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[Boutique] Cartes personnalisable
Gilbus a répondu à un sujet de Teddy BOUDIER dans Les Étagères Magiques
Sinon, si vous voulez personnaliser des accessoires, cartes, dés, balles, pions, etc, vous pouvez aussi acheter les bases ici: http://toutpourlejeu.com/fr/48-cartes-speciales-blanches Cela permet de se créer des accessoires uniques... Gilbus -
Fingers de Mickael CHATELAIN
Gilbus a répondu à un sujet de Jérémy MAROUANI dans Les Étagères Magiques
ça doit être la saison, puisqu'on vient de voir ça: __Condom_to_Card_de_N2G#Post574725]http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/topics/574725/[Matos]__Condom_to_Card_de_N2G#Post574725 Il y a quand même pas mal de similitudes... même si l'effet n'est pas aussi complet, on ne voit pas l'autre face de la carte... Gilbus -
[Matos] Tours de magie : Les Must Have!
Gilbus a répondu à un sujet de Jérémy MAROUANI dans Les Étagères Magiques
Et promis, j'ai rien fumé oula, si chacun y va de ses définition, devinez d’où je tire la mienne? Le talent : Tout le monde espère avoir du talent. Mais le talent, c’est quoi ? Le talent, c’est la capacité à réaliser quelque chose avec un certain degré de réussite. Le talent, suivant cette définition, se compose de trois choses : -Le don inné : Ce sont les capacités que l’on a de naissance, par nos gènes. Tout le monde n’est pas égal, égaux, égaleaux... bref, certains sont doués, ont des facilités, d’autres pas. C’est très injuste. La vie n’est pas juste. J’espère que vous ne pensiez pas qu’elle l’était. -Le travail : En travaillant, on peut aller plus loin que le simple don, et ajouter de la valeur à notre quantité de talent. C’est très réconfortant : Même si on n’est pas doué, dans une certaine mesure, on peut compenser. -L’expérience : La pratique elle-même va renforcer le talent, nous permettant de mieux gérer les choses. En ce sens, il ne faut jamais hésiter à pratiquer, il en restera toujours quelque chose. En utilisant au mieux ces trois éléments, on peut arriver au maximum de ses possibilités. Ne se servir que de deux, par exemple, est dommage. Si l’on n’utilise pas nos dons innés, mais qu’on mise tout sur le travail et l’expérience pour faire quelque chose que l’on a du mal à faire, c’est ballot. Si l’on ne se fie qu’à nos dons et à notre expérience, on sera très bon, de notre propre point de vue. Ce ne sera peut-être pas l’avis du public… Si on travaille, qu’on utilise nos dons, et qu’on ne se produit jamais en public, non seulement on a perdu la principale motivation de l’artiste, qui est le partage, mais en plus notre prestation ne sera jamais bonne, car seule l’épreuve du public peut sanctionner et permettre une réelle évolution d’une prestation. En utilisant le travail et l’expérience des autres, en faisant des formations, participant à des ateliers, stages, en faisant appel à un metteur en scène, ou à d’autres spécialistes, on peut aussi aller plus vite et plus loin, mais il nous faudra assimiler ce travail et cette expérience, pour la faire notre : C’est déjà du travail et de l’expérience en soi Bon courage. Gilbus ps: oui, vous avez trouvé, c'est bien tiré de l’encyclopédie universelle de la magie de Gilbus -
[Réflexion] Différentes Façons de Scénariser un Effet Magique
Gilbus a répondu à un sujet de Woody (Philippe) dans Forum Général
Tu devrais plutôt dire: "'tain, SEB, les gars!!!" Gilbus -
Fingers de Mickael CHATELAIN
Gilbus a répondu à un sujet de Jérémy MAROUANI dans Les Étagères Magiques
Je me sens un peu gêné d’intervenir ici, car je ne crois pas avoir jamais acheté de tour de MC… Cependant, au-delà d’une réaction saine contre certains tutos trompeurs, ne faut-il pas se poser d’autres questions : Ok, il y a beaucoup de tours en revente presque directe en occasion… Mais est-ce toujours la faute du tour ou du gimmick. N’est-ce pas plutôt un effet de la fameuse course au « tour qui va changer notre magie » ? Non, un tour ne changera pas votre magie, vous seul pouvez le faire. Un livre ou une approche philosophie peut aussi vous y aider… Mais au final, c’est toujours vous qui devrez changer votre magie. Un gimmick, aussi simple soit-il, demande du travail pour s’y habituer. Il faut le faire à sa main, il faut l’intégrer à sa façon d’être, il faut le roder. Ce que n’ont pas essayés de faire ceux revendant les gimmick « comme neuf »… Encore une fois, on doit constater l’idée forte « que les manips, c’est à travailler », alors qu’un gimmick qui n’est pas automatique, ce n’est pas un bon gimmick… Un gimmick se travaille, des semaines, des mois parfois, pour bien le maitriser. Les défauts doivent en être corrigés, ou occultés… Il y a un bruit ? Quand, dans le scénario, peut-on cacher le bruit ? Il y a une épaisseur ? Comment positionner les doigts, pour la cacher. Cela se voit de près ? Ben, c’est peut être que c’est un gimmick qui est plutôt fait pour être vu de plus loin, en condition de salon, par exemple. Ou qu’il ne faut pas le laisser voir en immobilisant les mains, ce ne sont jamais les prétextes de mobilités qui manquent… Il y a une pliure ? Ben, pourquoi la carte à retrouver ne seraient pas pliée visiblement devant le spectateur, elle aussi ? Et ainsi de suite. Vouloir tout faire exactement comme dans une vidéo de démo, sans rien changer ni adapter quand on va passer devant un public réel, et se plaindre que ce n’est pas comme dans la vidéo, c’est un peu ballot… La vie n’est pas une vidéo Mais bon, je ne connais pas personnellement les tours de MC, n’étant pas son client… Je trouve néanmoins ses créations très belles, pour la plupart, les gimmick souvent bien pensés (bon, il y a des ratés, quand même… sur le nombre, ce n’est pas surprenant ), et les effets plutôt réussis… Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas se donner du mal pour que ça marche… Hihihi : surtout que le tour n’est pas encore sortis !!! C’est formidable, de dire si un tour est bon ou à jeter, avant la sortie Dire qu’il est trop facilement remontable, car on a tout deviné d’après la démo, ok, pourquoi pas… Mais un tour n’est pas figé, si c’est trop facile à comprendre, que faut-il faire pour que cela ne le soit plus ? Une fois qu’on a réfléchis à la question, on peut sans doute se faire une opinion Mais bon, pourquoi être si pressés, pourquoi ne pas attendre les premières réactions de ceux l’ayant commandés ? Dire qu’il y a quelques temps, on se moquait de ceux donnant un avis sur un tour juste après l’avoir sorti de la boite. Maintenant, il faut avoir des avis avant même la réception… est-ce bien raisonnable… ? Un peu de patience, que diable… Et puis tant qu’on ne me dit pas que c’est nul après avoir longuement testé l’engin, ben je le trouve très joli, ce change du bout des doigts Patience… et prenez le temps de rêver… Gilbus -
[Matos] Tours de magie : Les Must Have!
