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  • 1 month plus tard...
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Et toc ! Dans un livre de magie récemment paru à destination du grand public, l’auteur invite le lecteur dés les premières lignes à utiliser les secrets du livre "pour divertir, seulement pour divertir".

(vous savez de quel livre il s’agit si vous avez suivi mes dernières interventions sur ce forum)

Mais quelle mouche a donc piqué les magiciens pour adopter des formulations aussi limités et castratrices ?

Et le plus drôle c’est que je suis sûr que l’auteur en question est d’accord avec tout ce qui a été développé au fil des 40 pages de ce sujet : l’illusionnisme ne sert pas seulement à divertir. Il peut étonner, mystifier, surprendre, cultiver, questionner, faire réfléchir, faire passer un message. L'illusionnisme peut aussi être une fantastique méditation sur la façon dont nos sens fonctionnent et sur la manière dont notre mental interprète ce qu’il perçoit. L’illusionnisme peut symboliser des choses. Il peut être l’occasion de fabuleuses prises de consciences. Il peut communiquer des idées. Il est le vecteur de fabuleuses émotions. Enfin, je ne dirais pas que l’illusionnisme peut guérir (au risque de m’attirer des foudres et des polémiques interminables)… Non l’illusionnisme (et derrière lui la Magie) ne peuvent guérir, ils peuvent simplement (dans certains et rares cas) sauver.

Nous pourrions développer encore mille et une fonctions de l’illusionnisme.

Alors de grâce, cessons ces formulations maladroites "juste pour", "uniquement pour", "seulement pour", "rien que"…

Revenons à une formulation non excluante, une formulation claire et précise à savoir que l’illusionnisme ne doit pas être utilisé à des fins malhonnêtes et qu’abuser de la crédulité d’autrui est un comportement non éthique. Cette ligne jaune me parait assez claire bien qu'elle laisse déjà la place à des interprétations,je vous l'accorde mais c'est le propre de l'éthique.

Hormis cette ligne jaune, donc, toutes les aventures sont possibles, tous les délires (délires rationnels ou irrationnels) et tous les champs du possible (et de l’impossible) sont à explorer.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Je me pose une question :

Quel auteur dirait qu'il faut lire "juste pour se divertir" ?

Quel musicien dirait qu'il faut écouter de la musique (ou en faire) seulement (et uniquement) pour se divertir ?

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Bonjour,

Mais quelle mouche a donc piqué les magiciens pour adopter des formulations aussi limités et castratrices ?

Mais quelle mouche a donc piqué les magiciens pour avoir des idées différentes des tiennes ? mdr

Et le plus drôle c’est que je suis sûr que l’auteur en question est d’accord avec tout ce qui a été développé au fil des 40 pages de ce sujet : l’illusionnisme ne sert pas seulement à divertir. Il peut étonner, mystifier, surprendre, cultiver, questionner, faire réfléchir, faire passer un message.

L'un empêche-t-il l'autre ?

Lorsque je vois Viktor Vincent, je me divertis et je me questionne. Lorsque je vois Beretta, je me divertis et il me surprend. Lorsque je vois Dani Lary, je me divertis... et me divertis (et c'est bien suffisant en soi).

L'illusionnisme peut aussi être une fantastique méditation sur la façon dont nos sens fonctionnent et sur la manière dont notre mental interprète ce qu’il perçoit.

Il peut en effet... Mais cela ne veut pas dire que c'est à cela que cela doit servir. Avec une voiture, sur une route de campagne, je peux rouler à 250 km/h histoire de me provoquer des sensations. Mais ce n'est pas à cela qu'une voiture sert.

L’illusionnisme peut symboliser des choses. Il peut être l’occasion de fabuleuses prises de consciences. Il peut communiquer des idées. Il est le vecteur de fabuleuses émotions.

Ce n'est absolument pas incompatible avec le divertissement.

Enfin, je ne dirais pas que l’illusionnisme peut guérir

... même si tu le penses ? ;)

C'est marant...

Tu écris cela

Nous pourrions développer encore mille et une fonctions de l’illusionnisme.

Alors de grâce, cessons ces formulations maladroites "juste pour", "uniquement pour", "seulement pour", "rien que"

Et juste avant tu écris cela...

Enfin, je ne dirais pas que l’illusionnisme peut guérir (au risque de m’attirer des foudres et des polémiques interminables)… Non l’illusionnisme (et derrière lui la Magie) ne peuvent guérir, ils peuvent simplement (dans certains et rares cas) sauver.

Ces deux phrases me semblent un peu contradictoires. Non ?

Et je ne suis d'ailleurs absolument pas d'accord avec la dernière de ces phrases. L’illusionnisme peut sauver... Shiva quand même... N'exagérons rien.

