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Mankai EZZEDINE

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Tout ce qui a été publié par Mankai EZZEDINE

  1. Pour mémoire, j'ai fabriqué et décrit ce Tapis Multi-Fonctions depuis 2015 surtout pour un usage personnel. J'en ai fait 5 exemplaires, qui me servent dans mes interventions magiques. Ce qui est inintéressant, je n'ai pas besoin de calculer mes angles par rapport aux spectateurs et surtout je n'ai pas besoin d'être assis pour mes routines. Je peux grâce à ce tapis et au besoin, charger ou escamoter des objets sans trop de difficultés. Quand, j'ai fabriqué et décrit ce prototype, j'avais à l'époque envoyé mes explications par mail à Mr. Gaetan Bloom qui est un expert incontesté de la création en magie avec du bricolage. Il a eu la gentillesse de me répondre et même me proposer une idée: de remplacer les fils et les crochets qui maintiennent la servante par une large bande de scratch fermant ainsi les cotè latéraux de la servante. Deux ans après la création, et lors de la publication sur V.M. du "Tutoriel : fabriquer son tapis de jeu sur mesure". J'ai envoyé à Thomas notre admin mes notes pour les partager avec les membres de V.M. J'espère que cette idée plaisent aux lecteurs. Mankai.
  2. LES QUATRE COMMANDEMENTS DE L'ILLUSIONNISTE - 1) Faire ce que l'on ne dit pas. - 2) Dire ce que l'on ne fait pas. - 3) Ne pas faire ce qu'on dit. - 4) Ne pas dire ce que l'on fait. (Michel SELDOW : Les illusionnistes et leurs secrets)
  3. Tous les magiciens, ne connaissent pas tous les trucs du métier, il y a comme partout des spécialités et même de sous spécialités. On est très souvent constamment bluffer, même quand on connait le trucs: Il suffit qu'un magicien reprennent même un vieux tour et le présente d'une façon originale pour en faire un exploit. Les échanges entre "Initiées" apporte beaucoup dans l’évolution de l'art.
  4. En ce moment, tous les enfants ont un « hand spinner ». Pas plus-tard qu'hier plusieurs enfants dans une école m'ont acclamé en criant : "un tour de magie, un tour de magie". L'un d'eux m'a présenté un « hand spinner » et m'a demandé de faire avec un tour de magie. Je ne me suis pas dégonflé, et puisque j'ai toujours un aimant puissant dans la poche arrière de mon pantalon, et que le roulement à bille du « hand spinner »est en métal, j'ai fait le simulacre de jeter en air, l'objet a disparu instantanément. Et juste après un geste mis-directionnel, je l'ai fait réapparaitre sous l'oreille d'un des enfants. C'est ce qui s'appelle de l'impro. Ce qui était amusant avec les enfants, pour eux l'objet est toujours caché dans la manche , alors que j'étais en T short en manches courtes.
  5. Je venais juste de visionner cette vidéo publiée par David Ethan dans sa page facebook, j'en avais les larmes aux yeux, vu la performance de jeune fille dans l'art de la ventriloquie et l'émotion qu'elle a eu devant les compliments des juges et le public.
