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Je comprends la démarche de Christian qui est de s'intérroger sur une façon de se nourrir sans faire de mal, sans porter atteinte à la vie d'un autre animal. la voie du bien en quelque sorte.

Cependant je pense que cet idéal oublie le fait que l'homme est aussi un animal et qu'il ne faut pas non plus le mettre à un niveau supérieur d'intelligence tel qu'il en oublierait son animalité. Je pense que l'être humain n'est pas un sage et qu'il est plus proche du monde animal que notre culture aimerait le faire oublier. Je pense que la plupart des gens ont envie de manger de la viande de par notre régime omnivore sans se poser la question de la souffrance animale. Je me rappelle petit quand mon père devait tuer une poule ou bien lapin qu'on élevaient, ça ne lui plaisait pas trop et moi, enfant, non plus mais on se résignait quand même à le faire. Je le regardais faire sans broncher comme si je comprenais que c'était dans l'ordre des choses, qu'il fallait de toute façon se nourrir comme si j'avais compris que j'étais hétérotrophe, qu'il me fallait de la matière organique pour vivre.

Cependant ce genre de reportage a l'avantage de montrer et de dénoncer des méthodes d'élevage intensif où l'animal a perdu son statut d'animal et n'est plus qu'une chose.

Il faut continuer à améliorer les conditions de bien être de l'animal dans les industries alimentaires mais pour cela il faut un état fort et non pas un état qui se désengage de tout laissant la libre concurrence tout réguler.

Heureusement, quand on se balade dans nos campagnes on voit encore des bêtes dans des grands prés.

Les éthologues s'intéressent depuis longtemps au bien être animal et par exemple, cela va vous étonner, mais les cages à poules dans les batteries, bien que nous paraissant petites, ont des dimensions issues d'études sur le bien être de la poule. A ce propos je rappelle que les poules élevées en batteries sont utilisées uniquement pour la ponte et non pour la viande.

En tout cas, moi je continue à manger de la viande. Et toi Christian ?

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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'tain ! Je ne croyais pas écrire cela un jour mais je serais tenté de dire que les réflexions les plus censées sur le sujet sont celle de jomagik :

Alors entre NE PAS MANGER DE VIANDE PARCE QUE PATATI PATATA

NE PLUS MANGER DE LEGUMES ET LE FRUITS PARCE QUE PRODUITS PHOSPHATES ET AUTRES ET PATATI ET PATATA !

Moi je ne sais plus quoi manger

Aidez moi SVP je meurs de faim !!

En plus la chute est "drôle" et nourrit, si je peux me permettre mdr , également une certaine réflexion concernant notre mode de vie. Comme quoi tout arrive.

A peine remis de ma surprise, rebelote :

Ma femme vient de me dire " steak frites ce soir ?" je lui ai répondu " non une omelette salade " alors ne me parlez pas des poules en batteries maintenant hein ?!!!

Hé bien oui, au delà des trop longs échanges entre les pro et les anti, ces deux messages posent les bonnes questions.

Pour le reste je ne développe pas, je n'ai pas envie (et puis cela ne sert à rien).

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noas, je regarderai cette vidéo et je te redirai.

danilsen, pareil, mais à première vue il y a de tout dans cette vidéo. baleines, chiens, volailles, etc.. je parlais de l'élevage bovin français.

bref, je regarderai et je vous redirai ce que j'en ai pensé.

Il est normal de proposer des vidéos relatives à des baleines, des chiens et des volailles dans un sujet dévolu à la cause animale, c’est contraire qui serait étonnant ;) . Quant à tes réflexions sur l’élevage bovin, n’hésite pas (aucune ironie dans mon message, ton point de vue m’intéresse).

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Le véganisme ?

Je ne sais pas d'où cela me vient mais j'ai beaucoup de mal avec les néologismes.

Je suis également très prudent avec Wikipédia et ses comiques/truqueurs/censeurs (Comment j'ai pourri le web).

Avec la Désencyclopédie au moins, je me marre bien.

