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En effet, de ma part c'est un relativisme (au sens philosophique du terme). C'est-à-dire, qui nie les prétentions à l'objectivité (et non faisant l'apologie de l'ignorance). ...croyant que nos biais culturels s'interposent entre notre perception et l'observé. Je crois qu'on s'accordera là-dessus!

Si je me nourris de zététique et qu'elle est l'outil principal de ma pensée; je crois par contre qu'une absence de réponse, ne demande pas de priorisation. ...sinon l'attente d'une réponse future laissant une place momentanée aux inexpliqués ...en effet, jusqu'à preuve du contraire (là on est d'accord aussi).
En gros (et pour faire des raccourcis aussi) je suis davantage pour des "moratoires de la croyance" plutôt que pour les rasoirs d'Ockham (dans ce qu'ils ont d'efficace et non de simple!).
Il est arrivé dans la science que les meilleurs des idées admises théoriquement, rassembleuses et cohérentes (c.f. la théorie des cordes) ne puissent être, jusqu'à nouvel avis, démontrées en pratique...

Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

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Il y a 4 heures, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

de ma part c'est un relativisme (au sens philosophique du terme). C'est-à-dire, qui nie les prétentions à l'objectivité (et non faisant l'apologie de l'ignorance).

C'est une très bonne définition du relativisme (un terme hélas devenu trop souvent péjoratif).

J'avais déjà donné, par ailleurs, l'excellente définition du relativisme d'Aurélien Barrau :

Citation

 

le relativisme cohérent, celui qu’il est utile de discuter, n’a rien d’un laxisme intellectuel. Tout à l’inverse, il a une exigence supplémentaire. Il ne nie pas l’importance de la vérité ni son efficacité au sein d’un système mais il interroge, au-delà, légitimité de ce système. Autrement dit il porte l’inquiétude jusqu’aux cadres eux-mêmes.

Aurélien Barrau - De la vérité dans les sciences

 

Je me demande même si "relativisme" ne serait pas l'exact contraire de "zététique" 🤔

 

Il y a 4 heures, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Si je me nourris de zététique et qu'elle est l'outil principal de ma pensée

Si tu te nourris de zététique (et que de zététique) sans philosophie, sans spiritualité, sans poésie, sans merveilleux j'ai peur que ça tourne vite en rond ! 🤣

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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@Thierry SCHERER (Zarcanum) Si j'ai bien compris tu te réclames d'une forme de relativisme (au sens philosophique) tout en ayant pour "outil principal" de ta pensée, la zététique.

Mais j'adoooooooreeeee !!! Il faudra qu'on en cause à l'occasion lors d'un appel téléphonique ! 😀 Je ne plaisante pas : tu sais que j'adore les personnes qui osent concilier les contraires ! 🙂

Car : qu'est ce qui semble plus éloigné de la zététique que le relativisme au sens du relativisme épistémologique de philosophes des sciences comme Paul Feyerabend ou Thomas Khun (si Kuhn a nié être relativiste, sa pensée a néanmoins jeté les bases de ce qui est devenu le relativisme scientifique)..

Deux extraits d'un article intéressant sur le relativisme épistémologique (même si l'article concerne le droit - source) :

Citation

L’épistémologie contractualiste poppérienne ébranle les certitudes méthodologiques du début du XXe siècle en substituant la procédure de falsification à la confirmation par l’expérience de la validité d’une théorie. Elle présente les théories comme des conjectures corroborées.

 

Citation

Or cette rationalité est elle-même contingente, selon Kuhn. Elle repose sur une adhésion à un « paradigme » : « un paradigme, c’est ce que partagent les membres d’une communauté scientifique et eux seuls. Inversement, c’est cette possession d’un paradigme commun qui constitue en communauté scientifique un groupe d’hommes par ailleurs disparates » .

On retrouve l'idée développée plus haut par Aurélien Barrau : Le relativisme ce n'est pas mettre en cause la notion de vérité, c'est questionner, aussi, le cadre de référence qui rend une proposition vrai ou fausse !

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Tout ce que je dis est basé sur mes connaissances du moment (21-12-2023 : 10h43) et est soumis à modifications / corrections / précisions :

 

Il y a 9 heures, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

En effet, de ma part c'est un relativisme (au sens philosophique du terme). C'est-à-dire, qui nie les prétentions à l'objectivité (et non faisant l'apologie de l'ignorance). ...croyant que nos biais culturels s'interposent entre notre perception et l'observé. Je crois qu'on s'accordera là-dessus!

