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Gilbus

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  1. intéressant... y a-t-il eut des expérience cherchant l'effet barnum sur des animaux? Gilbus
  2. Sur le principe, je suis d’accord avec toi. Mais bon, il s’agit de dice élévator, c’est pourquoi je n’ai rien dit jusqu’ici : Le matériel est tellement spécifique « magie », et il est tellement évident que c’est truqué, que le fait de dire qu’il y a un truc ne change pas grand-chose pour le public. Simplement, le public ne sait pas laquelle des solutions est employée, parmi les 4 ou 5 possibles qui viennent immédiatement à l’esprit quand on regarde le tour, ce qui n’est pas un gage de mystère… Ceci dit, les objets en eux même sont d’une grande beauté, chapeau les gars… Ce n’est pas en le nommant badinage qu’on enlève l’idée et les conséquences du débinage… Moi, il ne me manque pas, il m’ennuie au plus haut point, contrairement à ce qu’on pourrait croire de l’extérieur… Vos réponses prouvent que le sens de « débinage » n’est pas le même pour tout le monde... Il me semble que nous n’avons pas la même définition du débinage. Le débinage consiste à donner les explications au public. Il ne concerne pas les échanges des magiciens entre eux. La maxime complète est donc " un magicien ne dévoile JAMAIS ses trucs AU PUBLIC" On omet généralement la seconde partie, puisque c’est une phrase qui est sensée s’adresser au public, justement : Les magiciens, eux, sont censés être au courant… Echanger des trucs entre magicien concerne l’apprentissage, et non le débinage. Les magiciens ne sont pas non plus obligés de donner leur trucs à d’autres, et certains secrets ont effectivement disparus au fil des temps… (et ont souvent été retrouvés par d’autres ensuite ) Donc, l’argument « sans débinage, plus de transmission » est une mauvaise vision des choses, assimilant deux pratiques différentes ayant des points communs : S'en servir pour justifier le débinage est incongru. -Ont dit le truc dans les deux cas. -Mais l’important, c’est à qui on le dit. Y a-t-il débinage ici : Ben, à force de parler de détails concernant ce tour, a mot plus ou moins cachés mais compréhensibles, on finit effectivement par donner le truc (ou un des trucs possibles…) Comme c’est une partie publique, oui, à force, c’est du débinage. Comme c’est un post ou on se concentre plus sur les belles images et les beaux objets que sur les textes, pour un visiteur occasionnel, et qu’en plus nous sommes sur un média relativement peu fréquenté par les chercheurs de trucs (comparativement à YouTube…) le débinage est peu important. Les plus concernés sont ceux pratiquant ce tour, ce qui n’est pas mon cas, donc… Le facteur « pro/non pro » n’a strictement rien à voir, au contraire. Gilbus
  3. Le téléphone numérique semble un bon thème : C’est moderne, concerne tout le monde, et secoue la poussière (à moins que tu ne fasse le tour du téléphone dans la quêteuse ? ) Une petite explication sur le fonctionnement du téléphone peut être l’objet d’un tour, mais cela demande un peu de décors : Tu expliques le principe du numérique avec démonstration pour illustrer : Tu fais signer un truc par un spectateur, ou lui emprunte un truc unique (montre, clef). Tu mets l’objet sous cloche de verre (coté jardin). L’objet disparait (si possible à vue ou presque, ou progressivement, genre fondu enchainé, ou par tranche symbolisant la numérisation), un décor lumineux composé d’un chenillard part de la cloche, jusqu’à une seconde cloche côté cour, le récepteur, ou l’objet réapparait. Il y a plein de façon de réaliser cet effet de manière convaincante… A toi de trouver un texte bien pédagogique pour expliquer la numérisation de l’information, son codage puis sa restitution dans le récepteur. L’idée, c’est d’éviter les trucs pouvant donner lieu à une suspicion technologique pour obtenir l’effet (genre une appli sur le téléphone qui fait le boulot…), tout en gardant le thème du téléphone numérique. Sinon, pour la scène, le maintenant très classique « téléphone dans le ballon » : Avec explication de l’utilité d’une coque de protection pour les portables. Le ballon devient une coque jetable, puisqu’il faut la déchirer chaque fois qu’on se sert du téléphone… Bon courage Gilbus
  4. Pas de parenté génétique : il s'agit d'un hommage hihihi: je crois que la question de Plick était elle aussi un "hommage" aux mélanges que font parfois les journalistes entre les deux magiciens... Plick, comme tu va l'apprendre en lisant ses autres interventions, est un historien: Pas un magicien qui répète ce qu'il a lu, non, un vrai historien qui va en général fouiller dans les documents authentique et d'époque avant de dire qu'il y a 52 cartes dans un jeu... C'était donc de l'humour. J'imagine. C'est vrai que c'est moins drôle, quand je l'explique... Gilbus
  5. je ne sais pas s'il a déjà été cité ici, mais la référence sur le sujet me semble: "l'argent dette" de paul Grignon [video:youtube] c'est un peu long, mais passionnant: A voir absolument si on n'a pas fait de hautes études financières et qu'on veux malgré tout comprendre un peu notre société.... Gilbus
  6. Le grand débat du saut de coupe... Seules les personnes qui le pratiquent pensent qu'il est invisible... Dans des cas très spécifiques, s'il n'y a pas trop d'angles c'est une arme redoutable, mais dire que c'est le meilleur contrôle... Pour le forçage classique, c’est vraiment le top ! Hihihi : Comme quoi le meilleur contrôle, c’est celui que chacun pratique le mieux Pour le forçage, que ce soit le classique, le cull, le blitz ou le forçage en croix, c’est la conviction du magicien qui bien souvent fait que le contrôle marche. En tout cas, merci pour ce post, je ne connaissais pas le contrôle Vappereau, et il me semble très convaincant, et surtout facile à faire. Je l’ajoute à une petite routine de sandwich que j’ai (le Gilbus move qui passe donc de 4 à 5 étapes…), et je vais tester sur du public dès que j’en aurais l’occasion… Merci pour la technique ! Gilbus
