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Même si c'est une vieille polémique bla bla et bla, j'ai quand même envie de m'exprimer parce que certains "PRO" tirent à boulets rouges sur les amateurs et ça m'hérisse les poils du dos.

Normalement, 

Amateur = Passionné qui fait plein de tours différents aux amis, à la famille, collègues ....

Pro = Passionné qui fait toujours les mêmes tours en les améliorant devant des publics différents.

Mon constat,

Amateur = Passionné qui fait plein de tours différents aux amis, à la famille, collègues et qui fait quelques prestas payantes pour rentabiliser ses achats.

Pro = Passionné qui fait les mêmes tours depuis des années sans se casser le c... en espérant faire ses 43 cachets.

Je m'explique, mon amour pour notre art m'interdit de présenter de la magie depuis 4 ans car je  je me suis fixé un niveau d'excellence à atteindre avant de revenir devant un public car j'aime la magie avec mes tripes, pas pour l'argent, pas pour impressionner, pas pour être mis en avant. C'est un art qui permet de faire rêver, d'émouvoir, de faire s'interroger, de faire rire, de déranger, de bluffer, de faire réfléchir, de passionner, d' "énerver" et j'en passe. Ça c'est la magie à laquelle j'aspire en tant qu' AMATEUR !! PUT..... quel art magnifique .

Sois patient, j'y viens : J'ai décidé d'arrêter de me présenter en public quand je me suis rendu compte que mes "spectacles/représentations" ressemblaient à la plupart de ceux auxquels j'ai assisté en temps que spectateur : une suite de tours ( certes bien exécutés parfois ) sans logique, sans fil conducteur, sans âme, triste constat..... sans TALENT. Pourtant j'ai assisté à beaucoup de spectacles, dont des noms reconnus dans le milieu et sur le moment je me disais : t'es trop con, tu as largement le niveau pour te lancer et égaler ces différents magiciens. 

OUI mais NON , je ne veux pas ressembler à ça. Sortir ma quêteuse poussiéreuse et mes foulards délavés/froissés, mes cordes grises voire noires, mes cartes cornées, mes lapins en mousse à qui il manque les oreilles et une patte, le canard qui retrouve la carte avec son bec dont l'étiquette de prix (encore en franc-LOL) est encore visible, ou sortir ma grande illusion aux couleurs criardes venue de chine vendue par mon marchand préféré.

En réfléchissant (depuis 4 ans pour rappel) je me dis qu'en suivant cette route, dans quelques années j'aurai moi aussi peur que des amateurs boutonneux viennent me piquer mon taf, m'enlever le pain de la bouche, casser les prix du marché. Pourtant je suis convaincu qu'un Xavier MORTIMER, Florian SAINVET, Luc LANGEVAIN, Enzo WAYNE et d'autres ne se posent pas cette question qu'un amateur leur pique des contrats parce qu'ils sont différents, ils ont ce petit truc que toi tu n'as pas et pour lequel les spectateurs sont prêts à claquer du fric..... le TALENT.

Ça y est, j'y suis

Amateur : Passionné qui fait plein de tours différents aux proches .... en utilisant le peu de temps dont il dispose pour acquérir les techniques parfois ultra-difficiles et qui espère avoir un peu plus de temps un jour pour travailler son ... TALENT. 

Pro : Passionné qui a le temps de travailler ses techniques, son talent en ayant la chance de se faire payer.

Généralement l'amateur fait des spectacles que tu n'aurais pas pu faire puisqu'il s'agit d'amis ou de connaissances qui lui filent un billet en guise de remerciements. Et si d'aventure il te pique un contrat pour une grande société ou une mairie, il existe ce que l'on appelle la dénonciation et que j'utiliserai sans pitié lorsque moi aussi je serai....... ARTISTE.

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Publié le (modifié)
Le 06/01/2018 à 11:53, Monsieur A a dit :

J'ai décidé d'arrêter de me présenter en public quand je me suis rendu compte que mes "spectacles/représentations" ressemblaient à la plupart de ceux auxquels j'ai assisté en temps que spectateur : une suite de tours ( certes bien exécutés parfois ) sans logique, sans fil conducteur, sans âme, triste constat..... sans TALENT.

