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il y a une heure, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

On a ça aussi : REPONSE A MR SAM SUR LE PR RAOULT // Zététique en PLS 😂

 

Je ne connais sans doute pas plus que toi ce "Barbalabs" que tu évoques, hélas la vidéo que tu as proposée date du 28 mars 2020 (et nous sommes le 29 mai), elle ne constitue en rien une réponse à la vidéo récente de Mr. Sam. 🙂 

Néanmoins dans un souci d'équilibre qui ne déplaira pas à Dub, voici la réponse de Mr. Sam, qui date déjà d'un mois :

Citation

 

Mr. Sam - Point d'interrogationil y a 1 mois

Bonjour et merci pour cette critique bienveillante. Partie non-coupable: Mes sources: ce n'est ni hoaxbuster, ni google avec quelques mots clefs sceptique (ce qui suffit effectivement souvent sur des sujets légers type paranormal mais certainement pas sur des sujets hard science). Vous me faite un procès d'intention en intro que vous contredisez ensuite en inspectant mes sources, qui sont des experts, des journalistes à formation scientifique (et non des journaliste scientifique autoproclamés sauce foucard) des pairs de Raoult (je le dis dans la vidéo ! des équivalents de Raoult, autrement dit d'autres experts, ce qui est précisément la méthode que vous recommandez...) et des publications de première main. Il faut comprendre que la question ne porte pas sur l'expertise en infectiologie, mais sur l'expertise en épistémologie de l'infectiologie. À ce titre, ma petite liste de recommandation est quand même loin d 'être dégeu. Je le dis également dans la vidéo (ou la précédente je sais plus, si c'est la précédente c'est vrai que c'est mal fait) : je fais partie de plusieurs groupes privés contenant des professionnels de la santé qui m’alimentent en information, je ne peux pas fournir de liens vers ces gens dans la description (vu que ce sont des conversations) et il faudra donc, sur ce point, me faire confiance. Ceci dit vous avez raison, il faut résoudre ce problème, je vais leur demander une autorisation de citation pour consultance. Par rapport au principe "ce n'est que lorsqu'on a échoué à prouver que c'est faux que...": 1: si vous avez plus fiable, plus efficace, plus rapide, plus rigoureux, welcome ! à part la boule de cristal moi je vois pas trop. 2: bien sûr que ce n'est pas humainement applicable à 100% des études, ce pourquoi il faut fonctionner avec la logique du moindre mal conjointement à un raisonnement bayésien. Et cette logique contient la balance bénéfice risque, qui est précisément ce que je pèse dans cette vidéo (mais vous n'avez pas consulté les sources de mes sources, elles sont de première main bien souvent....). Est-ce que je dois vraiment réexpliquer TOUT dans toutes ses exceptions, subtilités et finesse à chaque fois ? On me reproche de faire trop long, pensez-y aussi: je dois sacrifier la précision sur l'autel de l'efficacité. C'est ça, vulgariser. Essayez de voir si on peut remplir les trous dans le bon sens aussi avant de conclure qu'un trou est forcément à remplir dans le mauvais sens ! Je sais qu'il faut chercher la faille, mais quand même pas lorsqu'on a le moyen de compléter un vide avec ce que la personne a déjà dit ailleurs des dizaines de fois... Écouter les experts, la méthode alternative ? Bien entendu, mais avant de faire confiance à un expert, il faut se demander ....s'il en est vraiment un. Le CV, les récompenses, les citations et les publications sont un grand indice de fiabilitéee lorsque l'expert en question n'est PAS scientifiquement controversé (exemple, Alain Aspect pour la physique quantique ou Edzar Ernst pour la médecine alternative: ces gens font autorité de façon incontestable, je peux les croire sans vérifier, je ne me tromperai que dans très très peu de cas). MAIS s'il est controversé, alors les prix, le cv, les citations etc.... deviennent des indices de méfiance ! Il convient d'enquêter pour tenter de comprendre POURQUOI il est considéré comme un expert et POURQUOI il y a une controverse. Ensuite, et seulement ensuite, on peut choisir d'en faire, ou pas, un "argument d'autorité fiable". On peut ne rien connaître à la discipline d'un expert et être néanmoins capable de juger si la controverse qui l'entoure doit - ou pas - inviter à s'en méfier car c'est une question d'épistémologie dans la plupart des cas, et non de la discipline en cause ! Voilà pourquoi j'invite à user de prudence (ce qui est in fine mon unique recommandation...vous le négligez un peu ici). Vous vous piégez par votre propre logique: vous vous méfiez de mes experts (biologiste, virologue, médecin, pharmacien, statisticien, etc....) mais vous invitez à faire confiance aux experts de l'homme controversé. Avec cette méthode, qu'auriez-vous conclu de Seralini, Montagnier et Joyeux au moment de la naissance de leurs polémiques...? Inutile de passer 1 an de recherche quand on est en contact