Si je me nourris de zététique et qu'elle est l'outil principal de ma pensée; je crois par contre qu'une absence de réponse, ne demande pas de priorisation. ...sinon l'attente d'une réponse future laissant une place momentanée aux inexpliqués ...en effet, jusqu'à preuve du contraire (là on est d'accord aussi).
En gros (et pour faire des raccourcis aussi) je suis davantage pour des "moratoires de la croyance" plutôt que pour les rasoirs d'Ockham (dans ce qu'ils ont d'efficace et non de simple!).
Il est arrivé dans la science que les meilleurs des idées admises théoriquement, rassembleuses et cohérentes (c.f. la théorie des cordes) ne puissent être, jusqu'à nouvel avis, démontrées en pratique...

 

Ouais mais tout ça finalement, encore une fois soit dit sans méchanceté, ça fait un peu branlette intellectuelle auto-suffisante pour rassasier un besoin d'unicité. (Que les choses soient claire, ce n'est pas de la psychanalyse de bas étage que je te fais et ce n'est d'ailleurs même pas un argument mais un ressenti, auquel d'ailleurs tu pourrais très bien me retourner l'inverse : « Clément, ta volonté est de céder à une pression sociale. » pourquoi pas.)

J'ironise juste de voir que souvent ceux qui critiquent la méthode sont ceux qui Soit ne la connaissent pas ou ne la maîtrisent que très surfaciquement / soit ont quelques croyances dissimulées que l'on peut creuser un peu en entretien épistémique et qu'ils ne veulent pas abandonner.
L'adhésion volontaire et assumée au relativisme est souvent une belle esquive de quelques dissonances cognitives. Il y a un côté. Si la science vient des hommes et que je suis un homme, alors je suis un peu au dessus quand même... (J'ai évidemment aucune preuve, on est au pur doigt mouillé. Et je ne parle évidemment pas de ton cas personnel. Je ne te connais pas.)

Mais ce que tu me dis, tu m'excuseras une fois encore, est un mélange de deux sophismes (légers) L'argument d'ignorance et la solution parfaite Cela fait 2000 ans que le Christ doit revenir. On attend. Et cela fait 160 ans que les médiums nous disent que "la science expliquera un jour comment ça marche". On attend.

Moralité : Il y a de plus en plus d'athées et de remises en cause historiques et moins en moins de miracles à Lourdes. Il y a de moins en moins de preuves physiques des contacts avec l'au-delà (ectoplasmes et tables tournantes) mais que des pirouettes rhétoriques de cold-reading.

Ça nous renvoie à la dent d'or de Fontenelle. Et c'est pour ça que ton exemple de la théorie des cordes est invalide. Car une théorie est un ensemble d'hypothèses qui donnent une manière d'expliquer des faits / des observations empiriques. Après assurance de l'observation.

La théorie de l'évolution et du créationnisme, sont justement eux théories... Si pour toi leur statut de "théorie" leur donne une équivalence de poids que l'on peut relativiser... libre à toi.

Mais c'est là qu'interviennent les rasoirs.

Il est évident que les rasoirs ne sont pas l'alpha et l'oméga. Comme les vaccins, les médicaments ou tout autre outils : Ce n'est jamais 0% ou 100%.

« L'homme est la mesure de toute chose » étant l'une des doctrines majeures du relativisme.
Hors la science tente, autant que faire se peut, de nier les biais humains. Et de donner des explications aux choses (et c'est, au passage, la raison pour laquelle l'on a plus que doublé notre espérance de vie : Méthodologie de l'erreur, auto-correction, rétro-engineering etc...).
Sur des questions de santé publique et d'hygiène mentale... elle est indispensable. Et c'est pour cela qu'il faut propager (à mon sens) sa vulgarisation le plus largement.

Après je n'ai pas besoin de la méthode pour aller voir un film au cinéma, ou pour tomber amoureux, on est bien d'accord.

C'est (toujours à mon sens) la différence entre le "mieux" subjectif et le "vrai" objectif.
C'est dans la conclusion de mon livre Les maîtres de l'Imposture, où je cite cet extrait de Richard Montvoisin.

