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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Ma première réaction, c'était de dire: Super moche... Mais en l'imaginant avec une jupe noire, un tapis dessus... Effectivement, très pratique, transportable, stable, une dimension assez cool... Par contre, 88cm, c'est un peu trop haut si on veut être assis derrière: c'est vraiment pour être debout... De toute façon, comme les rangements prennent toute la place, s'assoir derrière serait sportif, il n'y a pas de place pour les jambes Donc, un bon plan pour ceux aimant l'altitude Perso, je suis en train de bricoler une petite table d’appoint pliante de cuisine, en bois, achetée il y a 15 jours. j'ai viré les carreaux de céramique qui étaient dessus, je vais installer un velours à la place. je dois poncer tout le bois, qui est bien trop net et clair, et le teindre en plus foncé, histoire que ce soit un peu classe. Et aménager une petite servante dessous. C'est un peu de travail, mais bon, pour une table presque neuve, trouvée en vide grenier à 5 euro, ça le fait C'est la saison des vides-greniers profitez-en... Gilbus
  2. J'ai envie de dire : et alors ?!! Si tu rates un tour de magie, tu as SEULEMENT raté un tour de magie... Quel est le problème ? Si tu as peur de rater, présente des tours automatiques, tu ne rateras et pourras te concentrer sur la présentation. Une fois en confiance, passes à la suite. … Et après les avoir mis à l'aise (parce qu'ils ne sont normalement pas à l'aise de te voir rater), tu les valorises. Ensuite il faut faire un tour que tu réussis parfaitement, alors bosse ton huile et l'eau. C’est aussi pour cela que la représentation en public est intéressante : Pour le risque et la pression… Si on part du principe qu’en public, on perd 50% de ses capacités, cela veut dire qu’il faut qu’à l’entrainement, tu sois à 200%. Du coup, cela relève la barre haute, et va redonner du peps à ton entrainement aussi Cela dépend des gens, mais la pression peut faire avancer pas mal, justement, et te décoincer Ensuite, il ne faut pas voir l’acte en public comme juste une démonstration de ce que tu fais tout seul. En public, justement, le public est là. Donc la relation entre toi et le public va devenir primordiale, plus importante souvent que ton tour ou ta manip… C’est tout un domaine à explorer, et qui est en osmose avec tes techniques de manipulation. Quand je parlais plus haut de mélanger les disciplines, c’est aussi cela : La gestion et le contact avec le public, c’est une discipline en soi… et elle est sacrément amusante Je pense que les conseils donné plus haut sont très bon : Travaille au début tes tours en public avec des « inratables », qu’ils soient automatiques ou pas… Comme cela, tu auras l’esprit libre pour te concentrer sur ton rapport avec le spectateur, et tu y prendras davantage plaisir. Une fois que tu auras surmonté tes inquiétudes, tu reviendras à tes manips compliquée en public… Autant travailler une chose à la fois quand on peut… Ne t’inquiète pas pour la nature « simpliste » des tours «inratables » : Il n’y a que toi à savoir comment ça marche, si c’est compliqué à faire ou pas. Le public, lui, si le tour est bien fait, verra juste de la magie… Et surtout un magicien : Encore une fois, tu es la chose importante, dans l’histoire, pas tes cartes… Bon courage, et dit nous si tu arrives à te lancer Gilbus
  3. Donc, tu n’es plus vraiment bénévole ? Bon, si tu ne veux pas être déclaré, il faut garder la notion de bénévolat, mais fournir des frais (réels… note d’essence ou Km de déplacement, matériel acheté etc…) que tu te fais rembourser par l’asso : C’est, il me semble, le seul moyen pour être en règle sans payer de charges sociales, si on est là en tant qu’individu. Par ailleurs, tu vas marcher au chapeau (La tirelire…pourquoi pas…mais pose un chapeau à coté de toi, et crois-moi, les gens sauront à quoi il sert... mais c’est bien plus dure de leur faire avouer qu’ils le savent ) Ce n’est pas toujours évident de faire un spectacle dans ce contexte, a moitié engagé (ou défrayé dans ton cas), a moitié au chapeau. A moins que tu n’aies bien travaillé ton numéro pour aller dans un sens « commercial », d’ailleurs, le chapeau ne rapportera pas énormément : travailler au chapeau, pour avoir un bon rendement, c’est très technique Le chapeau est une forme de rémunération qui est légalement « tolérée » dans la plupart des cas, surtout si tu es mis en place par l’association du vide grenier. A, j’oubliais les conseils d’usages : Ne fait que des choses que tu maitrises parfaitement. Travaille tes textes plus que tes manips, c’est la présentation qui est importante, pas le truc. Et prend plaisir à rencontrer les gens à qui tu vas faire ton numéro Bon courage pour ton animation Gilbus
  4. Ben, en jonglerie aussi, avoir un but et une échéance est motivant : Un numéro à préparer pour un spectacle, une scène ouverte, une convention… Et bien sûr, comme il a été dit, rencontrer d’autres adeptes des mêmes agrès, ou d’autres agrès : Les rencontres en vrai apportent souvent des idées nouvelles, des buts nouveaux, et de l’envie de faire. Je vois que tu es sur paris : quelle chance ! Es-tu allé à l’illégal magic club ? On croise là-bas des fondus de manip, genre MagicalSleight ou équivalent, qui peuvent faire de l’émulation avec ce que tu fais. Si tu n’est pas allé, ben essaie… Gilbus
  5. Tu dis faire de la magie. Et ne pas la faire en public : c’est pour moi contradictoire. La magie est l’art de l’illusion. On ne s’illusionne pas soit même (enfin, pas vraiment, pas comme ça…), et on n’illusionne pas un miroir. L’illusionniste ne prend son sens que par rapport au spectateur : Sinon, ce n’est que de la manipulation d’objet, de la jonglerie, ce qui est bien différent. La magie ne naît pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur. Fais-tu de la magie ? Mais pour répondre à ta question : Une pratique dénuée de but ne peux progresser indéfiniment. Il faut un but, et surtout une échéance. C’est aussi à cela que servent les spectacles dans la formation : Cela fixe des objectifs à atteindre, dans l’acte, dans la qualité, dans le temps. C’est en visant un but contraignant qu’on se surpasse. Une pratique isolée dans son propre contexte tourne en rond et lasse : Tu ne fais que des cartes, lance toi de nouveaux défis, avec d’autres disciplines, et mélanges ensuite les compétences entre cartes et autres disciplines : Les mélanges redonnent de l’énergie. Enfin, tu ne retires plus de plaisir : Amuses toi. Pas facile, bien sûr… mais les deux conseils précédents devraient te permettre de retrouver ton amusement… Gilbus
  6. intéressante question à poser sur le forum général... mais cela n'aurait pas pu être mis en chambre des secrets? car ici, à part te dire de tirer sur la feuille avec un fusil à plasma, je ne vois pas ce qu'on peut te répondre... Gilbus
