Ça ressemble quand même à de la bonne branlette de magicos.
Quelle est la place du spectateur dans tout cela ?
Si tenté qu'on considère que la magie ne peut s’opérer que dans la perception et l’analyse d’un récepteur.
Que la satisfaction personnelle de créer quelque chose d’unique peut se revendiquer, je suis curieux de savoir d’où vient la satisfaction quand l’acte principal n’a consisté qu’à faire flamber la machine à billet, déconnecté de tous le processus créatif et de l’expérience qui lui a été nécessaire.
Le fait de posséder ?
Soit !
Mais alors qu’à t’on d’autre à transmettre au principal intéressé (le spectateur, pour Woody qui ne suit pas) que ce plaisir égocentré de la possession. En quoi le spectateur peut il se sentir concerné par ce petit ou grand bonheur onaniste du possesseur ?
Faites une série de tours plus faramineux les uns que les autres à des spectateurs et incluez-y une routine de balles mousse, mélangez et revenez quelques jours plus tard pour savoir de quoi parlent les gens normaux.
L’expérience n’éclaire que le chemin parcouru.
Peut-être qu’un peu de réflexion également.
Si j’avais un truc à acheter, ce ne serait pas la possession de quelque-chose d’unique, ce serait de l’expérience et de la réflexion.
Pour peaufiner ma routine de balle mousse.
Hier j'ai croisé un circassien et je lui ai demandé combien il me vendait son triple salto arrivé sur une jambe.
Il m'a regardé bizarrement et j'ai cru comprendre que le vrai et le seul prix à payer, c'était le travail.