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Il y a 11 heures, Patrick FROMENT a dit :

la zététique qui, au fond, est un objet pas très bien défini et protéiforme

Cet article de Epistémax présente assez bien les choses et les aspects divers de la zététique.

Le côté militant est mis en évidence dés le départ :

Citation

Les mouvements de défense et de promotion d’une pensée scientifique et rationnelle relèvent d’une longue histoire ancrée socialement et politiquement, avec une volonté de représenter les sciences et de lutter contre tout ce qui pourrait injustement leur nuire ainsi qu’à la population.

La fin de l'article met encore l'accent sur la difficulté à donner une définition de la zététique et sur la clarification de ses objectifs :

Citation

Des désaccords peuvent se présenter sur les définitions mais aussi sur les objectifs du scepticisme scientifique, notamment son implication sur des thématiques sociétales.

Et une puta*n de question :

Citation

Le sceptique en tant que tel peut-il se prononcer politiquement et idéologiquement ? Sortir du cadre purement scientifique,

Parmi les alternatives proposées aux objectifs assignés à la zététique, une me convient parfaitement :

Citation

Le scepticisme scientifique comme l’application d’une philosophie sceptique, de compétences de pensée critique, et de connaissances quant aux méthodes scientifiques, tout en restant neutre concernant les affirmations non empiriques sans impact sur les sciences.

 

  • J'aime 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

  • 1 month plus tard...
Publié le

La revue European Scientist publie sur son site une critique de la zététique aux arguments très rationnels 😄 :

Zététique, Fact-checkers, Debunkers : la régression de l’esprit critique

 

L'article commence par quelques rudiments d'épistémologie autour de la question épineuse du critère de scientificité. Kant et Popper sont, bien sûr, convoqués. L'article montre comment le critère de scientificité peut, aussi, se retourner contre les fact-checkers et les zététiciens (j'ai déjà dû épiloguer, par ici, sur ce thème il me semble).

Cette partie se termine sur une considération particulièrement pertinente :

Citation

Penser que l’on peut « vérifier » un travail scientifique de façon neutre, sans soi-même s’engager dans une thèse adverse critiquable, revient à la prétention ridicule de penser avoir un rapport privilégié à la vérité, d’être sorti de la caverne. A quel titre ?

 

Sur "la" méthode scientifique :

Citation

 

est-il possible de définir LA méthode scientifique et corrélativement de prétendre que si l’on applique « la » méthode scientifique, celle-ci garantit que toute recherche ou tout travail scientifique se déroulera bien et rigoureusement.

(...)

J’ai suivi des études scientifiques assez poussées. Je n’ai jamais trouvé un ouvrage expliquant ce qu’est « LA » méthode scientifique, en quoi elle consiste et en quoi elle garantit la rigueur de toute démarche. Si un tel merveilleux livre existait, nul doute qu’il figurerait en première place des ouvrages obligatoires de tout cursus scientifique.

 

 

Sur la prétention de la zététique :

Citation

La zététique tombe dans un piège élémentaire dès sa création : par l’invention d’un terme consacré à cela, elle se place d’emblée comme en position de juger « objectivement » et de « corriger » tout discours. C’est pourtant un petit phénomène Russellien de circularité qui permet de comprendre que quiconque s’approprie le discours scientifique montre par là-même qu’il ne comprend rien aux sciences, quiconque s’approprie la raison la trahit encore plus profondément que ceux qui la renient.

 

Sur certaines implications philosophico-politiques de la zététique :

Citation

La zététique est également cousine de certains discours politiques « progressistes » : il n’est plus nécessaire de débattre avec l’autre, on le « vérifie », le contrôle, voire le redresse si nécessaire. Raymond Aron avait déjà fort bien analysé ce phénomène dans « l’opium des intellectuel » : le camp progressiste représentant le bien face au camp de la réaction et de l’obscurantisme, il ne peut se tromper et peut s’autoriser n’importe quelle méthode, même manipulatrice ou mensongère.

