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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Les « tours » et leurs procédures ne sont pas protégeable facilement en France. -Protéger un procédé, c’est-à-dire la méthode du tour, peut se faire par un brevet (à condition que cela soit inovant…). Hors, le protéger par un brevet protège son utilisation non consentie en spectacle (pas mal de magiciens connus ou de créateur d’accessoires possèdent des brevets sur des matériels…), mais pas sa divulgation, puisque le brevet est du coup consultable… -La seule chose protégeable du côté des « œuvres de l’esprit », c’est ce qui est visible pour le public : Les trucs n’étant par définition pas visibles, impossible de les protéger par ce biais. On peut par contre protéger une présentation, en incluant un texte, une musique, une mise en scène, une chorégraphie, un scénario etc. Mais le truc, lui, peut être débiné sans soucis légal par n’importe quel ado qui a internet. C’est pour cela que chaque fois que j’entends la phrase : « Le meilleur moyen de protéger un truc, c’est de le publier », cela me fait bouillir… Quant à Bilis, même si j’aime beaucoup ce qu’il fait, il me semble que pas mal de tours sur ses vidéos sont des classiques, notamment dans la série « la magie par les cartes » : normal, on se forme avec des bases… Donc, ces tours appartenant au patrimoine commun, Bilis pas plus qu’un autre ne peux en réclamer la propriété… C’est tout le problème avec l’illusionnisme : la seule protection des secrets, ben, c’est le secret. Gilbus
  2. Très bonne analyse, Max A, j’adhère complétement ! Juste, j’aurais mis la thématique en premier, suivi de l’histoire, cela permet d’aller du plus large au plus pointu, dans ce qui doit être perçu (ou pas) par le spectateur : La thématique : Qui reprend l’ambiance globale du numéro, et sa motivation même… A noter qu’on peut tromper volontairement les spectateurs sur la thématique, et leur faire prendre conscience de leur erreur en cours de spectacle… J’ai vu à une convention de jonglerie, un spectacle époustouflant : C’est annoncé comme un numéro de balle contact/art martial. Et effectivement, le type fait de la balle contact tout en faisant des mouvements d’arts martiaux, et c’est fort ! A un moment, un son bizarre « bip » sur la belle musique du numéro : Je pense à un problème technique, et je trouve d’autant plus fort que le jongleur n’ai même pas sursauté ni réagi à cet incident… La démonstration continue, et les bip se répètent…ça devient intriguant, sans l’attention pourtant détourner de la performance… Puis à la fin d’une séquence particulièrement forte de posture martiales et d’effet de balle contact, ça bascule : La musique change du tout au tout, passant à une musique style console de jeu, et une voix off annonce : « Niveau complété, niveau suivant », en anglais de jeux vidéo. Et on entre dans une thématique de jeux vidéo : On était en fait en train de regarder un personnage de jeu vidéo, qui réalise avance dans le jeu. La suite est typique de l’ambiance des jeux vidéo, il fait des coups spéciaux, affronte des défis, des ennemis (imaginaires), accumule des pouvoirs, se fait éjecté, mais ce n’est pas grave, on reprend un autre personnage… Bon, tout cela est exécuté avec une maitrise, un jeu d’acteur, un sens de l’humour et des compétences physique et jonglistiques hallucinantes… Mais ce que je voulais vous dire, en fait c’est ça : On nous a menés en bateau, sur la thématique, en présentant un numéro original alliant art martiaux et balle contacte, ce qui est très fort, et créatif. Mais ensuite, il révèle la véritable nature du numéro : balle contact, arts martiaux, mais dans un jeu vidéo, et là, on a l’impression de monter d’un énorme cran, niveau performance et créativité, car tout devient possible, y compris les choses très improbables … une grande claque pour le public, qui lui vaux une standing ovation de toute la salle, et un numéro qui reste dans les mémoires des mois après… Le changement de thématique en cours de numéro est donc possible, si on va vers une créativité croissante, sans perdre le public. Évidemment, il n’y a pas grand monde d’aussi bon que le jongleur dont je parle, mais c’est possible… Dans la majeure partie des cas, il est plus simple et modeste de rester dans une seule thématique, pour que ça ne parte pas dans tous les sens, et ne pas embrouiller le public. C’est aussi beaucoup plus simple à gérer coté interprète… En dessous de la thématique : L’histoire : Il peut s’agir d’une véritable histoire, ou simplement de ce que l’on veut démontrer par le numéro ou une partie précise du numéro. L’histoire, au sens large, établis pour moi une motivation au numéro : On est là pour une raison précise, et le spectateur en est informé… Par exemple, votre texte favoris pour votre ambitieuse, c’est l’histoire : C’est très large… C’est souvent cela que l’on qualifie de « présentation » L’effet : On pourrait penser qu’un numéro est composé de tours. Dans cette définition, je rejoins Max A : découper le numéro en tour, c’est une vision d’illusionniste, et reviens souvent à mélanger le but et le moyen.