Gilbus a répondu à un sujet de Jérémy MAROUANI dans Les Étagères Magiques
Le meilleur tour que l’on possède ? Le meilleur tour n’est-il pas celui qui nous possède ? Mes meilleurs tours sont ceux que j’ai pensé, construit, que j’ai peaufiné, que j’ai fait des centaines de fois. Il y a une osmose et une fusion qui se fait entre le tour et le magicien, même si je ne suis pas vraiment magicien, d’ailleurs, je ne présente pas vraiment des tours… Le meilleur tour des uns ne sera pas le meilleur pour les autres. Vouloir une liste des « tops », c’est déjà renoncer à créer ses propres « tops »… Inventez votre magie, plutôt que de l’acheter, car on ne possède pas un tour, mais on peut le vivre… Sinon, une LD, c’est bien aussi. Gilbus -
Chaîne Magique (SWAP) n°1 de Juillet 2016
Gilbus a répondu à un sujet de Steve MLL (radlabo) dans Forum Général
Pareil Quand on aura les noms, je lirais ce qu'a écris la personne depuis sont arrivée sur le forum, pour me faire une idée... j'imagine que l'on fera pareil pour moi, cela sera vite fait de lire les quelques élucubrations que j'ai laissé trainer ici ou la, et donnera bien assez d'informations... Dommage que ce doive être une surprise, sinon on aurait pu poser la question au destinataire... D'un autre coté, si je tombe sur l'ami Tabary, par exemple, je vais être bien en peine pour trouver une chose qu'il n'a pas Bah, pas grave, je filerai des trucs persos... A suivre... Gilbus -
Chaîne Magique (SWAP) n°1 de Juillet 2016
Gilbus a répondu à un sujet de Steve MLL (radlabo) dans Forum Général
il est possible, j'imagine, de remplacer la vidéo par un livre? Gilbus -
Pour les contes de fées/fantastique : Il y a en gros 3 catégories : -Le réel : ça se passe dans un univers comme le nôtre, et même si cela peut être dépaysant si cela ne se passe pas chez nous, on peut y croire. -Le merveilleux : les fameux contes de fées : là, personne n’y crois réellement, mais on peut trouver cela plaisant si c’est bien fait. -Le fantastique : c’est dans le réel, mais il y a une chose qui dérape à un moment donné, et on a l’intervention de forces inconnues qui vient perturber le réel. Mais on n’en est pas vraiment sûr… cela pourrait être celui qui en est le témoin qui a perdu la boulle ? Ou une erreur d’interprétation ? Ou…autre chose, de beaucoup plus inquiétant… Une autre différence entre fantastique et merveilleux, qu’on m’a donnée : Dans le merveilleux, on sait ce qui s’est passé : la sorcière a lancé un sort, car elle n’est pas invitée au baptême… Dans le fantastique, on ne sait pas de façon certaine, ou on n’est jamais sûr…et c’est finalement beaucoup plus inquiétant, ou prenant… Un même sujet peut être traité sous les trois aspects, dans trois histoires différentes… Pour les « artefacts » vieillis ou non : Ben, ça dépend comment on raconte. J’étais le WE dernier à une fête médiévale, ou deux conférenciers ont parlés, l’un des systèmes de mesures au moyen-âge et des bâtisseurs, l’autre de l’archerie. Le premier, bien que vêtu de façon médiévale, n’était pas dans un rôle médiéval : C’était quelqu’un du 21ième siècle, présentant à un public de notre temps comment on faisait des églises et cathédrales au moyen-âge… Il était dans notre temps, et nous montrait donc des objets anciens, ou plutôt des reproductions, vu que ce type d’objet ne sort guère des musée… Présenter des objets neuf en prétendant qu’ils étaient authentiques, dans ce cas, aurait été malvenu. Il nous montrait sa canne d’architecte, neuve, fabriquée « sur le modèle de … ». Le second conférencier jouait un rôle : il a parlé de son enfance en 1142, de la façon dont son père, pauvre, l’avait vendu à une troupe de mercenaire pour qu’il y fasse son apprentissage, de son maitre qui lui avait donné son premier arc, prise de bataille sur un cadavre etc… Dans ce contexte, nous sommes dans le récit. Présenter un objet qui a 1000 ans, ou une reproduction de cet objet tel qu’il est actuellement serait une aberration : Il avait un arc presque neuf, et des flèches forgées de l’année… On voit que suivant le type de spectacle (immersif ou démonstratif), on n’a pas les mêmes exigences vis-à-vis du matériel. Mais se tromper de matériel aurait été dommage… Autre exemple : J’ai un costume de bouffon, que j’ai fait faire par une couturière habile. Quand il a fallu choisir la teinte du costume (enfin, les teintes, il y a plusieurs couleurs…), j’avais plusieurs choix : -Des couleurs pastel et délavées, vu que depuis le 13ième, la couleur à eut le temps de passer. Beaucoup de costumes qu’on voit dans les reconstitutions médiévales sont avec des couleurs passées, car « c’est ancien » ! Et effectivement, les tissus qui nous restent de ces époques, pour la plupart, ont des couleurs passée… Et quoi de plus normal : il y a eut 1000 ans ! cela donne au contraire une idée de l’éclat des couleurs, quand c’était neuf ! -Ou des couleurs vives, neuves. J’ai pris les vives, car je ne fais pas de conférence sur le costume du bouffon, en exhibant des pièces historique, mais j’incarne un bouffon du 13ième, assez fortuné pour s’acheter un costume de qualité. Donc, mon temps de narration est le 13ième, on y est, on y parle au présent de ce qui s’est passé au 13ième… Et la teinte du tissus, en ce temps-là, dépendait juste de la fortune du client : plus il faut de bain pour avoir une teinte vive, plus c’est chers. Je joue un bouffon de qualité, donc j’ai de l’argent, ou mon seigneur en a, et faisant un métier ou l’apparence est primordiale, je dois avoir des couleurs éclatantes… Donc mon costume n’a pas l’air d’avoir 800 ans Donc, suivant que le conteur va être de notre époque ou non, on peut/doit définir un état du matériel : vieilli, ou pas. Dans les deux cas, le matériel est authentique, mais c’est le spectacle lui-même qui ne se passe pas à la même époque… Pour une ambiance fantastique, donc accrochée à notre réalité et notre temps, il semble plus facile d’avoir un discours démonstratif, c’est-à-dire qu’on ne joue pas à être à une époque donnée, mais qu’on est à notre époque, ici et maintenant, et on parle d’un temps passé. Du coup, les objets, sauf s’ils sont présentés comme des reproductions, gagnent à avoir l’air aussi vieux que le seraient un objet parvenu à notre 21ième siècle. C’est juste une question de cohérence. Si on ne peut pas se dégotter un objet d’apparence authentique, Google est ton amis : On peut par exemple imprimer sur papier moderne, une carte qu’on a trouvée sur le net, ou photocopiée dans une bibliothèque poussiéreuse… Cela permet de justifier la reproduction, mais il ne faut pas