 

De la belle ouvrage ! 😅

  • J'aime 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 21 heures, Patrick FROMENT a dit :

La revue European Scientist publie sur son site une critique de la zététique 

Je n'ai pas le temps (ni l'envie) de suivre au jour le jour ce qui se passe dans la « sphère zététique » mais force est de constater qu'il y a du mouvement, des dissensions, du "drama", des scissions (dues en partie à l'émergence d'une culture woke dans certaines branches), des querelles de clans, des oppositions (idéologiques, morales), des accusations, etc. C'est ce à quoi il faut s'attendre dès lors que la zététique s'écarte un peu trop trop de son champ de compétence historique (depuis Broch en tout cas), c'est-à-dire (et pour faire court) la réfutation des phénomènes dits paranormaux. Le retour de bâton c'est parfois aussi une partie de la rançon de la gloire...

Publié le
Il y a 20 heures, Christian GIRARD a dit :

C'est ce à quoi il faut s'attendre dès lors que la zététique s'écarte un peu trop trop de son champ de compétence historique (depuis Broch en tout cas), c'est-à-dire (et pour faire court) la réfutation des phénomènes dits paranormaux.

Oui... L'auteur de l'article que j'ai mis en lien parle plusieurs fois de ce qu'il appelle le "simplisme" de la zététique.

Nous avons évoqué, plusieurs fois dans ce fil, le fait que la zététique est efficace pour s'attaquer à des problèmes simples.

Débusquer une fraude ou un biais cognitif dans un phénomène prétendument paranormal est un problème relativement simple... quand on a les bons outils !... Ce qui ne veut pas dire, par ailleurs, que la question du paranormal est un problème simple quand on s'y attaque d'une manière plus globale. Cette question est pluri-disciplinaire et requiert, non seulement, une expertise dans le domaine des biais cognitifs mais aussi en épistémologie, psychologie, philosophie, anthropologie et j'en passe.

 

Pour citer un autre extrait de l'article en question :

Citation

Enfin, la zététique aime les victoires trop faciles, marque des esprits faibles. Quel mérite y a-t-il à réfuter un platiste, un pratiquant de spiritualités de pacotille ou un négateur des attentats du 11 septembre ? Encore que même pour de telles thèses, il faut avancer les contre arguments nécessaires. Aimer ce type de « victoire » démontre un curieux biais psychologique, celui de s’auto-investir de la panoplie du justicier.

Avoir des victoires trop faciles comme c'est le cas de la zététique "historique", ou bien, étendre le champ de la méthode scientifique à tout et n'importe quoi comme c'est le cas de la zététique "nouvelle tendance" au risque de produire une aberration épistémologique, tel est le dilemme de la zététique ! 😄

 

 

Il y a 20 heures, Christian GIRARD a dit :

force est de constater qu'il y a du mouvement, des dissensions, du "drama", des scissions (dues en partie à l'émergence d'une culture woke dans certaines branches), des querelles de clans, des oppositions (idéologiques, morales), des accusations, etc.

Il y a d’ailleurs ça qui vient de paraître :

50 ans de Zététique, livre entretien entre Henri Broch et Richard Monvoisin :

50_ans_de_z%C3%A9t%C3%A9tique.jpg

Deux zététiciens historiques (le fondateur et son élève) qui semblent prendre du recul et de la distance par rapport à la nébuleuse :

Citation

S'attendait-il (Henri Broch), en faisant de la zététique un champ à part entière, à voir en ce début de XXIe siècle une telle convergence d'enjeux, entre les marchands de doute, les prédicateurs vidéastes, les climatosceptiques ? Prévoyait-il que la communauté "zét" soit aussi vaste, si peu homogène, si fratricide ? Entre vraies controverses et fausses polémiques, la zététique est comme un petit drap de lin du XIVe s. que tout le monde tiraille ou malmène sur les réseaux sociaux.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Le 25/04/2023 à 15:57, Patrick FROMENT a dit :

Ce qui ne veut pas dire, par ailleurs, que la question du paranormal est un problème simple quand on s'y attaque d'une manière plus globale


Le psychologue et maître de conférences Renaud Evrard en donne une très bonne démonstration dans son  dernier livre :

Phénomènes Inexpliqués

9782379314926.jpg


Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi intelligent sur ce thème.