« Le mot Science désignera la démarche intellectuelle créée par les humains pour énoncer les choses les plus vraisemblables possibles sur la réalité. Cette démarche n’est évidemment pas la seule pour contempler le réel : l’introspection, la méditation, l’art sont autant de moyens respectables. La science n’explique pas tout, bien sûr, mais elle a ceci de particulier qu’elle a été forgée pour faire sortir nos affirmations du cadre personnel et pour dire des choses généralisables à tous, qui se transmettent et se vérifient, ceci que l’on soit Ossète, Zambien ou Luxembourgeois. […] La science est un peu le contrôle qualité des prétentions d’efficacité, non parce qu’elle l’a décidé au nom d’un diktat intellectuel quelconque, mais parce qu’elle a été créée pour ça. C’est ce contrôle qualité qu’on a fini par appeler science. Elle ne sait pas ce qui est le “mieux” – le mieux dépend du ressenti de chacun – mais elle peut dire si la marchandise est truquée ou de qualité, si la publicité est mensongère ou pas. »

Richard Monvoisin, Les Fleurs de Bach

Pour éviter tout contresens : Voici une bonne vidéo sur les rasoirs épistémologiques de mon éternel frère de cœur, Samuel Buisseret. (Du coup je suis biaisé. 🤣)

 

PS : Vous vous trompez sur la théorie des cordes. Mais on sortirait du sujet. On peut en parler ensemble.

 

il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

On retrouve l'idée développée plus haut par Aurélien Barrau : Le relativisme ce n'est pas mettre en cause la notion de vérité, c'est questionner, aussi, le cadre de référence qui rend une proposition vrai ou fausse !

Mooouuais.

« Montrez-moi un relativiste culturel dans un avion à 10 000 mètres et je vous montrerai un hypocrite. Les avions sont construits selon des principes scientifiques et ils fonctionnent (...). Des avions construits sur des spécifications mythologiques et tribales comme celles du culte du cargo (...) ne le font pas. »

Richard Dawkins.

Questionner les cadres de référence c'est bien. Mais ça s'appelle l'épistémologie en fait ! (Ok c'est provoc, désolé, c'est plus fort que moi c'est mon côté jeune con.)

  • Merci 1
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il y a 9 minutes, Clément FR3Z3 a dit :

Questionner les cadres de référence c'est bien. Mais ça s'appelle l'épistémologie en fait !

Oui ! En tout cas, ça devrait être cela !

il y a 9 minutes, Clément FR3Z3 a dit :

(Ok c'est provoc, désolé, c'est plus fort que moi c'est mon côté jeune con.)

Pas de souci j'aime bien les provocateurs ! 😃

il y a 12 minutes, Clément FR3Z3 a dit :

« Montrez-moi un relativiste culturel dans un avion à 10 000 mètres et je vous montrerai un hypocrite. Les avions sont construits selon des principes scientifiques et ils fonctionnent (...). Des avions construits sur des spécifications mythologiques et tribales comme celles du culte du cargo (...) ne le font pas. »

Ça, ça reste encore des problèmes simples (je veux dire les lois physiques qui permettent de faire voler des avions sont, aujourd'hui, parfaitement connues et maitrisées).

En sciences humaines, on ne peut pas appliquer le principe de parcimonie de la même manière qu'on l'applique dans les sciences physiques.

"Les explications les plus simples ne sont pas toujours vraies dans notre monde aussi prodigieusement complexe" - Stephen Jay Gould

Même sur la question du paranormal, il y a différents niveaux de complexités et tu le sais très bien.

Savoir si Uri Geller tord le métal a l'aide de télékinésie ou de méthodes d'illusionniste est une question assez simple.

Se positionner sur certaines expériences exceptionnelles plus "subtiles" comme un ressenti de télépathie, un cas de glossolalie ou une VSCD (vécu subjectif de communication avec les défunts) peut être un peu plus complexe.

Voir à ce sujet le travail de psychologues comme Thomas Rabeyron, Renaud Evrard ou, plus loin de nous, Théodore Flournoy et tout le mouvement de la psychologie anomalistique.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 20 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Savoir si Uri Geller tord le métal a l'aide de télékinésie ou de méthodes d'illusionniste est une question assez simple.

Se positionner sur certaines expériences exceptionnelles plus "subtiles" comme un ressenti de télépathie, un cas de glossolalie ou une VSCD (vécu subjectif de communication avec les défunts) peut être un peu plus complexe.

Voir à ce sujet le travail de psychologues comme Thomas Rabeyron, Renaud Evrard ou, plus loin de nous, Théodore Flournoy et tout le mouvement de la psychologie anomalistique.