hésiter à l’expliquer : Sinon, le public pourra se moquer de notre « parchemin du Xième » sur papier canson… Par contre, si ce sont des reproductions, l’original qui est reproduit doit avoir l’air authentique, lui. C’est ce qui me troublait dans des tours comme « l’institut », par exemple : On est sensé présenter un carnet authentique de l’hôpital, mais on voit bien qu’il est imprimé, et non écris à la main… donc c’est une reproduction…. Mais réécrite, puisqu’on a juste mis une police cursive, à la place de copier les pages du bouquin réel écrites à la main… il faut dire pourquoi… et c’est moins précieux, du coup, qu’avec un carnet authentique… Il faut donc bien voir le contexte non seulement de notre histoire, mais de la façon de la raconter, pour que le matériel soit cohérent. S’il n’y a pas de cohérence, on retombe dans les décors de théâtre peint sur une toile : Il va aider à entrer dans l’histoire, mais personne ne dira qu’il est vrai… donc, on est au théâtre, pas dans la réalité… Le fantastique gagne à être dans la réalité, s’il s’égare trop dans la fiction, il devient merveilleux, au mieux. Bon, ceci dit, même si le sujet m’intéresse, je n’ai pas les moyens d’acheter le coffret de marchand de truc, donc merci au magazine de nous en avoir parlé à son tour Gilbus
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[Réflexion] Différentes Façons de Scénariser un Effet Magique
Gilbus a répondu à un sujet de Woody (Philippe) dans Forum Général
Ce qui te gène, c’est donc de dire que les cartes sont des personnages. Tu as tout à fait raison. Présenté comme ça, personne ne peux y adhérer… Sauf que… En conte, on peut utiliser (et on utilise effectivement…) les objets réels de différentes façons. Je ne parlerai pas des objets imaginaire ici, mais juste des objets réels… Déjà, on peut les utiliser comme…ben, ce qu’ils sont : les objets eux même. Si dans une histoire, un des personnages joue aux cartes, on peut sortir un jeu de carte pour illustrer… S’il utilise une corde, on peut sortir une corde etc… Dans ce cas, l’objet est pris au premier degré, et il a une fonction qui est la sienne dans le monde habituel. Une autre façon : on investit l’objet d’une signification symbolique. Par exemple, dans un tour que je pratique, un seau à champagne est « l’esprit » du héros : Solide et vide. Puis on verse dedans des liquides, qui sont des connaissances que va acquérir le héros. Tout cela est symbolique, les objets et matières manipulées n’ont aucun rapport avec les concepts qu'ils représente, si ce n'est symboliquement, pourtant, cela passe très bien, il n’y a surtout pas besoin de dire textuellement « bon, ceci est la tête de mon personnage, je verse dedans les connaissances » Au contraire, l’aspect symbolique est induit par l’histoire, et ne pose de problème à aucun spectateur, et même aux enfants de plus de 7 ans. Les enfants sont très forts pour faire des associations symboliques, quand ils jouent : un bout de bois peut être un bateau, une bille un personnage etc… Et nous gardons cette possibilité d’abstraction en grandissant, heureusement Encore une autre façon d’utiliser un objet, c’est le détournement : On lui attribue une autre fonction, ou une autre utilité que ce qu’il est réellement. Il faut alors que l’histoire nous permette d’assimiler l’objet à autre chose. Cela donne souvent des choses amusantes. Toujours une autre façon de faire, c’est effectivement de faire incarner des personnages par des objets. Ce qui ne te branche pas, car j’imagine que tu n’as pas vu quelqu’un le faire avec à la fois conviction et talent… Car c’est en fait un art qui peut se rapprocher de celui du marionnettiste, si on veut vraiment incarner les personnages avec des objets. J’ai vu une conteuse raconter une histoire de loup, ou le loup est une pince à spaghettis. Les « grandes dents » de la pince aidaient largement à l’identification, et on finit, comme pour les marionnettes, à ne plus suivre que le personnage incarné par a marionnette en oubliant celui qui l’anime et les limitations de l'objet… Il y avait aussi un placard qui était une boite de biscuit, et une petite fille faite avec un tire-bouchon. Et on peut y croire, quand c’est bien fait : Là, on a la fameuse « suspension du refus de croire », qui joue en notre faveur… Mais si on veut aller par la, le dernier tour que j’ai « habillé d’une histoire » utilise des cartes, et les cartes sont des personnages (c’est tout neuf, je le travaille depuis 3 semaines seulement…) N’étant pas marionnettiste, j’ai contourné le problème... Ça commence comme ça : « C’est un pays ou un chapelier fou prend le thé à longueur de journée avec des amis… Un pays ou un chat invisible laisse parfois apparaitre juste son sourire… Un pays ou une reine rouge règne sur un jeu de carte… » Et voilà, tu as justifié le fait que les cartes soient des personnages, simplement parce que tout le monde sait qu’au pays des merveilles d’Alice, les cartes sont des gens. Le contexte peut donc donner vie à des objets, sans que cela pose problème aux spectateurs… Et on ne leur demande même pas d’y croire, pas besoin, tout le monde sait que les cartes sont vivantes, au pays d’Alice… on n’y croit pas pour de vrai, mais on l’admet sans problème dans le contexte de l’histoire. C’est bien sûr une histoire merveilleuse, pas fantastique, on n’y croit pas vraiment… mais on peut y adhérer en tant que spectateur, et en faire quelques chose… Il y a aussi l’objet en tant que représentation consensuelle. Dans une autre histoire, j’ai des poissons qui nagent dans un bassin. Et je montre un plateau tournant, peint en bleu, sur lequel il y a des grosses boites d’allumettes (peinte en bleu aussi), ou sont collée des photos de poissons. Bien entendu, je n’essaie pas de faire croire que ce sont réellement des poissons, et aucun spectateur n’y croit non plus : Ce sont des poissons « bricolés », qui font une illustration : Personne n’est dupe, mais les poissons remplissent néanmoins leur fonction, sans problème, en « nageant en rond dans le bassin » quand je fais tourner le plateau tournant… Tout comme en théâtre, une toile peinte d’un décor ne sera pas réellement prise pour ce qu’elle représente… C’est une aide pour entrer dans l’histoire… Il y a donc plein de façon d’utiliser les objets, du plus concret au plus symbolique… Et toutes peuvent être convaincantes, si l’interprète donne au spectateur l’envie de se laisser convaincre… et s’il en a envie, il peut se convaincre lui-même de beaucoup de choses Dans le tour des voleurs, tel qu’on le voit souvent interprété, ça ne