… C’est pour cela que je placerai l’effet avant le tour, dans cette vision orientée spectateur. Les effets sont la partie magique du numéro : c’est donc sur eux que doit porter la mise en valeur. Ils sont placés au sein d’une partie ou de la globalité de l’histoire, et s’enchainent dans celle-ci de façon logique ou en tout cas cohérente. Tour : C’est, pour cette série de définition, ce qui correspond à la mécanique amenant l’effet ou les effets, DU POINT DE VUE DU MAGICIEN. On assimile souvent le tour à l’histoire, mais je crois qu’on peut essayer de faire la distinction. Si on parle du tour comme étant la suite de manipulation, geste et gestion des spectateurs amenant à l’effet, en gros, la description des « tours » que l’on trouve dans la majorité des bouquins de magie, il serait dommage de confondre cette description technique avec ce que doit percevoir le spectateur. Au contraire, l’histoire permet de motiver, et au final de faire disparaitre les éléments techniques du tour. Un tour de magie, c’est aussi une unité de valeur traditionnelle dans la connaissance du public (et des magiciens). En faisant passer la notion de tour (technique) derrière l’histoire et l’effet, cela peut nous permettre de revoir notre vision de la magie en générale, et de surprendre le spectateur. Matériel et Technique : Ce sont les moyens utilisés par le tour pour arriver à ses fins. Ce sont des outils. En faire des buts, c’est aller vers la cardristry et les fioritures, ou l’on recherche la performance, l’esthétisme, et ou la magie n’est plus le but premier recherché. Ou la démonstration d’un catalogue de trucs, si on copie les teaser des vendeurs… Mettre le matériel en évidence, c’est toujours délicat. Par exemple dans les GI : dès que l’on voit une boite sur la scène, on se demande tout de suite ou est le truc, le double fond, le panneau coulissant…pas simple de coller à l’histoire dans cet état d’esprit… En magie, selon moi, le matériel et la technique ne devraient même pas être visibles, sauf si l’histoire les met en évidence car elle porte dessus, bien sûr. La technique peut passer au mieux pour un tic, une fioriture, ou un élément de l’histoire, si elle est visible. Le matériel peut passer pour du décor, ou un objet ordinaire pris à titre d’exemple, ou un objet particulier non pour son origine « marchand de truc », mais pour son intégration à l’histoire (bizarre magie de Chelman…) Bon, tout ça, ce sont des vœux pieux, je sais bien que l’on pratique souvent selon ses propres habitudes et critères… Mais peut être que la réflexion de Max A peut faire se poser des questions, ce qui est toujours une bonne chose Gilbus
  3. Il me semble que le coup de la corde est déjà utilisé par Voronin... et d'autres qui l'ont copiés. Gilbus
  4. Pas moi en tous cas : j'ai pas de problème d'argent. Quand j'en ai vaguement besoin, j'en fais apparaître, pas vous ? si si: http://maitre-marabout-voyant.com/2015/05/16/formule-magique-de-richesse/ Gilbus
  5. Ben, désolé pour les adulateurs inconditionnel de Robert Houdin, mais la magie de salon existait avant lui… bien avant Même si Robert Houdin a été un grand magicien, il n’a pas tout inventé, et surement pas la magie en salon, en théâtre, ou dans la bonne société. Bien avant lui, les représentations étaient sur les scènes les plus illustres, en commençant par les cours, quelles soit royales ou de moindre envergure. Cette réappropriation de la rue est un retour aux sources, celles des bateleurs et des amuseurs… C’est tout aussi noble et précieux que de faire son numéro dans un palais, au niveau artistique. Bon, ok, c’est souvent bien moins rémunérateur… mais qui parle d’argent ? Ces formes d’expressions dans des lieux différents, avec des formats différents, ont toujours coexisté, et fait partie de l’illusionnisme : Si ça fait envie, pourquoi s’en priver ? Maintenant, si la street magie a pour seule référence les bidonnages télé que l’on voit régulièrement, je comprends ta répugnance Mais il y a matière à faire de beaux et vrais spectacles aussi Gilbus
  6. superbe idée... Mais tu oublies les 12 danseuses en tenue légère, l'éléphant (au cas incroyable ou on ne te laisse pas amener ton éléphant perso, on peut ne faire qu'entendre le bruit en coulisse, avec un bruit de casse et des jurons), les fauves… Ce qui m'amène au scénario que j'appellerai "katastrophe" : Tu as comme tu l’as dit une musique grandiose, des fontaines, des confettis et serpentins, fumée, des jets de flammes… Au milieu de tout cela, les danseuses ondulent et se trémoussent. Mais un jet de flamme met le feu à un serpentin, qui part en boule de feu vers les coulisses. Du coup, on entendu barrir l’éléphant paniqué, et des bruits d’écrasements, des cris. Les danseuses paniquée courent de l’autre côté de la scène, d’où elles sont repoussée par des feulements de fauves (si on peut voir une patte de tigre happer une danseuse, ça serait cool…) La musique s’arrête sans doute quand l’éléphant a fini d’écraser la sono… Elles finissent par courir hors de la scène, en sortant par le fond. Sauf une : Toi, en tenue de danseuse, au milieu de la scène, perdu au milieu des débris. Voila voila… Je ne proposerai pas de faire ça à tout le monde, mais bon, tu es le grand Otto, quand même… Je sais, ça fait un peu chers juste pour un gag d’entrée… Mais bon, tu ne nous a pas fixé de budget, non plus Il faut voir si cela peut être raccord avec le reste de ton numéro, ou si tu dois te changer entre temps (quick ?) Ton entrée en scène peut se faire bien sûr lors de l’épisode du tigre, caché par le groupe de filles en fuite… Gilbus
