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Comment je suis devenu « MAGICIEN ».

Dans mon enfance dans les années début 70, je vivais à l’époque en Tunisie. 

Dans cette période hormis la grosse radio qui occupait à elle seule tout un coin de la salle, tous les médias n’existaient pas encore du moins comme la télévision était dans quelques rares foyers, avec une seule chaîne diffusant de 19 heures à 22 heures maximums.

Pour téléphoner, il fallait passer par une opératrice postale qui branchait la ligne avec un l’interlocuteur. Rassurer vous, ce n’était pas non plus l’époque des cavernes.

Tous ce vide social et intellectuel était à l’époque encore occupé par les charlatans sous plusieurs déguisements, voyants, guérisseurs,… : les uns utilisaient des textes divins,  dérivés de la religion pour accomplir des miracles, d’autres dans des temples appelés Marabout donnant des offrandes sous une atmosphère rituelle.

Marabout, Lieu dans lequel est enterré un « Saint » à qui on fait des offrandes pour guérir une maladie grave, ou pour donner de la fertilité et avoir des enfants mâles, pour une célibataire de trouver un mari de « bonne famille ».

Dans ma ville natale Hammamet en Tunisie, le Marabout Sidi Bouhdid : Le Saint Protecteur des pécheurs et des attaques maritimes, comme le célèbre Barberousse, ou les Maltais…

Ce lieu s’est transformé en « Café-maure » touristique très réputé où l’on vient surtout pour admirer le coucher du soleil avec thé à la menthe.

Ci-joint une vidéo que j’avais réalisée du lieu en question :

A cette époque et pendant mon enfance, ce qui m’a le plus marqué ce sont les Voyantes ambulantes habillée en bédouine qui rodaient dans les rues de la ville en criant d’une voix aigue et chevrotante : « TAKEZA, TAKEzaaaa… » (Voyante).

Ces femmes avaient une logorrhée et un bagout débitants répondant et résolvant avec  miracle, tous les malheurs de leurs clients en détresse.

Elles avaient comme instrument non pas une boule de cristal, mais un morceau de plomb (récupéré dans les vieilles tuyauteries).

Ce dernier est chauffé et  liquéfié dans une petite casserole, puis jeté dans un récipient contenant de l’eau froide. Le plomb en se solidifiant instantanément, prend une forme solide aléatoire. La Voyante (La TAKEZA), interprète ces formes pour prédire tout ce que la victime demande.

Pour moi, ces phénomènes étaient paranormaux. Avec mon esprit cartésiens qui cherchait une explication à tout, la question était : Comment peut ‘on prédire et connaitre un événement qui ne s’est pas encore déroulé dans le temps ?

Dés mon jeune âge, il me fallait trouver une explication logique à un phénomène de mentalisme.

Dans les Marabouts, il y avait aussi un ou plusieurs danseurs masqués habillés en « Vaudous » qui dansent sous un rythme de tambour qui reproduisent les battements cardiaques.

Ces sons, sans doute par leurs caractères infra soniques, pénètrent directement dans nos tripes et donnent une sensation bizarre.  

Les spectateurs les plus sensibles et vulnérables entrent dans un état second de transe et commencent à danser en tremblant souvent  jusqu’à en perdre connaissance. Ces phénomènes, illogiques dans mes esprits m’ont beaucoup intrigué.  Il me fallait trouver  une explication.

Comment une personne normale, pouvait ‘elle tomber dans un état hypnose?

Toutes ces questions sont restées en moi sans réponse.  Entre autres, je me posais aussi d’autres questions concernant des phénomènes physiques.