  7. Ah, si la vie législative ne nous étonnait plus, c’est qu’elle aurait bien changé… La circulaire que cite Teddy est une directive générale. Pour faire le tri, pratiquement, on doit se servir de la règle des 4P : Produit, Prix, Public,Publicité. Voir ici, par exemple : http://www.votre-expert-des-associations.fr/Qu-est-ce-que-la-regle-des-4-P.html Mais bon, cette « règle des 4 P » n’est pas hyper précise (comment pourrait-elle l’être dans un domaine si volatil…), et donc doit être estimée pour chaque cas particulier. On trouve de multiple discussion sur les 4P : Le produit : Un spectacle réalisé par des amateurs est-il différent d’un spectacle assuré par des pros ? Vaste débat… On peut, outre plein de considérations sur le contenu, voir les outils du métier utilisé : Par exemple, un spectacle de scène avec de gros moyens (plein de GI…) sera plus proche (en dehors de toute considération artistique) d’un spectacle pro que si on fait un close up avec un jeu de cartes, ces dernières faisant partie du matériel normalement accessibles aux amateurs… Mais bon, le matériel n’est pas le seul critère…surtout que les pro n’ont parfois pas plus de matériel qu’un amateur. Le prix : Là, c’est une aberration. Pour être dans les clous, une association doit impérativement avoir un tarif largement inférieur à un pro. Ce qui attise d’autant plus la concurrence avec les pros. Je fais partie d’une association qui fait des prestations (ce sont de VRAIS AMATEURS, ce n’est pas une association écran qui cache des semi-pros…) : On a monté autant qu’on l’a osé nos tarifs, pour justement réduire la concurrence avec les pros. Mais on ne fait pas de tarif « normal », on n’a pas le droit, et donc forcément, on va entrer en concurrence d’autant plus dure avec certains pros. Nous essayons de refuser les contrats des organisateurs les plus riches, pour les rediriger vers des pros. Nous faisons beaucoup de prestations gratuites ou à bas prix, dès qu’on est contacté par des organisateurs notoirement hors budget d’un pro. Malgré cela, ce n’est pas toujours simple… Cependant, engager un pro est pour un organisateur une assurance de qualité. En théorie. Public : Ben, dans le domaine du spectacle, pas simple non plus de gérer ce critère. Mon association essaie de cibler entre autre les publics non fréquentés par les pros, mais bon, un pro peut toujours arriver après la bataille, et dire qu’il aurait pu le faire aussi, ce spectacle… En pratique mon association a ouvert pas mal de lieux à l’intérêt d’avoir un spectacle (restaurants, bars, fêtes diverses), et ces « ouvertures » de consommation sont ensuite récupérées par des pros, peu ou prou. Les amateurs et les pros ne sont pas ennemis. Il faut voir aussi les actions vers les publics défavorisés, prisons, hôpitaux, maisons de retraites, quartiers sensibles, création de lien social (arf, ça y est, je me mets à parler comme un technocrate de la culture : Abattez-moi si je commence à baver en parlant de truc solidaires et équitables…) Ces actions vers des publics variés qui n’ont pas accès normalement à la discipline culturelle qu’on propose sont prises en compte dans l’action globale de l’association… Si on fait une association « juste pour des sous », cela va donc se voir Dans l’évaluation de l’association sont également pris en compte la destination des fonds récoltés : S’ils servent à organiser des spectacles, festivals, rencontre en lien avec la discipline, et cela sans but lucratif visible, tout en engageant des professionnels (en dehors de l’association), c’est plutôt positif… Enfin : Publicité. Là aussi, il y a discussion sur ce que constitue la publicité pro. Pour moi, une association peut très bien annoncer les spectacles qu’elle organise sur son site, sur les forums traitant de la discipline, sur le circuit d’information municipal dans la partie associative etc. Mais par exemple, faire du tractage (à l’aide de bénévoles…) sur les marchés, de l’affichage dans les commerces ? Moi, je pense que cela reste possible. Certains disent que c’est déjà trop… Louer des 4x3 publicitaires pour y mettre sa com, non, la, nous sommes d’accord, c’est trop. Enfin, dans la majorité des cas… Tiens, ici, par exemple : Une grosse pub, de l’organisation d’événement pro, billetterie importante gérée par l’asso, pourtant pas de concurrence : http://association1901.fr/blog/finances-association-loi-1901/fiscalite-finances/regle-des-4-p-un-exemple-dapplication-par-les-tribunaux/ Bon, de toute façon, c’est à apprécier au cas par cas, et la jurisprudence va juste dégager des tendances. Je cherche encore le texte de loi de la circulaire du 23/03/2001, qui définit les règles en cas de spectacle purement bénévole. Si quelqu’un l’a sous la main, ça m’interresse, on ne trouve que des extraits partiels sur le net… (Je l’ai eu dans le temps, impossible de remettre la main dessus…) J’aimerai bien voir quels sont effectivement les cas d’exclusion de cette histoire de 3x10… ok, cela a été fait pour le théâtre amateur, à la base…. Mais la limite entre théâtre et magie, il faudra qu’on m’explique un jour Ben, pas vraiment d’accord, bien qu’on en ait discutés en MP : Une association a le droit de facturer une prestation et j’attends toujours le texte de loi qui l’interdirait… Ce sont effectivement les bénévoles intervenant pour réaliser la prestation qui n’ont droit qu’a un remboursement strict des frais. Mais l’asso, elle, peut toucher les sous. Il ne faut pas que cela soit le but premier de l’asso, évidemment… la, il faut se taper tous les textes, pour ne pas déborder des clous. Tiens, ce n’est pas un texte de loi, mais cela vient d’un site qu’on connait bien, et qui semble fiable, en générale http://www.artefake.com/Association-Loi-1901.html Tiens, encore un lien : http://www.irma.asso.fr/Le-statut-des-amateurs-dix Qu’en est-il de l’association, qui n’organise pas, mais vend une prestation ? (cession de droit d’exploitation d’un spectacle…) Tiens, un exemple de contrat : http://www.adda-lot.com/sites/default/files/contrat%20cession%20modele.pdf Je n’irais pas plus loin, de peur de tomber du côté obscur de la force… En conclusion : Une association juste pour servir de paravent à un pro : Bof… trop de contraintes. Une asso qui a un vrai fonctionnement associatif : Pourquoi pas. C’est le problème de ceux protestant contre les asso : Faite la distinction entre les deux type de structure, les vraies, et les associations opportunistes. Tiens, au fait, quitte à énerver, elle devient quoi, l’APA (association des professionnels de l’animation) qui devait lutter contre les débordements associatifs, d’une main souple mais ferme ? Car sur leur site, on peut toujours lire des choses comme : « Toute association effectuant plus de 3 jours d’animation ou plus de 3 spectacles par an doit obligatoirement posséder une licence. » Ce qui me semble faux, puisqu’on parle au moins de 6 représentations pour les associations… Prêcher le faux pour faire peur décrédibilise, les gars… Gilbus
