Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Henri BROCH - Zététique - Art du doute - Science et paranormal


Recommended Posts

  • 2 weeks plus tard...

Étienne Klein. Tracts de Crise (N°25) - Je ne suis pas médecin, mais je

C'est très court (10 pages pour le livret complet, la moitié moins pour le texte de Klein) et c'est actuellement en téléchargement gratuit :

14f0cd0d4da7ab2c538a3dccebbd2c66babeb4.j

Citation

Dans son "Tract de crise", le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein pose la question des frontières entre croyance et connaissance, opinion et savoir, alors que circulent tant d’informations non vérifiées.

https://tracts.gallimard.fr/fr/products/tracts-de-crise-n-25-je-ne-suis-pas-medecin-mais

« Cela n’a rien de certain, mais par son ampleur et sa radicalité, la pandémie en cours éclairera sans doute d’une lumière neuve les relations ambivalentes que notre société entretient avec les sciences et la recherche. » Étienne Klein

Klein évoque le « démagogisme cognitif » (relatif à tous ceux qui ont un point de vie « intuitif » et « souvent erroné » sur de nombreux sujets) ainsi qu'à l'idée séduisante de « relativiser notre relativisme », je vous renvoie aux dernières lignes du texte qui sont éclairantes sur le lien entre « connaissance scientifique » et « réalité » oui, un petit coronavirus est une version contemporaine de l'argument du coup de bâton, ou de marteau, qu'on a déjà évoqué par ailleurs,  qui permet de pointer du doigt ce qu'est « la réalité » dans ce qu'elle a de plus empirique. 

Une dernière chose. Dans les commentaires, l'internaute Nicolas Gauthier propose cette construction fort à propos (et un poil plus élaborée que celle proposée lors de l’interview) de l'anagramme d'AVRIL :

AVRIL LIVRA RIVAL VIRAL.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 58 minutes, Christian GIRARD a dit :

oui, un petit coronavirus est une version contemporaine de l'argument du coup de bâton, ou de marteau, qu'on a déjà évoqué par ailleurs,  qui permet de pointer du doigt ce qu'est « la réalité » dans ce qu'elle a de plus empirique. 

Ok ! Mais l’argument du bâton ne véhicule-t-il pas, en fait, une vision très négative, très doloriste, dans un sens très judéo-chrétienne de l’existence ?


Dolorisme : On nomme dolorisme une doctrine philosophique, spirituelle ou religieuse qui exalte la douleur physique pour elle-même car on lui attribue une valeur morale. On parle aussi dans certains cas de culte de la douleur.


Finalement, l’argument du bâton peut se résumer en cette phrase célèbre du psychanalyste Jacques Lacan : « Le réel c’est quand on se cogne. » Ok ! Mais nous pourrions, tout aussi bien, lui répondre : « Le réel c’est quand on se caresse. »


Le plaisir n’est pas plus, ni moins, "réel" que ne l’est la souffrance. Ce sont simplement deux réactions à un stimulus. Certaines personnes ayant vécu une enfance difficile sur le plan affectif vont même éprouver de la souffrance si elles reçoivent des caresses alors que les coups de bâton vont leur paraitre bien plus supportables.


L’argument par la sensation n’est pas une preuve de quoi que ce soit sur le plan ontologique car même les plus extrêmes des idéalistes (tel Berkeley) vont utiliser cet argument pour dire que tout ce à quoi nous avons accès ce n’est que nos sensations, et notre expérience. Les philosophes qui ont développé les théories les plus originales et les plus contraires au sens commun sur l’ontologie et la nature de la réalité (George Berkeley, William James, Ernst Mach, Nishida Kitaro et plein d’autres) sont aussi empiristes et réalistes que toi. Dans un sens, ils sont même plus empiristes et réalistes que toi car ils placent la sensation et l’expérience pure au cœur de leur réflexion.
Montrer que le rêve se transforme, parfois, en cauchemar ne dit rien de la nature du rêve (et rien de la nature de la réalité).

 

 

 

il y a 18 minutes, Christian GIRARD a dit :

 

Excellent ! 🙂

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 57 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Le plaisir n’est pas plus, ni moins, "réel" que ne l’est la souffrance. Ce sont simplement deux réactions à un stimulus.

Je suis entièrement d'accord avec ça. Je n'ai aucun problème avec l'idée de dire "la caresse d'une brise légère sur la peau" à la place du "coup de marteau sur le gros orteil". Mais tu sais bien qu'un élément de base de la rhétorique est d'utiliser des arguments "frappant" (c'est le cas de le dire), ça n'est pas spécialement "judéo-chrétien". Je n'ai évoqué le "bâton" et le "marteau" qu'en référence aux nombreuses fois où il en a été débattu avec ces mêmes termes dans  VM. 

Ceci dit, même sans sensation ou perception, mon point de vue est que le réel reste réel, j'avais donné cette exemple à ce propos :

Citation

Mais si son crâne est complètement et quasi instantanément broyé par le coup de marteau, comment celui qui le reçoit peut-il percevoir le coup ? Ce coup puissant, trop fort pour assurer la survie, détruit tout le substrat cérébral et empêche ainsi toute transmission des signaux nerveux, ce coup en devient pour lui totalement irréel. [...]

Source https://virtualmagie.com/forum/sujet/22298-les-signes-de-lexistence-de-la-réalité/page/29/?tab=comments#comment-412458

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • 2 weeks plus tard...