Notez que j'ai bien conscience que ce message n'apporte pas d'élément fondamental à la discussion mais il est un prétexte destiné à vous faire découvrir le coup de l'enseignant (il ne me semble pas l'avoir vu sur le forum ou alors il va falloir que je change sérieusement mes méthodes de recherche).

Bonjour Le Grand Inconnu

Si de mon côté je suis assez fasciné par les néologismes pour en avoir inventé des milliers (et les définitions qui vont avec !), je reste comme toi prudent pour ce qui est des informations trouvées dans Wikipédia. Certains sujets y sont très bien traités selon moi, d’autres souffrent d’une grande incomplétude, d’autres encore sont des pages utilisées pour se créer une vitrine supplémentaire dans le Web (certains magiciens par exemple s’en servent comme cela ;) ). Donc oui, une grande prudence s’impose, mais souvent c’est assez pratique pour donner un premier lien ouvrant à d’autres recherches plus approfondies (mais il faut bien avouer qu’on n’a pas toujours besoin d’informations encyclopédiques sur TOUS les sujets mdr ).

Merci pour « le coup de l’enseignant » qui dans la cadre de la réflexion animale sonne un peu comme le « coup d’élan saignant ».

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Ma femme vient de me dire " steak frites ce soir ?" je lui ai répondu " non une omelette salade " alors ne me parlez pas des poules en batteries maintenant hein ?!!!

et les salades ? est ce que tu te soucis un seul instant de ce qu'elles subissent ? à la culture , à la récolte et le pire à la distribution !

moi je ressens plus d'humanité dans le coeur d'une laitue que dans celui de certains humains !

Publié le

Et oui la viande, les œufs,les légumes, mais que reste t il de nos amours heu non je m’égares ( de Lyon ) à manger alors, sans s’empoisonner ?

Ne me laissez pas mourir de faim merci pour vos contributions.

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J'ai fait quelques séjours en Corée du sud pour raison business. J'avais demandé à la société qui nous accueillait d'aller dans un restaurant ou l'on mange du chien.

Ils ont eu l'air très gênés pour refuser car en plus on ne dit pas non dans leur culture.

Le fin mot de l'histoire est qu'en 1988, pour l'organisation des JO à Séoul, la communauté internationale à fait pression sur le gouvernement pour cacher tous ces restaurants "honteux", car c'est bien connu "Toutes les cultures ne se valent pas".

Merci donc de confirmer qu’il y a un problème de fond si important que « la communauté internationale » (heu, de qui s’agit-il exactement ?) aurait selon toi procédé à un recadrage, donc à une manipulation, destinée à cacher un comportement alimentaire qui serait « honteux » (?). S’il n’y avait pas un problème de fond, il n’y aurait pas eu besoin d’essayer de « faire illusion », non ?

***

Cette pub est celle de prétentieux qui considèrent leur culture comme supérieure à celle des autres. Des bons à rien d'une certaine façon.

Une pub ou une campagne de sensibilisation ? D’ailleurs, NOAS a très bien répondu :

Je ne sais pas de quelle pub tu parles mais si tu parles de l'affiche qu'a mis Christian, le but n'est pas du tout là. Personne ne cherche ici à comparer 2 cultures. L'affiche est faite par une association occidentale pour une population ayant une culture occidentale.

Donc en gros, nous (la plupart), ça nous choquerait de manger du chien ou du chat culturellement parlant. Donc l'affiche veut nous choquer en disant "pourquoi pas, vous manger d'autres animaux non?" donc sous entendu ne mangez plus de viande du tout.

De ton côté, Bill, est-ce uniquement pour témoigner de ton respect pour les autres cultures que tu as demandé à la société qui vous accueillait d’aller dans un restaurant où l’on mange du chien ou plutôt pour assouvir une sorte de curiosité personnelle (pour manger du chien comme l’a déjà fait christophe22 et jouir d’une sensation nouvelle dans tes papilles gustatives ou simplement pour être observateur ?).