  8. J’ai fait ce genre de choses mais pas avec des enfants, c'était des adultes, et avec une douzaine de « cartes vivantes » seulement ça marche pas mal. Ce que tu peux faire pour élargir à 50 : On fait choisir une carte librement dans un jeu sans la montrer. elle est posées en vue, sans que personne ne sache laquelle c’est. Effectivement, les enfants ont tous collé dans le dos une carte différente. En plus, ils ont un masque avec des caractéristiques : lunettes, moustache, chapeau, couleurs… On demande à des personnes de l’assistance d’éliminer une caractéristique après l’autre, en faisant intervenir un maximum d’adulte, pour éviter la suspicion de complicité : Au fur et à mesure qu’ils sont éliminés, les enfants se retournent, on voit des cartes toutes différentes… Le fait d’éliminer par caractéristique permet d’aller plus vite que d’en désigner un par un, tout en évitant une personnalisation de « l’élimination », qui peut être gênante pour l’enfant. Quand il n’en reste plus qu’un, il s’avance pour bien se différencier des autres, on montre la carte choisie au départ, le gamin se retourne et on voit la même carte dans son dos. Avantage : du déguisement qui amuse les enfants, une participation de tous, des adultes qui semble mener le jeu sans intervention apparente du «magicien ». Les enfants n’ont pas à savoir comment ça marche, en plus : Celui sélectionné au final aura juste la bonne carte dans le dos, à la fin, c’est tout. Pas de technique compliquée, ni de matériels chers. Je pense que des solutions sont évidentes pour un magicien, si tu ne vois pas, MP moi… Gilbus
  9. L'association n'est assurément pas une bonne solution pour un pro à plein temps. Cependant, je vous rappelle la question de départ: C'est une personne qui à un autre métier, et veux faire quelques dates pour tâter le terrain... Il peut le faire dans ce cas en faisant un GUSO, comme tout le monde lui propose, ou avec une asso, c'est légal... L'association n'a pas à avoir de licence si elle n'organise pas plus de 6 spectacles par ans, et si elle n'a pas pour but d'organiser des spectacles (attention au statuts de vos assos ) S'il le fait avec l'asso qui lui fait à son tour un GUSO, pas de problème (on paye les charges...), il est juste salarié de l'asso. En fait, j’attendais un peu que quelqu'un conteste le point qui cloche dans ma première proposition, avec une partie bénévole, une partie salarié... c'est mon coté taquin... Le problème principal n'est pas dans les 6 organisations, cela pourrait facilement être contré par la création d'un gros paquet d'assos différentes... Le problème se situe quand je propose de faire des spectacle bénévoles, puis de se faire payer pour certains spectacles, afin de récupérer l'argent stocké dans l'asso... C'est interdit. On ne doit pas être à la fois bénévole et salarié dans la même association. Pour éviter justement la solution que je propose, j'imagine Donc, l'argent entrant dans l'association pour une prestation faite par un bénévole ne pourra pas être directement récupérée lors d'un contrat GUSO ultérieur pour la même personne. Bon, après... on peut facilement tirer des conclusions de ces limitations: "la même personne"... si on est plusieurs, avec des associations différentes, cela ouvre des portes... Mais la plupart du temps, puisque les rentrées d'argent dans l'asso sont occasionnelles, on se contente de s'en servir pour payer des formations, du matériel etc. Ce qui est déjà pas mal Et légal, il me semble, hein? A noter que l'association n'aura pas à payer de charge sur ces rentrées d'argent, puisqu'elles sont faites de façon bénévoles. C'est pour cela que c'est une solution peu adaptée à un travail pro à plein temps... Mais pouvant être utile aux occasionnels. je sais que les associations sont utilisées à tord et à travers par les artistes: Quitte à le faire, autant le faire bien... Voila un lien donnant certaines infos sur l'organisation de spectacles avec des bénévoles: http://www.assistant-juridique.fr/artistes_benevoles.jsp A noter aussi que les 6 spectacles annuels organisés par une association, qu'on ne doit pas dépasser si l'asso ne veux pas avoir à prendre une licence, concernent bien les spectacles organisés par l'association. Dans le cas par exemple ou une association facture à un comité des fêtes une prestation, assurée par des bénévoles, l'organisateur de l'événement n'est pas l'association, mais bien le comité des fêtes. L’association ne joue pas dans ce cadre un rôle d'artiste ou d'organisateur, mais un rôle de producteur de spectacle. Et que dans le cas ou une association ne fait que des spectacles avec des bénévoles, ce n'est plus la règle des 6 qui s'applique, mais celle de 3 spectacles avec 10 représentations chacune par an. Ce qui fait quand même 30 représentations à l'année, ça commence à faire. de la lecture utile ici: http://www.adda-lot.com/sites/default/files/organisationdespect.pdf Mais vous avez raison, pour du travail à plein temps, le GUSO, il y a que ça de vrai... Sauf que la question ne portais pas sur du plein temps, ici, on peut donc évoquer les autres méthodes plus exotiques... Et puis j'aime bien évoquer les sujets qui fâchent Gilbus
