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Zacharie SIMMONS

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Zacharie SIMMONS last won the day on 8 décembre 2017

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À propos de Zacharie SIMMONS

  • Rang
    VMiste**
  • Date de naissance 28/03/1994

Informations Personnelles

  • Localisation
    Lille (59) / FRANCE
  • Profession / Occupation
    étudiant en médecine

Informations Magiques

  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    design, conte, médecine

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  1. Je vends mon examplaire d'Isolated de Kieron Johnson, cause de déménagement je fais du tri dans mon matos. Introuvable désormais, complètement épuisé. 120€ !! C'est une excellente routine, pensée de bout en bout, clef en main avec tout le matos !
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  5. Et en fait, ce paradoxe n'en est pas un, parce que dans tous les cas le statisticien n'a pas raison de dire ouf. Même si la probabilité de faux positif est grande, le fait de se voir attribuer un test positif fait augmenter la probabilité d'être malade. Les chiffres permettent de relativiser, de mieux appréhender la réalité des tests, mais présenter l'affaire sous la forme d'un paradoxe ne tient pas la route, parce qu'on a bien un résultat qui va dans le sens que l'on attendait (même s'il est moindre que ce que l'on espérait).
  6. Il manque des choses dans ton énigme, il faut que tu précises la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative, sinon ça ne marche pas Pour l'instant, ce n'est pas malin de la part de ton statisticien de faire ouf ! Je suppose que les 99% de fiabilité concernent la sensibilité du test. Si sa spécificité est de 100%, alors la personne est malade, pas de ouf.
  7. En réalité, c'est bien plus moral (ou éthique) de procéder de la sorte. Nous sommes aveuglés par l'idée que si les patients sont tirés au sort dans le groupe contrôle, on va les laisser mourir dans un coin. En fait, les deux groupes vont recevoir tous les traitements qu'on administre habituellement, et dans le groupe test on donne la molécule à l'essai. Si il y a une efficacité incroyable, on peut arrêter le test et donner la molécule aux deux groupes, surtout en situation d'urgence, et ensuite voir s'il y a d'autres effets indésirables imprévus. Par contre, si la molécule améliore à peine la survie, ou qu'elle est un poil délétère, il n'y a qu'en faisant un essai de qualité qu'on va le voir. Et la perte de chance du groupe contrôle devient alors toute relative. Par contre au long terme, on sauve des gens...C'est pas bien ça ?
  8. Mais... et si l'HCQ + azithro c'était plus dangereux que rien ? Et si c'était efficace, mais que pour un patient sauvé un autre meurt de trouble du rythme cardiaque ? Dans le premier cas on fait pire que mieux, dans le second aussi (on a le même résultat que sans rien, mais ça a coûté du poignon)...et pour l'instant, on ne sait rien. Enfin si, on sait que c'est un médicament qui a des effets indésirables, potentialisés par la prise concomitante d'un macrolide (azithromycine)...ça on le sait, mais on ne sait pas si ces effets indésirables sont majorés lors de l'infection au sarscov2, ou s'ils sont moindres, ou si le risque est acceptable par rapport au bénéfice attendu...tout ça on n'en sait rien. Donc si je viens voir un patient en lui disant : vous avez une maladie qui a 1% de chance de vous tuer, je vous propose un traitement dont je ne sais pas l'efficacité (enfin je sais que visiblement elle n'est pas incroyable, parce que l'infectiologue qui la promeut n'a pas rien réussi à montrer dans ses études, malgré une sélection de ses patients et un bidonnage de ses données), par contre je sais qu'il y a un risque cardiaque, d'ailleurs je vais vous donner une deuxième molécule qui va augmenter ce risque, mais je ne sais pas si elle peut améliorer l'efficacité de la première molécule...je l'espère. Pardon, vous vous inquiétez de ce risque cardiaque ? Oui effectivement, vous avez une maladie qui impacte le système respiratoire, c'est vrai