Ton envie d’excellence est admirable, mais…

Je ressors ma définition du talent, elle n’a pas changé depuis des années (tirée bien sûr du DEUDLMDG) :

Citation

 

Le talent :

Tout le monde espère avoir du talent.

Mais le talent, c’est quoi ?

Le talent, c’est la capacité à réaliser quelque chose avec un certain degré de réussite.

Le talent, suivant cette définition, se compose de trois choses :

-Le don inné : Ce sont les capacités que l’on a de naissance, par nos gènes. Tout le monde n’est pas égal, égaux, égaleaux… Bref, certains sont doués, ont des facilités, d’autres pas. C’est très injuste. La vie n’est pas juste. J’espère que vous ne pensiez pas qu’elle l’était.

-Le travail : En travaillant, on peut aller plus loin que le simple don, et ajouter de la valeur à notre quantité de talent. C’est très réconfortant : Même si on n’est pas doué, dans une certaine mesure, on peut compenser.

-L’expérience : La pratique elle-même va renforcer le talent, nous permettant de mieux gérer les choses. En ce sens, il ne faut jamais hésiter à pratiquer, il en restera toujours quelque chose.

En utilisant au mieux ces trois éléments, on peut arriver au maximum de ses possibilités.

Ne se servir que de deux, par exemple, est dommage.

Si l’on n’utilise pas nos dons innés, mais qu’on mise tout sur le travail et l’expérience pour faire quelque chose que l’on a du mal à faire, c’est ballot.

Si l’on ne se fie qu’à nos dons et à notre expérience, on sera très bon, de notre propre point de vue. Ce ne sera peut-être pas l’avis du public…

Si on travaille, qu’on utilise nos dons, et qu’on ne se produit jamais en public, non seulement on a perdu la principale motivation de l’artiste, qui est le partage, mais en plus notre prestation ne sera jamais bonne, car seule l’épreuve du public peut sanctionner et permettre une réelle évolution d’une prestation.

En utilisant le travail et l’expérience des autres, en faisant des formations, participant à des ateliers, des stages, en faisant appel à un metteur en scène, ou à d’autres spécialistes, on peut aussi aller plus vite et plus loin, mais il nous faudra assimiler ce travail et cette expérience, pour la faire notre : C’est déjà du travail et de l’expérience en soi…

 

 

Suivant cette définition, je trouve qu’il est dommage de te couper de ton public jusqu’à ce que tu sois parfaitement prêt…

Prend Xavier Mortimer :

Avant l’ombre orchestre, il avait déjà des spectacles, plus réduits, avec quelques effets, ou il rodais ses effets sur des public plus réduits.

Ok, il était déjà très bon, mais il n’est pas arrivé à un spectacle aboutit d’un coup.

Il faut confronter ses idées au public, régulièrement, pour vérifier si elles fonctionnent ailleurs que dans notre imagination.

Tu n’es pas forcé de le faire dans un contexte professionnel, d’ailleurs :

Fait des interventions bénévoles, dans des asso qui organisent des spectacles amateurs, ou des fêtes caritatives, des scènes ouvertes etc.

Fait des numéros courts, 5-15mn, qui te permettent de travailler ton contact public.

Travailler en mode cabaret, ou on intervient avec d'autres personnes présentant d'autres numéros, permet de ne pas avoir à travailler sur un spectacle long aboutit...
Le travail sur un numéro est certes différent du travail sur un spectacle long, mais c'est beaucoup plus abordable...

Car le public est indispensable pour développer ta magie…

(voir https://virtualmagie.com/forum/sujet/62462-«-la-magie-ne-nait-pas-dans-les-mains-du-magicien-mais-dans-l’esprit-du-spectateur-»/ )

 

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Merci Gilbus pour ton exemple de fin, c'est exactement comme je procède et ça me conforte dans le fait que c'est une bonne idée. La prochaine étape c'est maintenant de piocher dans les numéros rodés et d'essayer d'en sortir quelque chose de cohérent, pour s'éloigner au maximum de la structure catalogue de tour :D

 

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Bonjour,

Voici ma modeste contribution à ce débat entre Professionnels et amateurs. Il me semble que l'on en vient trop souvent à opposer ces deux frères de la grande famille des  magiciens, alors qu'à mon sens ils sont parfaitement complémentaires,  dès le moment ou l'on parle d'art et non pas de rémunération. Les deux peuvent s'apporter mutuellement et cela ne peut que servir la magie. Les professionnels possèdent l'expérience, un savoir scénique, une technicité , font parfois de la recherche etc... Les amateurs quant à eux se forment, progressent, font un travail de proximité et permettent de ce fait à des publics qui n'y seraient pas venus naturellement de découvrir notre art et d'aller par la suite dans des spectacles. Il ne s'agit là que d'un point de vue que je me garderai bien d'en faire une généralité.