Euh... non ! Juste non.

Uri Geller c'est extrêmement complexe aussi pour qui n'est pas magicien. Le gars a été à la CIA, puis Jean-Pierre Girard a eu des expériences concluantes à Péchiney. Et Geller le dit lui-même chez Polak : « Ce n'est pas parce qu'il y a de faux Picassos qu'il n'en existe pas de vrais. » Robert Houdin a un automate d'oranger, mais les vrais orangers existent.

Bon, puis nous autres, initiés, savons :
- Q
ue la CIA a conclu que c'était Bullshit dans ses rapports.
Mais l'argument d'autorité est toujours-là, puisque Girard m'a confirmé au téléphone en 2019 que les expériences de la CIA sur Geller étaient concluantes et le vrai rapport des résultats secret défense. 😏

- Que les conditions des expériences de Péchiney étaient pourries.

- Que Girard a tenté d'abuser Michel Polak avec la complicité de Dany Dan Debeix et un objet truqué.
- Que le sophisme du vrai écossais permet de valider abusivement beaucoup de choses.

Mais pour qui n'est pas rompu à l'exercice, Geller peut faire douter grandement.
Pas plus tard qu'hier soir, histoire vraie. Un voisin de bar quinqua (sobre) qui n'avait pas l'air d'un abruti du tout, m'expliquait se souvenir de Geller à la télé quand il était gosse et croyait encore aujourd'hui que c'était réel. Il nous a abordé car je faisais le coup de la cuillère aux amis de mes collègues.

---

Rigoureusement le même problème pour les problèmes subjectifs que tu juges plus complexes.
C'est juste que nous savons toi et moi comment fonctionne une torsion de cuillère, que nous connaissons la véritable nature de Girard qui était même invité dans des clubs de magie.
Sources : Télépathie Réelle de Patrick Froment, au cas où tu ne l'aurais pas lu. 🤣

Pour qui sait comment fonctionne le cerveau de manière assez précise (avec évidemment toutes les incertitudes dues aux inconnues à découvrir), c'est rigoureusement identique.

Sans magicien, un neuropsy ne pourra pas nécessairement expliquer dans l'immédiat comment fonctionne la cuillère tordue (même si il émettra sans doute rapidement un protocole discriminant le trucage).
En revanche, sans se poser trop de questions, bénéficiant en plus de "l'intuition" du spécialiste et pourvu qu'il ne verse pas dans l'occultisme, il saura donner des hypothèses neuropsychiatrique/neuropsychologiques parcimonieuses aux glossolalies, VSCD, EMIs et j'en passe.
Et ce, sans la moindre difficulté, avec la même aisance où nous pourrions remonter une torsion de cuillères ou tout autre tour et donner des hypothèses prestidigitatoires.
J'aime les néologisme. J'hésitais avec prestidigitationnelles. 😏

Si le sujet t'intéresse en profondeur, on peut développer en privé, j'ai disséqué certains de ces phénomènes et les écrits autour lors de l'écriture de mon spectacle.

Et justement, si la psychologie anomalistique existe, ce n'est pas pour laisser des portes ouvertes aux hypothèses délirantes mais bien explorer principalement des hypothèses psychologiques conventionnelles. (Délires, troubles, névroses, neuroparticularités etc...) Et force est de constater (dent d'or de Fontenelle) que rien ne lui résiste trop. Ce qui est exogène comme ressenti vécu étant généralement illusoire (médiums, barnum etc...). Et ceeeee..... Jusqu'à preuve du contraire ! 🤪 
Que j'attends désespérément, soyez en tous assurés.

Je t'invite par ailleurs à lire : La Tentation du Paranormal d'Yves-Alexandre Thalmann. Je pense que tu n'y apprendras rien sur la théorie, mais sa manière de retranscrire la façon dont il a vécu les appels du pied de ses biais est passionnante.

---

il y a 25 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Même sur la question du paranormal, il y a différents niveaux de complexités et tu le sais très bien.

Du coup, ayant profondément étudié la question pour écrire sur ces sujets (spectacle actuel et livre à venir), certains plus que d'autres (comme nous tous), je vois surtout des niveaux de compétences personnelles différents à une analyse rapide, que des niveaux de complexités objectifs.

Mais si on prend un peu de recul, l'inverse serait même davantage de mise, en y repensant à deux fois.