donne pas envie d’y croire. Donc, on met de côté les délires sur les voleurs, qui sont en général à peine définis, puisque le but, ce n’est pas de faire de la magie contée, mais de juste chercher une excuse pour faire un tour de magie. C’est un degré zéro de la magie contée, en quelque sorte, à éviter si l’on veut faire justement de la magie contée… Si on veut faire un tour de carte avec un vague baratin, pourquoi pas… Ensuite, on peut aimer davantage un style qu’un autre, c’est normal… Mais tous peuvent être convaincants Ben, en pratique, je dirais que ce type de magie est soit un « acte de conteur » soit un « acte théâtral », selon les cas… Les deux disciplines, même si elles ont beaucoup de point commun, ne sont pas à confondre… Dans le numéro de Yann Frisch, je trouve qu’on voit du théâtre… Dans les choses que je fais, du conte… je n’ai aucunement la prétention d’être acteur… La différence : L’acteur montre. Le conteur dit. C’est une différence fondamentale. Bon ce n’est pas toujours aussi simple, puisque l’acteur à un texte et une histoire qui dit des choses, et que le conteur peut incarner des personnages… Mais il y a quand même une grosse nuance, et ce ne sont pas toujours les mêmes techniques qui sont utilisées, au final… Gilbus -
désolé, j'avais cru voir d'autres vidéo d'explications, comme 143, 136, 129 etc... je n'ai pas tout regardé non plus... si j'ai bien compris, il y a une vidéo d’explication par semaine...? les choses expliquées peuvent paraitre triviale... mais ce sont en réalité de bonne méthodes... maintenant, c'est à chacun de voir si les vidéos ou l'on explique du mentalisme sont plus ou moins gênante que celles ou on explique un tour de carte, comme dans le cas de Myst magie... le fait que Fabien invite Myst à débiner les mélanges du monde sur sa chaine me semble un indice... mais c'est pas grave, hein, plus personne ne fait ce tour, hein? pis il était pas si terrible... hein? Encore une fois, j'ai l'impression de jouer le rôle de l’empêcheur de débiner en rond, mais bon, c'est la vie... désolé, et continuez comme si je n'avais rien dit: comme disait une personne de ma connaissance: j'aime beaucoup ce que vous faites... Gilbus
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J'avais raté ces vidéos... quel boulot, effectivement, de faire une vidéo par jour... mais ce que je n'avais pas suivi non plus, c'est qu'il s'agissait en partie d'une chaine de débinage... je me trompe? si non, merci de basculer le sujet en partie secret... Gilbus
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Fantastique d'Antoine SALEMBIER
Gilbus a répondu à un sujet de Thibaut RIOULT (Azoth) dans Les Étagères Magiques
A ben si, quand même, il y a une vérité historique: C'est quand on se réfère aux documents authentiques qui ont été conservés. Authentique voulant dire: datant de l'époque qu'on étudie. En cela, il faut différencier d'ailleurs les documents littéraires des autres: les documents littéraires (roman, pièce de théatres, fiction de tout ordre...) donne une information sur le gout de la fiction possible à cette époque, et seulement indirectement sur l'époque. Les autres documents, acte notariés, comptabilités, registres divers de naissance ou d'état civils, se réfèrent à ce qui est considéré comme réel à cette époque, et donne donc des informations directes sur l'époque. il y a donc des "vérités historiques" vérifiables. Pour prendre dans le lourd, par exemple, les cathédrales existent, on sait par qui elles ont été construite, qui a financé, qui était maitre d’œuvre etc. On sait que tel cerf du moyen age à acheté une maison, s'est vu confier la gérance de tel domaine, à acheté sa liberté, et pour combien... Les archives sont remplies de documents authentiques, avec des chiffres, qui ne souffrent pas trop de discussion, même si tout n'est pas dit dans les écris. Il faut se méfier, par contre, des documents basés sur des études précédentes et non vérifiées en se référent aux documents authentiques de base: C'est cela qui a fait se propager tant d'erreurs qu'on retrouve de nos jours dans les manuels scolaires, et qui font sourire ou énerve les historiens (pas les prof d'histoire, les historiens, ceux qui font des recherches) ... Cela, et bien sûr une interprétation partisane et à priori, qui peut amener le soit disant historien à déformer une réalité pour qu'elle colle avec ses idées préconçues... On trouve plein d'exemple sur le moyen age, ou des études sont menée en vue de démontrer une "vérité", et non en vue de savoir quelle est réellement la vérité. Les plus beaux exemples étant les historiens du 18 et 19ième, qui sont d'un parti pris consternant, ou les historiens marxistes, qui ont une lecture très spéciale des faits... Et tous ceux qui se réfèrent aveuglément aux précédents, sans revenir aux sources, c'est à dire aux documents authentiques. heuuu.... pouf pouf.... pardon, je suis en train de relire pour la quatrième fois ce formidable petit livre "pour en finir avec le moyen age", et je me laisse facilement emporter... Pour reparler du fantastique, on a plusieurs approches: -les connaissances des spécialistes de l'occultes: là, si on tombe sur un expert en runes, mieux vaux ne pas dire que ce sont des chiffre romains déformés, sinon c'est la claque... -et les connaissances du grand public sur ces phénomènes, qui doivent être prisent en compte pour nos argumentaires. Avoir au moins autant de connaissance que le grand public qui s'intéresse un peu à la question, c'est, il me semble un minimum si on veux s'en servir. On n'est pas obligé d'être un expert, cela demande beaucoup de temps, mais il faut au moins avoir de quoi éviter les contre vérités. J'ai eut pendant longtemps plus de livres sur l'occultisme que de livre d'illusionnisme, car si on veux soigner une approche, ben faut se documenter. La réalité de l'occultisme est d'ailleurs bien souvent plus intéressante et surprenante que tout ce qu'on pourrait inventer avec une fiction de notre cru... Sinon, la solution, c'est l'expertise fictive: Si un spécialiste nous affirme qu'on dit un truc ou il n'est pas d'accord, on peut survoler le débat d'expert en surenchérissant brièvement: "ce que vous me dite, c'est l'analyse classique... je me réfère, moi, à ce qui a été utilisé avec sucés pas Rostranov, et par la suite par ses successeurs, qui ont c'est vrai peu communiqués sur ce point: c'est un peu le principe de l'occultisme que de rester caché... donc, justement, n'en disons pas trop, mais rappelez vous qu'au niveau symbolique, on a toujours plusieurs lectures simultanées, qui