  7. Hihihi : Oui, je suis tout pourri, car bérurier noir, même dans l’empereur tomato ketchup, ne s’adresse pas à des enfants : Des ados et jeunes adultes à tendance anarchistes, oui, sans aucun doute...mais pas aux enfants. Je pense que le seul enfant dans la salle était probablement celui qui était sur scène, agitant un drapeau rouge… Pour moi, c’est clair que ce n’est pas parce qu’on parle d’enfant (même révoltés…) que l’on s’adresse à des enfants. L’adolescence est une phase importante, mais elle est bien distincte de l’enfance, pour ce que j’en sais… Pour ceux doutant du message (on ne comprend pas toujours toutes les paroles…), voilà le texte intégral : On n’y parle pas de maitresse ni de récré, mais bien de prof et de lycée… pas du tout des thèmes d’enfant, mais d’ados… Il faut affiner ton jugement, mon bon Woody, sinon, tu vas tout mélanger Maintenant, comme il a été dit plus haut, les ados peuvent également être des spectateurs "encombrants" Mais je ne pense pas qu'il faille les traiter comme les enfants. Un exemple: les enfants trouvent la scatologie très amusante, cela brise un interdit qu'ils comprennent. On peut donc, dans une histoire, leur parler de prout, de pipi et de caca de façon parfois très dégoutantes, et ils adorent. Si tu essaies la scatologie avec des ados, tu risques de faire un gros flop... Mais bon, je n'y connais rien en enfants et en ados, ni même vraiment en magie, alors... Gilbus
  8. Cette vidéo date de 88, elle a presque 30 ans. Ce n'est donc clairement pas une question relative à ton âge... heuuu, la seconde vidéo, chez moi, c'est un concert des béruriers noirs... peu de rapport avec la magie ou les enfants... ou est l'erreur? Gilbus
  9. de Moyencourt est un coriace, mais regarde comment le public d'enfant réagis. il a bien dit "au dessus de 7 ans", hein? il cible son public, et joue justement sur les capacités de cet age: il part du postulat qu'il ne va pas les traiter comme des bébé, et les enfants en sont tellement contents... Au moins de Moyencourt a-t-il un discours clair sur le risque... je pense que comme il le présente, les enfants n'ont pas envie de retenter les expériences qu'il dit dangereuse... Bon, Tout n'est pas d'un gout bizounours, mais les bizounours, c'est pour les moins de 7 ans, justement... D'autre part, il y a le personnage: le personnage fait passer tellement de choses Moi, je dit souvent en spectacle que "A, il y a des enfants. Encore. j'aime pas les enfants. Déjà que j'aime pas les gens. Et les enfants, c'est des gens qui sont même pas finis... Les enfants, c'est sale, on peut attraper des maladie, tout ça..." bref, je n'ai pas un discours très sympa. En général, ça marche très bien C'est une partie du personnage... Et les méchants, c'est aussi ceux qui marquent... Après tout, certains magiciens pour adultes malmènent leur public: "je vous demande de vous calmer, vous êtes des malades..." ça ne vous dit rien? Mais bien avant celui la: Williamson, par exemple, quand il veux un volontaire, va le chercher dans le public et le jette sur son épaule pour le ramener sur scène (bon, Williamson, il ramenais des adultes, mais c'est un géant ou amazing jonathan: il marquait bien plus par son spectacle insolent et souvent malsain, si on le prend au premier degrés, que beaucoup de magiciens qui font apparaitre des trucs sans personnage pétillant... Ensuite, dés qu'on transgresse un tabou, on peut être mal vu des adultes. Mais les enfants adorent les transgressions... C'est le rôle du clown, que de transgresser: un clown n'a pas de limite... Vive les clowns! Gilbus
  10. Oui, mais le détressage risque d'être laborieux Mieux vaux acheter directement du FI détressé. Sinon, si tu ne veux pas te fatiguer: Prend une recharge pour spider pen ou tarentula, ça coute 15 euro les deux bobines. il y a une bonne longueur dedans... Bon, pour 15 euro, tu as un ITR invisible complet... à toi de voir Gilbus
  11. Le théatre est une bonne solution, mais comme le dit Chakkan, on mise sur bien d'autres choses dans un cours de théâtre: Endosser un rôle parfois fort différent de soi-même (ce qui est un bon exercice, mais n'est pas forcément ce qu'on désire faire en magie...), Gérer les relations entre comédiens (mais sachant que beaucoup de magiciens sont seuls en scène, cette compétence ne sera guère utilisée...), Apprendre un texte déjà figé, et le dire parfaitement (toujours la difficulté de se mouler sur le texte d'un autre... le magicien, à mon sens, sauf à engager un metteur en scène dialogiste particulier et compétent, fait ses textes lui-même, et donc la méthode peut être bien différentes du théâtre...) … L’intérêt du théâtre, c’est la facilité relative d’accès : il y a des troupes ou des cours de théâtre un peu partout… Et la richesse de ses ressources : cela fait des centaines d’années que les théâtreux réfléchisse sur leur métier, et il y a une profusion de méthodes, concept et procédures disponibles. Mais ce n’est pas la seule voix, comme le dit Chakkan. Il y a par exemple le conte. Le conteur est souvent seul en scène. Comme le magicien, il crée la plupart du temps ses propres textes (un bon conteur ne ressort pas l’histoire d’un livre sans la retravailler de fond en comble…) Le conteur à les même possibilités scénique que le magicien : d’une grande scène avec micro à une intervention confinant au close up devant 3 personnes… (le fonctionnement optimum, selon moi, se situant pour un conteur sans micro avec un public entre 10 et 60 personnes, c’est-à-dire les condition de salon type du magicien) Le conteur à dans sa culture l’intégration de l’objet (conter avec des objets est une des branches du conte) Le conteur, surtout, est dans la même configuration scénique que le magicien : l’acteur à le plus souvent un quatrième mur, alors que conteur et magicien s’adressent le plus souvent directement au public. Les techniques de l'adresse au public sont les mêmes en conte et en magie, quasiment. Etc. Et les conteurs doivent eux aussi apprendre à gérer leur voix, parole, ton, débit, et surtout silence. Philipe Sizaire a dit : « Le mot est un outil. Quand on arrive, il y a sur scène un gros bloc de silence. Le conteur va le sculpter avec ses mots : la matière première du conte, c’est le silence. » La gestion des silences est donc très importante… Et on trouve évidemment, puisque c’est le sujet de ce post, le rythme et le débit. En fait, nous le savons tous, quand on est sur scène, il y a une chose magique qui se produit (à moins que ça ne soit un effet de l’adrénaline ) : Le temps subjectif pour l’interprète s’accélère ! Et donc, vivant plus vite, l’interprète à tendance à parler plus vite, sans s’en rendre compte. Nous devons donc apprendre à revenir à un débit normal pour le public, ce qui donne alors à l’interprète une impression de lenteur : Pas facile à doser. Mais plus encore : Nous sommes en train de présenter un instant dramatique (au sens théâtral ) au public : Il faut donc lui en laisser toute la jouissance, et donc avoir des moments où l’on va ralentir ou carrément suspendre l’action, pour qu’elle soit appréciée. Cela ne met pas en cause le rythme de la prestation, qui peut être soutenu si c’est ce que l’on souhaite (il se passe plein de choses…), mais le débit doit être maitrisé pour s’adapter à l’intention de chaque instant. Le débit est aussi un moyen de jouer : Si l’on a toujours un débit identique (et rapide dans le cas évoqué), on se prive d’un moyen d’expression, d’illustration, et au final, tout deviens plat, même si c’est fait à pleine vitesse : On est beaucoup plus sensible aux variations qu’a un flux constant. Mais bon, ça, je pense qu’on le sait tous… reste à le dire au magicien dont tu parles, Graal Cela aussi fait partie de la formation de base du conteur : Voilà un site qui reprend pas mal de virelangues et de viresoreilles, pour les amateurs : http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/virelangues.htm Celui que j’apprécie le plus : Suis-je chez ce cher Serge ? oui je suis chez ce cher Serge. Gilbus