  7. D'autant qu'avec une blague de Toto gratuite on obtient les mêmes réactions que celles présentes dans la vidéo. Hihihi : c’est vrai qu’à force de voir les gens rire, on se demande s’ils rient parce qu’ils ont compris le truc immédiatement, ou parce qu’ils sont surpris… Et franchement, à voir la performance, je ne vois pas trop de différence entre ça et un gimmick qui se trouve pour quelques centimes dans toutes les papeteries, et qui est utilisé par les magiciens depuis plus de 200 ans au moins… (le brevet est de 1806, non ? l’utilisation par les magiciens à dut suivre de près l’invention, tellement son intérêt est évident…et sachant qu’avant, les magiciens utilisaient des procédés moins pratiques pour un résultat similaire…) Si c’est bien ce a quoi je pense, la boite « spéciale » pour transporter le gimmick est une façon de se foutre du monde en justifiant le prix, quand les gens vont déballer leur commande… J’espère pour ceux qui ont commandés que ce n’est PAS ce à quoi je pense… Gilbus PS: a noter qu'avec les versions modernes du produit, l'enveloppe peut soutenir un examen sommaire...pas besoin d'acheter Blackmail pour ça
  8. montrer cette photo sur les grands écrans...avec voix off pour redire le contexte... et refaire exactement la même scène sur scène, avec les 3 du même age que la photo (et vivants...) et toi qui arrive en pépé tordu... Gilbus
  9. L’idée est amusante… Perso, je la ferais un peu différemment : « Aaaah… » Et je me dirige vers le spectateur, bras ouvert, grand sourire aux lèvres. Le but et qu’il croie que je le connais, et marque un moment d’hésitation en cherchant qui je peux bien être… Arrivé presque au contact : « Elle est la ! » Et on fait sortir la carte ou la pièce du col ou du bras du spectateur Pause d’assimilation. On examine brièvement ce qu’on vient de sortir, en le laissant bien visible… « Merci, je la cherchais partout !! » Suivi d’un truc du genre : « Tiens, pour vous remercier, je vous fais un tour gratos ! heuuu, les autres ne sont pas payant non plus, mais bon… » Ou bien directement, suivant qu’on sent les gens disponibles : « J’ai des problèmes, avec cette carte… elle est jamais là où je veux… tiens, par exemple… » Et on embraie sur une routine. Le fait de dire « Non, non ne me prenez pas pour un fou, vous voulez une preuve ?? » me semble un peu « littéraire » dans la façon de s’exprimer. Si j’avais à dire cette phrase, ça sonnerai plutôt comme : « non, j’suis pas fou, j’ai des papiers pour le prouver ! » et apparition de la carte... Tu sent la différence de rythme dans la phrase? Et en plus, que vont répondre les gens à ce type de questions : Ben, possible que certains disent non… Si tu poses une question au public, il faut que la réponse soit forcément à ton avantage, quelle qu’elle soit. Mais ça dépend évidemment du type de personnage : si tu as une allure de fou échappé de l’asile, cela peut être drôle. Gilbus
  10. Il y a aussi ce genre de réglementation? http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F22235.xhtml Gilbus
  11. je n'ai rien répondu, car j'en suis resté bouche bée... c'est la que apprécie de ne pas connaitre les pièces, car leur magie est tellement forte dans des cas comme ça...ça fait du bien de retrouver de l'innocence... Et je trouve que les apparitions de ce style sont effectivement plus fortes que les disparitions (même si c'est un autre débat...) Gilbus
  12. si tu fais une heure de route, tu as abracadabreiz à rennes... mais bon, 100km, 200 allez retour, ce n'est pas rien il faut coupler ça avec une autre raison de déplacement... Gilbus
  13. Bon, une tentative pour expliquer que certains ne veulent pas répondre : Parce qu’il n’y a pas de réponse. Parce qu’en fait, cela dépend. Cela dépend du magicien et de son répertoire : Nous avons tous en grande partie des tours différents (enfin, j’espère…), du coup cela n’apporte guère de dire ce qu’on fait, nous, comme tour… Cela dépend de la prestation : Si tu dois faire un coktail, du table à table, de la table fixe, du salon, les tours risquent de ne pas être les même : cela implique déjà un tri. La durée de ta prestation, liée au type, te permettent de savoir si tu dois faire 3 tours à plein de gens différents, ou 50 toujours au même public (Cas d’une animation longue durée à poste fixe, lors d’un salon ou d’un festival, par exemple, ou certaines personnes vont rester ou revenir souvent lors de l’événement…. Il faut alors essayer de varier un peu au long de la journée, pour ceux-là…) Cela dépend des routines et de leur enchainement : Si on doit faire du table à table, mais que notre belle routine préférée n’est pas auto-reset, on a deux choix si on veut la faire : Soit on vient avec X exemplaires de la routine, dans notre valise, et on se charge au max, pour en avoir plusieurs exemplaires à faire pour X tables. Soit on prend un petit temps entre chaque table ou groupe de table, pour faire ses reset. Pour un spectacle genre salon ou scène, j’apporte en général un tour ou deux de plus que le spectacle prévu, histoire de faire face aux imprévus. Par exemple, lors du passage en scène, sous le chapiteau de la conven-tion (arf, le correcteur automatique transforme conve-ntion en congrès, le bougre...) de jonglerie près de Rennes, le 16 mai, j’avais juste un tour à présenter, au milieu de numéros fait par des jongleurs… Mais, chose qui ne se fait jamais dans ce type de prestation type cabaret, ou les numéros s’enchaînent, voilà qu’on me demande un rappel. Heureusement, j’ai toujours en poche un jeu multi-effet, j’ai donc présenté une petite expérience de lecture de pensées, d’autant plus appréciée qu’elle était impromptue… Il y a aussi le cas où le tour que l’on avait prévu ne passe plus, suite à une modification ou une erreur dans les infos sur le spectacle : Changement de la durée dont on dispose, des conditions liées au lieu (difficulté à faire venir quelqu’un sur scène, ou a faire circuler du matériel, absence d’un micro pourtant annoncé, nombre de spectateur bien plus grand que celui espéré, passage