sont toutes aussi valables, car elles reflètent des plans d’existences différents..." et ainsi de suite. bien sûr, l'autorité (Rostranov) à laquelle on se réfère n'existe pas: cela évite de citer un personnage réel, et d'être à nouveau contredit par notre spécialiste érudit, qui lui à vraiment lut sur le sujet... qu'il ne connaisse pas le grand Rostranov le place en situation d'infériorité, il ne sait pas tout: nous, on sait à la fois la version classique que connais notre expert, mais en plus la version super occulte et underground de Rostranov, ce qui nous place en sur-expert... on voit aussi que ce qui compte, dans l'exemple ci dessus, c'est la connaissance des faits et techniques, mais aussi et surtout la connaissance du vocabulaire du domaine qu'on va prétendre maitriser. C'est pour cela qu'une lecture attentive des documents de spécialistes est aussi une bonne chose: on va y former une langue technique sur tel ou tel sujet, et c'est plus la forme de nos explication que leur fond, qui pourront rendre la chose crédible... Comme quoi, même pour faire semblant d'avoir de la culture, il faut se cultiver Bon, personne a jamais dit que c'était simple... Gilbus -
[Réflexion] Différentes Façons de Scénariser un Effet Magique
Gilbus a répondu à un sujet de Woody (Philippe) dans Forum Général
Le titre de la question me semble un peu imprécis : Car ce n’est pas, dans ce que je comprends de ton interrogation, le scénario qui est en cause, mais ton adhésion à une histoire, et les degrés de « mise en histoire » d’un tour. Tous les tours ont (ou devraient avoir…) un scénario, dans le sens ou simplement lister les différentes étapes d’un tour, y mettre les interactions que l’on compte faire, et y prévoir les réactions souhaitée (ou celles qui ne sont pas souhaitée) du public, c’est déjà scénariser. Si la question est bien sur « l’histoire » intégrée au tour, c’est déjà un vaste sujet… En fait, on n’a pas des catégories fixes et tranchées de tours avec histoires : On peut essayer de définir des catégories, mais ensuite, dans les cas concrets, on a des interprétations qui vont tendre plus ou moins vers des catégories, mais jamais complétement, car le réel est bien souvent différent des constructions idéales que peuvent avoir les théories… Je croirais donc plus à un continuum plutôt qu’a des tranches bien séparées. Par exemple, le tour qui te débecte, des voleurs poursuivis dans le jeu de carte, après le cambriolage. Je suis bien d’accord que ce tour, tel qu’on le voit présenté par des amateurs ou même par les plus grands (il me semble en avoir vu une version de Tamariz), ne fait pas la part belle à l’histoire. L’histoire est, au mieux, un prétexte à faire le tour, et présenté comme tel : L’interprète ne se donne donc pas beaucoup de mal avec l’histoire, elle est juste la pour justifier les manips, et le fait de faire le tour lui-même. Si on raconte l’histoire seule, sans le tour, cela n’a aucun intérêt, tel que c’est fait en général. Mais ce n’est pas la faute de l’histoire des voleurs… C’est la faute de ceux qui souhaite la raconter comme une fioriture sur le tour. Si tu conçois une histoire sur le thème des voleurs, adaptée au tour, mais qui comporte des éléments intéressants, et qui soit racontée d’une manière prenante, alors avec la même structure d’histoire, tu peux avoir un intérêt. Pour moi, c’est la façon dont on va dire l’histoire, et la façon dont on la développe qui en font « juste un texte sur le tour » ou « un univers ou faire voyager le public » C’est donc l’intention (et aussi le talent de conteur) de l’interprète qui va être déterminante dans l’utilisation de l’histoire avec le tour. Par exemple, le tour des as cannibales de CC, est présenté avec un format de blague : Accent rigolo, délire sur les tournages de films, Derrick en invité surprise à la fin, jusqu’à la petite culotte de Barbie qui est un gag…. Ce type de présentation n’a pas du tout pour vocation d’être une immersion dans un univers, mais juste ce que c’est, c’est-à-dire un divertissement. La même histoire, racontée avec l’intention de faire du merveilleux, aurait donné autre chose. Et raconté avec une intention fantastique, encore autre chose. Et c’est vrai que c’est bien, quand on veut mettre une histoire, de savoir quel est notre objectif. -Gag, histoire drôle : soit mettre des éléments drôles tout du long, soit commencer « sérieusement », et avoir une chute drôle. -Merveilleux : on est dans un monde que les gens ne vont pas croire. Mais qu’ils aiment bien, parce que c’est une histoire intéressante, jolie, poétique ou rigolote. L’aspect rêveur peut être employé avec légèreté, ou les références à l’enfance… -Fantastique : là, il y a un ancrage dans le réel plus fort : on n’est pas en train de parler de fées avec leurs baguettes qui se penchent sur un berceau, mais de créature lançant malédictions à des gens réels, ou donnant de la chance, mais avec une contrepartie… Le matérialiste ne croira pas à ces histoires. Quoique… il pourrait y avoir un doute, un fond de vérité… c’est souvent daté, précis, c’est arrivé à telle personne de tel endroit réel… et souvent, on ne donne pas explicitement d’explication : Il se passe des choses étranges, mais le conteur ne donne pas de « solution », il donne des indices : c’est ce qui permet au fantastique d’être plus prenant, car les « explications » de l’histoire sont construites par le spectateur lui-même, dans son propre esprit…que l’on se contente d’alimenter en faits. Ces trois catégories sont les plus employées dans les histoires de magie contée… Il y en a d’autres, mais simplifions Et comme je l’ai dit, cela varie de façon continue, entre chaque catégorie… On peut aussi avoir un changement de catégorie en cours de route : on commence comme une blague, et cela vire au fantastique en cour de route. Ou toute autre combinaison… Donc, on a choisi un style d’histoire, que va définir ce qu’on veut faire passer au spectateur, depuis « un bon moment », jusqu’à « un frisson dans le dos ». Ensuite, il y a le travail de l’histoire : Le travail sur la structure, sur les différentes étapes, sur les personnages et leur approfondissement, sur les références historiques ou culturelles éventuelles, etc. Cette partie est importante, c’est ce qui va faire que l’histoire soit crédible, efficace, jouable. Enfin, la partie interprétation : Il va être très varié, suivant le but à atteindre. Cependant, on peut y appliquer les techniques du conteur, pour assurer une efficacité, même dans le cas d’un gag… Donc, il y a du boulot. Mais ce n’est pas l’histoire