  10. J’aimerai qu’on me dise si ce que je propose est légal, et sans risque : Comme TaB se lance, qu’il n’a pas vocation à vivre tout de suite de la magie, ne peut-on faire ce type de montage : Créer une association 1901 (coût environ 50 euro de création + une assurance qu'il faudrait prendre de toute façon) Tab devient adhérent de l'association, mais pas dirigeant. Faire facturer ses premières prestations par l’association. LAISSER L’ARGENT DANS L’ASSOCIATION Bon, l’asso pourrait acheter quelques bricoles, genre du matériel ou faire suivre des stages de formations à ses membres dans un but conforme à ses statuts. Si ça décolle bien, on peut vider l’argent de l’association en faisant un contrat GUSO entre l’association et l’artiste pour une ou des prestations quelconques : L’artiste est alors engagé pour une prestation qu’il effectue réellement, à priori pas de problème. Ensuite, comme il marche bien, il passe par le GUSO directement. Cela peut sembler tortueux, mais avoir une association sous la main est toujours pratique, on peut faire une facture sans dossier GUSO On ne dépassera pas, vu ce qu’a TaB en tête, la limite d’exemption de TVA et d’impôts sur les sociétés. Je sais qu’il y a une limite aux engagements qu’une association peut faire : elle ne peut organiser que 6 spectacles par an en engageant du monde pour cela. Cependant, une association facturant une prestation (en faisant intervenir ses membres en tant que prestataires bénévoles) dans un événement organisé par d’autres ne me semble pas avoir ce type de limitation (le cas est courant autour de moi) Donc, l’association facture, mais l’intervenant (donc pas un artiste au sens légal du terme…) est bénévole. Sauf quelques fois, ou l’association engage l’artiste pour une manifestation de façon rémunérée. L’un dans l’autre, on finit toujours par payer les charges, pour récupérer l’argent, mais cela donne de la souplesse… Et cela permet aussi de faire des prestations gratuites ou à tarif ridicule pour des bonnes causes tout en bénéficiant d'une assurance et d'une valorisation pour l'asso. Vous en pensez quoi ? Gilbus
  11. ! As tu remarqué que dans ton commentaire, tu penses que c'est un homme? Gilbus
  12. On associe souvent décor et présence d’une histoire, d’une ambiance, dans un numéro. Parlons donc histoire et ambiance : On peut avoir une option théâtrale : Alors, le décor entre dans les conventions, c’est un passage quasi-obligé, car théâtre et décors sont en phase depuis des centaines d’années… Cela ne veut pas dire que le décor doit être envahissant, c’est un renfort pour poser l’histoire. Il est du coup limitatif s’il est trop descriptif et précis : Un seul lieu, a moins de prévoir des astuces scéniques pour rendre le décor adaptable aux lieux ou vont évoluer les personnages… ce qui n’est pas gênant si tout se passe dans un seul lieu On dispose rarement d’une machinerie pour changer le décor en magie… Bien entendu, il existe du théâtre sans décors physique, ou avec un décor stylisé. Ce n’est pas le plus facile à jouer… Mais bon, je laisse les acteurs en parler, je n’en suis pas un… On peut avoir aussi l’option conte : La plupart des conteurs que je connais n’utilisent pas de décors, juste un fond de scène ou un jeu de lumière. Une scène vide suffit dans 80% des cas, et la plupart des autres se contentent d’une chaise. Ou juste une petite table, et quelques objets s’il s’agit d’un conte à objets, qu’on doit poser quelque part. Car le conte permet une grande liberté de lieux, d’actions, de personnages : Tout décor montrant un lieu précis serait une chose à effacer dès que l’histoire va évoluer en dehors de ce lieu. Le conteur fabrique le décor lui-même, en racontant l’histoire : Une partie de la scène deviens une forêt, une autre un champ de bataille, une autre une chambre : On associe un emplacement « vide » de la scène à un décor qu’on construit dans l’imaginaire du spectateur. Une fois ces décors imaginaires posés, ils ne bougent plus : Ainsi, en faisant un pas, on entre dans la forêt, sans avoir besoin de le dire (mais on doit le faire sentir (posture, regard, tonalité…) L’intérêt du décor imaginaire, c’est qu’il fait travailler la visualisation de chaque spectateur : Quelques touches, quelques détails, et le public construit lui-même le décor, ce qui est économique, et surtout participatif : quand on laisse des choses à créer par le spectateur, il ne les en aime que davantage, et cela renforce son intérêt. En ce sens, un vrai décor très descriptif va limiter l’imaginaire, en lui donnant une forme précise. Le conteur joue aussi sur la notion de zoom : Il peut concentrer l’action entre ses deux mains rapprochées, ou au contraire l’envoyer au loin, dans n’importe quelle direction, et l’espace scénique n’existe alors plus vraiment, on n’a pas de limites... D’autre part, cette option dépouillée est liée à la structure même du spectacle conté : Le conteur est sur la scène, il ne disparait jamais très longtemps, même s’il incarne à l’occasion un personnage. Sa présence sur scène le rend intemporel, il n’est pas limité à l’histoire qu’il raconte, n’en fait pas partie directement (dans la plupart des cas ), placer le conteur dans un décor lié à l’histoire est donc inutile. Enfin, il n’est pas rare qu’on raconte plusieurs histoires dans le spectacle, et ces histoires auront parfois du mal à tenir dans un même décor, en termes d’ambiances, d’époques, et de lieux évidemment. Je me souviens d’un spectacle dans une maison de retraite. L’animatrice, pensant bien faire, avait mis l’espace scénique à côté d’une télé grand écran, et mis un film genre « feu de cheminée en boucle », pensant nous faire plaisir en créant une ambiance « veillée au coin du feu »... de quoi en tout cas enlever 50% d’attention au public qui va se faire hypnotiser par les jolies flammes… Il a fallu éteindre la télé, et même la recouvrir d’un drap pour la faire disparaitre, et avoir une place nette pour construire nos propres ambiances et décors, dans la tête des gens. La présence d’un décor très descriptif est intéressante si on peut le faire disparaitre ensuite : Il faut alors avoir une maitrise de l’éclairage, pour déterminer ce qui doit rester visible ou pas, suivant les moments du spectacle. C’est rarement le cas, hélas, créer des effets lumineux demande beaucoup de travail, et ne peux être porté dans tous les lieux. A vous de voir ce que cela peut représenter pour votre magie… Gilbus.