  6. Mon premier tour d’illusionnisme : La téléportation En fin 1969, date à la quelle les télévisions étaient rares dans les foyers de mon village d’antan, ma mère avait cassé sa tirelire pour offrir à la famille une télévision. De marque Autovox , elle diffusait en noir et blanc, avec son boitier stabilisateur pour le protéger contre les variations de tension électrique. A cette époque les images télévisées en mouvement étaient déjà pour moi les plus beaux tours de magie que l’homme avait inventé. Depuis mon jeune âge, et malgré la rareté des programmes, j’ai pu découvrir pas mal de séries télévisées : Pour mémoire : Zorro (1957), Les incorruptibles (1959), Thierry la fronde (1963), Tarzan (1966), Star Trek (1966), Le prisonnier (1967), Les envahisseurs (1968), Manix (1975), Shaft (1973)… Malgré qu’à l époque je ne comprenais pas le français, je regardait quand même ces séries : Parmi, les scènes qui m’ont le plus marquées c’était la scène de téléportation dans la série « Star Trek ». Le téléporteur est probablement le gadget technologique le plus emblématique de l'univers de science-fiction de Star Trek imaginé à cette époque, en effet, c'est la seule série à avoir fait de la téléportation un moyen de transport courant. J’étais depuis mon jeune âge plutôt un enfant turbulent qui ne tenait pas en place et très farceur. Le téléporteur m’avait tellement intrigué que je cherchais déjà des explications logiques à ce phénomène. J’avais décidé alors de reproduire « ma téléportation » dans la rue de mon quartier, j’ai en quelque sorte depuis l’année 70 fait la magie des rues : « de la street-magie » sans le savoir. Pour comprendre le mécanisme de « ma téléportation » que j’avais mis en place : Les rues d’antan étaient architecturalement faites de maisons arabes collées les unes aux autres et ne comprenant que de rez-de-chaussée sans étages. Ce qui me permettait de grimper facilement sur les toits des maisons et traverser ainsi d’un bout à l’autre notre rue. Ma mise en-scène était la suivante : L’ air de rien, entrain de lire un livre, je m’installais au début de la rue contre un mur. Lorsqu’un passant ou plusieurs s’engageaient dans la rue, je leurs faisais remarquer inconsciemment ma présence soit en éternuant ou en toussant et ou en leur adressant un discret bonjour. Une fois mon niveau dépassé, et en m’assurant que je n’étais plus dans les champs de vision des passants. Je grimpais vite fait et en courant sur les toits des maisons du quartier que je traversais parallèlement tout le long de la rue. Puis je me réinstallais tranquillement contre le mur à l’autre bout opposé de la rue avec la même position en lisant mon livre assis au pied d’un mur. Mais là, quand le ou les mêmes passants arrivaient à mon niveau, je ne disais rien, je les laissais réagir devant cette impression « de scène déjà vu ». Les uns avec un regard interrogatif marquent un temps d’arrêt sans rien dire. Les autres me demandent si c’était bien moi qu’on venait de voir assis « laba »: à cette situation, je fais celui qui ne comprenait pas la question, cette situation augmente encore plus les interrogations d’un phénomène bizarre qui venait de se produire. C’est ainsi, que j’avais réalisé ma première illusion de Téléportation en plaine rue. Le seul inconvénient qu’à cette époque l’émission de caméra cachée n’existait pas encore. Par conséquent, j’étais l’unique spectateur de ma propre mise en scène. Ci-joint ma photo dans ma rue à Hammamet/ Tunisie en 1967
  7. La prochaine anecdote sera: Mon premier tour d’illusionnisme.
  8. Mon premier « tour de mentalisme » à l’âge de 7 ans : Je suis le plus jeune d’une grande famille de huit frères et deux sœurs. Jadis en 1967, Hammamet ma ville natale était encore un village non encore pollué par les industries touristiques. A cette époque, il n’y avait pas encore de collège dans notre village. Tous les jeunes après leurs études primaires sont affectés en pensionnat dans la ville de Nabeul pour faire leurs études secondaires. je collais certains de mes frères qui allaient pendant le weekend rejoindre leurs amis pour jouer aux cartes dans la maison des jeunes. Remarque: la maison des jeunes était une ancienne église abandonnée (voir photo ci-joint). Un jour, j’avais accompagné l’un de mes frères à cette maison des jeunes, j’étais souvent très discret et personne ne faisait attention à moi, car tous les esprits étaient absorbés par les jeux de cartes. J’avais capté une conversation entre deux amis : l’un demandait à l’autre pour venir le lendemain jouer un match de foot. Le deuxième lui avait répondu qu’il ne pouvait pas venir car il allait réviser son devoir de science naturelle sur le cœur. J’avais écouté cette conversation sans plus, et j’avais suivie les parties de cartes pendant une bonne partie de l’après midi. Le lendemain, matin je suis sorti de chez moi pour allez jouer sur la plage (qui était à une centaine de mètres de la maison de mes parents). Sur cette plage, j’avais remarqué de loin l’ami de mon frère, à l’ombre au pied du mur délimitant la plage. Je me suis approché de lui à environ une vingtaine de mètres et je lui ai dit les phrases suivantes : - « Salut, je pense deviner ce que tu es entrain de faire, tu es entrain de réviser un cours qui fait cinq pages, ce cours est un cours de sciences naturelles, tu es sur le chapitre du cœur et tu as un devoir de deux heures dans deux jours ». Cet ami, la veille était tellement absorbé par sa partie de cartes avec ses copains, qu’il n’avait même pas réalisé que j’étais présent parmi les jeunes. Et sans doute avait oublié que les informations que je venais de lui dire étaient en réalité les mêmes informations qu’il avait confié à son ami. Enfin, vu mon jeune âge, il ne pouvait pas se douter que j’avais assisté à la scène. Il était tellement scotché par cette performance mentale, que même 50 ans après, quand je le rencontre de temps à autres pendant les vacances d’été à Hammamet, il me dit : « mais comment tu as su » ? Et voilà comment sans le savoir, j’avais réalisé mon premier tour de mentalisme. Note Historique: L'église catholique de Hammamet En 1883, la communauté chrétienne de Hammamet comptait une centaine de membres. Le besoin d'un lieu de culte devenait pressant. Les autorités françaises édifièrent en 1884 une église catholique sur l'actuelle avenue de la république. L'édifice fut démolie en 1976 et une poste fut construite en lieu et place de l'ancienne église.