  12. Paradoxalement, cela ne me dérange pas vraiment : Les enfants (au dela de 6/7 ans…) adorent le gore. Bon, il y a toujours le risque d’imitation, et qu’un gamin enfonce des piques à barbecue dans le carton posé sur la tête d’un autre, sans être allé voir le tuto Youtube qui explique comment faire : Ces enfants, quels manques de responsabilité… Si voyant que son copain ne bouge plus, il met le feu au carton, il y a de bonnes chances pour que les preuves disparaissent dans l’incendie Arf, désolé, je crois que je n’aime pas vraiment les enfants… Dans une de mes histoires (« comment jean le malchanceux devint roi en prenant un poisson »…je sais le titre est trop long…l’histoire aussi… prochaine représentation le 13 juin, 20H30, à la MIR, pendant le Festival Contes du monde, à Rennes), on décapite le roi, et on lance sa tête dans la foule, pour choisir un successeur… Cela me sert à faire monter sur scène 2 personnes vraiment au hasard, enfants ou non. La tête tranchée est un ballon avec des yeux et une bouche grossièrement dessinés au feutre, et avec une couronne type galette des rois collée dessus. Nous sommes donc dans un style symboliste, et non réaliste. Si c’est un tout petit qui a le ballon, et qu’il ne pourra pas convenir, je lui demande de passer le ballon à un de ses voisins plus grand, à son choix. Mais 6/7 ans me conviennent aussi dans ce cas… J’ai déjà eu un peu tous les cas : deux enfants, deux adultes, un adulte et un enfant… sur ce coup, je ne suis pas difficile. L’intérêt du ballon, c’est que je recommande (c’est dans la trame de l’histoire, donc parfaitement motivé…) de faire rebondir le ballon parmi les spectateurs, sans bouger de sa place. Je suis le dos tourné, et lance un « stop » au bout d’un moment, au hasard. Cela donne une certitude sur l’aspect aléatoire de la sélection (qui est réel dans ce cas…) Et les gens adorent faire rebondir des ballons Ou des têtes de roi fraichement coupée… Gilbus
  13. Une des premières choses que l’on doit apprendre en conte (désolé, j’y reviens toujours, vu que je suis meilleur en conte qu’en théâtre ), c’est de ne pas avoir une « voix de conteur » Vous savez, cette voix très étrange, partant facilement dans les aigues en voix de tête, qui articule trop bien les choses, et traine un peu sur la fin des mots, abondamment sur-jouée, une voix étraaaannnnge, que l’on prend parfois pour s’adresser à un tout petit bébééééé, ou à un public adulte qui n’en demande pas tant La voix que prennent 90% des gens sans formation qui lisent un conte à un enfant. Je ne sais pas pourquoi. La recommandation dans ces cas-là, c’est d’imaginer qu’on est en train de parler à son boulanger, et qu’on lui raconte l’histoire comme on parlerai du temps, en attendant qu’il coupe le pain ou qu’il rende la monnaie. Une voix naturelle. Si possible, bien sûr. Déjà, face à un public, on n’est jamais totalement naturel. C’est ainsi, mais ceux qui disent ne pas avoir de personnage de magicien (ou de conteur ) ne se rendent pas compte, bien souvent, qu’ils ont une attitude différente face au public. Ce qui est déjà une amorce de personnage…C’est un « soi-même », mais en représentation. Le but est alors d’accepter cela, mais de ne pas tomber dans les stéréotypes, et d’être le plus naturel possible. Cela si on ne cherche pas à prendre un personnage très spécifique, bien-sûr : Le sur-jeu est un bon moyen de caricature, si on l’emploie pour faire une caricature D’un autre côté, j’ai vu des conteurs (auto-formés) refuser cette idée : Pour eux, le spectacle devait avoir une forme très codifiée, et la voix de conteur en faisait partie. Tout comme un texte aux lourdeurs littéraires palpables, car ils ne juraient que par les livres, et ne voulais pas en changer une virgule. Chacun est libre. Mais on voit ensuite le résultat… Dur de faire bouger les choses, parfois… Par contre, je ne suis pas totalement d’accord avec le « bouge comme tu bouges » d’ Allégret : Dans l’espace scénique, on peut avoir des gestes qui ne sont pas naturels, pour les rendre naturels, justement. Si on doit faire un geste ample par son sens, mais qu’on garde les coudes collés au corps, par exemple, le geste en devient étriqué. De la même façon, si chacun reste comme il est au naturel, on va avoir des postures délicates : Assis sur une chaise, jambes et bras croisés, penché en avant à en tomber, les mains crispées… car il y a des gens qui sont souvent comme ça, dès qu’ils sont en public en tout cas. Une énorme partie du travail consiste justement à rester naturel, mais en enlever tout ce qui ne convient pas au spectacle, tout comme pour le texte (ou l’on doit chasser les mots parasites…) : Enlever les gestes parasites, les déplacements compulsifs, les tics, les crispations sans lien avec ce que l’on fait… Dire soyez naturel ne veux pas dire « ne travaillez rien ». J’ai été à un spectacle (de conte encore), ou l’artiste était du genre mobile : Il n’arrêtait pas de se déplacer sur scène, de gauche à droite, de droite à gauche, mais aussi d’avant en arrière, tout le temps, sans aucun rapport avec l’histoire ou une chorégraphie quelconque, des choses purement involontaires. En bref, il bougeait tout le temps, et tellement qu’on n’écoutait plus ce qu’il disait, tant ses allez et retours captaient l’attention. Limite, il donnait le mal de mer… C’est ballot. Un autre n’arrêtait pas de frotter les mains sur son pantalon, de façon crispée… Et quand l’artiste est crispé, le public le devient aussi. Un manque de respiration peut aussi causer des problèmes : Une conteuse que je connais, il y a quelques années, était tout le temps en manque de souffle. Cela donnait une voix souffreteuse, et le public avait tendance à prendre aussi une partie de la souffrance… Tout cela peut se corriger, si on le travail : Cette conteuse à maintenant une voix normale, et elle se sert volontairement de sa voix essoufflée, quand l’histoire le demande…mais qu’à ce moment-là… Bien entendu, il faut respecter la nature de chacun, et c’est une chance que d’être soit même. Mais essayons d’avoir un « soi-même » présentable en conditions de spectacle, cela ne gâche rien Gilbus
  14. C’est un paradoxe du spectacle vivant : On doit paraitre spontané et sincère. Mais la meilleure façon d’avoir un impact maximum, c’est d’avoir étudié et répété chaque réplique. Donc : Certains se sentent plus à l’aise dans l’impro réelle. Mais sauf cas particulier, l’impro n’est pas toujours la meilleure façon de faire les choses : Normal, en changeant à chaque fois, il y a forcément des fois ou c’est meilleur que d’autres… Le but des répétitions, c’est justement de regrouper ce qui marche le mieux, et virer ce qui ne marche pas. Cela dès la construction. Ensuite, on refera bien sûr le même travail en passant devant le public, car c’est une étape indispensable… Pour moi, cela ne veut pas non plus dire avoir un texte su « par cœur » : Le problème du « par cœur », c’est qu’il faut être très bon acteur pour arriver à le dire sans que cela sente la récitation… La solution n’est pas le « par cœur » appris, c’est-à-dire en essayant de s’aligner sur un texte qu’on a prédéfini : la, il faut avoir un talent d’acteurs confirmé pour le faire… Un solution plus simple, c’est le « par cœur naturel » : au fil des répétitions et des interprétations, le texte se construit, se fige plus ou moins pour