inopiné d’une scène intérieure à une présentation en plein air…etc.) Donc, c’est pas mal d’avoir du rab de tour. Mais il faut rester raisonnable, à partir du moment où on a cerné les conditions de représentation, inutile d’emporter ce qui ne passera pas de toute façon… Sans compter, mais j’aurais naturellement dut commencer par la, l’adaptation des tours à un public donné : C’est effectivement la première chose qui permet de trier : Le thème, l’événement, le public, l’ambiance… Je ne présenterai jamais micro-psychique dans une animation médiévale, par exemple… le boulon n’est pas du tout raccord Comme toujours, il faut se demander « pourquoi » on est là : du coup, cela va éliminer tout ce qui ne cadre pas avec ce « pourquoi ». Bref, il faut se restreindre volontairement, tout en gardant une marge… Quand on ne sait pas trop ou on va niveau spectacle, et qu’on a de la place dans la voiture, évidemment, ce n’est pas très grave. Mais cela ne fait que reporter le tri, car une fois sur place, et les questions éclaircies, il faut bien choisir… On peut aussi arrêter de penser en termes de tours : Si on pense en termes de set, de numéro, ou même de spectacle, la question ne se pose plus à l’échelle du tour : On sait de quoi se compose notre numéro, et on ne va pas y ajouter un truc juste comme ça, car on le voit dans l’armoire Donc, comme je le disais, la réponse dépend de chacun, et de plein d’autres choses… Du coup, je me vois mal y répondre… Gilbus
  14. Tu pourrais développer un peu, parce que là, tout de suite, je ne vois pas trop quel tour ne gagne pas à être scénarisé… Comme le dit Emmanuel Priel, il y a scénarisation et scénarisation, avec ou sans histoire. Tu peux avoir un scénario sans histoire : Le scénario est alors la façon de gérer l’effet, pour qu’il soit le mieux perçu par le spectateur… Par exemple, en suivant un schéma classique : -Situation de départ connue et acceptée par le spectateur (vraie ou fausse) -Modification (vraie ou fausse) de la situation initiale, qui devrait donner un résultat logique -révélation du résultat (vrai ou faux) qui est ou semble différent de celui prévu. Rien que réfléchir à ces trois étapes, c’est déjà un début de scénarisation. Par exemple, un tour « bateau » : Les 3 cordes. 1 : Comment faire pour que le spectateur sache qu’il y a trois cordes de taille différentes ? 2 : Comment faire la transition, pour que ces cordes puisse changer de taille ? 3 : Comment prouver au spectateur qu’il y a bien trois cordes de tailles identiques ? Cela va du coup donner un scénario, en fonction des réponses qu’on apporte à ces questions. Un scénario purement technique qu’on pourra ensuite enrichir avec des émotions, du relationnel, un style, une intention… A l’inverse, ces éléments peuvent aussi guider dans le choix des différentes étapes, il me semble. Et si tu ajoutes ensuite des éléments émotionnels etc., on peut aller plus loin. Mais ces éléments n’ont pas besoin d’être une histoire, bien sûr… Mais il y a toujours, quelques parts, une histoire, pour le spectateur : Ou pour le dire autrement, le simple fait d’être devant le magicien, pour le spectateur, représente déjà une histoire qu’il est en train de vivre. En ce sens, toute rencontre est en soit une aventure. Bon, le magicien, lui, a tendance à oublier, car il fait souvent la même chose, et est toujours en mode « rencontre »... Mais pour le spectateur, c’est (toujours ou souvent, ou en tout cas, ça pourrait être) un moment exceptionnel. Ajouter une histoire sur un tour ou un effet, c’est autre chose, car en plus du scénario, il faut l’histoire, justement… Et l’histoire a son propre scénario, sa propre structure, qu’il faut entrelacer avec le scénario technique de l’illusion… Ce n’est pas forcément compliqué, mais cela demande un peu de soin. Mais bon, c’est juste un point de vue, si tu veux développer le tiens, ça m’intéresse Gilbus
  15. Même avec des chinoiseries, ça doit être quand même un peu anguleux, non? Gilbus
  16. Tout spectacle consiste à manipuler le public, d'une façon ou d'une autre. Donc, c'est plutôt flatteur: Tu ne leur faisait pas des tours, tu leur faisait un spectacle... Maintenant, c'est mieux s'ils ne s'en rendent pas vraiment compte, et restent sur une adhésion non analysée, je trouve... Gilbus
  17. C’est un souvenir fort que j’ai : Quand j’étais jeune, dans je ne sais plus quelle émission consacrée à la magie ou on parlait de lui, on disait déjà que le secret du dé grossissant était perdu…a jamais... Cela m’a marqué. Hors, il y a quelques années, ici même et sur quelques autres forum, des images des plans originaux ont circulé, ainsi que l’histoire de ce matériel, toujours existant apparemment, et presque fonctionnel, même s’il avait besoin de réfection, naturellement… Le principe, soigneusement décris jusque dans les détails, était très malin… Je me souviens que sur le moment, la joie de savoir toujours vivant ce principe que je pensais perdu m’a bouleversé de joie. Comme quoi les attaches sentimentales de la jeunesse sont fortes… J’avais même eut l’envie sur le coup de reconstruire un dé grossissant, et puis la vie en a décidé autrement… Par contre, je ne sais pas maintenant, mais à la maison de la magie de Blois, on disait toujours que le secret du dé grossissant était perdu… Je ne sais pas si c'est par manque d'information, ou s'ils préfèrent volontairement faire vivre le mythe de la disparition d'un secret? Si je me souviens bien, un exemplaire de sa chaise était exposé dans cette même maison de la magie de Blois. Le fait de la voir de près, sans rembourrage ni garniture, ne laisse pas trop de doute sur le fonctionnement, d’ailleurs, on voit des charnières apparentes… une petite maladresse dans la présentation, peut-être ? Gilbus
