Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 82
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Le paradoxe, Marty, on peut le voir ailleurs.

Un artiste doit il attirer les vocations en exerçant son art ou en venant en démonter la mécanique à la télévision ?

Il existe des tas de contre exemples qui mettent un point d’honneur à ne pas divulguer l’envers du décor.

Bracchetti ne fait il pas signer une close de confidentialité à ses partenaires ?

Cet artiste a-t-il eu besoin de venir disséquer son numéro à la TV ou vient il uniquement à celle-ci pour parler de son spectacle ?

Si les secrets de Bracchetti étaient divulgués, y aurait il le même plaisir à venir le voir, la même part de mystère planant sur son travail.

Car au delà de la révélation du truc, ce qui est préjudiciable, et sans prendre le gens pour des cons, n’est ce pas la disparition de cette notion de mystère qui entoure, non pas le magicien, mais la magie?

Tu parles de premiers pas dans la découverte de la magie.

Perso cette découverte je l’ai fais dans un magasin, par une démarche volontaire et motivée, pour découvrir l’autre coté d’un univers. Cette notion d’aura et de mystère y jouait un rôle.

Ici il n’y a nulle démarche motivée du spectateur mais je ne doute pas qu’il y ait une démarche motivée du magicien. Est-il dans son rôle d’artiste, dans celui du VRP de la magie, dans celui de VRP de son spectacle ou dans celui de VRP de sa personne?

La magie a-t-elle besoin de se faire de la pub de cette manière et doit elle forcément attirer le plus grand nombre dans ses arcanes pour exister en temps qu’art du spectacle ?

Contrairement à toi je pense que le véritable artiste, même s’il n’a rien à craindre du débinage, n’en a pas non plus besoin.

Contrairement à tout un pan de l’économie qui s’est greffée dessus mais qui n’a plus grand-chose à voir avec l’artistique.

La notion de débinage à mon avis, va plus loin que la question de savoir si le public peut ou veut oublier le truc. C’est également une question de respect vis-à-vis d’un art et d’un patrimoine.

Le fait que le choix a sortie multiple ai déjà été divulgué dans des média non destinés à des magiciens ne justifie en rien le fait de le refaire à nouveau.

Peut-on se poser des questions honnêtement, et j’espère sans passer pour des ringards ou des chasseurs de sorcières, sur les motivations qui poussent quelqu’un à livrer des bouts de patrimoine dont il n’est pas plus détenteur qu’un autre.

Si la notion de mystère et de secret ne rime à rien, si y attacher de l’importance c’est prendre les gens pour des imbéciles, si la magie et le spectacle vont au delà de cette simple notion pourquoi ne pas faire un petit topo sur l’anagramme progressif, les peeks ou les pages courtes avant de présenter un book test juste pour vulgariser, instruire et permettre au public d’apprécier en connaisseur. En présentant un book test ne reposant pas sur ces principes, le public ne pourra en être que plus admiratif et apprécier le travail autour.

Je me souviens d'une logique de l'impossible.

S'il n'y a plus d'impossible peut il y avoir magie?

Publié le

Moi ce qui me désolé là dedans, c'est que vous parlez comme s'il y avait un enjeu monstrueux derrière ça...

Des phrases comme "le combat est perdu d'avance" sont terribles et lourdes de sous-entendus... Tu as tes idées Nikola. Accepte que les autres puisse en avoir d'autres. Et que ces autres idées peuvent être tout aussi valables que les tiennes selon l'histoire et l'expérience des personnes qui les évoquent.

Moi à chaque fois qu'il y a une émission dans ce style, le lendemain j'ai des réflexions, fatalement. Et c'est là que l'on peut "raviver la flamme" chez ces spectateurs "qui ont tout compris". Moi c'est dans ces moments là que je sors un jeu de carte stacké d'une certaine façon et que je fais un tour impossible où je ne touche pas une seule fois le jeu, et où une dizaine de personnes sont en interaction, chacun avec une carte en tête. (Les connaisseur reconnaîtront sans trop de soucis^^). Un tour comme ça casse complètement les explications que peuvent se faire les spectateurs. De ce fait, ils doutent de ce qu'ils ont vu la veille. Et là, la magie fait son effet, la vraie : les gens reviennent dans la réalité ! Ce qu'il y avait à la télé ? Ha oui mais c'était à la télé, ça serait trop simple, ya des hors champs et tout ! Là on l'avait en face de nous et personne a rien vu, c'est des bêtise tout ça !

Et ça fait des années que je m'en sors comme ça...Et cela fait des départs de discussion avec les personnes ...

La vitesse de la lumière étant supérieure à la vitesse du son, bien des gens paraissent brillants jusqu'au moment où ils ouvrent la bouche.

Publié le (modifié)
CQFD !

???

Euh, moi non plus je ne vois pas.

Enfin, au moins toi tu n'es pas "Désespérant" c'est déjà bien ;)

CQFD : Ce Qu'il Fallait Débiner ??

Modifié par magic lolo
Publié le

Le fait de débiner implique aussi les autres Artistes, quand c'est fait c'est fait on ne peut pas revenir en arrière et si certains utilisent des systèmes qui sont débinés on peut comprendre que ça ne leur fasse pas plaisir. C'est comme fumer dans les lieux public...empêcher de fumer est une restriction de liberté mais fumer implique la santé des autres, le fumeur à le choix pas le non fumeur, il subit la fumée. Le débinage c'est pareil, si on débine on risque de pourrir la vie d'un Artiste qui a mit des années à mettre au point un effet et ce au nom d'une idée discutable, vous ne laissez pas le choix. Respectez un peu le travail des autres. Quand à la transmission du savoir par livre ou clubs ect..., ça n'a rien à voir avec une diffusion à grande échelle comme la télévision, ouvrir un livre dénote une volonté de savoir et d'apprendre.

Si ! le débinage est grave car il tue l'idée du mystère qui est l'essence de la Magie.

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • @Gilbus, j'ai énormément ri!  Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre.   @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! 🙂 ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8514
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Paloma NAHARRO
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684k

×
×
  • Créer...