  9. Mon premier sujet hypnotisé Comme je l’avais écrit plus haut, dans les années mi-70, j’étais pensionnaire au collège/lycée KHAZNADAR du Bardo à Tunis. Un après midi dans la salle de permanence, j’ étais assis à coté d’un copain de classe qui était entrain de faire du dessin avec son pinceau et son aquarelle, il y avait aussi un flacon d’eau pour laver ses pinceaux (godets). Moi, Je lisais le livre : « Théorie et Pratique de l’Hypnose » qu’un ami m’avait prêté (celui dont j’ai évoqué au début de la publication). J’avais lu la première leçon comment hypnotiser. En guise d’essais, j’avais demandé à mon copain de faire le cobaye. Comme je n’avais pas appris par cœur le texte. Je lui ai demandé de fixer les clés brillantes de mes casiers . Et j’ai commencé à lui lire un petit paragraphe (de mémoire si mes souvenirs sont bons) : « Vos paupières semblent lourdes, vos paupières sont lourdes…vos yeux se ferment… vos membres sont lourds…vous avez envie de dormir… chacune de mes paroles vous endort encore plus…. vous dormez» Ensuite, je lui ai exposé une scène : je lui avais décrit qu’il était en plein Sahara, qu’il faisait très chaud, qu’il avait soif… J’avais pas encore fini mon discours, soudain, il avait pris le flacon (équivalent d’un grand verre d’au) d’eau sale avec l’aquarelle et l’avait bu d’un coup sec. Je l’ai regardé, je pensais vraiment qu’il me jouait de la comédie. Je lui avais dit en arabe : yezzi, yezzi mel bleda (arrête, arrête ta plaisanterie). J’ai réalisé alors que c’était pour du vrai. Paniqué j’ai du souffler sur son visage pour le réveiller. Pour la méthode du souffle pour réveiller : j’ai vu faire « Dortus ». Mon ami, s’est réveillé un peu dans les vapes avec un regard vide. Content de cette performance, j’avais attendu le temps de la récréation et j’avais fais d’autres essais sur d’autres élèves. Les petites expériences ont vraiment marché. Le jour même de bouche à ’oreille, mes performances d’hypnose sont arrivées jusqu’aux oreilles du Surveillant général Mr. Garbouj. Sans attendre la rentrée en étude, que j’ai été déjà convoqué au bureau de Monsieur le surveillant général. Il faut se situer dans les années 70 où la vie d’un pensionnaire était disciplinaire et quasi militaire. Imaginez ma détresse, dans le bureau. Le surveillant général me regardait et disait calmement tout en écartant le bras avec la main bien en direction de ma joue gauche: « Il parait que tu es hypnotiseur, tiens regarde cette gifle essais de l’hypnotiser pour l’arrêter ». En bref, j’ai eu une raclée avec une série de gifles, la raclée la preuve je m’en souviens encore. Tous ce que je peux vous dire, dans la réalité, il n’y a vraiment pas de magie pour me sauver. Dans ma page des anciens du lycée, j’ai retrouvé une photo récente de MR. Garbouj :
  10. C'est exactement ce que j'avais fabriqué. On peut même faire disparaitre le lapin et faire réapparaitre un autre animal.
