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Le ‎27‎/‎05‎/‎2017 à 19:04, MANKAI a dit :

Grace à la magie le monde est petit :

Après le bac, j’avais étudié deux ans dans la faculté de Physique et Chimie de Tunis, ma passion pour la magie n’était  pratiquée que pendant les vacances scolaires,  et encore quand je le pouvais car la magie pour ma famille n’était pas un vrai métier. Surtout que mon père était boulanger, le vrai métier pour lui c’était de l’aider dans la boulangerie. Quand je dis l’aider, c’était de prendre le service à 5 heures du matin jusqu’à environ 22 heures, heure à la quelle il n’y avait plus de client.

Constatant que le milieu universitaire était trop perturbé par les grèves étudiantes incessantes, je m’étais inscrit à  la faculté de médecine de Rouen.

Une journée avant le voyage pour la France, pendant que je bossais à vendre le pain dans la boulangerie, vers les coups de 20 heures un animateur de jeunesse local est venu me voir en urgence car, il y avait un spectacle d’animation qui s’était annulé à la dernière minute pour des enfants français (colonie de vacances) venus passer les vacances à Hammamet.

Après hésitation, je me suis fait remplacer dans la boulangerie, et j’avais assuré un spectacle (bénévolement en plus).

Je jour suivant (le 16 septembre 1983), j’avais pris l’avion et rejoint la Cité Universitaire du Bois à Mont Saint Aignan (Rouen). Mais le problème, était que la chambre universitaire était juste pour dépanner une période de deux jours, le temps de chercher et de trouver un logement permanent.

Au dernier jour, je n’avais pas trouvé de logement, j’avais redonné la clé de la chambre et j’étais avec ma valise dans la cours de la cité universitaire, ne savant pas où habiter.

C’était à ce moment là qu’un miracle s’était produit :   Un petit garçon s’était approché de moi, et m’avait dis : « Monsieur, monsieur, vous n’êtes pas le magicien qui nous a fait le spectacle de magie en Tunisie ? ». j’avais appris alors que :  les enfants de la colonie de vacances à qui j’avais fait le spectacle étaient originaires de la ville de Rouen.

Hé bien figurez vous que cet enfant, était le fils du Directeur Régional Du Crous En Normandie. Le petit garçon m’avait présenté le jour même à son père, qui a eu la gentillesse de m’aider à trouver une chambre universitaire.  Le monde était vraiment petit où c’était le pur hasard ???

Très étonnante ton histoire !

 

Sinon, là tu as parti pour faire un livre ! Ceci dit c'est très intéressante

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@Melvin, j'en ai une autre histoire qui n'as rien avoir avec de la magie qui est encore plus étonnante:

A partir de la 3ème année, pour payer les études, j'avais décroché un petit contrat d’aide-soignant pendant les vacances scolaires. Dans un petit patelin  près d’Évreux à Sait Sébastien de Morsen dans un Hôpital de convalescence vraiment en plein campagne: Hôpital Lamusse.

Le premier jour avant de prendre le Service, je suis allé à la lingerie pour récupérer des blouses blanches avec mon nom cousu sur la poche. Pendant que le machine écrivait mon nom. La chef lingère m'avait demandé d'où je venais? Je lui avais répondu : "De la Tunisie".

Elle me dit où en Tunisie? Je lui avais répondu de la ville de Hammamet.

Elle me dit est ce que vous connaissez "Mr. Hallous", je lui ai répondu, oui je le connais bien puisque c'était mon père. (Hallous c'est notre surnom (Sobriquet).

J'ai appris par la suite qu' elle avait habité chez moi avant ma naissance en 1959 et connaissait bien mon frère ainé. Elle m'avait invité à manger chez elle et m'avait présenté à sa famille. N'est ce pas étonnant comme coïncidence? c'est mieux qu'un ACAAN lol

Modifié par MANKAI
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Mon premier sujet hypnotisé

Comme je l’avais écrit plus haut, dans les années mi-70, j’étais pensionnaire au collège/lycée KHAZNADAR du Bardo à Tunis. Un après midi dans la salle de permanence, j’ étais assis à coté d’un copain de classe qui était entrain de faire du dessin avec son pinceau et son aquarelle, il y avait aussi un flacon d’eau pour laver ses pinceaux (godets). Moi, Je lisais le livre : « Théorie et Pratique de l’Hypnose » qu’un ami m’avait prêté (celui dont j’ai évoqué au début de la publication). J’avais lu la première leçon comment hypnotiser.