finir par arriver à une version que l’on va dire sans se forcer, car ce sont des mots que l’on a dit naturellement lors de la construction, et qui coulent bien pour nous. Du coup, avec ce texte qui nous viens naturellement sans qu’on soit obligé à faire référence à un texte qui serait « imposé » intellectuellement, c’est beaucoup plus facile. Et cela laisse aussi beaucoup plus de souplesse au niveau des improvisations qui peuvent venir à l’occasion, pour tenir compte d’une particularité de l’instant (bruit dans la salle, spectateur volontaire particulier etc…). Par contre, comme le dit Teddy, et surtout si on est plusieurs à jouer, il y a des choses à caller absolument, à la virgule près : -Ne serait-ce que les répliques déclencheurs pour nos partenaires, qui doivent faire ou dire des choses sur un mot ou un geste précis… Rien de pire qu’un partenaire qui change son texte à chaque fois, alors qu’on attend un instant bien précis pour lancer une action… -Mais aussi bien sûr, dans le cas de la magie, pour coller aux opérations visibles ou invisibles de l’effet magique… D’autres points que je recommande de faire cette fois ci plus qu’à la virgule près, mais avec un texte, un rythme, un timbre et une l’intonation complétement travaillée, répétée, ultimisée : La première, et la dernière phrase. La première phrase est très importante, c’est souvent la dessus qu’on va être jaugé, et c’est sur cette première impression (qui s’est déjà constituée en partie avant même qu’on parle, mais la première phrase va confirmer ou faire changer cela…) que le spectateur va décider s’il veut nous écouter, ou attendre tranquillement que ça se passe en pensant à autre chose (dans le meilleur des cas…) La dernière phrase est pour moi aussi importante, surtout si on a une partie assez « bavarde », genre magie contée : La dernière phrase sera : -Soit sur le climax, pour le précéder ou le souligner (évitons d’avoir une phrase « pendant » un climax visuel : cela va diluer l’attention…). -Soit sur une sorte de coda qu’on va mettre après le climax, car si le tour est fini, on a peut-être encore des choses à régler avec l’histoire qu’on raconte. Dans le premier cas, le texte est au service du climax, uniquement : Il doit donc le mettre en valeur, ne pas l’occulter, gérer les silences avant, pendant, après, pour que le climax soit le plus fort possible, ramener toute l’attention du public dessus etc. Dans le second cas, le texte doit être un texte de fin : Une fois qu’il est dit, le spectateur doit savoir avec certitude qu’on a fini. Cela par le contenu, mais aussi l’intonation (courbe d’intensité…) donnée aux derniers mots et au dernier mot. Cela parait logique, mais on voit assez souvent des gens donnant une fin qui se termine comme s’ils allaient dire encore un truc derrière, alors que non. C’est ballot, car les spectateurs n’attendent que la fin pour applaudir, si on s’est bien débrouillé. On ne doit pas, le plus souvent, repartir dans des détails qui n’ont pas de lien direct avec ce qu’on a fait avant, créant ainsi de fausses fins, ou des fins à rallonges. Le but du jeu est de conclure sans amoindrir tout ce qui est avant (y compris le climax !), donc inutile de repartir dans un baratin qui sert juste à garder un peu plus la parole : Une fois que c’est fini, c’est fini. Mais on a souvent envie de prolonger l’instant, car on est content, le public est content, bref, prolonger le bon moment. Je trouve que c’est un mauvais plan, le plus souvent, car on va remplacer une fin propre et forte par un truc délayé et moins intéressant… Cela ne m’empêche pas de le faire parfois, mais je ne suis pas vraiment magicien, moi… Une autre chose importante, je crois, dans ce que dit Teddy : Eliminer le superflu. C’est capital, et c’est souvent, à ce que j’ai vu, ce qui fait la différence entre un spectacle de qualité et un spectacle bricolé. En conte, on dit qu’une fois que le premier jet de l’histoire est posé, on peut en général en enlever la moitié des mots… Déjà, enlever tout ce qui ne sert vraiment à rien… il y en a toujours. Des chapitres entier, des phrases, des mots, qui n’apportent rien. Ensuite, enlever ses « petites chéries » : ce sont les phrases qui n’ont pas de rapport avec ce qu’on est en train de faire, mais qui sont si drôles et intelligentes qu’elles nous valorisent, c’est sûr… en plus, souvent, c’est nous qui les avons trouvés, on en est fier, on les aime. Mais elles n’ont aucun rapport avec ce qu’on est en train de faire, donc elles vont amoindrir le discours… et il faut les virer. C’est parfois très dur Ensuite, enlever des mots pour rendre les phrases plus claires, plus percutantes quand elles ont besoin de l’être. Enfin, enlever des mots qu’on peut remplacer par autre chose : Un regard, une mimique, un silence, une onomatopée, un déplacement, une posture… Le sens de ce qu’on veut transmettre n’a pas à être forcément verbal : L’interprète est là, en entier devant le public, il n’y a pas que le texte ou les mains qui comptent… La communication non verbale est très intéressante pour le spectateur : On ne lui dit pas quoi penser : Il ressent quoi penser, et cela établis une complicité, lui donne de l’importance, car le jeu se fait avec lui, pas devant lui… Et cela, ce n’est pas quelque chose de facile à noter sur un papier, quand on écrit le texte, à moins d’être un bon pro du scénario et un dialoguiste achevé : Il faut déjà, avant tout, essayer pour voir ce qu’on peut faire réellement, nous : Nous avons tous des limites en jeu d’acteurs, en mime, ou simplement dans la façon de nous exprimer non verbalement… C’est ce que je voulais dire en conseillant de ne pas partir d’un texte écris, mais de commencer à jouer directement… Bien sûr, il ne faut pas se lancer directement sans savoir ce qu’on va faire : On a un scénario, plus ou moins détaillé… Mais l’interprétation en elle-même, qui va rendre vivant ce scénario, gagne à être travaillée en live…Si on n’est pas un grand acteur Pouf pouf, mais on s’écarte du sujet… c’était quoi, déjà ? No smoking ? Tour sympa. Je ne le fais pas, donc pas de conseils à donner, désolé… Gilbus
  15. C'est pas simple en effet, d'autant que j'entends -ou lis- ce type de conseil assez régulièrement, mais que j'ai une réticence, ou un doute sur l'efficacité de l'autoévaluation. Ce que je veux dire, c'est que je peux répéter mon texte à voix haute, m'entrainer à le dire avec pleins d'intentions différentes, avec des variantes, avec des intonations variées... au final c'est la réaction du public auquel je vais le dire qui me confirmera dans mes choix, et pas forcément mon évaluation personnelle de mes choix. Tu as raison, mais là, tu sautes une étape: Si tu n'essaies pas de t'entrainer à haute voix AVANT de tester en public, c'est pire Passer d'un texte pensé (ou pire, écris) à un texte dit, c'est un étape qui n'est pas simple pour tout le monde... Ce n'est pas au public (même test) de subir nos bafouillage des premières tirades non répétées... Ensuite, bien sûr, il y aura le texte en public... Bon, peut être que certaines personnes pensent être meilleures en faisant de la vraie impro, plutôt qu'une chose préparée... Mais avec d'autres, l'impro peut vraiment se lâcher si on a bien préparé son coup avant... Ensuite, ce que je voulais dire aussi, c'est de construire le texte à l'oral, et non par écris: L'écris est une façon de fixer un état du texte plus ou moins aboutis, une fois qu'il existe. Pas une base de l'étape de création quand on veux faire un texte destiné à être dit plutôt que lu. Si tu commence par construire ton texte oralement, tu va tout de suite et spontanément éliminer les choses littéraires (que tu devrais virer ensuite pour ne pas parler comme un livre), les mots qui encombre la bouche et ressemblent à des vire langues, et tout de suite entrer dans le jeu, avec tous les messages non dit qui vont avec, et qui ne font en général pas partie d'un premier jet écris. Maintenant, ce ne sont que des conseils, chacun fait comme il le sent, hein? Gilbus