  11. @Melvin, j'en ai une autre histoire qui n'as rien avoir avec de la magie qui est encore plus étonnante: A partir de la 3ème année, pour payer les études, j'avais décroché un petit contrat d’aide-soignant pendant les vacances scolaires. Dans un petit patelin près d’Évreux à Sait Sébastien de Morsen dans un Hôpital de convalescence vraiment en plein campagne: Hôpital Lamusse. Le premier jour avant de prendre le Service, je suis allé à la lingerie pour récupérer des blouses blanches avec mon nom cousu sur la poche. Pendant que le machine écrivait mon nom. La chef lingère m'avait demandé d'où je venais? Je lui avais répondu : "De la Tunisie". Elle me dit où en Tunisie? Je lui avais répondu de la ville de Hammamet. Elle me dit est ce que vous connaissez "Mr. Hallous", je lui ai répondu, oui je le connais bien puisque c'était mon père. (Hallous c'est notre surnom (Sobriquet). J'ai appris par la suite qu' elle avait habité chez moi avant ma naissance en 1959 et connaissait bien mon frère ainé. Elle m'avait invité à manger chez elle et m'avait présenté à sa famille. N'est ce pas étonnant comme coïncidence? c'est mieux qu'un ACAAN lol
  12. j'ai , il y a longtemps, j'ai construit un matériel personnel (création) pour faire apparaitre et disparaitre des lapins ou échange d'animaux , mais c'était une construction artisanale: http://mankaimagie.free.fr/16matos/APPARITIONDIPARITION.html En fait j'avais fais une vidéo essais à l’époque, il manque la boite qui se déplie pour faire constater que l'animal complément disparu de la boite:
  13. Dans les services de pédiatries Pendant mon externat, que se soit dans les services des urgences pédiatriques ou dans les Services hospitaliers, j’avais toujours des tours de magie dans les poches. Quand le moment le permettait, je régalais les enfants pour leur donner un peu de joie. Malheureusement, je ne peux pas raconter ce passé douloureux car certains de ses enfants malades à qui j’ai donné pour un laps de temps un sourire ne sont plus de ce monde.
  14. Le lapin dans une soirée des internes au CHU Dans les années 90, lors d’une soirée, des médecins internes à l’hôpital, on m’a sollicité entres autres de présenter quelques tours de magie. A l’époque dans les services (entre personnel) on me nommait pour les uns Majax, pour d’autres mettant une note étrangère : Garcimore. J’avais commencé à faire quelques tours de salon. Dans une foules d’internes en délire le plus total du à une ingestion excessive d’alcool. Ils criaient tous en cœur : Le lapin, le lapin,… Pour les calmer, j’avais présenté un tour ou je faisais apparaitre entre les foulards un lapin en peluche. Mais, ces derniers ne se sont calmés pour autant, ils ont continué à crier avec une intensité plus forte : « Noooon, le Lapin, le lapin…" J’avais compris enfin par la force des choses que le lapin en question dont ils voulaient que je fasse apparaitre c’était « mon petit Lapin personnel » (que je me mettais à poil). Mais ma pudeur, avait fait décliner cette ardente demande.
  15. Dans le Service de Chirurgie Digestive : Toujours dans un stage d’externe, je participais à une intervention à ventre ouvert dans le bloc opératoire. Il faut savoir que ces interventions chirurgicales peuvent durer plusieurs heures. Pendant toutes les manœuvres, il faut respecter rigoureusement les règles d’asepsie, nos gestes sont très limités toujours de peur de contaminer le patient. Il faut aussi suivre et anticiper tous les gestes chirurgicaux pour aider au mieux le patron chirurgien dans le déroulement de l’opération. Comme, j’anticipais les gestes à faire, à l’insu des regards de l’entourage péri-opératoire, j’empalmais à l’italienne, et à l’avance un ou deux instruments chirurgicaux. Tout en ayant les mains dans l’espace du champ opératoire et peine que le chirurgien prononçait l’outil à utiliser, je le fais apparaître entre les doigts en un éclair, tout en ayant l’air de rien, puis je lui donne. Le Patron, ne comprenant cette soudaine apparition, marquait un temps d’arrêt et de peur d’être dépourvu de vigilance et de contrôle de tous ce qui se passe, n’osait rien dire, au risque de se faire ridiculiser.