En guise d’essais, j’avais demandé à mon copain de faire le cobaye. Comme je n’avais pas appris par cœur le texte. Je lui ai demandé de fixer les clés brillantes de mes casiers . Et j’ai commencé à lui lire un petit paragraphe (de mémoire si mes souvenirs sont bons) :

« Vos paupières semblent lourdes, vos paupières sont lourdes…vos yeux se ferment… vos membres sont lourds…vous avez envie de dormir… chacune de mes paroles vous endort encore plus…. vous dormez»

Ensuite, je lui ai exposé une scène : je lui avais décrit qu’il était en plein Sahara, qu’il faisait très chaud, qu’il avait soif…

J’avais pas encore fini mon discours, soudain,  il avait pris le flacon (équivalent d’un grand verre d’au) d’eau sale avec l’aquarelle  et l’avait bu d’un coup sec.

Je l’ai regardé, je pensais vraiment qu’il me jouait de la comédie. Je lui avais dit en arabe : yezzi, yezzi mel bleda (arrête, arrête ta plaisanterie). J’ai réalisé alors que c’était pour du vrai. Paniqué j’ai du souffler sur son visage pour le réveiller. Pour la méthode du  souffle pour réveiller : j’ai vu faire « Dortus ». Mon ami, s’est réveillé un peu dans les vapes avec un regard vide.

Content de cette performance, j’avais attendu le temps de la récréation et j’avais fais d’autres essais sur d’autres élèves. Les petites expériences ont vraiment marché.

Le jour même de bouche à ’oreille, mes performances d’hypnose sont arrivées jusqu’aux oreilles du Surveillant général Mr. Garbouj. Sans attendre la rentrée en étude, que j’ai été déjà convoqué au bureau de Monsieur le surveillant général.  Il faut se situer dans les années 70 où la vie d’un pensionnaire était disciplinaire et quasi militaire. Imaginez ma détresse, dans le bureau.  Le surveillant général me regardait et disait calmement  tout en écartant le bras avec la main bien en direction de ma joue gauche: « Il parait que tu es hypnotiseur, tiens regarde cette gifle essais de l’hypnotiser pour l’arrêter ». En bref, j’ai eu une raclée avec une série de gifles, la raclée la preuve je m’en souviens encore. Tous ce que je peux vous dire, dans la réalité, il n’y a vraiment pas de magie pour me sauver.

Dans ma page des anciens du lycée, j’ai retrouvé une photo récente de MR. Garbouj :

 

Il y a 2 heures, Melvin a dit :

 

 

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Ouaouh !

j'adore tes récits, c'est toujours passionnant de contempler une tranche de vie. Et que de souvenir qui remonte pour moi, qui ai étudié à Mont Saint Aignan (génie thermique) et dont le premier poste a été de m'occuper des installations techniques de pédiatrie et de du PME du CHU de Rouen ! Je revois encore les clowns qui venaient divertir les enfants. 

👍 Mankai.

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Mon premier « tour de mentalisme » à l’âge de 7 ans :

Je suis  le plus jeune d’une grande famille de huit frères et deux sœurs. Jadis en 1967, Hammamet ma ville natale était encore un village non encore pollué par les industries touristiques.

A cette époque, il n’y avait pas encore de collège dans notre village. Tous les jeunes après leurs études primaires sont affectés en pensionnat dans la ville de Nabeul pour faire leurs études secondaires.

je collais certains de mes frères qui allaient pendant le weekend rejoindre leurs amis pour jouer aux cartes dans la maison des jeunes. Remarque: la maison des jeunes était une ancienne église abandonnée (voir photo ci-joint).

Un jour, j’avais accompagné l’un de mes frères à cette maison des jeunes,  j’étais souvent très discret et personne ne faisait attention à moi, car tous les esprits étaient absorbés par les jeux de cartes.  J’avais capté une conversation entre deux amis : l’un demandait à l’autre pour venir le lendemain jouer un match de foot. Le deuxième lui avait répondu qu’il ne pouvait pas venir car il allait réviser son devoir de science naturelle sur le cœur. J’avais écouté cette conversation sans plus,  et j’avais suivie les parties de cartes pendant  une bonne partie de l’après midi.

 

Le lendemain,  matin je suis sorti de chez moi pour allez jouer sur la plage (qui était à une centaine de mètres de la maison de mes parents). Sur cette plage, j’avais remarqué de loin l’ami de mon frère, à l’ombre au pied du mur délimitant la plage. Je me suis approché de lui à environ une vingtaine de mètres et je lui ai dit les phrases suivantes :

-          « Salut, je pense deviner ce que tu es entrain de faire, tu es entrain de réviser un cours qui fait cinq pages, ce cours est un cours de sciences naturelles, tu es sur le chapitre du cœur et tu as un devoir de deux heures dans deux jours ».

Cet ami, la veille était tellement absorbé par sa partie de cartes avec ses copains, qu’il n’avait même pas réalisé que j’étais présent parmi les jeunes. Et sans doute avait oublié que les informations que je venais de lui dire étaient en réalité les mêmes informations qu’il avait confié à son ami. Enfin, vu mon jeune âge, il ne pouvait pas se douter que j’avais assisté à la scène.

