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L'esprit critique est souvent présenté comme un outil efficace d'hygiène mentale. 

Ci-dessous, la première vidéo d'une série d'interviews avec le plus illustre représentant de la zététique en France, je veux parler bien sûr du professeur Henri Broch. 

On y aborde de nombreux sujets récurrents dans VM, d'Uri Geller à Jean-Pierre Girard en passant Majax,  mais aussi les prétendus dangers du compteur Linky ou le thème de la mémoire de l'eau (cf. les sujets afférents ouverts dans les Chemins de Traverses), la croyances et les dogmes face à la méthode de la recherche scientifique, les différents champs cognitifs, la responsabilité des politiques  pour permettre aux chercheurs de vulgariser, les passes magnétiques ("magiques") et l'effet placebo, les pièges de la télévision, le projet Lazarus Mirages, l'art de semer des graines de doute pour permettre la croissance des germes de l'esprit critique, etc. 

Historiquement, on apprend en toute fin de vidéo comment a pu naître le laboratoire de zététique de Nice en 1998, c'est assez intéressant. 

Broch est plutôt optimiste quant à l'évolution globale de la pensée scientifique.

Citation

Cette interview fait partie d'une série de 18 entretiens qui nous permettront de réaliser un documentaire sur les raisons pour lesquelles certaines idées (fausses) ont tant de succès.

 

 

 

 

Modifié par Christian Girard
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Il y a quelques jours je suis tombé sur ce document de Bertrand Meheust qui remettait un peu les pendules à l'heure après l'ouvrage de Broch / Majax*.

J'ai trouvé ça très intelligent. Une vision du monde bien plus large que celle des zézettes.

Du coup j'ai commencé à lire certains ouvrage de Méheust, auteur que je ne connaissais pas auparavant.

http://bertrand.meheust.free.fr/documents/imi-charpak.pdf

* A priori Majax n'a pas écrit l'ouvrage, il n'était là que pour le fameux "prix zététique"

Modifié par Invité
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Extrait de la présentation de l'Institut Métapsychique International sur leur site (c'est moi qui graisse et souligne) :

L’Institut Métapsychique International (IMI) est une fondation reconnue d’utilité publique qui se consacre à l'étude scientifique des phénomènes dits "paranormaux" : la télépathie, la clairvoyance, la précognition (ou prémonition) et la psychokinèse (ou télékinésie). Fondé en 1919, l'Institut a été l’un des premiers organismes dans le monde à étudier ces phénomènes psi avec une approche à la fois rigoureuse et ouverte, libre de tout parti pris religieux ou philosophique

S'adressant aux chercheurs et étudiants, aux instances officielles, et au public averti, l'IMI vise à rétablir en France une tradition de réflexion et d'études scientifiques sur les phénomènes "dits" paranormaux. L'Institut est ainsi une alternative rationnelle aussi bien aux dérives de la crédulité qu'aux excès du scepticisme.

Modifié par Shiva
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J'avais lu il y a quelques temps qu'il existe une (pseudo) règle sur les forums, les contradicteurs réagiraient bien souvent les tout premiers (avant même d'avoir visionné la vidéo proposée en l’occurrence :D), ce qui orienterait par la suite le ton général du sujet. 

 

***

 

Hello Gambit 

Pour info, j'ai évoqué dans VM en 2005 le livre de Bertrand Méheust écrit en 2004 Devenez savants : Découvrez les sorciers : Lettre à Georges Charpak  :

 

 

 

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il y a 45 minutes, Shiva a dit :

Extrait de la présentation de l'Institut Métapsychique International sur leur site (c'est moi qui graisse et souligne) :

L’Institut Métapsychique International (IMI) est une fondation reconnue d’utilité publique qui se consacre à l'étude scientifique des phénomènes dits "paranormaux" : la télépathie, la clairvoyance, la précognition (ou prémonition) et la psychokinèse (ou télékinésie). Fondé en 1919, l'Institut a été l’un des premiers organismes dans le monde à étudier ces phénomènes psi avec une approche à la fois rigoureuse et ouverte, libre de tout parti pris religieux ou philosophique

S'adressant aux chercheurs et étudiants, aux instances officielles, et au public averti, l'IMI vise à rétablir en France une tradition de réflexion et d'études scientifiques sur les phénomènes "dits" paranormaux. L'Institut est ainsi une alternative rationnelle aussi bien aux dérives de la crédulité qu'aux excès du scepticisme.

Il existe une page instructive sur le sujet, c'est le débat "Discussion : Institut métapsychique international" dans Wikipédia, une sorte de guerre y est livrée par les tenants des différents bords pour modifier le contenu de la page :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Institut_métapsychique_international

On connaît tous l'expression "pseudo-science" utilisée par les zététiciens notamment mais peu connaissent ce terme de "pseudo-scepticisme" inventé en retour... :D

 

***

 

Lien connexe, "Réponse aux critiques de ma thèse, dédicace au GEIMI", par Richard Monvoisin, extrait :   

Citation

Cela fait deux ans que j'ai soutenu ma thèse sur la zététique, et j'avais reçu peu de temps après une liste de critiques provenant du Groupe étudiant de l'Institut Métapsychique International (GEIMI). Je les avais lues avec attention, trouvant certains points pertinents, d'autres beaucoup moins, et j'aurais volontiers repris les critiques une par une si les méthodes du GEIMI en général, et avec moi en particulier, ne s'étaient pas apparentées à des techniques de chantage. J'avais une saine envie de me soumettre à la critique, mais un dégoût un poil plus fort d'obtempérer à des injonctions de ce genre : il est difficile d'argumenter objectivement avec un canon de revolver sur la tempe. Ça gratte.