  16. L’aspect « produire à perte » est un problème. C’est moins gênant sur un stage fonctionnant avec pré-inscription : D’une part la pré-inscription permet de savoir si le stage est viable ou pas. D’autre part on a besoin de moins de personne, un stage de conte, par exemple, étant optimum avec 10 personnes. Pour les conférences, c’est peut être aussi une question de format : Une conférence, c’est court. Le but d’un stage sur deux jours est d’avoir un peu de temps pour faire des exercices pratiques, expérimenter soi-même, et pas seulement avoir une approche intellectuelle : Faisant les choses, on peut mieux les apprécier que de les voir faire par un démonstrateur, aussi talentueux soit-il... Dans le stage d’initiation au conte que je propose, comme je l’ai dit de façon un peu provocante plus haut, on va aussi pratiquer des choses directement utilisables dès que l’on va rencontrer un public. Mais bon, il ne faut pas rêver : Ce n’est pas en deux jours qu’on maitrise une nouvelle discipline : on reste dans l’initiation, même si nous aurons une approche un peu technique Par exemple, sur la structure du conte, nous allons parler très brièvement d’une demi-douzaine de structure, mais en pratiquer une seule, la plus simple et facile à mettre en œuvre… Le terrain est vaste à explorer Cet aspect « engagement sur une voie nouvelle » peut faire peur, car c’est aussi un investissement en temps et énergie si on souhaite explorer un nouveau domaine. L’aspect interdisciplinaire est intéressant : Cela donne plus de façon de personnaliser son style, en introduisant des éléments que d’autres n’utilisent pas, et le cocktail final, ben c’est nous, c’est unique. Mais là aussi, cela demande du temps pour équilibrer les disciplines, et faire en sorte qu’elles s’enrichissent l’une l’autre, et ne s’écrasent pas… Pouf Pouf, du travail intéressant pour ceux qui le souhaite, donc renseignez-vous sur les formations au conte, si cela vous branche Ou au théâtre, mime, clown, Roy-hart-théâtre (travail sur la voix, très très bien !), jonglerie etc… Ou même magie, va savoir Gilbus
  17. Je comprend bien, d'ici Lyon, ça fait une trotte Mais il ne faut pas se laisser abattre... Deux solutions: 1: -Chercher des stages ou formations équivalentes dans ton coin. il y a des associations de conteurs amateurs un peu partout. Tu as aussi des conteurs pro (bien meilleurs que moi...) qui font des formations, sous forme de stages ou d'atelier, et c'est souvent très bien. Reste à trouver une formation qui mise sur la pédagogie (savoir conter ne veux pas dire savoir apprendre à conter...) et un aspect assez technique quand même, ça aide...sans négliger l'aspect émotionnel de la discipline... Il faut voir en discutant avec les gens 2: -Trouver une dizaines de personnes, un lieu, des sous, et je fais le déplacement dans ton coin Pour info, j'ai un stage de ce type prévu pour un club de magie de Toulouse en septembre... Cela sera presque le même contenu, avec tout de même une orientation magie, puisque ce sont tous des magiciens... Mais bon, pour utiliser le conte en magie, il faut les bases du conte... Tu as aussi la possibilité d'avoir une approche plus théorique, en lisant des livres sur la technique du conte ou de l'acteur: Mais perso, je pense que les stages ou les ateliers sont bien plus intéressants et dynamisant, quitte à compléter par une étude livresque ensuite... Gilbus
  18. Un petit up pour l'annonce: Il reste une unique place pour ce stage, et ça ne va pas durer... Au cas ou ça vous fait envie, contactez moi vite... C’est vrai qu’on verra des choses n’ayant pas de rapport avec la magie comme : L’entrée en scène, la posture, la respiration, le rythme, les silences, les déplacements, la façon de parler juste… Mais bon, cela peut vous faire un WE de détente… Gilbus
  19. Ah, ça, c'est tellement une bonne idée que je me retrouve face à un dilemme (ou pas?) : cette proposition ou bien "On peut recommencer, parce que c'est joli^^" Ou bien un mix des deux : "Normalement je devrais recommencer pour que l'expérience soit validée scientifiquement... mais je vais le faire juste parce que c'est très joli à regarder " Bon, si tu veux faire les deux, tu peux aussi en profiter pour y mettre un suspend: "Normalement je devrais recommencer pour que l'expérience soit validée scientifiquement... mais la..." légère pause: le spectateur pense : il ne va pas pouvoir le refaire... "je vais le refaire juste parce que c'est joli à regarder " Le suspend, c'est un terme de conte, qui indique qu'on va laisser une pause signifiante, au milieu d'une phrase, après avoir indiqué que vient une information importante (ou comme ici, pour prendre un contre pied à ce qui est laissé entendre en première partie de la phrase...) C'est de la rétention d'information, comme le suspens, mais le suspens s'étale sur un temps assez long. Le suspend est sur un temps très court, juste pour dynamiser l'écoute... Arf, comme quoi je devrais relire ce bouquin...c'est terrible, de ne pas avoir de mémoire... mais bon, l'important, c'est que toi tu as bien pris l'idée Gilbus
  20. Tu es un peu dur avec le tour, Woody Déjà, il ne répète pas 10 fois, mais 2 fois. Si on évite les doublons texte/gestes, cela va alléger l’interprétation. Et on peut justifier la répétition à plusieurs niveaux : Dans le scénario : Par exemple, si on part d’une démonstration scientifique : « Mais vous savez que pour qu’une expérience soit validée scientifiquement, il faut pouvoir la répéter… » Et hop, on repart. Du point de vue du spectateur : Il me semble intéressant de répéter la séparation, car le spectateur se dira à la fin de la première : j’ai dut rater quelque chose. Le défi, c’est de lui refaire avec encore moins de points suspicieux, cela va donc renforcer la chose : Le final, ou on retourne une à une les 4 cartes du dessus, pas en main mais sur la table, me semble un des points forts de cette version : On est parfaitement honnête… Bon, j’aime bien aussi les versions ou on remet les 2 paquets triés l’un sur l’autre, et ou instantanément, ils se retrouvent alternés, créant ainsi un climax final. Mais bon, il y a du bon dans cette version là aussi, par une netteté croissante de l’effet de révélation, je trouve Hihihi : je ne suis pas vraiment magicien non plus, mais je pense qu’en changeant le rythme sur la répétition, on peut avoir un petit morceau de comédie… A, évidemment, si avec quelques manip supplémentaires, on montrais à la fin que la moitié est en dos rouge et l’autre en dos bleu, la ça serait le top… Mais en l’état, c’est déjà pas si mal Hihihi : c’est ton interprétation du tour, personne n’a à te dire ce que tu as raté ou pas, c’est juste des suggestions… tu prends, tu laisses, c’est ton travail, et nous le respectons. C’est très flatteur pour moi de penser que je puisse te dire : tu oublies