  13. J’imagine qu’il n’y a pas de réponses toutes faites : Cela va dépendre du magicien. Prenons Arturo Brachetti, que j’avais vu avec un décor immense qui s’ouvrait comme un livre, une reconstitution de grenier etc. Et qui fait aussi de très bons numéros avec juste un paravent noir en fond. Comme le dit Andy, le risque d’un décor trop fouillé, c’est qu’il perde l’œil du spectateur, et dilue donc l’attention qui devrait se porter sur l’effet magique. On peut donc avoir un décor intéressant, mais il faut dans l’absolu qu’il se fasse oublier quand commence la partie magique. C’est au magicien de prendre le pas sur le décor, et si le décor est trop intéressant, cela lui complique la vie, non ? Mais il y a des modes sur la question : On a vu dans les temps anciens des décors reproduisant des scènes de vie, style Robert Houdin avec des meubles de qualité. Ou des décors stylisé, façon toile peinte comme au théâtre de la renaissance. Dans « le livre « la prestidigitation du XX° siècle » (tome 2 : tours divers, édition 1960), Hiliard dit ceci (page 366, avec des illustrations très intéressantes à analyser…) « Pour obtenir du succès la Magie doit avoir l’apparence de la spontanéité. Cela est rendu impossible avec une scène surchargée de tables et d’appareils. De plus, tout ce qui tend à détourner l’attention du public de l’artiste doit être éliminé. Le spectateur voit tout et rien durant la représentation ci-dessus et ne peux pas suivre l’effet que le magicien présente. » « Cette scène est peut-être trop simplifiée ; mais elle illustre le point que le magicien est capable de concentrer tout son attention sur le tour qu’il fait et de pouvoir se mouvoir librement sans crainte de renverser une table ou du matériel. Il est essentiel que la mise en scène plaise à l’œil et on peut atteindre plus facilement ce but par une élégante simplicité de lignes que par une surcharge d’objets. » Il est amusant de voir qu’Hilliard présente la seconde scène comme étant trop simple, alors qu’il y a quand même deux tables avec des objets dessus… Autres leçons de ces illustrations : La lumière : On peut gommer le décor si on dispose d’une gestion de la lumière suffisante. Le fond : Dans un cas, le fond est couvert de dragons et de chinoiseries sans rapport avec le spectacle, qui donnent un aspect camouflage à ce qu’on met devant, y compris l’artiste. Dans le second, ce n’est pas un fond uni, mais juste une séparation en deux couleur évoquant vaguement une montagne, mais uni et sans sens précis suggéré. Bien souvent, nos fonds de scène modernes sont monochromes, sans paillettes et sans rien qui puisse capter l’attention, laissant ce qui est devant prendre un sens en fonction des volontés de l’artiste. De la même façon, on a des choix à faire au niveau du costume : Les paillettes étaient très bien vue il y a une 50taine d’année en cabaret. La mode est à des choses plus sobres maintenant, je crois. C’est une chose que l’on peut étendre aux bijoux : Des bijoux scintillants, en plein projecteurs, sont autant de miroirs qui vont perturber la vision de ce qu’on regarde… (Une exception amusante : un magicien faisait des tours avec au poignet un bracelet scintillant très macho. Je prenais note de le lui signaler à la fin, quand il est apparu que cela faisait partie du tour, et que ce machin brillant était FAIT pour être vu et remarqué… très fort…) Bref, c’est à chacun de trouver l’équilibre entre son besoin de paraitre, le style du lieu, le style du numéro, le public… Perso, en numéro normal, je suis en noir, et j’aime un fond uni, sombre si possible. Mais il faut que l’éclairage soit bien fait, pour que je reste visible, ce n’est pas un numéro de lumière noire Cela laisse ressortir mains, visages et accessoires. Mais un fond blanc est bien aussi (j’ai joué devant un écran de projections blanc, c’est pratique pour faire des tours ou les couleurs interviennent, car je n’avais pas la main sur l’éclairage…). En médiéval, j’ai un costume plus coloré (bouffon), mais toujours avec des aplats de couleurs par moitié du corps, pas un costume d’arlequin ! Mes grelots ne sont que peu réfléchissant, j’ai veillé à les ternir… Le but est d’avoir un costume approprié, mais pas anodin, et qui puisse se faire oublier aussi, et laisse se détacher proprement les accessoires tenus devant soi. Idem pour le fond, les objets présentés au public doivent être visibles, et non camouflé par le fond. Gilbus.
  14. Tu as aussi la méthode de transmission d'un numéro de billet d'o shan et naga. On transmet sans un mot ni un geste, à toute vitesse l'ensemble des chiffres du numéro de série d'un billet emprunté, sans change, quel que soit le billet. Mais bon, on ne peux pas en parler, c'est un secret qui ne nous appartient pas, même s'ils l'ont expliqués lors de conférences qui avaient laissé pantois toute une assistance de magiciens... alalaaa, ces mentalistes, quels numéros... Gilbus
  15. Ben, j’imagine qu’on ne peut pas faire de cas général : Une même personne peut-elle avoir un numéro de magie, et un autre de mentalisme ? Surement. A-t-elle raison de mettre les deux sur le même site ou flyer ? Là, c’est à chacun d’assumer… Peut-on mélanger dans le même spectacle illusion et mentalisme ? Arf, bonne question… C’est à chacun de voir ce que lui apporte l’étiquette de mentaliste. Mais il faudrait, normalement, que cet apport soit suivi par un respect des contraintes de la discipline : Et notamment une séparation (au moins apparente) d’avec l’activité d’illusionniste. Comme il a été dit, faire du mentalisme entre deux tours de balle mousse, est-ce bien sérieux ? C’est assurément ramener un peu l’expérience de mentalisme à un tour de manipulation de magicien, donc on affaiblit, on dénature… D’un autre côté, les illusionnistes on fait, de tous temps, des effets de mentalisme. Pourquoi ne continueraient ils pas, sous prétexte que ces tours sont maintenant le fief d’une autre sorte d’acteurs du spectacle ? La tentation est alors forte de s’arroger le titre de mentaliste, puisqu’après tout, on en fait…aussi. Mais tout cela n’est-il pas qu’une affaire d’étiquettes ? Voire de marketing ? Car un magicien peut avoir un spectacle qui sort du carcan de la « manipulation » qu’attend le public, et transmettre le merveilleux tout comme un mentaliste. Le problème, s’il prend l’étiquette magicien, il hérite aussi des aprioris qui y sont liés. Les étiquettes sont rassurantes, le public à l’impression de savoir ce qu’il va voir. Mais elles sont une bride sur la créativité de certains : Xavier Mortimer fait-il des spectacles de magie ? Oui, mais pas QUE de magie…il y a tellement d’autres choses, dans ses spectacles… Le mieux à mon sens est de passer outre les étiquettes, et d’imaginer qu’on est interprète de spectacle vivant. Ainsi, niant les catégories, on n’a plus de soucis pour entrer dans une catégorie, on fait ce qui est le mieux pour le spectacle : on gagne en liberté. La magie n’est pas le seul domaine ou les sectorisations prennent des allures de lois immuables : Une des participantes de mon cours de conte disait l’autre jour : « Oui, mais si on commence à incarner des personnages dans nos contes, on fait du théâtre ! » Et alors, si cela sert le spectacle ? Le mélange des genres est souvent dynamisant, les métisses sont souvent plus beau… Maintenant, est-ce-que cela peut s’appliquer au mentalisme et à l’illusionnisme… arf. Vous avez de ces questions… Gilbus
  16. Il semble y avoir plusieurs aspects dans ta question : Tu cherches du travail, ou tu cherches juste une forme administrative déclarée ? Pour le travail, à moins d’avoir un agent, il me semble que tu dois faire beaucoup tout seul Pour la forme administrative : Comme le dit très bien Teddy, le GUSO est fait pour cela. Les sociétés comme soeasy, si j’ai bien compris le fonctionnement, sont des « faciliteurs» : ils s’occupent des formulaires et déclarations. Ce n’est pas une obligation de passer par ce type de structure, le GUSO seul suffit, mais il faut s’habituer un peu aux dossiers… Gilbus
  17. Pourquoi les mentalistes ont-ils le vent en poupe ? C’est à mon sens grâce (ou à cause) des magiciens. Les illusionnistes modernes ont peur de faire rêver, on peur de faire croire à leurs pouvoirs, ils restent dans la zone « voyez comme je triche bien » ou « je triche mais vous ne savez pas comment »… Bref, aller voir un spectacle de magie, pour beaucoup de spectateurs, c’est aller voir un tricheur, un manipulateur. Bien sûr, tous les spectacles ne sont pas comme cela, et tous les spectateurs non plus… mais n’empêche, qui, en allant voir un illusionniste, pense voir des merveilles ? Hors, il y a chez l’homme un besoin d’émerveillement. La magie, la vraie, peut être honnie par les esprits septiques, n’empêche que l’extraordinaire va passionner et ravir. Le mentalisme, en ce sens, surf sur le fil du réel et de l’impossible : Beaucoup d’expériences peuvent être « expliquées » par des causes naturelles, mais néanmoins extraordinaires (sens ou psychologie hyper développés…), et autorisent donc à accepter les phénomènes comme réels, ou du moins possibles. Tout en gardant l’aspect merveilleux. Le mentaliste ne dira pas qu’il triche ou pas. Il maintient un équilibre délicat entre réalité des phénomènes, et spectacle d’illusions, grâce à beaucoup de flou, de double sens, de non-dit. Autrement dit, il permet à ceux qui croient au surnaturel d’en voir, et a ceux qui sont sceptique de douter tout en leur offrant un confort mentale rassurant (ex : c’est « juste » de la lecture corporelle…) Les illusionnistes qui dans le temps s’entouraient de mystère et de légende ont de nos jours une image si terre à terre, par le débinage, les émissions du style « trouver le truc » ou par leur volonté de ne PAS être mystérieux, qu’ils laissent un créneau que vont prendre les mentalistes. Mais c’est cyclique, effectivement : Avant les « mentalistes » moderne, on a vu les fondus de PNL, les fakirs, les hypnotiseurs etc avoir la faveur des médias… Bref, des gens qui font des choses « réelles », et non des tricheurs. Les illusionnistes, pourtant bien placés pour être les maitres du mystère, sont devenus « manipulateurs de cartes ». Chaque fois qu’on me traite de « manipulateur », je souris, mais j’enrage intérieurement… C’est ballot. Surtout que je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  18. C'est à lire ici : http://www.slate.fr/story/97575/pourquoi-chats-boites#xtor=RSS-2 Je pense que l’explication de l’article concernant la chaleur est tout à fait plausible. D’ailleurs, pourquoi ne sait-on pas si le chat de Schrödinger est mort ou vivant ? Tout simplement parce que si on ouvre la boite pour voir, cela fait un courant d’air, qui met le chat de mauvaise humeur, et la démonstration de Schrödinger se résume donc ainsi : Quand le chat et dans la boite, si on tâte avec la main pour voir s’il est vivant, le chat te mord. Gilbus
  19. Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien, je suis content de vous voir lire ce forum… Bon, pour ne pas faire comme tout le monde, je vais parler des formules de politesse consensuelles : Vous savez, les « bonjour, bonne journée, ça va ? » et compagnie… Elles ne sont pas une marque de respect, ni même de bonnes intentions. Qui pense vraiment qu’on va avoir un « bon jour » en nous disant bonjour ? Qui s’intéresse à notre santé, en demandant « comment ça va ? » Ce sont des formules vides de sens, purement formelles et conventionnelles. Le bonjour à le piètre mérite d’ouvrir la conversation, l’au revoir de la clore, mais c’est à peu près leur seul contenu sémantique. Quand les mails, chats et forums sont arrivés, je me suis dit qu’il allait peut-être y avoir une reformulation des codes, qui allégeraient ces échanges purement formels et pour tout dire un peu lourdingue. Ben non, on reproduit dans le monde virtuel les mêmes automatismes que dans le réel, ou presque. J’ai vu sur certains chats une occupation de 80% des messages en « bonjour » à ceux qui se connectent, et en « au revoir » pour ceux qui vont couper… pathétique, à croire qu’ils n’avaient rien d’intéressant à dire. C’était souvent le cas. Cette politesse de pure forme n’est pourtant pas vraiment utile dans le