Suite à lire ici (avec en bas un lien PDF pour le réponse entière) :

http://www.zetetique.fr/index.php/blog/424-reponse-aux-critiques-de-ma-these-dedicace-au-geimi

Publié le (modifié)
il y a 41 minutes, Christian Girard a dit :

les contradicteurs réagiraient bien souvent les tout premiers

Pas de contradiction pour le moment en ce qui me concerne. :)

Juste une sorte de mise en relief plurielle pour montrer que la zététique ou, plutôt, les différents groupes zététiques (y a des scissions !) ne sont pas les seules officines à s’intéresser à ces questions. Et comme j’ai vu que le document que Gambit mettait en lien émanait d’une d’entre elles que je connais un peu, j’ai rebondi.

Sinon sur la vidéo que tu mets en lien j’ai bien aimé une des questions posées par l’intervieweur : Comment fait-on quand on est pas philosophe (quand on a pas lu Kuhn ou Popper) pour avoir ce qui est scientifique et ce qui ne l’est pas ?

Khun et Popper sont des philosophes des sciences, il faudrait donc avoir des notion de philosophie des sciences pour savoir ce qu’est la démarche scientifique et ce qui peut être considéré comme de la science ou pas ? Intéressant… j’ai déjà vu des interventions d’Etienne Klein qui vont dans le même sens.

C'est vrai qu'il fut un temps où les scientifiques étaient aussi philosophes (et vice versa).

Intéressant aussi quand Henri Broch répond qu’il faut aussi s’assurer du principe de causalité (avons nous affaire à un lien de causalité entre deux phénomènes ou une simple corrélation ?)… ça me rappelle un autre débat ! :D

 

Modifié par Shiva
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il y a 3 minutes, Shiva a dit :

Pas de contradiction pour le moment en ce qui me concerne. :)

Tant qu'il n'y a pas d'agression, tu sais que je suis pour la liberté d'expression et donc pour la contradiction constructive. Disons que dans le cas de la vidéo éditée plus haut, on a droit à un Henri Broch assez posé qui défini plutôt bien les bases de la méthode qu'il prône, de façon sereine et surtout avec un regard et un rappel historique qui m'ont intéressé. Ayant moi-même rencontré Broch il y a quelques années à Montpellier, ça m'a rappelé des souvenirs. Et puis (on l'a déjà mentionné dans VM), toi et moi avons également ce point commun d'avoir fait parti du cercle zététique à une époque. :)

 

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il y a 12 minutes, Christian Girard a dit :

Tant qu'il n'y a pas d'agression, tu sais que je suis pour la liberté d'expression et donc pour la contradiction constructive.

Idem !

 

il y a 12 minutes, Christian Girard a dit :

Disons que dans le cas de la vidéo éditée plus haut, on a droit à un Henri Broch assez posé qui défini plutôt bien les bases de la méthode qu'il prône, de façon sereine

Je n'ai pas tout visionné mais, pour le moment, je suis d'accord avec toi et ça me fait plaisir ! :)

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J'ai regardé la vidéo en entier et lu en diagonal le pdf de Richard Monvoisin. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils s'expriment clairement. Après, on adhère ou pas à cette vision des choses.

J'ai particulièrement bien aimé les 17 secondes de 34.05min à 34.22min. C'est tellement vrai.

  • 2 weeks plus tard...
Publié le

J’ai visionné l’intégralité de la vidéo…

Mhhhouais… 

Il y a quand même un truc qui me chagrine derrières toutes ces approches très scientifiques pour ne pas dire scientistes : c’est l’effacement complet de la subjectivité et l’idée sous-jacente que le savoir basé sur l’objectivité est en quelque sorte supérieur aux autres savoirs.

Je ne sais comment l’exprimer… Je crois que le philosophe Michel Henry dit ça assez bien dans un livre paru en 1987 intitulé La Barbarie et qui se veut une critique acerbe (voire même parfois un peu extrême) de la pensée scientifique et du scientisme.

 

citation wikipédia : Dans son essai La Barbarie (1987), Michel Henry s’interroge sur le lien entre barbarie et science ; celle-ci se fonde en effet sur l’idée d’une vérité universelle et comme telle objective et qui conduit donc à l’élimination des qualités sensibles du monde, à l'élimination de la sensibilité et de la vie. La science n’est pas mauvaise en soi aussi longtemps qu’elle se borne à étudier la nature, mais elle tend à exclure toutes les formes traditionnelles de culture, à savoir l’art, l’éthique et la religion.

 

 

 

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    • @Gilbus, j'ai énormément ri!  Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre.   @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! 🙂 ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
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