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En 2014, j'ai découvert mon numéro sur la scène de Blackpool , j'ai manifesté puis laissé tomber...!!!

C'est ensuite le mois dernier que j'apprends l'existence d'un  DVD explicatif ...et il y a seulement 1 semaine que j'ai enfin visionné ce DVD...(je ne pouvais pas  manifester sans être sûr à 100% de ce fait! )  ...donc maintenant je "coup de gueule" et je dénonce haut et fort.

Actuellement il se terre et ne dit rien en attendant que le vent passe...mais c'est mal me connaitre...je suis un tenace et je veux lui faire retirer la vente de son DVD

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Et voici que Jordan Gomez se fait aussi plagier....

En visionnant son plagia, vous verrez que tout comme lui :

Je n'ai pas inventé la corde et Jordan n'a pas inventé les CD

Je n'ai pas inventé le filage des bouts et Jordan n'a pas inventé les "empalmages" de CD

La magie des cordes ne m'appartient pas  et celle des CD n'appartient pas à Jordan...

MAIS:

Nos nouveaux effets et surtout nos enchainements nous appartiennent !...les reproduire une fois et à l'occasion, ça passe, MAIS les retrouver ENTIEREMENT dans un numéro....NON,NON et NON ...ça ne passe pas ! (sauf si nous vous en donnons l'autorisation)

Il est important de saisir toutes ces nuances pour comprendre la notion de plagia !

 

 

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Ah merci Mimo :) ! Avec ce bon mot, peut-être viens-tu de nous donner l'explication de ce malentendu. Oscar Munoz, vulgaire copieur, cancre du fond de la scène tout juste bon à reluquer par dessus l'épaule du plus petit placé devant, pour grapiller un effet ici ou là et se constituer ainsi à peu de frais un répertoire digne des plus grands. Des plus grands quoi ? Des plus grands faussaires oui ! Hé bien je vous avoue que j'avais un peu de mal à y croire, tout d'abord parce que notre copain Francis ne me semble pas si petit que ça (même si avec l'âge, il a tendance à se voûter un peu) et du coup, lui chiper une routine en regardant par dessus son épaule depuis l'arrière me semblait quand même un peu gros.

Bref, j'étais donc songeur lorsque, comme cela arrive souvent aux génies, un détail, un de ces petits trucs qui vous titille mais sur lequel vous ne parvenez pas à mettre le doigt (façon de parler) m'a sauté aux yeux, comme un pavé à la gueule d'un flic, en lisant la bonne blague de Mimo : Et si l'enrobé Oscar Munoz avait tout simplement voulu rendre un dernier hommage au maître qu'il croyait effectivement mortibus ?

Oh mais l'hypothèse n'est point sotte car il y a des précédents (dont un datant de quelques jours et qui concerne votre serviteur au premier chef ) :

1995 : une foule de magiciens se presse devant le siège de l'AFAP (aujourd'hui FFAP) pour demander la démission immédiate de Jacques Delord car un type, plébiscité par les prestidigitateurs de France et de Navarre, adoubé par l'ensemble des ventriloques du 14e arrondissement, désigné comme l'homme qui double-voit par sept mentalistes sur les 9 que comptait la patrie à l'époque et qui renonce quand même à se présenter à l'élection présidentielle, n'est qu'un moins que rien et doit fermer immédiatement son atelier du magicien. Vermine, va ! 

Si cela peut prêter à sourire aujourd'hui, Jacques Delord en aurait été très affecté à l'époque. En effet, comment des artistes tel que des prestidigitateurs cultivé, des mentalistes au fait de l'actualité la plus pointue, des artistes si intensément reliés à la chose politique ont-ils pu le  confondre avec Jacques DelorS, favoris des sondages mais renonçant effectivement à l'époque à se présenter à l'élection présidentielle ?

2017 :  Votre serviteur, ayant toute confiance en Tabary, même si je le trouve un peu ambigramme sur la fin, estime un peu fort que, Oscar Munoz, directeur général d'United Airlines dans le civil et apparemment magicien hobbyiste le dimanche, alors en pleine crise médiatique suite à l'expulsion révoltante d'un passager de l'un de ses vols commerciaux, s'enfonce un peu plus en piquant un tour de corde à un pharmacien de Nancy (dont on rappelle qu'il s'agit d'une ville de province plutôt rurale ayant connu un développement tardif, ses habitant n'ayant eu accès à Internet qu'en 2016, soit deux ans et demi après avoir découvert "la fée électricité" comme ils disent).  Bref, tu vois le truc, le DG d'une des plus importantes compagnies américaines pique un tour de corde (de corde ! ) à un laborantin de province. Aucun jury ne croirait à une histoire pareille... Jusqu'à ce que je me rende compte de mon étourderie en relisant le message de Francis :D !

Il ne s'agissait pas du DG de UA mais du boss d'IBM, petite entreprise de conseil en informatique dont les employés sont des geek des années 70 reconvertis en chef de projets foireux, à peine capable de fabriquer un PC qui tient la route (leur dernière création, deep blue a même failli se faire ramasser par Kasparov lors d'une partie d'échecs; il a fallu que l'un des stagiaires de la boite l'éblouisse avec son verre de montre en réfléchissant la lumière du soleil pour le déconcentrer; tu parles d'une intelligence artificielle !).

Du coup effectivement, je vois bien le mec, à la traîne lors des congrès IEEE et cie, essayer quand même de se faire une nana en lui faisant le coup du noeud baladeur... Quel tocard, quand je pense qu'avec une LD, il pourrait en embarquer deux d'un coup. Bref, comme quoi, avec les homonymes, même les meilleurs peuvent se tromper.

Bon, tout ça pour dire que nous tenons vraisemblablement l'explication : Oscar Munoz connait quelques difficultés, son entreprise ne sera pas celle du 21e siècle (cela aurait pu, rappelez-vous le coup marketing de "2001 l'odyssée de l'espace" dans lequel l'ordi dingo s'appelle HAL soit IBM si on décale chaque lettre d'un cran).

Résultat des courses, il se lance dans la chanson et co-signe "Cuitas les Bananas" avec Philippe Risoli pour le succès que l'on sait. Dépité, il se tourne vers la magie et, à la surprise générale, ne se débrouille pas si mal. Souhaitant se faire des amis français, il pense bien faire en honorant le magicien qui a longtemps tenu la corde mais qui est aujourd'hui six pieds sous terre si je puis dire, disparu corps et âme en mer d'Irlande, il y a presque 30 ans. Car hé oui, notre fieffé benêt, tout à ses cordes, ses bouts et ses faux noeuds windsor, aura confondu Eric Tabarly et Francis Tabary (d'autres s'y seraient trompés aussi, il faut bien l'avouer; moi-même jusqu'à l'année dernière, j'avais un peu de mal à comprendre comment un type ayant passé l'arme à gauche en 1998 pouvait bien encore poster sur VM... Mais j'ai choisi de jouer le jeu).

Francis, je te suggère donc de contacter cet Oscar Munoz, de lui faire comprendre sa méprise et de finir la conversation autour d'un pot de l'amitié.  Mais tu peux aussi lui mettre ta main dans la gueule.

Merci qui :P ?

Modifié par Woody
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Woody tu fumes quoi? :D

Si j'ai bien compris c'est IBM qui a piqué une corde à Tabarly et qui a provoqué sa disparition...Enfin une énigme résolue ! Tu sais que j'habite dans les Vosges ...tu ne pourrais pas venir pour résoudre le mystère de l'affaire Grégory...???

Modifié par tabary
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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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