Par exemple, un jour sur un bateau, je me suis posé la question suivante :

Pourquoi quand je saute et je bondis, pendant ce laps de temps où je suis suspendu dans l’air, alors que rien ne me lie au bateau qui continu à avancer, je ne me retrouve pas dans la mer ? J’ai eu la réponse dans les cours de physiques, car en sautant, j’avais déjà une vitesse initiale qui est la même que celle du bateau…

Avec le temps et en découvrant « La magie » non pas « noire mais sous son angle le l’art de la prestidigitation, j’ai compris qu’en définitive, la vraie magie n’existait pas (j’avoue ma déception). Et tous ceux qui prétendent de l’être  sont souvent des charlatans mercantiles ou à la recherche de pouvoir…

J’ai découvert dans les années soixante dix  le journal « PIF GADGET » qui a joué beaucoup dans mon développement logique avec les jeux et les gadgets (voir photos ci-dessous).

J’insiste pour remercier la rédaction de l’époque de ce journal, car je le rappelle, je vivais dans un pays « pauvre » ou même les jouets pour enfants n’avaient pas place dans le commerce.

Dans ce journal, et par moment, il y avait des tours de magie que je dévorais pour apprendre  le secret. Mais comme il n’était pas facile voire impossible pour moi de se procurer du matériel de magie, j’ai donc appris à fabriquer tout ce dont j’ai besoin moi-même. 

 J’ai découvert aussi  le bricolage comme autre passion. 

Pour anecdote : mon premier « FP » était fabriqué avec un bouchon métallique d’un flacon de parfum. Pour lui donner la couleur chair, je l’avais entouré avec un Pansement Sparadrap.  Ce gimmick fonctionnait à merveille.

Ma passion pour la magie était connue de tout mon entourage, il faut avouer que pour l’époque et le lieu c’était une passion assez particulière dans un monde sociétal hostile où la superstition guidait la vie de tous les jours. Pour certains religieux, faire de la magie en dehors du code sacré relève de la mécréance de Dieu et la collaboration avec le diable.

Malgré tout ces obstacles, j’ai pu apprendre avec le temps des petits tours à droite et à gauche. Je notais tous les tours dans un petit cahier (voir photos ci-dessous).

J’avais eu de la chance d’avoir eu un frère aîné qui par son métier  pouvait voyager (pilote d’avion). Il  m’avait offert un coffret de magie du Magicien Kassagi : Magie 2000.

Ce qui m’a le plus aidé dans cette discipline, c’est d’avoir connu dans ma période d’adolescence, un promoteur immobilier qui était passionné aussi de magie.

Comme il avait les moyens financiers, il s’est abonné à la boutique de Mayette Magie. C’est avec lui que j’avais découverts mes 3 premiers  vrais livres de la magie : Cours Magica de Robert Veno , Les Merveilles de la Prestidigitation de G. Kaplan et Théorie et Pratique de l’Hypnose.

Ces ouvrages étaient pour moi une bible de la découverte du monde magique. Dans mes temps libres hors des études, je passais du temps à fabriquer et à reproduire tous les tours que j’apprends.

Mes présentations de spectacle étaient toujours locales, soit dans mon entourage direct, dans le collège, lycée,  dans les hôtels, les colonies de vacances.

Puis, depuis l’année 1984, je suis venu en France pour faire mes études de médecine et là, j’ai pu encore m’améliorer dans cet art.

Pour  résumer, contrairement à beaucoup, je n’ai pas découverts la magie en tant que art de spectacle, mais en tant que magie noire.

J’ai été beaucoup marqué par les charlatans qui ont abusé de la naïveté ou de l’ignorance de la société dans laquelle je vivais. J’ai donc milité en apprenant cet art dans le sens de lutter contre les forces occultes et dire que finalement il y a toujours un truc.

En 2010 après les événements en Tunisie du Printemps arabe, j’ai été choqué par la récidive et recrudescence des charlatans qui sous couvert de la religion, replongent la société tunisienne dans la croyance de la magie noire.

Je me suis rendu alors compte que le combat est loin d’être fini.  

(Pour ne pas rallonger la publication, dans les commentaires , je vous raconterai quelques anecdotes amusantes que j’ai pu vivre en rapport avec la magie).