avec des gens qui ont cette expérience et répondent à nos questions. Sinon, je n'aurais jamais pu débattre sérieusement avec JPP par exemple. Argument très pauvre, désolé. Le problème du propos de raoult sur le petit échantillon dans l'interview, c'est pas tant qu'il est vrai ou faux (il est effectivement relativement vrai), c'est surtout qu'il n'a fucking rien à voir avec une étude dont l'objectif est la GÉNÉRALISATION THÉRAPEUTIQUE d'un principe actif ! Qu'est-ce que des pics ça et là nous donnent comme info sur la question de savoir si oui ou non on doit filer la chloro à tous les malades ?? En outre, observer les effets de magnitude de façon rigoureuse exigerait des études en réalité bien plus longues et bien plus prudentes encore qu'une étude sur grande cohorte, c'est encore une contradiction de raoult qui m'invite à m'en méfier. Attention, justifier n'est pas expliquer. Justifier dispense de continuer de douter, faites gaffe à ça. La médecine classique n'est pas scientifique ? Je ne vais pas commenter l'improvisation que cette phrase représente, on en fait tous, moi le premier, celle-ci n'est vraiment pas top les mecs. Mais -> Biais de la solution parfaite. Vous ne considérez comme EBM dans votre description que ce qui a passé les tests les plus rigoureux. Or, lorsqu'on parle d'EBM, on inclu la logique de "moindre mal bayésien" (une impro à moi ça, mais elle est pas mal, non ?), de balance bénef / risque, etc... c'est à dire de son caractère humainement inapplicable. Votre logique se prend d'ailleurs les pieds dans le tapis puisque c'est aussi le cas en physique, en biologie, même dans une certaine mesure en math et plus encore dans les sciences dites "humaines". On devrait alors dire qu'aucune science classique n'est scientifique.... ben non, juste non. En outre, ici, cette étude aurait pu facilement être 100% EBM, rigoureuse, sans prendre plus de temps ni d'énergie. Être appliquée à un groupe, même faible, mais dans ce cas plus rigoureusement mesuré, contre placebo au moins en simple aveugle. ça n'aurait pas pris plus de temps, ni vraiment plus d'efforts. ça nous aurait fait GAGNER du temps au lieu de nous en faire perdre. Ce qu'on observe ici ET QUE VOUS AURIEZ COMPRIS EN LISANT L'ETUDE DE RAOULT, c'est qu'on aurait pu obtenir les même stats........ avec de l'aspirine. Je ne suis pas sûr que les problèmes de mon discours soient une vraie bonne raison de ne pas lire l'étude qui est critiquée, sois dit en passant... Le curseur de vraisemblance ne peut pas se placer à 50% pour l’existence ou la non-existence d'une chose, ce serait du relativisme effectivement. Mais lorsqu'il s'agit de placer un curseur de vraisemblance sur l'anticipation des conséquences EXTRÊMEMENT COMPLEXES d'une situation, on ne peut qu'obtenir 50% par doute raisonnable, même si on est soi-même convaincu que le curseur penchera en faveur de ce qu'on anticipe. Personnellement, je suis intuitivement à 85% convaincu que l'affaire raoult sera un mal sur le long terme. Mais je place, par prudence, mon curseur à 50% parce que les causes en jeu me dépassent complètement pour anticiper les conséquences (et dépassent absolument tout le monde: il ne s'agit pas juste de savoir si la chloroquine fonctionne ou pas, mais bien du MAL que cette histoire aura fait sur le long terme: vision antiscientifique de la médecine, retards de prise en charge, refus de tester d'autres molécules, automédiaction abusive, clivages, etc, etc...). Une donnée humainement impossible (je dis bien humainement impossible) à prédire = 50%. Pas 50% dans la réalité bien sûr, 50% pour un observateur incapable de saisir la trop grande complexité d'une situation, ce que nous sommes tous dans le cas présent ! Ces données étant monstrueusement plus nombreuses que celles que l'on maîtrise (comme la probabilité d'efficacité de la chloro), la stat globale s'approche inévitablement de 50%. C'est toute la complexité à laquelle j'ai fait face pour parler d'immortalité par exemple: l'anticipation de nos connaissances à venir (balance benef/mal de l'affaire raoult dans son ensemble) VS l'évaluation de nos connaissances présentes (existence ou pas des zombies). Partie coupable : Je vais en parler dans une prochaine vidéo mais effectivement mon parti pris anti raoult a biaisé mes propos. Il y a des raisons à cela et ces raisons ne se trouvent pas dans la vidéo ni ses sources, et donc, vous aviez raison de vous en inquiéter. Je ne vais pas détailler ici tout ce qui ne va effectivement pas dans mon analyse (rien qui ne justifie le retrait de cette vidéo cependant) et vous recommande d'attendre la suite. Un dernier détail et non des moindres: LA FUCKING PHRASE EN HAUT DE LA VIDÉO les gars ! 😉 Bien sûr que la prudence dont je parle s'applique également à moi ! Je vais pas le dire à toutes les phrases quand même 😉 Des bises et merci d'avoir pris le temps d'analyser tout ça.

