • LoL j'imagine que du coup on va inventer le concept de "Bénévole au black" !

Comme le dit très justement Darlone, c'est impossible à contrôler... On n'arrive déjà pas à contrôler les prestations payantes...

  • J'aime 1
  • Haha 3
Publié le

Le texte complet : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034679248&dateTexte=20180316

Notez que les prestations bénévoles ne sont limitées que dans le cadre des spectacles qui "s'assurent la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération".

En clair, cela concerne les prestations bénévoles dans des manifestations où se produisent également des artistes rémunérés.

Donc vous pouvez faire autant d'apparitions gratuites que vous le souhaitez, du moment que tous les autres artistes sont bénévoles également.

  • Merci 2

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 2 heures, Hugo. a dit :

Le jour où on acceptera de rémunérer les bénévoles, il y aura beaucoup plus de gens qui accepteront de travailler pour rien.

 

La tendance actuelle serait plutôt de tendre vers des rémunérations symboliques des salariés (quel que soit le domaine d'activité)...

Mais bon, c'est important les symboles.

  • J'aime 1
  • Merci 1

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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