virtuel, ou les échanges sont pour la plupart en temps différés, dans le cas des forums. Mais bon, il doit être difficile pour nous de remettre en question nos habitudes… Néanmoins, l’absence de ces formules ne me choque donc pas, il faut accepter le référentiel de l’autre et s’y adapter si on désire communiquer. L’absence de réponse à un message : La, par contre, un nouveau mode de fonctionnement se met en place doucement… En live, si on vous pose une question, en général, vous répondez, sous peine de paraitre insultant. Mais dans le virtuel, ou tout est plus ou moins décalé par rapport au temps réel ? Ou l’on a des avalanches de messages spammeurs, dont certain ne présentent que bien peu d’intérêt ? Je comprends parfaitement que l’on zappe un message, en se disant éventuellement qu’on va répondre plus tard (et en oubliant), ou simplement en pensant qu’on n’a rien demandé et que ce message est une intrusion inopportune… Bon, comme je suis du genre bavard, je réponds à tout, sauf accident, mais encore une fois, vouloir une réponse à son message, si le message est envoyé spontanément et non sur une requête, c’est se donner beaucoup d’importance… Les remerciements : Là, je suis d’accord avec vous, les remerciements sont agréables, c’est une marque d’appréciation de notre travail, donc je suis pour les conserver Bref, les cas sont variés, le monde virtuel n’a pas pour moi obligation d’être une copie des conventions du réel, et il faut être souple Sur ce, je vous souhaite donc une bonne journée, espère que votre famille se porte bien, que vos aspirations seront atteintes dans leurs plénitudes et que la musique incessante et continuelle de la politesse virtuelle, ou son absence, ne vous empêchera pas de communiquer… Gilbus
  20. Effectivement, si c’était le sens de ta question, non, il n'y a pas qu'une révélation par carnet. Il faudra apprendre à faire des dessins différents...mais comme c'est en général très stylisé pour aller vite (on peut le faire genre estampe japonaise, ou gribouillis d'enfant, ou tableau artistique mais faut avoir le talent pour on peut aussi le faire genre écriture médiumnique, durant une transe: un style forcément moins léché que ce que propose Vincent ), cela reste faisable même sans sortir d'une école d'art plastique... Et le choix est libre parmi plein de haïku tous différents... Mais surtout, ce tour tel que présenté par Vincent à une réelle valeur poétique... il faut l'utiliser Gilbus
  21. ben, il faut relativiser: Le faire a des gens qui l'ont déjà vu, bien sûr. Malgré tout, le nombre de choix n'est pas infini, c'est un petit carnet aux possibilités forcément limitées, on ne peut donc le refaire indéfiniment aux même personnes... C'est un très bon tour, avec un choix libre entre des tas de haïku différents, donc tu as peu de chance qu'il retombe sur le même... Mais c'est ça arrive forcément, si tu le fait souvent... Comment y palier, car si les gens ont l'impression qu'on tombe toujours sur le même, cela peut gâcher l'effet (injustement de notre point de vue, d'ailleurs, mais c'est le public qui compte... ): Peu de chance qu'ils se rappellent le texte, sauf mémoire prodigieuse... Mais le dessin peut avoir été mis en mémoire plus facilement, par des gens ayant la mémoire trés visuelle (ou si tu as donné ton dessin en souvenir...) Donc, dans ces cas la, tu dois avoir préparé plus de choses, si tu fais régulièrement le tour aux même personnes... Car la transmission étant mentale, il ne serait pas raisonnable de penser que des personnes différentes vont visualisés le Haiku de la même façon: Même si tu tombes sur un texte et un dessin que tu as déjà fait, tu dois adapter le dessin à la personnalité du sujet. Ainsi, on peut recommencer le tour plein de fois C'est un peu plus laborieux, mais bon... Et il faut s'entrainer un minimum à dessiner, vu que la révélation est graphique...autant que ça ressemble à quelque chose, même si cela dépasse juste le dessin d'enfant Difficile d'en dire beaucoup plus sans déflorer le système... Je pense que ceux qui ont le tour pourront confirmer ou infirmer... Pour les autres, j'espère ne pas en avoir trop dit Gilbus
  22. Comme toujours, ces tutos Youtube sont très mal fait, et vont perturber plus que former. Ainsi, dans l’explication avec l’aimant, tantôt il place sa main dessus (attirance de l’aimant), tantôt il place la main dessous (répulsion de l’aimant) : Et il oublie tout simplement de dire qu’il faut retourner l’aimant, pour changer le sens de l’effet… comment voulez-vous que les gens apprennent correctement la magie, si on leur cache ce genre de détails. De la même façon, pour éclater le ballon, on voit qu’il doit s’y reprendre de multiples fois pour y arriver : Rien à voir avec un travail de pro… Voir ici, vers 3 :05 et vers 4 :00 pour le travail d’un vrai pro : [video:youtube] Ou se référer plutôt à l’ouvrage majeur de Ricky Jai : « Cards as weapons » http://nyquil.org/uploads/CARDS_AS_WEAPONS.PDF Un des rares ouvrages de magie qui ne quitte jamais la table de nuit, puisqu’il y a des photos de filles à poil dedans… Gilbus
  23. Désolé, Jayce, mais je crois que les remarques sur les trucages télé pour le tour de choquette était au second degré (ou au 12ième, et qui tache …) : Ce tour est un « classique » et ne demande pas plusieurs prises, ceux qui plaisantent à ce propos le savent bien. Tout comme ceux qui parlent d’une trappe dans la scène du PGCDM : On sait bien qu’il n’y en a pas. Par contre, Lary a pu utiliser la « mobil trapdoor » de Banachek : C’est une trappe amovible. Cachée derrière le socle, la « mobil trapdoor » n’a pas besoin d’être fixée à la scène. Une fois le tour terminé, il suffit de replier la « mobil trapdoor » dans le socle, de replier le socle (vous remarquerez qu’on ne voit jamais l’intérieur du socle…), et de partir tranquillement avec : Ainsi, on voit bien que la scène ne possède pas de trappe, comme tout le monde peut le vérifier sur le film : Normal, elle vient juste d’être enlevée… C’est malin… Gilbus. Ps: je rappelle que la « mobil trapdoor » fonctionne sur le principe du trou portable, d'Avery.