 

 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Il y a 2 heures, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Effectivement ça me semble loin d'être terminé :

Chloroquine : “Je ne suis pas pro-Raoult mais l'étude publiée par The Lancet, c'est une merde”, lance le Pr. Froguel

 

On a ça aussi : REPONSE A MR SAM SUR LE PR RAOULT // Zététique en PLS 😂

 

 

Excellente remarque à 6:40 et 20:35 (et, par contre, là c'est aussi mon avis) : La zététique ne peut traiter que des sujets faciles !

 

J'avais parlé un jour de faire un petit manuel du lecteur critique d'article...ça serait sympa de m'y mettre je crois !

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il y a 18 minutes, Christian GIRARD a dit :

Je ne connais sans doute pas plus que toi ce "Barbalabs" que tu évoques, hélas la vidéo que tu as proposée date du 28 mars 2020 (et nous sommes le 29 mai), elle ne constitue en rien une réponse à la vidéo récente de Mr. Sam. 🙂 

Effectivement, on s'y perd, en deux mois le gros de l'activité de la chaine de de Mr Sam a été de publier 4 vidéos anti-Raoult avec des argumentations très proches. Donc... c'est bien la réponse à la vidéo de Mr Sam nommée Désillusion (!) du 28 mars, celle du 25 mai est nommée Fin de partie

  • Merci 1
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il y a 24 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

La médecine est, peut être, autant une science qu’un art

Le substantif "art" est si polysémique qu'on peut lui attribuer un grand nombre de sens différents. Oui, la médecine c'est "l'art de guérir ou d’entretenir la santé".

Que les praticiens de tous ordres dans le cadre de la médecine doivent témoigner de qualités "humaines", c'est indéniable, qu'il faille un certain "art" (à savoir un "talent" particulier, une habileté dans la pratique, etc.) c'est assez vrai. Néanmoins un artiste a cette liberté de faire un petit peu ce que bon lui semble (dans les limites de certains cadres  la loi, l'éthique, etc.) mais en médecine il existe tout un corpus qui encadre la pratique, et une méthode, dont l'objectif est quand même la santé d'autrui plus que l'expression artistique 😉

Publié le

Témoignage intéressant et poignant du journaliste Olivier Mazerolles, guéri du Covid et qui a demandé à bénéficier du protocole du Dr Raoult (au passage je n’ai pas d'opinion arrêtée sur cette polémique autour de l'hydroxychloroquine si ce n'est qu'elle révèle, à mon sens, certaines choses liées au monde scientifique).

Le témoignage est au tout début de la vidéo (les 15 première minutes), témoignage intéressant comme je le disais concernant certains dysfonctionnements d'une médecine devenue, peut être, un peu trop "scientifique" et "EBM" et pas assez humaine (surtout autour de la 4ème et 5ème minute de la vidéo)

https://www.lci.fr/replay/video-24h-pujadas-du-mercredi-27-mai-2020-2154938.html

 

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il y a 1 minute, Christian GIRARD a dit :

Le substantif "art" est si polysémique qu'on peut lui attribuer un grand nombre de sens différents. Oui, la médecine c'est "l'art de guérir ou d’entretenir la santé".

Que les praticiens de tous ordres dans le cadre de la médecine doivent témoigner de qualités "humaines", c'est indéniable, qu'il faille un certain "art" (à savoir un "talent" particulier, une habileté dans la pratique, etc.) c'est assez vrai. Néanmoins un artiste a cette liberté de faire un petit peu ce que bon lui semble (dans les limites de certains cadres  la loi, l'éthique, etc.) mais en médecine il existe tout un corpus qui encadre la pratique, et une méthode, dont l'objectif est quand même la santé d'autrui plus que l'expression artistique 😉

Tout à fait. Et j'ajouterai qu'il est stérile de vouloir opposer l'EBM à cette idée d'art. Effectivement, le sens clinique relève d'une sorte d'art, d'un apprentissage, d'un talent, d'un peu tout ça. Le contact avec le patient, la faculté de lui exposer le meilleur traitement, de comprendre ses problèmes dans leur ensemble aussi. Mais la thérapeutique n'est pas une affaire d'intuition, d'inspiration de l'instant. La médecine, c'est l'art, et l'EBM (médecine basée sur les preuves probantes), c'est cet art pratiqué dans un cadre méthodologique précis. 