Revenons à une formulation non excluante, une formulation claire et précise à savoir que l’illusionnisme ne doit pas être utilisé à des fins malhonnêtes et qu’abuser de la crédulité d’autrui est un comportement non éthique. Cette ligne jaune me parait assez claire bien qu'elle laisse déjà la place à des interprétations,je vous l'accorde mais c'est le propre de l'éthique.

Sauf que la définition de l'éthique est différente chez chacun.

Hormis cette ligne jaune, donc, toutes les aventures sont possibles, tous les délires (délires rationnels ou irrationnels) et tous les champs du possible (et de l’impossible) sont à explorer.

Et ça, c'est du divertissement. mdr

Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

  • 3 weeks plus tard...
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Je me pose une question :

Quel auteur dirait qu'il faut lire "juste pour se divertir" ?

Quel musicien dirait qu'il faut écouter de la musique (ou en faire) seulement (et uniquement) pour se divertir ?

d’ailleurs on écrit parce que ça nous diverti

je joue j’écoute de la musique parce que c'est très divertissant

prendre un plein de divertissement avant de mourir

finalement ça se tient.

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prendre un plein de divertissement avant de mourir

finalement ça se tient.

... Ce n'est pas moi qui vais te contredire ! (moi qui considère l'existence comme une immense cours de récréation :) )

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

  • 3 months plus tard...
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Un correspondant m’a parlé en privé ces derniers jours du livre d'Eugene Burger et Robert E. Neale Magic & Meaning (et particulièrement la version "expanded" que je vais essayer de me procurer).

Et là… Eureka… Tout s’éclaire !!!

Il semble, effectivement, que les auteurs traitent, entre autres choses, dans leur ouvrage, de la problématique de l’origine de la magie (par la comparaison notamment des livres d’anthropologie ou d'histoire des religions et des ouvrages d'illusionnisme.).

Or, les auteurs nomment la théorie présentée dans les ouvrages d’illusionnisme la théorie économico-politique :

Théorie qu’ils résument ainsi (citation extraite du livre) : This theory proposes that magic appeared on the human scene when unscrupulous people realized they could deceive their less clever neighbors, and thereby gain political power on them and economic wealth from them. Once we have placed the origin of magic into these materialistic categories, the theory seems to assume there is nothing of significance left to explain.

Je n’avais jamais réussi à mettre cela en mots de cette façon… mais c’est, effectivement, ce que j’ai compris de l’opinion générale des illusionnistes sur les origines de la magie… Et cette théorie m’a toujours semblé un peu courte.

Cette théorie fait partie intégrante du paradigme des illusionnistes et elle explique bien l’impasse où se trouve la magie car… si on accepte cette théorie quelque peu paranoïaque et matérialiste sur les origines de la magie, il ne peut, donc, y avoir qu’une destination "honnête" de l’illusionnisme : le spectacle et le divertissement.

… Tout le reste étant (au minimum !) suspect !

Tout est une question de paradigme.

EUREKA… J’ai compris !!! mdr mdr mdr

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

  • 4 weeks plus tard...
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Jean Pierre Chabrol, Georges Brassens et Jean Ferrat… C’était en 1969, les trois poètes abordent le thème de l’engagement (collectif ou individuel), dialogue qui débouche sur la fonction de l’art dans la société et sur la question de savoir si l’art peut changer le monde.

L’émission aura un retentissement qui provoquera une purge à l’ORTF, la censure de Ferrat et la déprogrammation d’une émission de Chabrol… Eh oui, ça ne rigolait pas sur les ondes à l’époque… On était déjà là "juste pour divertir" pas pour faire de la politique ou changer le monde. mdr

J’ignore si ces réflexions peuvent être d’une quelconque utilité pour le magicien qui œuvre dans le cadre des noces et banquets (ou même pour celui qui fait son show à Las Vegas). En tout cas il m’a paru pertinent de faire écho à ces réflexions, ici, 45 ans après... ça n'a pas pris une ride !

[video:youtube]

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
    • Je t'aime bien, mais t'es peut-être pas mon héros quand même... (mais je t'aime bien quand même, hein, te vexe pas) Ils ont beaucoup de trucs qui sont surmarketés, mais ce n'est pas pour ça que tout est mauvais non plus. Ils cherchent souvent trop à ajouter des gimmicks pour vendre des gadgets trop chers aux magiciens. À nous de savoir résister (moi, j'aime assez les trucs de Dostal, mais quand je vois le prix... ça fait cher la farce et attrape -parce que ce sont des farces et attrapes). Par contre, je ne taris pas d'éloges sur leurs balles mousse. Elles sont à la fois bien bien souples et ont du "pop". Je les préfère aux Goshman (par lesquelles tout le monde jurait, mais qui ne se font plus).
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