  18. tu veux parler de ce volume de l'encyclopédie Panckoucke? http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5828837r/f1.image.r=Encyclop%C3%A9die%20m%C3%A9thodique%20Panckoucke%20Amusements%20des%20sciences%20math%C3%A9matiques%20et%20physiques.langFR Gilbus
  19. Gilbus

    [VM] Coupure VM

    plus de problème chez moi depuis ce matin... Gilbus
  20. Bon, soyons franc, j’ai beaucoup aimé. Et c’est très bien exécuté. Les remarques ci-dessous ne sont donc que des pistes de changements, voire d’améliorations ou de réflexions, à toi de prendre ou de laisser… 0 :42 : bon compromis que de faire une intro en plan large, avant le tour en plan serré. 0 :55 « il y a donc ici 3 cartes » Peut-être avoir laissé la sortie des cartes du jeu justifierai d’avoir toujours la paquet en main. C’est uniquement pour cette vidéo, bien sûr, car dans la vraie vie, on a automatiquement le paquet en main, vu qu’on ne fait pas de coupures Si tu commences avec tes 3 cartes directement dans la main, sans les lancer sur table, inutile de les reposer sur le paquet à 0 :53. Ce passage sur le paquet n’est utile que si tu as sortis tes cartes une à une en les lançant sur le tapis, par exemple : il devient alors utile. Mais partant avec les cartes en main… je ne vois pas l’utilité ni la justification… 1 :25 « on peut donner l’impression qu’elle se transforme en carte noir. Mais ce n’est qu’une impression, car nous avons une, deux… » Petit contresens, je me demande si c’est fait exprès : Ce n’est pas qu’une impression, puisque tu montres ensuite que toutes les cartes sont noires… Donc cela confirme qu’elle s’est bien transformée, le message étant ici : ce n’est pas la seule à s’être transformée. Un texte plus cohérent peut être : « On voit qu’elle se transforme en carte noir. Mais ce n’est pas la seule, car nous avons une, deux… » 1 :26 La, tu retransformes tout en rouge, sans refaire de geste magique, ce que tu faisais pour les noires : c’est pour une question de rythme ? 1 :31 idem, pas de geste magique… ? 1 :41 je me suis demandé pourquoi tu mettais l’étui sur les jokers. C’est pour éviter qu’on pense que tu récupère la carte en 1 :47, quand tu mets tes 2 carte au-dessus ? Si c’est uniquement pour cela, je ne sais pas si c’est utile ou pas, j’ai un doute… Le mouvement des deux cartes est bien au-dessus… peu probable qu’on pense à une action non magique… Et l’intervention de l’étui ajoute un élément, et cache les jokers… fausse solution ? Vraiment, je ne sais pas trop… 1 :47 « ce qui est intéressant, c’est que si je fais juste ce petit mouvement »… Tu fais le mouvement durant le texte : tu devrais essayer de faire le mouvement d’apparition de la carte noire lors d’un silence, après cette phrase, pour mettre l’effet en valeur : Faire un effet flash tout en parlant va diluer l’attention. Le texte, à mon sens, gagnerai à servir de préparation à l’effet, avoir l’effet en silence, puis un texte de justification pour laisser les cartes immobiles, durant la phase d’assimilation de l’effet. 1 :49 « la carte noire revient entre les deux… » Ton texte ici (et en fait assez souvent ailleurs…) correspond à ce que tu montres. C’est un peu trop directement descriptif, sans apporter d’information supplémentaire. Cela serait plus vivant, si tu profitais de ce moment pour mettre un peu de sens, du genre : « Vous voyez qu’on ne peut pas se débarrasser facilement de la carte noire… » Mais cela serait bien si tu avais mis ce thème depuis le début… En fait, le sens est délicat à ajouter ponctuellement, car tu n’en mets pas sur la globalité du tour : Tu es en mode « observateur » décrivant un phénomène, tu ne nous indique rien sur le phénomène, ni sur ce que tu en penses toi. En fait, voilà, il manque ton avis, tes sentiments, du vécu… la, cela fait un peu trop démonstrateur impersonnel. Bien entendu, je ne te dis pas de changer de style, c’est toi qui le décide. Et puis ton personnage de magicien n’est pas du genre exubérant, loin s’en faut… Mais avoir une présence, des avis plus forts, des sentiments pourrait peut-être renforcer les effets. 1 :53 « nous pouvons amener un petit peu plus loin » Phrase un peu maladroite… nous pouvons « aller » un petit peu plus loin serait plus juste, non ? Ou « nous pouvons pousser l’expérience un peu plus loin »… 2 :00 la justification à le reprise en main du paquet, c’est de poser les cartes rouges, puisqu’on ne se sert plus que de la noire : hors, cela n’apparait pas trop dans ton texte, ni dans tes gestes. Hors, il serait mieux d’avoir ici une justification pour reprendre le paquet. Ou alors poser les cartes sur le paquet sur la table, donner ton texte du genre « nous pouvons aller plus loin », et prendre ensuite seulement le paquet : Tu as remis les cartes sur le paquet, clôturant une séquence, tu peux reprendre le paquet pour récupérer la carte noire pour la séquence suivante. La, ce n’est pas ce que tu fais, car tu enchaine tout sans détacher les deux séquences. 