en elle-même qui est en cause, c’est le conteur/magicien… Ensuite, les relations du conte et de la magie : J’ai déjà écris pas mal dessus, mais c’est un domaine, là aussi, remplis de cas particuliers. Dans l’idéal, il faut, comme je l’ai dit, que l’histoire seule soit assez intéressante, dans sa structure et son interprétation, pour être dite plus ou moins sans le tour. Et que le tour soi bien aussi, au niveau de son ou ses effets magiques et de la façon de les amener dans l’esprit du spectateur. Quand on mélange les deux, on constate que l’on a le meilleur résultat quand un équilibre se forme : La magie n’écrase pas l’histoire, qui se trouverait alors réduite à l’état de prétexte. L’histoire n’empêche pas de profiter de l’instant magique. Et au contraire, les deux vont se compléter et s’enrichir : La magie va encrer encore plus l’histoire dans le réel, le fantastique ou le merveilleux. Et l’histoire va motiver plein de chose du tour, à commencer par le tour lui-même. On voit que cela peut aussi rater, si l’un prend le pas sur l’autre : l’histoire prétexte, ou le tour affaiblis catastrophiquement par l’histoire. C’est pour cela qu’on ne peut pas simplement plaquer une histoire sur un tour, ou ajouter des effets dans une histoire, pour la simple raison qu’on sait faire de la magie ou des histoires : Il doit y avoir une réelle fusion, pour que cela soit profitable… Bon, je l’ai déjà dit ailleurs, mais si vous savez faire de la magie (ce qui semble probable vu le forum), n’hésitez pas à apprendre aussi le conte, il y a plein de choses à savoir, et cela peut enrichir votre façon de présenter même les tours sans histoires… (non, c’est pas une pub pour un stage d’initiation à la magie contée, je n’en ai pas de programmé pour l’instant… d’ailleurs, je vais finir par en organiser un moi-même, vu que j’ai des demandes, et que personne ne se dévoue pour organiser ça ) Je ne sais pas si cela répond à la question, vu que je ne sais plus quelle était la question, mais bon… Gilbus -
Fantastique d'Antoine SALEMBIER
Gilbus a répondu à un sujet de Thibaut RIOULT (Azoth) dans Les Étagères Magiques
Pour ceux qui n'ont pas le recul pour comprendre les private joke, ça se passe ici: http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/topics/355352/1 Gilbus -
A la réflexion, effectivement un jeu entièrement blanc est pas mal : Après tout, les voyantes se servent d’une boule de cristal transparente, pourquoi un mentaliste ne se servirait pas d’un jeu blanc comme support de divination. Il faudrait voir ce que ça donne sur un public, pour comparer… Gilbus
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j'avoue ne pas bien comprendre ta question sur les lunettes... Le tour peut très bien se faire sans lunettes et parfaitement en aveugle, non? Je fait souvent dans ce cas (en dehors des animations médiévales ou je ne porte jamais mes lunettes...) le gag qu'utilise aussi Green: "je vais maintenant procéder..." (enlever les lunettes d'un geste théâtral) "en aveugle..." et ensuite, seulement, on sort le bandeau... Une autre solution, plus agréable, est de choisir une jeune fille qui vient délicatement mettre ses mains sur tes yeux... cela évite le matériel, et donne un masque efficace et incontesté. Les solutions pratiques ici: _Card_Puncher/Marquage#Post571585]http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/topics/571585/[Matos]_Card_Puncher/Marquage#Post571585 Et d'autres dans le Corinda, bien sûr... Gilbus
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Ben, non, pas vraiment tous les tours. Uniquement ceux ou l’effet est d’une impossibilité majeure, et où la présence du complice explique tout. La plupart des tours ne dépendent pas entièrement du choix d’un spectateur pour produire leur effet. Là, si. C’est ce que je fais, ou une procédure équivalente, chaque fois que je dois faire intervenir un spectateur dont tout dépend. Si le spectateur a un rôle moins actif et décisif dans le déroulement du tour, notamment quand il a un rôle de témoin, ben il y a des procédures plus légères pour le faire monter sur scène Ba, moi, je me contente de tourner le dos pendant qu’ils se passent la balle, et de crier stop au bout d’un moment : il ne faut pas que ça dure des plombes… Sauf si au lieu d’une balle, on lance un ballon de baudruche : Il y a alors un effet ludique qu’on peut laisser un peu plus longtemps, car les gens s’amusent… Ce n’est pas de la paranoïa, mais de l’honnêteté : On doit un miracle, ou assimilé, au public. Faire moins serait déchoir. Partant de là, le mystère ne doit pas être facilement accessible, et surtout si une explication triviale explique tout, que cela soit ce qu’on emploie ou pas. C’est le principe des fausses solutions : On donne à penser qu’il y a une explication, que l’on rend invalide aussitôt… Et bien le public n’a pas besoin de nous pour y penser, bien souvent Combien de fois, quand on fait tirer une carte, on n’entend dans le public quelqu’un dire : « il n’y a que des 8 de trèfles… », Alors qu’on vient de faire une séries de tours avec le jeu, utilisant plein de cartes différentes… Et si on n’a pas prévu la méthode pour prouver « par inadvertances » que les cartes sont différentes, ils ont raison : ça serait tellement plus simple, s’il n’y avait que des 8 de trèfles dans le jeu… Il faut démolir systématiquement toutes les explications, pour que le miracle arrive. Cela n’empêche aucunement de faire rêver, de mettre de la poésie, mettez de la danse classique si vous voulez (mais sans moi sur ce coup la…), mais ne laissez pas une solution évidente à disposition du public, sinon, ce n’est plus de la magie… Je suis aussi souvent dans le public, et j’ai une vision plus mitigée : Il y a plein de type de spectateur différents. Depuis celui qui ne veux pas savoir, pas chercher, pas comprendre, et se bouchera les yeux pour te laisser ramasser la carte tombée… Jusqu’à celui à qui on ne la fait pas, qui ne va pas laisser un gugusse l’enfumer, et qui ouvre l’œil, et le bon. Et toute une gamme continue d’attitudes entre ces deux extrêmes. La majorité, je crois, veux bien se laisser « enfumer », ils sont là pour profiter du spectacle, mais pas par des choses trop grosses, quand même, car ils auraient alors l’impression de ne pas en avoir pour leur argent/temps/écoute… Et franchement, il y a aussi une mode de l’écoute polie : Bon, on sait que c’est truqué, on voit que c’est truqué, on voie même parfois le truc, mais bon, c’est ça, hein, un spectacle de magie ? Des trucs évidents qu’on enrobe avec des fioritures… Cela, c’est l’attitude