Une cuillère tordue est constatable par tous, une goutte de Ouija qui bouge aussi. Hors, nous savons tous que notre cerveau a de nombreux biais.

Ainsi, pourquoi les ressentis internes et personnels seraient ils plus durs à démonter que des phénomènes constatables matériellement par plusieurs personnes et une caméra (mis à part le fait que les expériences intérieures soient toujours plus vraies que nature pour leur expérimentateur - bizarrement comme les souffrances psychiques) ?

À méditer.

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Publié le
il y a 10 minutes, Clément FR3Z3 a dit :

Je t'invite par ailleurs à lire : La Tentation du Paranormal d'Yves-Alexandre Thalmann. Je pense que tu n'y apprendras rien sur la théorie, mais sa manière de retranscrire la façon dont il a vécu les appels du pied de ses biais est passionnante.

Oui j'ai lu !

Très bon livre comme les autres de cet auteur autour du développement personnel ou même son ouvrage moins connu sur le thème du polyamour. 😉

Beaucoup de très bonnes remarques dans ton dernier message.

cela fait un moment que j'ai envie de te voir en spectacle, j'espère que ce pourra être le cas dans l'année à venir, par exemple à la faveur d'un de mes passages sur Paris.

  • J'aime 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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il y a 12 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Oui j'ai lu !

Très bon livre comme les autres de cet auteur autour du développement personnel ou même son ouvrage moins connu sur le thème du polyamour. 😉

Je n'ai pas lu les autres et certainement pas celui sur le polyamour (le sujet m'intéresse peu et je ne suis pas la cible).

Mais de mémoire dans l'un de ses bouquins que j'avais feuilleté dans un Cultura (si je ne me trompe pas, je crois qu'il était bien de lui), j'étais tombé sur un truc qui avait l'air pas mal bullshit/20. Mais le rapport temps/intérêt d'une telle vérification est décourageant pour moi en ce moment. Donc c'était juste pour mettre ton esprit critique en alerte au cas où. Mais sans doute que ces livres sont intéressants si ils sont du même acabit.

il y a 16 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Beaucoup de très bonnes remarques dans ton dernier message.

cela fait un moment que j'ai envie de te voir en spectacle, j'espère que ce pourra être le cas dans l'année à venir, par exemple à la faveur d'un de mes passages sur Paris.

Déjà, merci beaucoup.

Ensuite, La Séance reviendra à Paris et tu seras mon invité avec joie. 💙

Publié le
Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :

Si j'ai bien compris tu te réclames d'une forme de relativisme (au sens philosophique) tout en ayant pour "outil principal" de ta pensée, la zététique.

il y a une heure, Clément FR3Z3 a dit :

Ouais mais tout ça finalement, encore une fois soit dit sans méchanceté, ça fait un peu branlette intellectuelle auto-suffisante pour rassasier un besoin d'unicité. 

C'est pas très intéressant de parler de moi et entre temps vos messages intéressants ont fusés (merci pour les refs!!) ...mais il faut bien que je réponde brièvement.

Pour faire hyper vulgarisé (et pas branlette!): je m'appuie sur la science pour ce qui est démontré mais, en l'absence de preuve, je refuse de prioriser le plus vraisemblable. Voilà.
...Ca me semble pas foufou non plus! 😂 

@Clément FR3Z3 As-tu regardé "An Honest Liar" sur les démystifications de James Randy dont je t'avais parlé?

@Patrick FROMENT As-tu des sources intéressantes à me conseiller sur les états modifiés de conscience  et/ou les transes? De préférence dans une approche neurologique ou psy.

Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

Publié le
il y a 19 minutes, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Pour faire hyper vulgarisé (et pas branlette!): je m'appuie sur la science pour ce qui est démontré mais, en l'absence de preuve, je refuse de prioriser le plus vraisemblable. Voilà.
...Ca me semble pas foufou non plus! 😂 

Cela me semble même très équilibré et très raisonnable comme position ! 😉

 

il y a 20 minutes, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

As-tu des sources intéressantes à me conseiller sur les états modifiés de conscience  et/ou les transes? De préférence dans une approche neurologique ou psy.

Oui, il y a ça qui est sorti il y pas longtemps. C'est un véritable pavé (700 pages 1,2 kilos 😀) :

71Hgih1uOUL._SL1500_.jpg

C'est plutôt une approche psy, je n'ai fait que le feuilleter en librairie. En tout cas ça m'a l'air très complet et très sérieux.

 

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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