  16. Les petites anecdotes en magie Examen Neurologique : Lors de mon externat en médecine en 1990, j’étais à l’époque en stage dans le service de neurologie. Parmi les examens cliniques à faire au patient malade, il y avait entre autres l’évaluation de la mémoire pour savoir s’il y a des troubles d’amnésie antérograde ou rétrograde. Il fallait montrer au patient une pastille en plastique d’une certaine couleur et lui demander de s’en rappeler, la cacher dans la main pendant une minute puis de lui reposer la question pour se rappeler de la couleur. Il faut en plus refaire le même test avec d’autres couleurs et d'autres formes géométriques. Ce jour là, j’avais en main une pastille ROUGE et une pastille JAUNE. J’ai montré au patient la pastille rouge, et par un réflexe de magicien dans la magie des pièces, j’ai lancé par change la pastille JAUNE. En gardant à l’empalmage pastille Rouge montrée. Une minute après je lui ai demandé de se rappeler de la couleur : Il m’a répondu ROUGE, je lui ai montré que la pastille était JAUNE. Le patient avait paniqué, en me disant : « Docteur, vous voyez, ça ne va pas du tout, je perds la boule ». J’ai du le rassurer en lui expliquant que c’était un tour de magie. Et qu’au contraire il avait la mémoire intacte car il avait su me dire que ce n’ai pas la bonne couleur. Bien entendu le test à été mentionné tel qu’il était dans le dossier du patient.
  17. Ce n'ai pas l'objectif, car tout simplement, je souhaite gagner un autre effet sur un mot existant déjà sans cache. En gros, je fait une première transformation d'un mot (ou apparition) en supprimant un cache, puis dans la foulée, je fais apparaitre un autre mot hybride (ou muté) du dernier mot en effaçant une partie des lettre qui le composent.
  18. Grace à la magie le monde est petit : Après le bac, j’avais étudié deux ans dans la faculté de Physique et Chimie de Tunis, ma passion pour la magie n’était pratiquée que pendant les vacances scolaires, et encore quand je le pouvais car la magie pour ma famille n’était pas un vrai métier. Surtout que mon père était boulanger, le vrai métier pour lui c’était de l’aider dans la boulangerie. Quand je dis l’aider, c’était de prendre le service à 5 heures du matin jusqu’à environ 22 heures, heure à la quelle il n’y avait plus de client. Constatant que le milieu universitaire était trop perturbé par les grèves étudiantes incessantes, je m’étais inscrit à la faculté de médecine de Rouen. Une journée avant le voyage pour la France, pendant que je bossais à vendre le pain dans la boulangerie, vers les coups de 20 heures un animateur de jeunesse local est venu me voir en urgence car, il y avait un spectacle d’animation qui s’était annulé à la dernière minute pour des enfants français (colonie de vacances) venus passer les vacances à Hammamet. Après hésitation, je me suis fait remplacer dans la boulangerie, et j’avais assuré un spectacle (bénévolement en plus). Le jour suivant (le 16 septembre 1983), j’avais pris l’avion et rejoint la Cité Universitaire du Bois à Mont Saint Aignan (Rouen). Mais le problème, était que la chambre universitaire était juste pour dépanner une période de deux jours, le temps de chercher et de trouver un logement permanent. Au dernier jour, je n’avais pas trouvé de logement, j’avais redonné la clé de la chambre et j’étais avec ma valise dans la cours de la cité universitaire, ne savant pas où habiter. C’était à ce moment là qu’un miracle s’était produit : Un petit garçon s’était approché de moi, et m’avait dis : « Monsieur, monsieur, vous n’êtes pas le magicien qui nous a fait le spectacle de magie en Tunisie ? ». j’avais appris alors que : les enfants de la colonie de vacances à qui j’avais fait le spectacle étaient originaires de la ville de Rouen. Hé bien figurez vous que cet enfant, était le fils du Directeur Régional Du Crous En Normandie. Le petit garçon m’avait présenté le jour même à son père, qui a eu la gentillesse de m’aider à trouver une chambre universitaire. Le monde était vraiment petit où c’était le pur hasard ???
  19. Une petite anecdote avec le magicien Kassagi qui était tunisien d'origine, il m'avait été présenté par mon frère à Hammamet en Tunisie en juin 1981, je venais juste d'avoir mon Bac, c'était l'époque où Kassagi était entrain de mettre au point sont projet de méga complexe pour les arts et le jeu à Hammamet (qui malheureusement s'était soldé par un échec et ruine). En discutant avec lui il m'avait posé la question si je voulais vraiment faire de la magie comme métier, je lui ai répondu que je voulais d'abord finir mes études. Puis il m'a posé une autre question si je croyait ou pas en Dieu, j'avais répondu que oui. Il m'a viré de sa table car il était vraiment athée car s'était pas son cas apparement. Quelques jour plu-tard, je l'avais revu au centre ville de Hammamet il était accompagné de son épouse. J'étais sur une mobylette, étant encore jeune, j'avais un look mal rasé, un jean délavé et déchiré (la mode actuelle). Kassagi était tout le contraire un homme très élégant, il m' avait alors conseillé de me raser et de mettre un autre pantalon: il m'avait textuellement dit: tu es très beau, ne gâche pas ta beauté avec cet accoutrement.