2 :06 « mais, entre les deux jokers… » Je trouve que tu enchaine un peu vite. Là, je verrais bien une pause avant cette phrase, du genre : « Elle n’est pas sur le dessus, sur le dessous non plus » Pause 1 seconde bien tassé. Tu peux même prendre le temps de regarder tes mains, le spectateur… « Mais… » L’index indique l’étui posé sur la table. Pause « Si on regarde entre les jokers… » etc. Le texte est au service de l’effet, il n’est pas la seulement pour faire la liaison, mais pour mettre en scène chaque effet, si tu veux le renforcer… tu peux te servir du texte ET du silence pour cela. Le silence est l’ami de l’effet, il indique qu’il va se passer un truc important, ou que ça se passe maintenant… N’hésite pas à rythmer ton texte par des silences. Cela fera aussi un changement de rythmes. A, oui, durant tout le tour, tu gardes un rythme constant dans ton texte, alors qu’il y a des moments ou les cartes accélèrent, ralentissent… Tu as le droit de changer de rythme de parole Je ne te dis pas de faire du Tamaris, mais bon : Dans un tour de Tamariz, il y a des moments très rapides, des moments très lents, des moments où il se pose des questions, des moments où il affirme…se trompe…affirme encore… C’est varié. On dit toujours que Tamaris fait le foufou et que ça rend sa magie rigolote… En fait, il ne fait rien au hasard : ses moments de calme, de silences, ses pauses, tout est orchestré…même si les moments où il se met à gesticuler marquent davantage, naturellement… En ce sens, hormis les gesticulations et les éclats de voix qui ne sont pas dans ton personnage, regarde ce qu’il fait dans sa gestion des rythmes… Bon, je cite Tamaris, car c’est le premier qui me vient à l’esprit, mais tu peux t’inspirer de beaucoup d’autres Bref, ce sont justes quelques petites remarques, mais ta vidéo est déjà très bien Le bonus : Je ne sais pas pourquoi tu as voulu mettre un bonus. Ceci dit, ton bonus est très bon… peut être trop, justement, et va faire oublier ton tour principale… C’est un peu comme un numéro : Quand le numéro est fini, il est fini. Ajouter autre chose derrière, cela va faire oublier, ou affadir l’effet que l’on a monté le plus haut possible dans le numéro… Donc, je ne suis pas pour le bonus… Mieux vaut rester sur un gout de trop peu, cela aiguise l’appétit Gilbus
  21. L’origine de la FFAP, c’est l’aspect fédératif. La FFAP est une fédération de clubs locaux, essentiellement, plus quelques accès pour des particuliers et des pros… Donc, le meilleur moyen de rencontrer la FFAP, c’est effectivement d’aller voir ce qui se fait près de chez toi, dans un club Les activités nationales de la FFAP viennent ensuite : Congrès, équipe de France, FISM etc. , tout ça, c’est après… L’adhésion à la FFAP permet des réductions sur les congrès, qui remboursent presque l’adhésion FFAP (je ne sais pas quelle est la cotisation au club de villy… mais les cotisations de club se décompose en : partie local, qui sert au fonctionnement du club, et partie fédérale, qui finance la FFAP, couvre la publication de la revue etc. tout comme dans un club sportif, ou tu payes l’adhésion au club, et la licence nationale…) A noter que tous les clubs ne sont pas intégrés à la FFAP, ce qui peut avoir aussi des avantages ou des inconvénients, suivant ce qu’on veut faire… et ce n’est pas un critère de dynamisme, tu n’as qu’à voir l’activité dans des associations comme les 78 tours pour en être convaincu… Les procédures d’entrée dans les clubs sont variables. En général, pour les club FFAP, il y a : -Une période probatoire, ou l’on te forme. En général, pour un débutant, cette période peut durer un an, avec une cotisation souvent allégée, puisque tu n’es pas encore membre FFAP), -Un test d’aptitude plus ou moins difficile (cela peut être une simple formalité, comme un examen pointu…ça dépend des clubs…), -puis tu as le titre de membre, et tu dois donc cotiser à la FFAP… Mais ce sont de grandes lignes, il est possible de trouver toute sorts de particularité locales… Donc, vois ce qu’organise ton club local, au besoin si tu en veux plus, va faire des sauts pour assister à des conférences ou des fêtes à Lyon ou Grenoble, pour parler des choses qui sont dans ton coin… Pour accéder aux conférences et congrès : Déjà, il y a peu de pub en dehors des milieux magiques, donc rien que cela filtre les participants. D’autre part, dans la grande majorité des cas, il y a un tarif « membre du club qui organise » ou un tarif « FFAP », et un tarif extérieur, plus chers. Cela aussi filtre le public. Idem pour les congrès, ou le tarif « non membre FFAP » est conséquent…Encore qu’il y ait souvent des tarifs incitatifs pour les jeunes… A côté de cela, tu as des formations thématiques genre CIPI, qui organisent des stages, mais qui gagnent souvent à être suivie quand on a un niveau suffisant dans la discipline sujet du stage, ou en magie générale… c’est souvent animé par de grands noms de la magie, donc genre master classe… A côté de tout cela, tu as aussi des rencontres informelles de magiciens, régulières ou ponctuelles, qui permettent d’échanger librement avec ceux que l’on croise. Je ne sais pas s’il y en a sur ta région, je sais que les gens de Lyon se réunissaient parfois pour une bouffe ou chez les uns ou les autres… à voir avec eux. Dans le genre, on a eu il y a des années les « pizzas magicos » (a, les bons souvenirs…) qui se réunissaient en pizzéria à paris, les crazy druids de rennes (provisoirement en sommeil, je n’ai pas le temps de les relancer pour l’instant…), l’illégal magic club, de paris aussi, qui a la particularité de commencer très tard ses réunions etc. Il semble y avoir peu de rencontres de ce type organisées sur VM ces derniers temps… Le Forum LSP organise aussi de temps en temps des rencontres entre ses membres, ou des spectacles caritatifs…Cela peut être sur Paris, ou en région… Tu as également des scènes ouvertes de magie, qui permettent de rencontrer du monde, mais je n’en connais pas dans ton coin… Renseignes-toi auprès des boutiques de magie de ta région, ou des clubs, qui peuvent t’aiguiller sur tout ce vivier qui prolifère de façon informelle… D’une manière générale, n’hésite pas à prendre contact avec les magiciens : Malgré un aspect parfois un peu fermé, vu de l’extérieur, dès que tu as montré que tu n’es pas un simple curieux, le milieu magique est en général hyper accueillant… Gilbus