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Ma première expérience avec l’hypnose:

Dans le collège/Lycée Du Bardo à Tunis,  où j’étais pensionnaire en 1974, un magicien Tunisien du nom de « Dortus » avait  fait une représentation dans la salle des fêtes. Un spectacle de magie générale avec des tours de passe-passe dans une première partie. Ce qui m’avait marqué avec ce magicien, c’est qu’il utilisait les croyances des autochtones de la magie noire. Dans ses gestes et mimiques, il appuyait les effets de ses tours. Il avait un visage figé d’un parkinsonien, une exophtalmie bilatérale ce qui rendait son spectacle vraiment impressionnant malgré la simplicité de ses tours.

Ce comportement sur scène avait un but important lors de la seconde partie de son spectacle qui était : l’hypnose. En effet pendant toute la première partie, le magicien était pris non pas comme un artiste, mais comme un faiseur de miracle et donc, il avait déjà préparé toute une partie du public à être sensible à l’hypnose.

Il faisait une première sélection générale dans la salle en suggérant à chacun des spectateurs que leurs doigts des deux mains se sont soudés, ou que  leurs bouches restent ouvertes avec une impossibilité de la fermer.

Les spectateurs les plus sensibles montent sur scène. Il fait une deuxième sélection pour choisir les plus hypnotisables en les attirant en avant de loin. Celui qui chute, les pieds joints, sans réaction de défense pour parer la chute sera un des acteurs du reste de la présentation du magicien. Son show consistait à faire jouer les scènes classiques qu’on peut suggérer à un sujet pendant le show de l’hypnose.  

Comme, j’étais passionné par cet art, et pour percer de près les secrets de l’hypnose, j’ai joué le jeu pour être sélectionné lors du premier test,  j’avais simulé que mes doigts s’étaient soudés.

Lors du second test collectif (on était 7 ou 8 spectateurs) de la suggestion de la chute en avant, j’étais le seul à avoir résisté. Par professionnalisme, Dortus m’avait pris à part, pour faire son expérience en individuel. Il s’était placé devant moi, on était tous les deux de profil par rapport au public. Son visage à environ une vingtaine de centimètres (avec ses yeux exorbitants). La main droite avec les doigts écartés était latéralement surélevée mais  restée dans mon champ de vision. La main gauche était en arrière de mon cou et apparemment à distance. Dortus , avait fait une deuxième tentative pour m’attirer en avant qui n’ avait pas marché. Pour faire réussir son expérience : avec un des doigtes caché par rapport au public et en appuyant en arrière de ma nuque, il me poussait vers l’avant jusqu’à ce que je perde l’équilibre. Comme le public a vu que je tombais, ils ont applaudit la performance du magicien.

Dans la chute le magicien m’avait bien-sur réceptionné, il avait profité de ce moment en me chuchotant de jouer le jeu. J’avais accepté sa demande. J’ai découverts à ce moment la notion de compère dans la magie.

Le thème de la scène d’hypnose, que j’ai simulé était la suivante :

Au premier rang parmi les spectateurs il y avait entre autres un surveillant (pion) du pensionnat qui était particulièrement sévère avec les élèves. Il faut rappeler que dans les années 70 la discipline scolaire était bien appliquée : les retenus et les baffes aux élèves étaient monnaies courantes, les punitions étaient approuvées avec la bénédiction des parents.

Dortus m’avait ordonné de dormir, c’est que j’avais fait : simuler l’état hypnose. Il m’avait montré du doigt, notre surveillant, et m’avait suggéré que cette personne avait fait du mal à mon frère et que ne devais pas laisser passer cette situation sans répondre. Dans mon état de « pseudo-hypnose », je ne me suis pas démonté, je me suis lâché pour sortir les insultes les plus dures. Le plus amusant, vous ne pouvez pas savoir le bien que cela m’avait fait à époque.

Le magicien m’avait réveillé, j’ai fait celui qui ne se rappelait de rien. Je ne vous décris pas l’état de la salle des fêtes avec tous les élèves qui dans un chahut général applaudissaient ces insultes « immunisées » de toutes sanctions.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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