  20. Ma première expérience avec l’hypnose: Dans le collège/Lycée Du Bardo à Tunis, où j’étais pensionnaire en 1974, un magicien Tunisien du nom de « Dortus » avait fait une représentation dans la salle des fêtes. Un spectacle de magie générale avec des tours de passe-passe dans une première partie. Ce qui m’avait marqué avec ce magicien, c’est qu’il utilisait les croyances des autochtones de la magie noire. Dans ses gestes et mimiques, il appuyait les effets de ses tours. Il avait un visage figé d’un parkinsonien, une exophtalmie bilatérale ce qui rendait son spectacle vraiment impressionnant malgré la simplicité de ses tours. Ce comportement sur scène avait un but important lors de la seconde partie de son spectacle qui était : l’hypnose. En effet pendant toute la première partie, le magicien était pris non pas comme un artiste, mais comme un faiseur de miracle et donc, il avait déjà préparé toute une partie du public à être sensible à l’hypnose. Il faisait une première sélection générale dans la salle en suggérant à chacun des spectateurs que leurs doigts des deux mains se sont soudés, ou que leurs bouches restent ouvertes avec une impossibilité de la fermer. Les spectateurs les plus sensibles montent sur scène. Il fait une deuxième sélection pour choisir les plus hypnotisables en les attirant en avant de loin. Celui qui chute, les pieds joints, sans réaction de défense pour parer la chute sera un des acteurs du reste de la présentation du magicien. Son show consistait à faire jouer les scènes classiques qu’on peut suggérer à un sujet pendant le show de l’hypnose. Comme, j’étais passionné par cet art, et pour percer de près les secrets de l’hypnose, j’ai joué le jeu pour être sélectionné lors du premier test, j’avais simulé que mes doigts s’étaient soudés. Lors du second test collectif (on était 7 ou 8 spectateurs) de la suggestion de la chute en avant, j’étais le seul à avoir résisté. Par professionnalisme, Dortus m’avait pris à part, pour faire son expérience en individuel. Il s’était placé devant moi, on était tous les deux de profil par rapport au public. Son visage à environ une vingtaine de centimètres (avec ses yeux exorbitants). La main droite avec les doigts écartés était latéralement surélevée mais restée dans mon champ de vision. La main gauche était en arrière de mon cou et apparemment à distance. Dortus , avait fait une deuxième tentative pour m’attirer en avant qui n’ avait pas marché. Pour faire réussir son expérience : avec un des doigtes caché par rapport au public et en appuyant en arrière de ma nuque, il me poussait vers l’avant jusqu’à ce que je perde l’équilibre. Comme le public a vu que je tombais, ils ont applaudit la performance du magicien. Dans la chute le magicien m’avait bien-sur réceptionné, il avait profité de ce moment en me chuchotant de jouer le jeu. J’avais accepté sa demande. J’ai découverts à ce moment la notion de compère dans la magie. Le thème de la scène d’hypnose, que j’ai simulé était la suivante : Au premier rang parmi les spectateurs il y avait entre autres un surveillant (pion) du pensionnat qui était particulièrement sévère avec les élèves. Il faut rappeler que dans les années 70 la discipline scolaire était bien appliquée : les retenus et les baffes aux élèves étaient monnaies courantes, les punitions étaient approuvées avec la bénédiction des parents. Dortus m’avait ordonné de dormir, c’est que j’avais fait : simuler l’état hypnose. Il m’avait montré du doigt, notre surveillant, et m’avait suggéré que cette personne avait fait du mal à mon frère et que ne devais pas laisser passer cette situation sans répondre. Dans mon état de « pseudo-hypnose », je ne me suis pas démonté, je me suis lâché pour sortir les insultes les plus dures. Le plus amusant, vous ne pouvez pas savoir le bien que cela m’avait fait à époque. Le magicien m’avait réveillé, j’ai fait celui qui ne se rappelait de rien. Je ne vous décris pas l’état de la salle des fêtes avec tous les élèves qui dans un chahut général applaudissaient ces insultes « immunisées » de toutes sanctions.