  22. Oula, vaste sujet… Et question difficile, car je ne suis pas très érudit, en conte non plus… Déjà, rien n’est simple, car tu vas trouver différentes écoles, dans le conte. Entre ceux défendant une conservation fidèle du patrimoine et ceux réclamant une liberté d’adaptation et de création… Et tous ont raison, de leur point de vue, car c’est un domaine de liberté totale, justement… Il n’y a donc pas de livre représentant une vérité unique… Une lecture intéressante pour toucher la diversité des conceptions autour du conte, cela peut être « pourquoi faut-il raconter des histoires ? » publié par Mondoral. Mais je ne sais pas si le livre est en vente publique… C’est la retranscription d’interventions de conteurs, lors de colloques sur le conte, avec plein d’intervenants qui montrent tous une sensibilité différente, des objectifs et des moyens différent. Il y a d’autres volumes dans la collection, si je me souviens bien… Mais comme c’est surtout une captation d’un débat, tu peux accéder aux vidéos du débat, sur le site : http://www.archivesaudiovisuelles.fr En tapant « mondoral » dans la recherche… Tu as là-dedans des histoires, mais aussi des analyses, des réflexions sur plein de sujets liés aux histoires et au conte, aux conteurs… Tu as aussi des livres sur des domaines pointus : Par exemple « les ficelles du conteur », contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne donne pas de techniques de contes, mais des techniques de jeux de doigts avec des ficelles (on dessine des figures avec des boucles de ficelles) pour les associer à du conte. Le livre « raconter avec des objets » de Jean Donogan, peut être utile au magicien, toujours encombré d’accessoires… Là aussi, plusieurs écoles dans l’utilisation des objets : -Le détournement, ou l’objet incarne autre chose que ce qu’il est dans le monde réel. -La personnalisation, ou l’objet reste ce qu’il est, mais acquiert des caractéristiques supplémentaires -L’utilisation, ou on se sert de l’objet tel qu’il est, ou un jeu de carte reste un jeu de carte, car il y a un jeu de carte dans l’histoire… Dans un domaine plus théorique, tu as les ouvrages sur la classification Aarne-Thompson : C’est une bible regroupant les contes par classifications de type et d’intrigues… On trouve des articles facilement sur le net, qui donnent une idée du contenu de cette classification : http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_Aarne-Thompson#Pr.C3.A9sentation_g.C3.A9n.C3.A9rale Ces livres de classification ne donnent pas vraiment d’éléments sur la façon de raconter…sauf que… Savoir ce que disent les contes est important… Ces classifications permettent de prendre conscience de ce que dit l’histoire, au cas où cela ne soit pas clair pour le conteur. Car le conteur doit savoir quel est le message de l’histoire, en dehors des péripéties qui la jalonne. J’ai vu des gens passer « à côté » de leur histoire : Ils pensaient qu’elle disait une chose, le public en comprenais une autre, ce qui ne serait pas grave si, du coup, le conteur n’avait pas mis en évidence et de force un message qui visiblement n’avait pas de rapport avec l’histoire. Quand on raconte une histoire, la première question à se poser, c’est : Pourquoi. Un peu comme pour un tour de magie, en fait Encore plus théorique, mais en fait, pratique aussi : « Morphologie du conte » de Vladimir Propp : Là, c’est du lourd au niveau de l’intellectualisation…j’avoue ne pas avoir réussi à digérer complétement le bouquin Mais pour ceux ayant le courage, c’est une source de techniques très intéressante : Il y parle par exemple de la façon d’introduire les personnages secondaire, des attributs des personnages, du séquencement des étapes du conte, etc. Sinon, tu as des livres écrits par des conteurs, comme par exemple « le conteur et l’imaginaire » de Pèpito Matéo, qui est un conteur très réputé. Tu as des livres sur l’analyse du conte, comme « magie du Conte, ses rythme-sa dynamique » de Lily Boulay, qui est en fait une sorte d’analyse de texte sur des contes type, pour y déceler une structure et des schémas…et les contes basés sur la même structure, à la façon de Aarne-Thompson, mais peut être en plus abordable (mais en moins exhaustif, bien sûr…) Mais si tu veux juste gouter des contes, en oubliant la technique, tu as des livres comme « le cercle des menteurs » de Jean-Claude Carrière, qui est un recueil de contes d’un peu partout, de très bonne qualité. Dans les livres de contes eux même, tu as deux grande catégorie, à mon sens : -Les livres qui sont fait pour être lus : Des contes rédigés pour l’écrit, avec des phrases bien tournées, et une langue irréprochable… inexploitable tel quel pour les raconter à haute voix, car trop figé par l’écris. -Des livres de contes de collectage Surtout à partir du 20ième, ou des gens soucieux de préserver un patrimoine ont collectés les contes écris, souvent à partir d’enregistrements fait dans des villages auprès de conteurs « ancestraux ». Ces actions ont permis la survivance de bon nombre d’histoires, qui auraient disparue autrement, la télé ayant porté un coup fatal aux veillées contées durant des années. Réalisé par des passionnés, des universitaires, des sociologues, ils ont souvent le respect absolu de la langue parlée, et on retrouve