Je vois recommande aussi le chapitre 4 nommé : L’opposition factice de la zététique.

Petit passage marrant sur ce que l’auteur appelle le jeu des quatre familles sceptiques (après quel type d’athée êtes-vous ?, quel type de zététicien êtes vous ? 😂) :

1jd5.jpg

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

     Voici quelques autres types de sceptiques qui pourraient être identifiés, même s'ils ne sont pas directement inclus dans la taxonomie de Truzzi et Hoebens :

  • Sceptiques pragmatiques : Ce sont des personnes qui sont sceptiques envers les phénomènes paranormaux et pseudoscientifiques, mais qui sont également conscients de l'utilité potentielle de certaines croyances non fondées sur la preuve dans des contextes spécifiques, tels que le réconfort émotionnel ou la cohésion sociale.
  • Sceptiques sélectifs : Ces sceptiques sont plus ouverts à certains domaines du paranormal ou de la pseudoscience, tout en rejetant d'autres domaines en fonction de leurs intérêts ou de leurs convictions personnelles. Par exemple, un sceptique sélectif pourrait être ouvert à l'idée de la télépathie, mais rejeter catégoriquement l'astrologie.
  • Sceptiques en évolution : Les sceptiques en évolution sont des personnes dont les opinions et les approches du scepticisme changent avec le temps, à mesure qu'elles acquièrent de nouvelles connaissances et expériences. Ils peuvent passer d'une position plus extrême à une position plus modérée, ou vice versa, en fonction de leur évolution personnelle.
  • Sceptiques contextualistes : Ces sceptiques considèrent que la validité des phénomènes paranormaux ou pseudoscientifiques peut varier en fonction du contexte culturel, historique ou social dans lequel ils sont observés. Ils sont moins enclins à rejeter catégoriquement ces phénomènes, mais plutôt à les évaluer au cas par cas, en tenant compte des circonstances spécifiques.
    GPT-4

Texte rédigé par IA

Publié le
Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :
Citation

Athéisme "pratiquant" 
     L'athée pratiquant ne croit pas en Dieu, mais il suit parfois les offices religieux, par plaisir, pour la quiétude des lieux, leur fraîcheur en été, le caractère rassurant de l'immuabilité des rites, pour la beauté des vitraux sous le soleil, pour les frissons procurés par les chœurs, pour le spectacle (gratuit ou presque)... Comme les catholiques intégristes, mais pour d'autres raisons, il regrette la messe en latin, car autrefois, l'esprit pouvait flotter sans se laisser déconcentrer par les paroles du curé.

Ce type d'athéisme risque de se développer avec le réchauffement climatique ! 😅😂🤣