  21. @Maxence MURA : Excellent. Merci je vais essayer d’intégrer cette idée dans l'une des applications.
  22. Par contre le revers de la médaille, cette passion était la cause majeure de mes deux divorces (lol).
  23. Comment je suis devenu « MAGICIEN ». Dans mon enfance dans les années début 70, je vivais à l’époque en Tunisie. Dans cette période hormis la grosse radio qui occupait à elle seule tout un coin de la salle, tous les médias n’existaient pas encore du moins comme la télévision était dans quelques rares foyers, avec une seule chaîne diffusant de 19 heures à 22 heures maximums. Pour téléphoner, il fallait passer par une opératrice postale qui branchait la ligne avec un l’interlocuteur. Rassurer vous, ce n’était pas non plus l’époque des cavernes. Tous ce vide social et intellectuel était à l’époque encore occupé par les charlatans sous plusieurs déguisements, voyants, guérisseurs,… : les uns utilisaient des textes divins, dérivés de la religion pour accomplir des miracles, d’autres dans des temples appelés Marabout donnant des offrandes sous une atmosphère rituelle. Marabout, Lieu dans lequel est enterré un « Saint » à qui on fait des offrandes pour guérir une maladie grave, ou pour donner de la fertilité et avoir des enfants mâles, pour une célibataire de trouver un mari de « bonne famille ». Dans ma ville natale Hammamet en Tunisie, le Marabout Sidi Bouhdid : Le Saint Protecteur des pécheurs et des attaques maritimes, comme le célèbre Barberousse, ou les Maltais… Ce lieu s’est transformé en « Café-maure » touristique très réputé où l’on vient surtout pour admirer le coucher du soleil avec thé à la menthe. Ci-joint une vidéo que j’avais réalisée du lieu en question : A cette époque et pendant mon enfance, ce qui m’a le plus marqué ce sont les Voyantes ambulantes habillée en bédouine qui rodaient dans les rues de la ville en criant d’une voix aigue et chevrotante : « TAKEZA, TAKEzaaaa… » (Voyante). Ces femmes avaient une logorrhée et un bagout débitants répondant et résolvant avec miracle, tous les malheurs de leurs clients en détresse. Elles avaient comme instrument non pas une boule de cristal, mais un morceau de plomb (récupéré dans les vieilles tuyauteries). Ce dernier est chauffé et liquéfié dans une petite casserole, puis jeté dans un récipient contenant de l’eau froide. Le plomb en se solidifiant instantanément, prend une forme solide aléatoire. La Voyante (La TAKEZA), interprète ces formes pour prédire tout ce que la victime demande. Pour moi, ces phénomènes étaient paranormaux. Avec mon esprit cartésiens qui cherchait une explication à tout, la question était : Comment peut ‘on prédire et connaitre un événement qui ne s’est pas encore déroulé dans le temps ? Dés mon jeune âge, il me fallait trouver une explication logique à un phénomène de mentalisme. Dans les Marabouts, il y avait aussi un ou plusieurs danseurs masqués habillés en « Vaudous » qui dansent sous un rythme de tambour qui reproduisent les battements cardiaques. Ces sons, sans doute par leurs caractères infra soniques, pénètrent directement dans nos tripes et donnent une sensation bizarre. Les spectateurs les plus sensibles et vulnérables entrent dans un état second de transe et commencent à danser en tremblant souvent jusqu’à en perdre connaissance. Ces phénomènes, illogiques dans mes esprits m’ont beaucoup intrigué. Il me fallait trouver une explication. Comment une personne normale, pouvait ‘elle tomber dans un état hypnose? Toutes ces questions sont restées en moi sans réponse. Entre autres, je me posais aussi d’autres questions concernant des phénomènes physiques. Par exemple, un jour sur un bateau, je me suis posé la question suivante : Pourquoi quand je saute et je bondis, pendant ce laps de temps où je suis suspendu dans l’air, alors que rien ne me lie au bateau qui continu à avancer, je ne me retrouve pas dans la mer ? J’ai eu la réponse dans les cours de physiques, car en sautant, j’avais déjà une vitesse initiale qui est la même que celle du bateau… Avec le temps et en découvrant « La magie » non pas « noire mais sous son angle le l’art de la prestidigitation, j’ai compris qu’en définitive, la vraie