donc des transcriptions fidèles des histoires telles qu’elles sont dite. Le problème est que bon nombre de collectages ont été fait auprès de personnes vieillissantes, pour ne pas dire très âgées, qui n’étaient pas forcément les meilleurs conteurs de leur époque, mais les conteurs survivants… Du coup, on se retrouve parfois avec des contes qui ne tiennent pas debout, car la mémoire défaillante, l’atteinte de l’âge et la sélection aléatoire des sources font que les histoires qu’on trouve sont souvent inintéressantes et décousues. Donc, là aussi, il faut tout reposer à plat, et les reconstruire pour les raconter… Sans parler de l'obsolescence de la forme: Si le fond des contes est intemporel, puisque cela parle de la nature des choses et de l'humain, la forme, elle, évolue. Si on veut prendre des contes du patrimoine, il faut bien sûr lire un maximum de conte… et si l’un nous séduit, il faut essayer de le fréquenter, de l’apprivoiser, et pourquoi pas de lui faire une place dans notre répertoire… Dans cet esprit, je dois plus de 60 livres de conte (je n’ai pas compté…) de tout type, de toute origine, de tous thèmes, même si je ne les utilise pas : à force d’en lire, on finit par avoir des idées…ou pas. Tu as aussi ceux qui créent leurs histoires. Dans mon répertoire courant, très limité encore (42 contes ce jour), 6 sont inspiré par des histoires existantes, et 36 sont des créations. Il y a des techniques pour s’entrainer à la création, mais je n’ai pas trouvé de livre pour les récapituler… Sinon, tu peux aussi te référer à toute la littérature technique sur le théâtre : Le conte a ses particularités, mais énormément de choses peuvent être appliquées, venant de la façon de faire du spectacle vivant, et le théâtre à pour cela une documentation plus abondante… A, pour finir avec les livres : Je ne l’ai pas encore lu, mais on m’en a dit grand bien : « Conter, un art ? » de Michel Hindenoch Plus modestement, j’ai écrit un petit article sur le conte et la magie contée (6 pages seulement… ceux qui me lisent savent que c’est forcément une synthèse extrême, vu mon niveau de bavardage habituel…) dans le bulletin du MAM (N°6 d’aout 2014) qui reprend une partie de ma façon de voir les choses, une sorte de synthèse de techniques et de règles, qui ne sont sans doute pas très intéressantes à lire, mais qui peuvent être utiles à pratiquer Pas de théories trop poussée (les conteurs, pour chaque question qu’on leur pose, ont tendance à répondre par une histoire…ça n’en finit pas, mais c’est beau ), mais des guides pour faciliter l’entrée dans le monde des histoires et surtout de leur interprétation, par des conseils précis. C’est dans l’esprit de cet article que sont mes stages… Gilbus
  23. hihihi, merci pour la pommade Cela s'appelle "le dictionnaire encyclopédique de la magie de Gilbus", dont je cite parfois des extraits quand j'y pense ou que j'ai la flemme de taper une nouvelle tartine que j'ai déjà faite... Il comprend une partie dictionnaire, car je suis du genre à donner des définitions, qui renvoient à une seconde partie (encyclopédique) contenant des articles... Et c'est une "œuvre" qui ne sera sans doute jamais achevée, donc jamais publiée, vu que je ne suis plus d'accord avec tout ce que je disais quand j'ai commencé à amasser les idées, il y a des années... Donc, il faut que je reprenne tout depuis le début tous les 10 ans... Et comme je suis fainéant... c'est ballot Déjà, si j'arrivais à finir mes lectures en retard, et vous faire quelques compte rendu, cela serait déjà bien... Gilbus
  24. Juste un petit up pour signaler que le stage est complet (comme prévu…) et avec des gens sur liste d’attente. Je suis très content, car il y aura deux magiciens parmi les stagiaires, un de rennes, un de Paris. C’est cool Gilbus
  25. Comme le dit Andy, il y a le numéro, puis les outils du numéro. La, tu nous parle surtout du matériel que tu utilises, ce qui est intéressant, mais pas forcément la réponse à la bonne question : A quoi ressemble ton numéro ? A quoi ressemble ton personnage ? Pas ce qu’il fait, avec des balles, des cartes ou autres, mais ce qu’il est… Burlesque ? Sérieux ? Rigolo/rigolard ? Mystérieux ? Poétique ? Amoureux ? Etc… Ton personnage doit être en concordance avec le numéro, bien sûr. Et ton personnage peut avoir plusieurs niveaux de lecture : On peut avoir un personnage de magicien sérieux, qui en fait va être confronté à des problèmes, et le numéro peut devenir burlesque, par exemple. Un cas de magicien arrogant, mais qui en fait se révèle fragile et attendrissant etc… Mais définir numéro et personnage, non par les tours qu’on y fait, mais par le style et l’émotion que l’on désire susciter, c’est une chose intéressante. Souvent, on le fait d’instinct, sans trop y réfléchir, car on sait ce qu’on veut faire…et du coup, on ne pense qu’aux tours, au matériel, au truc… C’est aussi pour cela qu’Andy dit qu’on ne peut le faire à ta place (ou alors, il faut nous expliquer beaucoup plus de choses sur tes intentions dans ce numéro ) Et donc, en fonction de ce numéro et de ce personnage, c’est cela qui peut définir le tour d’entrée, pour revenir à ta question. Ce tour d’entrée doit établir le style de ton personnage pour le public. Il peut aussi lancer sur une fausse piste (cas cité plus haut du sérieux qui vire au burlesque), mais compatible avec l’intention de ton numéro… Bref, on peut aussi dire de commencer par un portefeuille en feu, mais à mon sens, cela n’apporte pas la réponse à la bonne question Choisi ton style d’abord Gilbus
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