Je me permets de prendre mon cas en exemple pour étayer le propos. Je suis dans la seconde catégorie avec la particularité d'être dans la sous catégorie des débutants un peu avancés. J'ai 60 ans, je gagne bien ma vie et n'ai donc aucune prétention de devenir un jour professionnel ou même semi-pro, juste mû par le désir de bien faire, de progresser et d'apporter à des spectateurs un peu de rêve. Je prends des cours au Cercle Magique de Paris et en général mes routines sont présentés dans le cadre restreint du cercle familial et parfois professionnel. La seule fois où pour rendre service à une amie, je me suis présenté devant une salle de 50 personnes, le manque d'habitude me faisait trembler comme une feuille.

J'aurais bien voulu trouver des ouvertures bénévoles de type "compagnonnage" auprès d'un professionnel mais sans succès à ce jour.  J'ai bien essayé au repère des pirates" à Villecresnes mais sans succès. Ce n’est pas très grave car je ne veux pas en faire mon métier mais pour un jeune qui a des ambitions en ce sens, il me semble important que ces passerelles entre professionnels et amateurs puissent fonctionner.

Bonne fin de week-end

Philippe

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Philippe 

  • 5 weeks plus tard...
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Le 03/01/2018 à 19:57, Woody a dit :

Et si je rigole c'est parce que nous connaissons tous - enfin moi j'en connais - des pros qui cassent les prix et qui se bradent.

un témoignage :

Au moins, cela laisse un souvenir impérissable...

J'aime beaucoup le : "le fil était tellement gros qu'on aurait dit un tour de corde..."

Gilbus

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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

En fait le vrai débat n'est pas entre amateurs et pros, puisqu'un amateur ne se fera pas payer et interviendra sur des prestations caritatives.

Ce qui pose problème aux professionnels ce ne sont pas les amateurs, ce sont ceux que certains appellent les "Semi Pro" (qui sont en fait des professionnels occasionnels qui ne vivent pas exclusivement de la magie...).

Personnellement je suis enseignant (je ne le cache pas), je propose des prestations en magie, je me fais rémunérer, je travaille avec des agences et d'un point strictement légal j'ai le droit. Et je peux vous dire qu'il y a pas mal de pros qui cassent, voire fracassent les prix... Quelques exemples au hasard, un spectacle à 3 artistes proposé par un pro a 300€ TCC face à un Semi pro qui était a 500€ seul... et c'était pour une mairie. Bien entendu ils ont pris le pro, c'est très bien pour lui, mais arrêtons de dire que ce sont les semi pros qui font du mal à la magie !!

La dernière en date, je monte pour une agence un gros événement sur 7 jours, je place dans l'équipe plusieurs magiciens, des pros et des semi pros, le budget que j'annonce est correct (600€ HT par artiste), le client est intéressé, c'est dans son budget, sauf qu'un pro arrive derrière et se propose a 280€ TTC par date...

Donc je ne rentre plus dans ces débats...

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Publié le
Il y a 4 heures, Gilbus a dit :

un témoignage :

Au moins, cela laisse un souvenir impérissable...

J'aime beaucoup le : "le fil était tellement gros qu'on aurait dit un tour de corde..."

Gilbus

"Quand même, on allait pas laisser Harry Potter nous faire merder la soirée. Mais il fallait quand même le payer. On lui a payé le double pour qu'il investisse dans un autre job".

Une bien belle analyse en effet. Merci pour ce témoignage.

:D:D:D 

Publié le (modifié)

Cette vidéo a été détournée des tas de fois mais je ne connaissais pas la version "magicien".

La version la plus connue est celle où Resistas (le monsieur au rire communicatif) est présenté comme le père de Manuel VAALS :

Il a aussi été l'ami d'enfance de Donald TRUMP :

Et voici la vidéo originale (avec les vrais sous-titres) :

 

Modifié par marc page
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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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