ceci ou cela… Mais je pense que ça marche par étape, on prend les conseils, à plein de sources, on en laisse d’autres car ils ne nous correspondent pas, on ajoute à cela nos réflexions, et on avance doucement vers quelque chose d’autre : si c’est mieux, on garde, si c’est moins bon, on cherche pourquoi, et on change… Mais bon, globalement, je crois que tu as résumé les points que j’avais soulevés Le principal, je pense, c’est d’être cohérent entre l’idée que l’on se fait du tour, l’idée que l’on veut en donner, son personnage affiché, et son scénario… Tu réfléchis à ce que tu veux montrer, personne ne peut le faire à ta place, et c’est très bien Continue, ça marche… Pour les scénarios alternatifs, c’était plus une remarque générale pour tout le monde que pour toi en particulier : Moi aussi, je suis plus ou moins dans les mêmes facilités de scénarios, la plupart du temps… on ne va pas toujours tout réinventer, même si on devrait Mais il ne faut jamais laisser une habitude bloquer l’imagination… A faire toujours les mêmes choses, on ne fait plus que ce que l’on sait faire, alors qu’il est bon de se mettre en danger pour avancer. Je crois que certains nomme cela l’impermanence. Tout change tout le temps. Il faut s’accrocher à la seule chose permanente : le changement… C’était la minute phylo à deux balles de Gilbus
  21. Cool, je trouve que tu le maitrise pas mal du tout, même si on sent une certaine tension dans la manipulation des cartes, par moment… Ajoute un peu de nonchalance, et cela sera sans doute plus naturel et crédible encore… Maintenant, ton scénario et ton texte : 0 :10 : « si on attend un petit peu… les deux liquides se séparent » avec le geste : Essaie de faire le geste sur un silence, en milieu de phrase, pour voir si ce silence ne va pas donner du poids aux mots. Perso, je dirais plutôt « « si on attend un petit peu… ça se sépare » Enlever des mots tout en gardant le message va alléger le coté verbeux. 0 :26 « la même densité magique » D’une manière générale, je parle rarement de « magie ». Si tu parles de magie, tu entre dans un discours « merveilleux » au sens de « conte merveilleux » ou « histoire de fée » : le genre de choses qui sont mignonnes, mais auxquelles le public ne crois pas vraiment, ou ne veux pas croire. On est donc dans l’imaginaire. Hors, ta démonstration, puisque s’en est une, est dans le réel, tu t’appuies sur une propriété physique pour la faire. En ce sens, parler de magie, c’est faire un contre-sens, à mon avis. Mieux vaux, dans ces cas-là, faire dans le fantastique : présenter sérieusement une chose comme réelle (quoique peu connue ou peu courante). Ex : Une version animiste, expliquant que tout est vivant dans l’univers, et que chaque être vivant à ses affinités… Il faut y croire… Sans le mot « magique », avec toutes ses connotations sur l’imaginaire… Ou tu peux le présenter de façon burlesque en donnant une explication farfelue (différence de poids dans les encres…) Il faut le jouer… C’est une opinion perso, on n’est pas obligé d’adhérer « Donc, on va faire une expérience blablabla » ou tu expliques ce que tu vas faire, et ensuite du le fait… va direct au but : « Donc, je vous propose une petite expérience… » Sans détailler qu’on va mélanger H et E Ou encore mieux : « Démonstration ! » et hop, tu enchaines : tu viens déjà d’expliquer le principe de la séparation, on va voir… Décalage : 0 :39 tu montres les 8 cartes, tu les remets face en bas puis « il s’agit de 4 carte rouge, et 4 carte noirs » Cela gagnerait à être dit alors que les cartes sont face visibles, étalés sur le tapis. Ensuite, tu recompte 4 carte rouge, puis noires : il y a redites : en plus, compter les cartes juste pour compter les cartes, c’est clairement dire (en substance) : « voyez, je ne vous ment pas, il y en a bien 4, des rouges, je ne triche pas, hein ? » Tricher ? Pourquoi tricherais-tu ? Une façon plus subtile serait un texte du genre : « Bon, j’ai pris 4 cartes (en les posant une a une sur la table), mais j’aurais pu en prendre plus : c’est juste pour la démonstration… » La, on va décaler le fait d’avoir 4 carte comme un corolaire au fait qu’on aurais pu en prendre plus : l’information y est, mais elle est une conséquence logique d’autre chose, elle va donc être enregistrée sans qu’on sente que tu la met précisément en avant. On parle d’autre chose que juste de dire : « voyez, il y a bien 4 cartes », et du coup, cela justifie d’en parler. Nous sommes bien d’accord que le but est d’établir qu’il y a bien 4 rouges, mais on gagne en digestibilité du texte à ne pas le présenter franchement et directement… De toute façon, insister sur les 4 R et 4 N, alors qu’ils les voient bien, les cartes, c’est attirer l’attention sur un point qu’on veut cacher… c’est ballot. 0 :52 : j’aime bien ta petite subtilité, de lancer les cartes noires sur la main gauche… 1 :03 : « Nous allons faire le mélange de la façon la plus nette, c’est-à-dire en alternant rouge N R N… » Là aussi, tu dis ce que tu vas faire : Hors, un mélange R/N est suffisamment simple pour ne pas avoir besoin de beaucoup d’explication… 1 :26 : Le coup de la dernière carte qui est très importante, car elle recouvre toutes les autres… gné ? C’est quoi l’importance ? Soit c’est un gag, soit ca tombe à plat… 1 :37 : « pas parfaitement égalisé, je vais les égaliser… » et tu égalise. Heuuu : l’égalisation à un intérêt pour ta démonstration ? Sinon, tu peux aussi égaliser en parlant de la suite, ca gagnera du temps, et l’égalisation est elle aussi assez visuelle pour qu’on la comprenne sans le dire. Si tu veux que l’égalisation soit mise en évidence : tu la fait en silence, d’un air appliqué, en regardant les cartes… (parenthèse : arf, comme ce format de vidéo centrée sur les mains est dure à lire : on perd tout ce quiest regard public, intention donné par le visage, misdirection du regard… c’est bien dommage…) 1 :54 : « quand je dis dessus, c’est vraiment du dessus » La aussi, on a l’impression que tu ne veux pas qu’on t’accuse de tricher. Pour une démonstration de ce type, il faudrait motiver ton texte par autre chose que l’idée de tricher : On ne triche pas dans une démonstration scientifique… On triche dans un tour de carte. Si tu nous fais une démonstration scientifique, il faut que tu y croie toi-même, et que tu oublie l’aspect « tour de carte ou on t’accuse de tricher »… Si tu tiens a bien mettre en évidence le fait que tu prends 4 carte dessus, invoque « la précision de l’expérience », le « protocole scientifique », la « limitation du risque d’erreurs »… 2 :03 « mais souvenez vous bien » La phrase est dure à dire, tu dois articuler plus que naturellement en détachant les syllabes, pour le dire clairement comme tu le fait : du coup, je trouve que cela donne un son un peu artificiel, récité. Dans la vraie vie, on ne dit pas « sou ve nez vous bien », mais plutôt « souv’nez vous bien » Bon, enfin, moi, je parle plus comme ça…et toi ? « On peut recommencer, c’est assez joli à regarder » : oui, j’aime bien ce genre de réplique ! 