  24. oui, c'est un paradoxe: le public veux du matériel fanné, usé, qui fasse ancien... Alors qu'une animation médiévale, par définition, se passe aux temps médiévaux: aucune raison de ne pas avoir de matériel flambant neuf, de couleurs vives, de tables sortant de chez l’artisan... Bon, j'ai mis exprès des couleurs vives dans mon costume, par réaction. Mais j'avoue céder à la facilité, en utilisant des jeux d'aspect "vieux" comme les bicycle vintage 1800, qui n'ont rien de médiévale, mais font simplement "vieux et usés". Il faut parfois faire des compromis Niveau chaleur, je laisse mes paquets de réserve à l'ombre, et celui que j'ai en main en mouvement (mélanges, étalements) presque constant entre les presta: en le laissant simplement posé en plein soleil, on se retrouve avec des blocs collés assez rapidement, si ça chauffe bien J'utilise des cartes espagnoles pour avoir les familles épée/écu/bâton/coupe: ces dernières sont de moins bonnes qualité que les bicycle. J'ai traité l'ensemble de ces jeux à la poudre à éventail, car leur utilisation devenait impossible, et je n'avais pas envie de remettre trop de sous: Pour le peu de manip que je fait, cela suffit... Gilbus.
  25. Effectivement, c'est un très bon numéro, mais je t'invite à chercher sur youtube ou il en existe plusieurs versions, dont: [video:youtube] ou ici: [video:youtube] Car franchement, j'ai été très déçu hier par ce qu'on a vu. Déçu mais pas surpris. Pas déçu par yann, bien sûr... Mais par ce foutu cadreur qui depuis le début du PGCDM nous fait un changement de plan toutes les 5 secondes, quoi qu'il se passe sur scène. Qui nous incruste durant 3 seconde un gros plan d'un invité alors qu'un effet magique est en train d'arriver, qu'on rate. Qui gâche les numéros en mettant soudain un plan éloigné, alors qu'on est en train de regarder un effet pointu et limité... Bref, qui pourri depuis la création de cette émission les numéros d'artistes qui ont travaillés pour être vu sans discontinuité, en live. A croire que ce cadreur pense faire œuvre de création...comme un DJ qui mixerai une musique, lui mixe les numéro des artistes, et on se retrouve avec une bouillie découpée en séquence de 5 secondes... Ce n'est pas que mon opinion: ma famille, avec qui je regarde souvent l'émission était ulcérée aussi... Surtout dans le cas d'un numéro comme celui de yann, ou il se passe toujours quelque chose. Et s'il y a des instants ou il ne se passe rien, c'est une volonté de l'artiste, cela rythme le numéro, c'est voulu... Le cadreur semble ignorer la force du silence et de l'immobilité. J'imagine que PS ne viens pas lire ce forum, mais si quelqu'un le connais, faites passer le mot: Il y a des techniques, pas très chers en prod, ou on peut incruster les visages des invités dans un coin d'écran, sans gêner le spectateur qui veux continuer à voir l'artiste: C'est ce que font toutes les bonnes émissions qui fonctionnent sur ce thème (invités + numéro) et le rendu est BEAUCOUP plus plaisant pour les spectateurs, tout en montrant la tête des invités qui sont la pour cela... C'est même beaucoup plus fort, car on a l'image des deux choses: l'invité ébloui, et ce qui l'ébloui... l'un renforce l'autre. On peut bien sur avoir un découpage rapide des plans, en règle générale: cela donne du dynamisme à l'émission. MAIS il faut savoir faire des exceptions quand le numéro est fait pour être vu de face, facile à cadrer (Yann ne bouge pas de sa place, et l'espace scénique était facile à faire tenir dans l'écran sans que cela gomme les détails...), et que le numéro lui même est bien rythmé pour une vue télé. Si des plans d'ensembles sont parfois bien pour aérer l'image, la remettre en perspective, ne PAS en faire quand il se passe des choses, respecter le rythme du numéro... Mais bon, j'imagine que cela à dut être reporté maintes fois, c'est tellement évident... Vraiment, être obligé de rediriger les gens vers youtube pour qu'il voient mieux le numéro, même filmé par un amateur, alors qu'il y a une équipe de télé pro qui massacre un spectacle, cela me sidère... Bon, je suis encore énervé, on passe... Effectivement, la main de Dani Lary était trés trés bonne!!!! j'ai des idées, mais elles ne sont surement pas réalisable, donc c'est cool... La suite du numéro était très bien aussi: C'est rigolo de voir un Tenyo géant Choquette: Fausse bonne idée, à mon sens, que l’interprétation à grande échelle de cette effet. certes, il y a bien le nom de chacun qui intervient, mais malgré tout, cela donne trop d'indication sur la méthode, quand on vois que tout le monde termine ensemble... Mais bon, c'était très bien interprété, de toute façon... Déception pour Magus utopia: la fille coupée en deux qui fait du vélo était bien, mais il aurait fallu un seul passage: le second passage permet de confirmer les hypothèses sur le fonctionnement, hypothèse qui s'avèrent exactes, et casse l'illusion...(je parle pour un public moldu qui était autour de moi...) Quand à l'illusion de la moto, cela ne présente pas un grand mystère, on a fourni immédiatement une explication autour de moi, sans soucis... La volonté de décors, mise en scène et de mise en ambiance était louable, et sans doute très bien dans le spectacle complet, mais il ne faut pas que les illusions soient décevantes... J'ai pris l'émission en cour de route, je n'ai pas vu les autres magiciens. Déception pour le numéro de tir à l'arbalète: bof bof bof... ce sont des numéros dangereux, mais bon... j'ai déjà vu la cascade de tirs présentée de façon bien plus intéressante: Là, on ne suivait même pas le parcours des différents carreaux. Et même comme cela, on vois bien que seul la dernière arbalète compte, les autres sont une cible grande comme 3 mains à atteindre, ce qui est un minimum pour des arbalètes de qualité montées sur socles... ce type de numéro me semble bien moins aboutis que par exemple un lanceur de couteaux sur cible qui tournoie... Pour finir, un grand coup de cœur pour le numéro de trapèze et portés: Des contorsions que je n'avait jamais vue poussées si loin, des rattrapés risqués, des équilibre instables, une force, une souplesse, une précision parfaite, et un jeu d'acteur en plus...tout cela dans la fluidité, et sans montrer l'effort fournis, comme si l'apesanteur était réduite à un dixième... Numéro époustouflant... j'adore! Gilbus
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