Penser l’après : Sciences, pouvoir et opinions dans l’après Covid-19

J’aurais pu mettre le lien de cet article dans le sujet "Covid19" mais sa place me semble plutôt aussi tant le sujet (le lien entre science, pouvoir et opinion) me semble en rapport avec le scepticisme scientifique.

L’auteur est professeure émérite à l'Université Paris1 Panthéon-Sorbonne est philosophe des sciences et technosciences. Le fond et la forme diffèrent beaucoup donc de ce qu’on pourrait lire sous la plume d’un zététicien 🙂.

A mon avis, un zététicien modéré et honnête ne viendrait, néanmoins, pas contredire le propos de Bernadette Bensaude-Vincent .

Extrait (c'est moi qui graisse) :

Citation

Ce virus jette un doute sur la politique scientifique des dernières décennies. Depuis la Seconde Guerre mondiale la recherche scientifique est pilotée par la politique. En gros, la science a d’abord été généreusement financée au service de la puissance militaire à l’époque de la guerre froide, puis elle a été mise au service de la compétition économique dans une course effrénée aux innovations technologiques. Ce régime de recherche « technoscientifique » est une source de la défiance du public à l’égard de la parole des experts, alimentant le climato-scepticisme et les campagnes contre les vaccinations.

La parole scientifique se trouve en perte d’autorité. En effet, l’autorité de l’expert repose sur une vision idéale du fonctionnement de la science, qui méconnaît les conditions concrètes de la recherche. Si la connaissance scientifique transcende les frontières et les jeux de pouvoir, elle procède néanmoins de recherches qui ne sont pas indépendantes à l’égard des intérêts locaux, politiques, économiques, religieux… Il est clair désormais, aux yeux de tous, que les chercheurs défendent eux aussi leurs intérêts et leurs valeurs, que ce soit la vérité, l’utilité, l’avancement des connaissances, ou leur carrière. Ces intérêts sont parfois difficilement compatibles avec le devoir de scepticisme organisé qui reste l’un des grands principes de l’ethos scientifique. Plusieurs controverses sur les méfaits du tabagisme comme sur l’origine anthropique des désordres climatiques ont révélé au grand public des manœuvres qui peuvent biaiser les résultats scientifiques.

 

Modifié par Patrick FROMENT (Shiva)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

L’idée selon laquelle le moyen âge pensait que la Terre était plate et que Galilée a démontré le contraire fait partie des histoires préférées des zététiciens et autres sceptiques pour illustrer la lutte glorieuse et éternelle de la Science contre tous les obscurantismes 🙂.
Pourtant l’idée d’une Terre de forme sphérique est connue en occident depuis, au moins les grecs (Pythagore est un des premier à émettre l’hypothèse et Aristote émet des éléments de preuves scientifiques en 350 avant JC). Quant à Galilée, il a surtout défendu l'idée de la rotation de la terre autour du soleil.


Concernant le moyen âge, il semble que les choses soient beaucoup plus nuancées que ne le présentent les partisans du scepticisme scientifique : Selon Jeffrey Burton Russell, un médiéviste américain, la plupart des penseurs du moyen-âge chrétien savaient que la Terre était ronde.

Toujours selon Russell, ce sont trois auteurs qui popularisent la légende de la croyance médiévale en la Terre plate  (Washington Irving, John William Draper, et Andrew Dickson White) pour (je cite) défendre l’idée d’une guerre séculaire et essentielle menée par le christianisme contre la science. Pour ce faire, ils forgeront la légende d’un Moyen Âge pensant que la Terre est plate.

La légende de la croyance médiévale en la Terre plate

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 4 heures, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

L’idée selon laquelle le moyen âge pensait que la Terre était plate et que Galilée a démontré le contraire fait partie des histoires préférées des zététiciens et autres sceptiques pour illustrer la lutte glorieuse et éternelle de la Science contre tous les obscurantismes 🙂.

Pas du tout. 🙂 

Tu me fais peur avec ton interrogation sur la terre plate, je m'inquiétais déjà à ce sujet en octobre dernier 😉 :  

Le 03/10/2019 à 12:37, Christian GIRARD a dit :

(Oui Shiva, je sais bien que c'était de l'humour. Malgré ton relativisme – si, un peu quand même, je t'assure 😉 – tu n'es pas un adepte de l'hypothèse de la Terre plate. Enfin j'espère...)

 

Rappel. En 2014 j'ai ouvert ce sujet dans VM :

 

Et j'ai également écrit ceci en 2016 :

Le 29/08/2016 à 17:55, Christian GIRARD a dit :

Pour ma part je ne suis pas catégorique, j’estime que l’absence de nuances est un piège de la pensée nous entraînant à ne concevoir le monde que sous l’angle de la dichotomie (par exemple un individu serait soit compétent, soit incompétent, et ce de façon ferme et définitive). Il existe des degrés dans l'échelle de la pertinence. Selon moi la Terre est plutôt plate d’un certain point de vue, sphérique avec un peu plus de recul voire ellipsoïdale, etc., mais de surface fractale si au contraire on l’observe de plus près.

Voir d'autres précisions ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Figure_de_la_Terre

 

Il y a 4 heures, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Quant à Galilée, il a surtout défendu l'idée de la rotation de la terre autour du soleil.

Et Copernic alors, il s'est tourné les pouces 😉 ?  

Citation

Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l'héliocentrisme selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, supposé au centre de l'Univers, contre l'opinion alors admise, que la Terre était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et religieux qu'elle impose sont baptisées révolution copernicienne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


×
×
  • Créer...