  • Haha 2

Texte rédigé par IA

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    • @Jérémie SEGERS (avec qui je partagerai la chambre), vient de me faire parvenir le programme que je vous livre ici : Donc on attaque dès 20h30 avec le brillant @Jonathan RENOUX. J'ai hâte de découvrir son travail.
    • Ta réponse est liée au fait que tu n'avais pas lu l'article du CNRS auquel je faisais allusion. Je suis aussi étonné que toi du résultat de cette étude mais le CNRS est réputé pour faire des études sérieuses et fiables. L'article en question ne donne pas, en revanche, certains détails à commencer par le type d'étude (statistique certainement mais ce n'est pas stipulé clairement) et le nombre de patients considéré. Ce serait intéressant de les avoir. Là, c'est toi le mauvais joueur. Voici ta citation tronquée de mes propos : [...]à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours.[...] Et voici ce que j'ai écrit : Dominique WEBB a dû avoir un impact sur le public qui l'a vu, c'est indéniable, et c'est l'essentiel diront certains mais à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours. Tu fais donc partie de ceux qui disent que l'impact sur le public, c'est l'essentiel. Je ne pense pas qu'il n'y ait que cela qui compte. Nos avis divergent là dessus mais je ne suis pas mauvais joueur. Si. Je t'en pond un en moins de 10 min, là, maintenant : Je fais venir 2 spectateurs sur scène. Je demande au premier d'allumer son portable et d'avoir sa carte bancaire sous les yeux. Je lui demande de choisir une somme d'argent, disons 584€. Je lui demande de lire dans sa tête lentement, le numéro de sa carte bancaire puis le numéro au dos. Ensuite je lui demande d'aller sur le site de sa banque, de voir son compte. J'annonce que je vais mentalement essayer de deviner son numéro de carte pour effectuer un achat de 584€ à distance. Va veste se gonfle alors a vu. J'en sort un objet quelconque et demande au deuxième spectateur d'en annoncer le prix encore dessus : 584€. Je demande au premier spectateur de regarder son compte : il est effectivement débité de 584€. Je lui offre l'objet "acheté" mais avant qu'il ne descende les marches de la scène, je le retiens : pouvez-vous aussi lire le code barre au dos de l'étiquette avec le prix ? Le code barre correspond au numéro de téléphone du second spectateur. La méthode sans mérite consiste à avoir simplement deux complices. Il est possible de faire le même numéro sans complice. Cela ne change rien pour le public mais pour moi, c'est ce qui fait la différence entre un type qui a juste du culot et une certaine présence scénique et un artiste digne de ce nom. Après je n'ai rien contre ceux qui ne sont pas de cet avis. J'attache une importance au mérite, c'est tout. Si je présentais ce numéro avec 2 complices, j'aurais l'impression de "voler" mon public. Si je le présentais sans complice, je serais fier de moi. Quand au fait d'être une légende. Ce n'est pas parce qu'on parle souvent d'un artiste qu'il était particulièrement bon tout comme ce n'est pas parce qu'un film fait beaucoup plus d'entrées qu'un autre qu'il est meilleur. Cela peut être le cas mais ce n'est pas systématique. Aux yeux des profanes, @Gérard MAJAX est une légende et @Bébel est un inconnu (où alors ils pensent à l'acteur). Le côté "légende" rend essentiellement compte d'une forte popularité (bonne ou mauvaise) liée à une médiatisation importante et/ou de nombreuses interventions et publications. Est-ce que Gérard MAJAX est meilleur magicien que Bébel ? Après il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Ma comparaison entre Gérard Majax et Bébel n'a pas du tout pour but de dire que l'un est meilleur que l'autre malgré leurs différences de popularité auprès des profanes. Elle a pour but de montrer que la comparaison de popularités est à distinguer d'une comparaison des oeuvres artistiques (numéros). Il y a des liens entre les deux mais l'une n'explique pas toujours l'autre. On ne peut pas dire qu'untel est une légende donc c'est qu'il était un magicien brillant. Ce n'est pas forcément le cas. Il peut y avoir un tas de raison à la popularité d'un artiste. On peut réussir avec ou sans mérite. J'ai plus d'estime pour ceux qui ont le mérite de ne pas opter pour la facilité. Mais l'estime ne rapporte pas d'argent. Après, je parle uniquement du côté artistique. Pour ce qui est du côté producteur, tourneur, etc... Dominique WEBB était brillant dans ce domaine. Il savait construire des plateaux artistiques à succès. C'était un brillant showman aussi pour moi mais pas un brillant magicien. Et je vais être un peu provocateur pour la fin : Qu'on me montre un seul numéro de Dominique WEBB particulièrement brillant, un numéro qui justifierait selon vous sa légende.
    • Je n'ai pas trouvé de programme en ligne. Petite question qui y seront et/ou en ont déjà fait : y a-t'il un truc de spécial prévu le vendredi soir ? Si oui à quelle heure ?   Au fait, comme chaque congrès, je porterai le badge VM réversible. Très pratique pour me reconnaitre et vous reconnaître entre vous. Vous pouvez télécharger PDF pour l'imprimer ici https://www.virtualmagie.com/contact/a-propos-de-vm/#Badges
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