2 :49 : « nous allons alterner ces cartes de la façon la plus claire… » arf, tu l’as déjà dit au début… Soit tu redis exactement la même chose, pour faire un gag, puisque tu as dit que tu recommençais… mais faut que ton texte soit plus marquant que ça, pour qu’on se rappelle du texte du début… sinon, le gag tombe à plat. Si c’est pas un gag, ben tu peux virer la phrase… 2 :57 : « la rouge va vraiment sur la noire… » Utilité ? idem que remarques ci-dessus, ne certifie pas si directement que tu ne triche pas… Egalisation… bon, je commence à comprendre que tu veux faire un gag de répétition avec toute la procédure… A la réflexion, pourquoi pas… Mais je persiste à dire que ton texte devrait plus donner des informations plus marquantes, pour donner un truc dont on se rappelle mieux : un peu de fantaisie marquera plus, et augmentera le gag en le rendant plus apparent.… Remarque générale : J’aime le rythme lent. Mais tu peux faire des changements de rythme : la seconde fois, par exemple,( si j’ai bien compris que c’est un gag ?), tu peux garder la même gestuelle, mais faire le même texte, plus rapidement, pour donner un effet burlesque… avec un gros ralentissement sur la phrase finale, pour retrouver ton rythme du début… Les pauses : tu as mis des pauses, mais tu as eu peur de les faire durer : ajoute une demi seconde à chaque pause signifiante, et elles vont prendre du sens. Essaie de dire le texte en enlevant les mots de liaisons : Tu as un mot récurent à maitriser qui revient plusieurs fois au début : « et bien » Les mots de ce type, qui servent de transition, peuvent bien souvent être éliminés, cela renforce le texte. On trouve : Et, donc, par conséquent… Les virer, cela fait de la place pour les silences, et si tu ne bascule pas dans un style télégraphique caricatural, cela va renforcer tes phrases… Evite les redites : dans ton texte, et dans ce que tu montres avec le texte. Et puis amuses toi un peu plus : On ne te sent pas vraiment joyeux, fier ou dans une attitude marquante avec ce tour… que veux-tu nous faire passer comme émotion ? Qu’es-tu, toi, en train de ressentir comme émotion ? Enfin, ce tour peut s’appliquer à tout ce qui peut se séparer : Hors, on en revient presque toujours à la fameuse « huile qui ne reste pas mélangée à l’eau », comme si personne n’avait jamais inventé la mayonnaise… On peut facilement varier les sujets, avec ce tour : Les riches et les pauvres (ascenseur sociale, France d’en bas, dessus du panier etc…) Croyant/athés (élévation spirituelle, terre à terre, dieu reconnaitra les sien etc…) Argumentaires de la publicité (mensonge et de vérité, but de l’annonceur, but du consommateur etc.) Bref, il y a plein de choix possible. On fait tous plus ou moins de la vinaigrette, mais cela reste de la paresse : On prend un argumentaire qui marche bien puisqu’il est fait pas de grands noms de la magie, et surtout qui résume le titre du tour… Mais ce n’est pas une obligation, hein Perso, j’aime bien l’idée de la différence de densité comme thème, mais je parle rarement d’huile : Je dis juste qu’une couleur à une encre plus lourde, donc qu’elle coule vers le fond, et pis voilà…mais cela reste des équivalents de liquides, c’est vrai… je suis trop paresseux... Gilbus PS: arf, je vois que tu as répondu à une partie des remarques que j'avais en commun avec d'autres... bon, ben c'est toi qui vois et tu as raison, il faut voir ce que cela donne pour de vrai, avec du public et ses interactions...
  22. Dérangeant pour qui ?... Pour le magicos égocentrique tremblant à l'idée que son SECRET n'en soit plus un, parce qu'il fait juste le tour de la carte à travers la vitre plutôt que de scénariser l'bidule, l'envelopper dans une Dramaturgie ?... Dérangeant pour qui ?... ben, peut-être pour ceux qui veulent pratiquer ce tour...? Tu l'utilises, Andy? Si oui, es-tu sûr que la super présentation que tu as sans doute mis autour va assez transporter le spectateur pour qu'il n'y voit aucun lien avec un tour ou on a une carte de l'autre côté de la vitre? Quelle dramaturgie, comme tu dis, va contrer un moteur de recherche ou il suffit d'entrer " magie carte windows" pour trouver une explication détaillée? A, il ne pensera pas à mettre "windows" du premier coup... il mettra peut être "carte à travers la vitre". Mais heureusement, des artistes du net présentent ce tour, sans l'expliquer, mais en mettant comme titre le nom du gimmick, quand ce n'est pas l'auteur... facile de remonter une piste si fraiche... Pas 3 heures après, une fois les spectateurs rentrés chez eux, non: Tout de suite. YouTube est dispo sur les smartphone, 7J/7, 24h/24, presque en tout lieu...y compris le lieu où tu fais ton spectacle… Donc soit le spectateur "aime" la magie, auquel cas il connaitra sans doute déjà l'explication, soit il est simplement curieux, ou a envie de te faire suer, et il peut sortir l'explication en vidéo à la compagnie dans les minutes qui suivent... Vive les tutos Youtube! De toute façon, il est trop tard pour les tuer... Et effectivement, la cerise sur le pompon, c'est quand un "magicien" voulant rendre service à ses amis les inconnus du net, met directement une vidéo pro d'explication, en la piratant. Mais ce n'est pas grave, ce n'est que de la magie...et il faut bien apprendre, hein? Et puisque youtube est le meilleur moyen, autant avoir des explications qui tiennent la route, par l'auteur lui-même Quand à être taxé de magico égocentrique tremblant de peur si on critique les tutos Youtube, la, on voie que l’on a enfin progressé : Il y a peu, ceux qui faisaient des tutos étaient au moins mal vus des magiciens en général. Maintenant, il va bientôt falloir s’excuser de ne pas faire de tutos, pour bien montrer qu’on n’a pas peur… Cela devient pathétique. On parie ? Demande, à n’importe quelle table de close up, ceux qui veulent savoir comment marche le tour que tu viens de faire… Tu as 9 mains sur 10 à se lever. Je le sais, je le fais souvent. Bon, bien entendu, je donne ensuite une fausse explication, encore plus magique que le tour, mais le célèbre spectateur qui veux de lui-même préserver le mystère, il existe, mais est très minoritaire. On ne doit pas avoir le même public de close up. Ben, la, tu nous parle de la médiocrité engendrée par youtube, dans la présentation des effets… Au moins nous sommes d’accord sur un effet néfaste de youtube : Avant, celui qui faisait mal de la magie n’embêtais que ses copains de cours d’école. Aujourd’hui, c’est le monde entier qui profite de la médiocrité, de l’absence de travail et de réflexion, de talent… Belle école pour lancer de nouveaux talents… Enfin, pour ceux qui pensent que youtube et ses tutos pas chers leur a permis de se lancer dans la magie… C’est cool pour eux. On se demande comment la magie a pu survivre avant l’invention de youtube, pour arriver à nos jours, et avoir tant de chose à débiner dans le tutos… Un vrai miracle… Je rappellerai juste une petite chose que vous savez déjà tous, j’imagine : On attribue moins de valeur à ce qui s’obtient facilement. On trouve aujourd’hui des choses sur le net pour lesquels les magiciens d’antan auraient donnés un bras. C’est de nos jours qualifié de « petits tour », tout simplement car on peut les avoir sans aucun effort. Les tours ont toujours autant d’effet sur le public (tant qu’ils ne sont pas trop débiné, bien sûr…ce qui ne va pas en s’arrangeant…), mais on passe à côté, car ils sont sans valeur. Je ne parle pas que d’argent : la valeur du secret est une chose qui n’est pas forcément liée au prix que l’on paye… Cette valeur à disparue. C’est ballot. Gilbus