Je reprends les propos de NOAS qui sont clairs : dans certaines cultures, il est impensable de manger du bœuf, ou de la grenouille, ou encore du cochon, du cheval, que sais-je ? Il y a toutes sortes d’interdits (culturels ou religieux notamment) qui font que les individus appartenant ou partageant lesdites cultures ont un haut-le-cœur à l’idée même de manger les « animaux interdits ». Un végétarien m’apparaît comme une personne qui a élargit son champ de respect de l’animal. Voici un exemple : la France était devenue « l'un des pays les plus hippophages du monde » mais pour des raisons diverses (j'y reviendrai) il y a eu une forte diminution du nombre de consommateurs de cheval, l’idée de manger cet animal « noble » a quelque chose de révulsant pour ceux qui se refusent à se nourrir de viande chevaline (on ne parle pas de goût hein !). Eh bien les végétariens établissent le même rapport respectueux avec d’autres espèces (bœufs, lapins, pintades, etc.), voire toutes les espèces. En quoi cela serait-il « condamnable », injuste ou stupide ?

Je te répondrai sur d’autres points ultérieurement Bill. Merci de partager tes réflexions avec nous.

Publié le

Je suis étonné de ce que certains aient des réponses simples à des questions qui me semblent d’une réelle complexité. Pour être franc, n’attendez pas de moi des réponses, des avis ou l’affirmation de quelque conviction que ce soit, je n’ai principalement que des interrogations au sujet de la cause animale, je perçois des contradictions partout. Un exemple : « durant les dernières années du Second Empire », « la Société protectrice des animaux, fondée en 1845, soutient l'hippophagie » ! Pourquoi ? Afin « d'éviter aux chevaux d'être exploités jusqu'à leur dernier souffle tout en créant une source d'alimentation pour les masses ouvrières » en période de famine. Étonnant non ?

Je vous conseille de jeter un œil sur l’article de Wikipédia relatif à l'hippophagie, il semble bien documenté sur différents points (les éléments historiques notamment, mais je suis prêt comme toujours à lire avec intérêt les contradicteurs), je donne le lien en bas de ce message.

On y lit qu’ « à l'échelle mondiale, l'hippophagie est en augmentation et 4,7 millions de chevaux par an sont destinés aux huit pays les plus consommateurs. »

On y lit aussi qu’a contrario en France « la consommation du cheval s'est marginalisée et l'hippophagie a fortement décliné : en 2001, 43 % des ménages français interrogés la refusent, 60 % de refus étant avancés par une autre source en 2006 ». Est fait également mention de ce que plus récemment la consommation de viande chevaline serait en légère hausse.

Ainsi, il n’est pas sot de penser que la consommation d’au moins une viande particulière puisse diminuer à une échelle nationale, d’ailleurs dans le cas de la viande de cheval il y a eu de nombreuses fluctuations. Pour des raisons sociales, éthiques, historiques, culturelles, médicales, etc.

Extrait :

Les animaux concernés sont des poulains de trait abattus avant l'âge de dix-huit mois, des chevaux de course qui échouent aux tests de sélection des hippodromes, et une majorité d'animaux réformés en raison de la vieillesse, d'une blessure, ou de toute raison qui rend leur vente aux abattoirs plus intéressante pour leur propriétaire. Avec l'équarrissage, la viande chevaline peut être collectée sur des cadavres de chevaux et servir à l'alimentation animale ou à destination des zoos. L'hippophagie a des partisans en la personne des professionnels de la filière viande chevaline et des professionnels de la santé qui louent les qualités nutritives, la richesse en fer et la faible teneur en gras de cette viande, ou encore la nécessité économique d'abattre les chevaux non désirés. Les principaux opposants à l'hippophagie sont les associations de protection animale, qui dénoncent les conditions de transport et d'abattage de ces chevaux qui se retrouvent parfois blessés, maltraités et affaiblis, ou sont toujours conscients lorsqu'ils se vident de leur sang sur la chaîne d'abattage.

Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippophagie#Diff.C3.A9rentes_positions_concernant_l.27hippophagie

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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