L'EBM n'est absolument pas contre le fait d'écouter son patient, de voir le malade dans son ensemble, ou de supposer que l'hydroxychloroquine est un bon traitement contre le covid-19.

  • J'aime 1
Publié le
il y a 1 minute, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Témoignage intéressant et poignant du journaliste Olivier Mazerolles, guéri du Covid et qui a demandé à bénéficier du protocole du Dr Raoult (au passage je n’ai pas d'opinion arrêtée sur cette polémique autour de l'hydroxychloroquine si ce n'est qu'elle révèle, à mon sens, certaines choses liées au monde scientifique).

Le témoignage est au tout début de la vidéo (les 15 première minutes), témoignage intéressant comme je le disais concernant certains dysfonctionnements d'une médecine devenue, peut être, un peu trop "scientifique" et "EBM" et pas assez humaine (surtout autour de la 4ème et 5ème minute de la vidéo)

https://www.lci.fr/replay/video-24h-pujadas-du-mercredi-27-mai-2020-2154938.html

 

Mais arrêtez d'opposer le "scientifique et EBM" avec l'humain !! L'EBM, ça n'a rien de robotique ! C'est justement beaucoup plus humain ! Se laisser emporter par l'intuition et les désirs, c'est moins humain que de chercher à savoir si on est dans le vrai !

  • Merci 1
Publié le
il y a 2 minutes, Zacharie SIMMONS a dit :

Mais arrêtez d'opposer le "scientifique et EBM" avec l'humain !! L'EBM, ça n'a rien de robotique ! C'est justement beaucoup plus humain ! Se laisser emporter par l'intuition et les désirs, c'est moins humain que de chercher à savoir si on est dans le vrai !

Je suis d'accord... L'idéal serait de conjuguer la rigueur scientifique avec l'humanité et une prise en compte du niveau relationnel (fondamental lorsqu'il s'agit de pratique de soin comme vous le savez).

Cela suppose aussi que le praticien de santé soit au clair avec ses représentations autour de la maladie, la souffrance, la mort et aussi l'empirisme, la science, la raison... Bon... Cela aussi vous le savez je pense. Sinon n'hésitez pas à demander à bénéficier de quelques "groupes Balint" qui peuvent être tout aussi utiles (et en tout cas complémentaires) des cours d'EBM. Bravo en tout cas pour votre engagement et votre dévouement au service des malades. 🙂

Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Témoignage intéressant et poignant du journaliste Olivier Mazerolles, guéri du Covid et qui a demandé à bénéficier du protocole du Dr Raoult (au passage je n’ai pas d'opinion arrêtée sur cette polémique autour de l'hydroxychloroquine si ce n'est qu'elle révèle, à mon sens, certaines choses liées au monde scientifique).

Le témoignage est au tout début de la vidéo (les 15 première minutes), témoignage intéressant comme je le disais concernant certains dysfonctionnements d'une médecine devenue, peut être, un peu trop "scientifique" et "EBM" et pas assez humaine (surtout autour de la 4ème et 5ème minute de la vidéo)

https://www.lci.fr/replay/video-24h-pujadas-du-mercredi-27-mai-2020-2154938.html

J'ai l'impression que tu ne vois que la bouteille à moitié vide.

Je passe sur les éléments de langage de Pujadas, tout sourire, qui m'ont fait bondir [sa façon presque insupportable d'amener "l'histoire" qui est trompeuse, en tout cas peu objective, ses appels aux sentiments, aux ressentis (« Vous avez senti immédiatement que vous étiez malade du Codiv ? »), son insistance (« Vous avez eu peur ? », « Vous avez eu peur pour votre vie ? »), il évoque des « pertes de connaissance » qui n'ont jamais eu lieu,  son goût du sensationnalisme (« Quels sentiments vous avez eu par rapport au virus, parce qu'il y a eu pas mal de témoignages qui disaient "J'ai l'impression qu'une bête malfaisante est en moi"» ), et ceci à propos du traitement à l'hydroxychloroquine « Est-ce que vous avez un sentiment sur ce qu'il vous a apporté ? », etc.] Bref Pujadas a tenté d'orienter son interview mais Olivier Mazerolle a su ne pas se laisser entraîner dans la nasse du journaliste présentateur.

Pour autant ça reste un témoignage (et rien qu'un témoignage) dont on peu conclure que malgré les dysfonctionnement évoqués le patient a finalement été pris en charge grâce à un système qui va du médecin traitant à l'hôpital et qu'il est sauvé. Ajoutons à cette bonne nouvelle pour sa santé retrouvée que très probablement le journaliste concerné a une bonne couverture d'assurance maladie et que tous ses frais seront remboursés ou pris en charge. 

Modifié par Christian GIRARD

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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