  23. Tiens, le coup de la coupelle pour les sous me rappelle une petite anecdote : Dans une fête médiévale, je faisant de la magie dans la rue, en mode léger : Un trépied de tabouret et un plateau en rotin comme table (avec effectivement un rebord, c’est bien pratique ), un petit sac en toile pour le reste du matériel qui ne tenait pas dans mes aumônières… Et bien sûr, dans le sac, la bouteille d’eau. Mais comme c’est en médiéval, je ne pouvais pas me permettre de la sortir : J’avais donc une chope en étain genre chope anglaise, que je remplissais (et vidais) régulièrement. Je ne travaillais PAS au chapeau, ma compagnie était engagée pour la fête, donc aucun appel au peuple… Cela n’empêchait pas les gens de mettre des pièces dans ma chope, au risque de m’étrangler en l’avalant quand je buvais Gilbus
  24. La tremblotte est courante au début. Ça passera. Pense à respirer profondément (sans faire de l'hyper ventilation devant le public ) Amuses toi, c'est ça qui rendra les choses simples Construit et Travaille ton texte à haute voix. Un texte créé pour l'écris n'est pas un texte naturel à l'oral. Un texte répété en pensée ne passera pas les lèvres le moment venu. travaille ton texte plus que tu n'a travaillé ton tour, c'est une façon d'avoir un bon résultat Joue sur le ton, sur le rythme, sur l'intention... fait différents essais dans la façon de le dire: Soit cela te fera trouver une meilleure façon de le dire, soit cela te confortera dans l'idée que tu tiens la bonne façon Quelque soit le temps passé sur le texte, il faut qu'il semble naturel, qu'il coule de source, comme si tu le disais pour la première fois. évite tout ce qui parait forcé, surjoué, artificiel... c'est pas simple, hein? Gilbus
  25. L’accroche : C’est pour moi un moment difficile : Tu n’as personne à ta table, des gens passent devant sans s’arrêter… et tu as l’air bête si tu ne fais rien. Tu peux jouer sur une annonce par panneau (spectacle dans 2 minutes) pendant que tu fais semblant de ranger des choses, mais bon, c’est une solution provisoire, surtout si tu as vraiment des choses à ranger… Sinon, quand tu es prêt, il faut aller au-devant des gens, en trouvant une approche qui ne les effraient pas (un tapeur, il va demander des sous, on va être pris en otage une demi-heure, il veut nous vendre un truc etc…) Les enfant/ados sont souvent moins timides, cela peut être un moyen de commencer à former le cercle. Les couples qui flânent aussi… Les filles en bandes sont souvent audacieuses pour venir te voir, cela dépend de ton look… Il faut des gens à l’esprit disponible, prêts à se laisser distraire, ce n’est pas toujours évident… Une fois que tu as 2 ou 3 personnes, en attirer d’autres est presque automatique. Une solution confortable pour commencer, c’est en festival : Il y a déjà plein d’animations de rue, souvent, les gens ne sont pas frileux, ils sont là pour s’amuser et voir du spectacle. La table : Les enfants s’accroche à la table, s’y cramponnent, voir vont essayer de se hisser dessus pour mieux voir : Prend une table pliante (pour la mise en place), mais stable et solide. Certaines tables de camping ont des pieds réglables indépendants, ce qui peut permettre de compenser un sol inégal, tout en étant bien stable. La nappe que tu vas mettre dessus gagne alors à être plus longue devant, histoire de cacher l’aspect « camping » de la table, justement… La nappe longue devant permet de mettre une petite valise ou un coffre sous la table, pour y prendre les accessoires discrètement (pas de façon secrètes, la plupart du temps, mais cela évite d’avoir une valise peut attrayante en vue du public.. soignons le décor…) La servante : Si la servante n’est pas destinée à une action secrète, pourquoi pas. Je fais souvent la mienne simplement en repliant le drap qui me sert de nappe, avec fixation par épingle de nourrice de façon invisible. Mais pense que tu seras entouré plus ou moins (public sur les côtés) donc le coté secret de la servante risque de ne pas marcher. Cela peut servir d’espace de stockage discret mais non secret, par contre (changes « presque » à vue… ) Le lieu : Dur de trouver un bon lieu. En été, il faut gérer le soleil : Souvent, soit c’est toi qui es à l’ombre, soit c’est le public… pas simple de choisir, quand on doit cuire plusieurs heures… Fait des poses régulières, pour repasser une couche de crème si tu es sensible… N’oublie JAMAIS la crème solaire, ni la bouteille d’eau. Le soir, il faut avoir de la Biafine sous la main, en cas d’accident solaire… Le cercle public : Une fois que tu as quelques personnes, le cercle peut s’étendre pas mal. Essaie de trouver un endroit où tu ne boucheras pas la rue, ou tu n’embêtera pas les commerçants etc. L’amplitude des tours : Tu as deux choix principaux : soit tu fais du vrai close up sur table, donc les gens vont se mettre au raz de la table, et cela va mécaniquement restreindre le public. Dans ce cas, prévois 2 ou 3 tabourets pliants, la personne à qui tu « fais le tour » pourra s’assoir devant la table, cela va automatiquement dégager une zone de visibilité pour ceux qui sont derrière. Sinon, même avec une table, tu peux opter pour un cercle qui ne touche pas la table : 1mètre d’espace suffit souvent… Cela te laisse plus de latitude pour passer d’un mode close up à un mode petit salon, qui permet souvent plus d’interaction avec les spectateurs. Je place par exemple les gobelets plus dans le petit salon (pas de gens collés à la table), les pièces dans le close up (pour un matrix, par exemple), les carte en fonction de ce qu’on fait… Tout cela est bien sûr très relatif… Si tu ne veux pas rester debout toute la journée…ben, prévois un siège pour toi. Cela va de soi, mais va mieux en le disant. La mise en place : Tu as une table, un ou plusieurs sièges, une valise… investit dans un mini-diable pliant. On en trouve dans les magasins de bricolages, et cela peut changer la vie, quand il faut tout transporter à la mise en place ou en partant. Si tu te débrouille bien, ton diable peut aussi te servir d’élément de décors, ou d’accessoire pour accrocher des choses (prédictions etc…) Le type de spectacle : Les bons artistes de rue ont souvent un spectacle bouclé, rodé, chronométré, avec un début, un milieu, une fin. Cela permet un rendement optimum, en faisant un renouvellement du public régulier, en faisant un appel au chapeau régulier, et en ayant une succession de tours enchainés et parfois intégrés les uns aux autres. Durée : entre 7 et 15 minutes ou plus, suivant l’ambition du spectacle… Et puis il y a la méthode Bebel, qui s’installe, et fait de la magie non-stop durant 3 ou 4 heures. Niveaux sous, ça marche aussi, si on est Bebel… car il est tellement époustouflant qu’il n’a pas à parler d’argent pour que les gens aient envie de donner ! Ça ne marche pas avec tout le monde. Mais quand on débute, si on n’a pas un spectacle rodé et bouclé, on a tendance à ajouter des tours en continus, en comptant sur le renouvellement naturel du public, histoire à ne pas avoir à nouveau la galère de créer un nouveau cercle… C’est une chose à réfléchir pour chacun, en fonction de ton but : Si tu veux faire du chapeau, avoir un spectacle qui commence et se termine régulièrement est sans doute le plus simple. Si tu veux surtout t’amuser, et te roder en public, tu peux faire dans le continu…par contre, c’est épuisant, car tu es durant une longue période en tension, il faut se forcer à faire des pauses pour ne pas que ça tourne à la torture Ensuite, ben je laisse des gens expérimentés en parler, je ne suis pas vraiment magicien de rue, moi… Gilbus
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