Il était tellement scotché par cette performance mentale, que même 50 ans après, quand je le rencontre de temps à autres pendant les vacances d’été à Hammamet, il me dit : « mais comment tu as su » ?

Et voilà comment sans le savoir, j’avais réalisé mon premier tour de mentalisme.

 

Note Historique:

L'église catholique de Hammamet

En 1883, la communauté chrétienne de Hammamet comptait une centaine de membres. Le besoin d'un lieu de culte devenait pressant. Les autorités françaises édifièrent en 1884 une église catholique sur l'actuelle avenue de la république. L'édifice fut démolie en 1976 et une poste fut construite en lieu et place de l'ancienne église.

HAMMAMET ANCIEN VILLE  (16).jpg

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Mon premier tour d’illusionnisme : La téléportation

En fin 1969, date à la quelle les télévisions étaient rares dans les foyers de mon village d’antan, ma mère avait cassé sa tirelire pour offrir à la famille une télévision. De marque Autovox , elle diffusait en noir et blanc, avec son boitier stabilisateur pour le protéger contre les variations de tension électrique. A cette époque les images télévisées en mouvement étaient  déjà pour moi les plus beaux tours de magie que l’homme avait inventé.

Depuis mon jeune âge, et malgré la rareté des programmes, j’ai pu découvrir pas mal de séries télévisées :

Pour mémoire : Zorro (1957), Les incorruptibles (1959), Thierry la fronde (1963), Tarzan (1966), Star Trek (1966), Le prisonnier (1967), Les envahisseurs (1968), Manix (1975), Shaft (1973)…

Malgré qu’à l époque je ne comprenais pas le français, je regardait quand même ces séries : Parmi, les scènes qui m’ont le plus marquées c’était la scène de téléportation dans la série « Star Trek ». Le téléporteur est probablement le gadget technologique le plus emblématique de l'univers de science-fiction de Star Trek imaginé à cette époque, en effet, c'est la seule série à avoir fait de la téléportation un moyen de transport courant.

J’étais depuis mon jeune âge plutôt un enfant turbulent qui ne tenait pas en place et très farceur. Le téléporteur  m’avait tellement intrigué que je cherchais déjà des explications logiques à ce phénomène.

J’avais décidé alors de reproduire « ma téléportation » dans la rue de mon quartier, j’ai en quelque sorte depuis l’année 70 fait la magie des rues : « de la street-magie » sans le savoir.

Pour comprendre le mécanisme de « ma téléportation » que j’avais mis en place :

Les rues d’antan étaient architecturalement faites de maisons arabes collées les unes aux autres et ne comprenant que de rez-de-chaussée sans étages. Ce qui me permettait de grimper facilement sur les toits des maisons et traverser ainsi d’un bout à l’autre notre rue.

Ma mise en-scène était la suivante :

L’ air de rien, entrain de lire un livre,  je m’installais au début de la rue contre un mur. Lorsqu’un passant ou plusieurs s’engageaient dans la rue, je leurs faisais remarquer inconsciemment ma présence soit en éternuant ou en toussant et ou en leur adressant un discret bonjour.  Une fois mon niveau dépassé, et en m’assurant que je n’étais plus dans les champs de vision des passants. Je grimpais vite fait et en courant sur les toits des maisons du quartier que je traversais parallèlement tout le long de la rue. Puis je me réinstallais tranquillement contre le mur à l’autre bout opposé de la rue avec la même position en lisant mon livre assis au pied d’un mur.  Mais là, quand le ou les mêmes passants arrivaient à mon niveau, je ne disais rien, je les laissais réagir devant cette impression « de scène déjà vu ». Les uns avec un regard interrogatif marquent un temps d’arrêt sans rien dire. Les autres me demandent si c’était bien moi qu’on venait de voir assis « laba »: à cette situation, je fais celui qui ne comprenait pas la question, cette situation augmente encore plus les interrogations d’un phénomène bizarre qui venait de se produire.

C’est ainsi, que j’avais réalisé ma première illusion de Téléportation en plaine rue. Le seul inconvénient qu’à  cette époque l’émission de caméra cachée n’existait pas encore. Par conséquent, j’étais l’unique spectateur de ma propre mise en scène.  

 

Ci-joint ma photo dans ma rue à Hammamet/ Tunisie en 1967

img130.jpg

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Pour chacune de mes nouvelles interviews de magiciens, je me dis : tu ne vas quand même pas redemander à ton invité comment il a commencé la magie, comment il est devenu magicien : il va te ressortir la boite de magie à Noel etc... Et ben, ce que nous raconte notre ami démontre à merveille que la question mérite à chaque fois d'être posée ;) !

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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