qu'on peut s'interroger sur le retentissement sur le coeur, tout ça tout ça...et le risque de mon traitement vous dites ? Bah c'est une crise cardiaque...comme ça, bim d'un coup. Ouais c'est chaud. Bon mon traitement, vous le voulez ? Deuxième point, il y a plusieurs façons de tester des traitements. Le placebo, ça ne veut pas dire qu'on ne donne aucun traitement, bien sûr ! Et si on trouve un médicament qui a un effet intéressant, on arrête les essais en cours pour faire des tests de doses. Et il faut arrêter, quasi tous les médicaments qu'on utilise ont subit un test contre placebo à un moment ou un autre. Un médecin se doit de soigner, super, et comment fait-il s'il n'a aucune idée de l'efficacité de sa molécule ? On parle dans tous les sens du serment d'Hippocrate, mais on en oublie la première maxime qui est primum non nocere. Si les médecins soignent, c'est parce que des chercheurs ont trouvé, ça marche rarement dans l'autre sens. Quand on regarde les faits, moi je crois en la morale de ces comités qui prennent le temps d'examiner ce qui marche pour sauver des gens et ne pas risquer de les tuer. Urgence ou pas urgence. Après une pandémie, s'il y a le double de morts à cause d'un traitement pas testé, mal administré, l'argument de l'urgence tient toujours ? "Bah comprenez, vot' papa est mort mais il y avait urgence, ce n'est pas de notre faute !" Bah si, c'est de votre faute, parce qu'il existe une méthode et vous ne voulez pas l'utiliser.
  9. Si je me souviens bien, il s'agit de la vidéo dans laquelle Thomas Durand s'interroge sur le fait qu'en court-circuitant la méthode établie, en mentant éhontément, en faisant des essais pipés, le Pr Raoult a fait perdre du temps aux scientifiques, a détourné des patients des essais cliniques de qualité (et a ainsi introduit des biais dans les études des autres, comme si les siennes ne suffisaient pas), a gaspillé de l'argent, a mis des gens en danger pour sa gloire personnelle. Il a également fait de la publicité pour un traitement dont l'efficacité n'était pas prouvée en s'appuyant sur des données inventées, cochant les cases de la charlatanerie. Il n'y a pas besoin d'être expert en méthode scientifique pour s'en rendre compte.
  10. Pour qu'il y ait une fin de partie chez Didier Raoult, il faudrait déjà qu'il y ait un début. Avec ou sans l'étude du Lancet, il n'a toujours pas apporté de preuve de ce qu'il avance, et se refuse à en apporter. Ses élucubrations sur les essais de non infériorité montrent son incompréhension de ce domaine, ou alors ça l'arrange de ne pas comprendre. Et en plus, c'est hors sujet ! En tout cas, ses études n'avaient d'observationnel que le nom, il a fait sans le dire des essais cliniques, et en a truqué les résultats. Pour quelqu'un qui est persuadé de l'efficacité de son traitement, c'est pas fou. Si on s'aperçoit que l'étude du Lancet est complétement bidonnée, ça ne voudra tout de même pas dire que l'hydroxychloroquine + azithromycine ça marche.
  11. Et arrêtons aussi de parler de "protocole Raoult". Cela n'a rien d'un protocole.
  12. Mais arrêtez d'opposer le "scientifique et EBM" avec l'humain !! L'EBM, ça n'a rien de robotique ! C'est justement beaucoup plus humain ! Se laisser emporter par l'intuition et les désirs, c'est moins humain que de chercher à savoir si on est dans le vrai !
  13. Tout à fait. Et j'ajouterai qu'il est stérile de vouloir opposer l'EBM à cette idée d'art. Effectivement, le sens clinique relève d'une sorte d'art, d'un apprentissage, d'un talent, d'un peu tout ça. Le contact avec le patient, la faculté de lui exposer le meilleur traitement, de comprendre ses problèmes dans leur ensemble aussi. Mais la thérapeutique n'est pas une affaire d'intuition, d'inspiration de l'instant. La médecine, c'est l'art, et l'EBM (médecine basée sur les preuves probantes), c'est cet art pratiqué dans un cadre méthodologique précis. L'EBM n'est absolument pas contre le fait d'écouter son patient, de voir le malade dans son ensemble, ou de supposer que l'hydroxychloroquine est un bon traitement contre le covid-19.
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