magie n’existait pas (j’avoue ma déception). Et tous ceux qui prétendent de l’être sont souvent des charlatans mercantiles ou à la recherche de pouvoir… J’ai découvert dans les années soixante dix le journal « PIF GADGET » qui a joué beaucoup dans mon développement logique avec les jeux et les gadgets (voir photos ci-dessous). J’insiste pour remercier la rédaction de l’époque de ce journal, car je le rappelle, je vivais dans un pays « pauvre » ou même les jouets pour enfants n’avaient pas place dans le commerce. Dans ce journal, et par moment, il y avait des tours de magie que je dévorais pour apprendre le secret. Mais comme il n’était pas facile voire impossible pour moi de se procurer du matériel de magie, j’ai donc appris à fabriquer tout ce dont j’ai besoin moi-même. J’ai découvert aussi le bricolage comme autre passion. Pour anecdote : mon premier « FP » était fabriqué avec un bouchon métallique d’un flacon de parfum. Pour lui donner la couleur chair, je l’avais entouré avec un Pansement Sparadrap. Ce gimmick fonctionnait à merveille. Ma passion pour la magie était connue de tout mon entourage, il faut avouer que pour l’époque et le lieu c’était une passion assez particulière dans un monde sociétal hostile où la superstition guidait la vie de tous les jours. Pour certains religieux, faire de la magie en dehors du code sacré relève de la mécréance de Dieu et la collaboration avec le diable. Malgré tout ces obstacles, j’ai pu apprendre avec le temps des petits tours à droite et à gauche. Je notais tous les tours dans un petit cahier (voir photos ci-dessous). J’avais eu de la chance d’avoir eu un frère aîné qui par son métier pouvait voyager (pilote d’avion). Il m’avait offert un coffret de magie du Magicien Kassagi : Magie 2000. Ce qui m’a le plus aidé dans cette discipline, c’est d’avoir connu dans ma période d’adolescence, un promoteur immobilier qui était passionné aussi de magie. Comme il avait les moyens financiers, il s’est abonné à la boutique de Mayette Magie. C’est avec lui que j’avais découverts mes 3 premiers vrais livres de la magie : Cours Magica de Robert Veno , Les Merveilles de la Prestidigitation de G. Kaplan et Théorie et Pratique de l’Hypnose. Ces ouvrages étaient pour moi une bible de la découverte du monde magique. Dans mes temps libres hors des études, je passais du temps à fabriquer et à reproduire tous les tours que j’apprends. Mes présentations de spectacle étaient toujours locales, soit dans mon entourage direct, dans le collège, lycée, dans les hôtels, les colonies de vacances. Puis, depuis l’année 1984, je suis venu en France pour faire mes études de médecine et là, j’ai pu encore m’améliorer dans cet art. Pour résumer, contrairement à beaucoup, je n’ai pas découverts la magie en tant que art de spectacle, mais en tant que magie noire. J’ai été beaucoup marqué par les charlatans qui ont abusé de la naïveté ou de l’ignorance de la société dans laquelle je vivais. J’ai donc milité en apprenant cet art dans le sens de lutter contre les forces occultes et dire que finalement il y a toujours un truc. En 2010 après les événements en Tunisie du Printemps arabe, j’ai été choqué par la récidive et recrudescence des charlatans qui sous couvert de la religion, replongent la société tunisienne dans la croyance de la magie noire. Je me suis rendu alors compte que le combat est loin d’être fini. (Pour ne pas rallonger la publication, dans les commentaires , je vous raconterai quelques anecdotes amusantes que j’ai pu vivre en rapport avec la magie).
  24. Merci @Melvin, je suis entrain justement de mettre au point une autre présentation avec du mentalisme , mots et nombres
  25. Merci, je vais le consulter, mais ce n'ai pas vraiment ce que je cherche. Car, dans mon exemple c'est effacer une partie d'une lettre pour donner une autre (c'est une sorte de mutation d'une lettre): Comme exemple: la lettre "E" peut se transformer en effaçant la barre du dessous en "F" ou la barre du milieu en "C" ou les trois barres en "I". Sauf que dans mon exemple il faut utiliser plusieurs lettres à transformer tout en formant un mot qui a un sens.
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