classique du type qui n’a vu que des GI à la télé, et donc pense avoir tout compris. Ben oui, les GI, franchement… penser que les spectateurs ne voient pas le truc, juste parce qu’on fait un pas de danse… c’est souvent un peu limite… (Cette opinion n’engage que moi, mais bon, je n’ai pas lu des tonnes de trucs sur le GI, mais même avant cela, je voyais la majorité des trucages… et je ne suis pourtant pas très intelligent…) Pouf pouf, revenons à notre tour… Nous sommes d'accord, je pense, pour dire qu'un spectacle de magie doit être divertissant...ou tout au moins intéressant... Mais pour le reste... Arf, nous n’avons pas du tout la même définition du spectacle de magie… L’illusionnisme, de mon point de vue se différencie justement des effets spéciaux du cinéma en ce sens que cinéma et théâtre repose essentiellement sur la fameuse « suspension du refus de croire », prônée par Nelms dans ses livres, et que tu évoques indirectement. Mais pas la magie ! Dans la magie, que le spectateur accepte ou refuse de croire, la pièce à bien disparue, la carte est la bonne, les menottes tombent… La magie produit des effets réels. Vérifiables. Concrets. La différence, et à mon sens la gloire de la magie, c’est d’être ancrée dans la réalité de l’instant, même si on altère cette réalité, et de fournir des expérience authentiques aux spectateurs : Cela se passe ici, sous leur nez, devant leurs yeux, et c’est pour de vrai. Le théâtre et le cinéma, c’est pour de faux… Bon, OK, naturellement, l’illusion n’est pas forcément ancrée dans le réel, et la présentation peut prêter au rêve, à la poésie, à tout ce que tu veux. N’empêche, on le fait pour de vrai… Et même si le spectateur sait qu’on utilise des trucs, à force d’entendre des générations de magiciens consciencieux l’affirmer, ben il se reçoit le choc magique dans le nez quand même, car ce qui se passe devant lui, et dans sa tête, et dans ses émotions, ce n’est pas truqué, il le voit, le sent, et ne le comprend pas. On ne lui demande bien sûr pas de CROIRE qu’on fait réellement de la magie au sens occulte de la chose, mais les phénomènes qu’on lui montre ne sont pas des histoires qu’on se racontent, il ne sont pas imaginaires, ils sont là… Ba, il y a souvent un ou deux sportifs, dans les invités… penser qu’ils peuvent jouer la surprise alors qu’ils sont incapable de dire 2 phrases sincères en sortie de match, c’est plutôt significatif quand à l’honnêteté de Bills Ben, ceux qui vont voir des matchs de catch savent que tout est arrangé d’avance Mais je n'ai pas pour ambition de faire de la magie comme on fait du catch... Bon, si tu veux que j’explique clairement pourquoi je n’adhère pas à la première partie du tour, sachant que je ne connais pas le tour, que j’ai seulement vu la vidéo de démo, voilà ce que j’en pense, en tant que spectateur… Je m’aligne sur la vidéo postée tout au début de cette discussion : Pas de mélange au début du tour, ni par le magicien, ni par le spectateur. On peut remédier à cela, mais c’est la présentation qui est donnée, je respecte le choix artistique…mais cela met directe l’explication d’arrangement au premier rang. C’est tellement maladroit que cela ne peut être fait qu’exprès… Il fait poser un nombre de cartes correspondant à la valeur de la carte : Si le jeu est arrangé, on a donc réarrangé le jeu en fonction de la valeur de la carte. La première carte est maintenant dessous. On recommence pour la valeur de la famille : On a x cartes qui viennent à nouveau dessous. Cela semble évident, on obtient par ces donnes la valeur et la famille de la carte. Bon, je ne vais pas écrire noir sur blanc comment on fait, vu qu’on est dans un salon public, mais quand même, c’est assez évident, non ? Je ne sais pas si c’est la méthode employée, mais c’est ce qui me saute aux yeux, du fait qu’on a une décomposition de valeur/famille dans les donnes. Et une méthode qui marche. Et même si le spectateur ne perçoit qu’une partie de la solution, l’aspect mathématique de la décomposition en valeur/famille lui indique une solution, même s’il ne peut pas la mettre en œuvre immédiatement, et il s’en fiche d’ailleurs… Du coup, c’est pour cela que je parlais d’effet mathématique pour la première partie, qui ne sert qu’à mettre en valeur la seconde partie… Et surtout, qu’il n’y a RIEN dans la présentation qui soit fait pour éloigner l’esprit de la solution d’arrangement mathématique… Peu de mystère, donc… La seconde partie, elle, est beaucoup plus intéressante, car on a effectivement un effet « magique », quand les cartes sont toutes blanches…sauf celle choisie. En tant que « pas vraiment magicien », je sais comment il fait. Si je ne l’avais pas deviné, la discussion ici aurait rapidement donné des pistes Mais pour des spectateurs, là, j’adhère… Sauf que c’est tellement fort que la, l’explication du complice revient en force pour le spectateur qui réfléchis… Ou alors, les spectateurs sont trop bêtes pour voir l’explication de la première partie ? Je ne crois pas… J’aime mieux partir de l’idée que mon public est plus malin que moi… cela fait choisir des tours un peu plus verrouillés que ça Gilbus
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[Vidéo] Funny Breakfast : vos avis sur mon petit déjeuner
Gilbus a répondu à un sujet de MAGICLOLO dans Forum Général
Hé bien... Qu'est-ce que ce sera quand tu auras poussé l'analyse ?? Ben, environ plusieurs mois de boulot, c'est le temps qu'il faut pour mettre au point ce type de numéro, non? Car on ne peux pas se contenter de suggestions à la volée comme ça: Ces conseils, c'est un peu de la frime de forum, j'en suis conscient... Le travail est bien plus dur que ça... Il faut faire des proposition multiples, et les essayer toutes: On peut dire qu'on a fait réellement des choix quand on a essayé plusieurs solutions... Les propositions doivent se faire en concordance avec la personnalité de l'artiste, là, on ne se connait pas... Le travail doit aussi se faire pour élargir le contexte: ici, c'est une vidéo, mais on peut sans doute le présenter en scène: il faut voir quoi changer pour qu'il n'y ai pas de problèmes liés à des angles de vues plus variées etc. Le travail sur la cohérence n'est que peu abordé. Par exemple, la disparition de la bouteille. elle pourrait se faire dans le boite de céréale, et non derrière. Si tu motive ça par une émission radio qu'on écoute, avec de la musique genre FIP, et un flash info sur le compactage des déchets ménagers... qui motive à mettre la bouteille dans la boite, puis a vouloir ressortir la bouteille, car il faut faire un tri sélectif...mais la bouteille a disparue etc... Bref, il y a des multitudes de pistes à explorer sur chaque effet. Ici, il y a déjà un gros travail de fait, c'est chouette... Et enfin, je ne suis pas vraiment metteur en scène: Un vrai metteur en scène doit certainement sourire de mes remarques un peu naïves... Gilbus -
[Vidéo] Funny Breakfast : vos avis sur mon petit déjeuner
Gilbus a répondu à un sujet de MAGICLOLO dans Forum Général
Justes quelques remarques en passant, je n’ai pas beaucoup de temps pour pousser l’analyse : Déjà, bel effort de mise en scène, c’est assez exceptionnel. Bonne vidéo aussi sur le plan cadrage, j’aime bien. Pas de flash flagrant, on ne voit rien. Mais on devine beaucoup de choses quand même, c’est peut-être là qu’il pourrait y avoir amélioration. D’une manière presque générale, tu précèdes tes lappings d’un mouvement vers le bord de la table, qui donne un indice net sur la disparition. Il faut soit enlever ce mouvement, soit le décaler plus dans le temps pour qu’il ne soit pas lié à la disparition qui suis, et le justifier s'il a lieu. Le personnage : Contrairement à Frisch, ou il y a un personnage homogène tout au long du numéro dont tu t’inspires, ton personnage passe par plusieurs étapes de sentiments durant l’action. Sans doute trop. Et des sentiments parfois légèrement surjoués, qui vont donc nuire à la perfection de l’ensemble. Survolons ce que j’ai crus comprendre : Début : personnage neutre, il prend son petit dej, pas d’intention. 0 :17 : fioriture avec la cuillère. Ne colle pas avec un personnage neutre à moitié réveillé. 0 :20 : il sort la balle avec la cuillère : dégouté, surpris. 0 :23 : laisse tomber la balle, effrayer : c’est un œuf qui va se casser ? 0 :26 : pose l’œuf sur le bol : déjà, il n’y a pas une réponse normale au fait que ce soit une balle : Le personnage ne se pose pas de question de façon naturelle, il attrape immédiatement un bol pour le poser dessus : Ce n’est pas crédible. Que ferait Frisch sans un cas comme ça ? Il prend la balle, la regarde de près (œuf ou balle ?). Il la fait un peu rebondir dans sa main et sur la table : elle rebondi. Il a donc établis une certitude sur l’identité de la balle. Il la pose alors, pourquoi pas sur le bol… Tu comprends la différence de jeu ? Tu cherches à enchainer un maximum d’effets en un minimum de temps, sans laisser à ton personnage le temps d’être lui-même. Mais reprenons : 0 :29 tu regardes le bol en gonflant les joue, je ne vois pas trop le sentiment évoqué. 0 :31 très belles disparitions, sans le mouvement de lapping dont je parlais plus haut. Mais il y a une légère incohérence dans le jeu : la balle était cachée par les mains, mais seulement coté spectateur. La balle est donc supposée visible coté interprète. Du coup, tu joues pour le public, qui n’existe pas ici, puisqu’il y a un 4ième mur, ce qui n’est pas cohérent. Le personnage expire fort (au bruit, on le sait) quand elle disparait, il a donc une action qui fait disparaitre la balle : elle n’échappe pas à son contrôle, il la chasse. Du coup, il y a une légère incohérence ensuite, quand il va être étonné et la chercher dans la boite, puis être surpris de la trouver sous le bol. Le geste de repousser le bol est très bien, très naturel. La surprise au bruit, elle, un peu surjouée : Quand on est surpris dans un contexte similaire, il est rare qu’on « prenne l’air surpris » de façon aussi expressive... On a davantage un visage neutre, mais une fixité liée à la surprise. 0 :37 et alentours : trop d’émotions différentes d’un coup : Surprise que la balle soit sous le bol Satisfaction d’avoir retrouvé la balle Puis surprise encore qu’elle soit sous le bol. Trop de choses qui se culbutent. Si tu stylisais un peu plus, en donnant une seule émotion, ou en enchainement plus lent, cela serait davantage crédible. Là, les émotions passent très vite, et de façon très marquées, mais on n’a pas le temps d’en jouir, nous les spectateurs. Regarde les clowns : Quand ils sont surpris ou intrigués, ils se figent. Et peuvent rester plusieurs secondes dans le même état figé : du style : si je bouge, qu’est ce qui risque de se passer ? Je fais quoi ? Petite tentative de mouvement, mais non, ils n’osent pas, se remettent en position de départ. Puis un geste plus large ? Soulagement, puis une peur, et ils sont à nouveau dans la position de départ, figé, regardant ce qu’il ne comprend pas du coin de l’œil… Etc. Bref, ils vivent l’action. Et ce type de chose prend du temps : laisse le temps de vivre à ton personnage. Frisch, dans son numéro, prend du temps. Même si son personnage a souvent des mouvements rapides, il y a plein de moment où il ne se passe rien au niveau magie, mais où il vit sa vie, subit ses émotions… Tu as plein de possibilités à exploiter dans ton numéro, et tu as commencé à en jouer, c’est très bien. Mais si tu laisses ton personnage vivre ses réactions, plutôt que de les compresser pour coller à ton scénario, cela sera bien plus intéressant. A, oui, tiens, une question de base, que j’ai oublié de te poser : Que veux exprimer ton numéro ? En quelques mots ? Par exemple, pour moi, le numéro de Frisch exprime le désespoir de l’aliénation. D’une façon étonnamment drôle, mais le personnage vis un enfer personnel, ici du fait de la révolte des objets, sans doute lié à sa propre folie, qu’il essaie de combattre en ayant parfois des restes de lucidité. C’est cette recherche d’équilibre sur le fil entre folie et normalité qui rend le numéro si beau… Donc, question : tu veux dire quoi, avec ton numéro ? Une fois que c’est clairement défini, repasse tout ton numéro en revue, et vois si ce que tu voulais exprimer l’est réellement. Sinon, ajoute des choses pour que ça marche, et enlève ce qui ne colle pas. Mais reprenons le fil de la vidéo… 0 :42, tu soulèves le bol, la balle roule derrière le verre haut. Si celui-ci avait été décalé de quelques centimètres côté jardin, on aurait vu la balle tout du long. 0 :45 : l’expression est maintenant joueuse et joyeuse, tu t’amuses avec la balle, en la faisant rebondir… 0 :47 : la balle passe de main en main, et l’expression change à nouveau, pour devenir pensive… Bon, je vais arrêter là, je n’ai pas trop le temps, mais si tu passes en revue tout le numéro, regarde le nombre de changements d’expression et de sentiments… ça n’arrête pas. Je crois que cela gagnerai en lisibilité si tu exprimais moins de choses, de façon plus longue, et en suggérant plutôt qu’en le jouant. Soit clair aussi sur le rôle de la magie : Il y a la magie de l’objet animé, qui n’en fait qu’à sa tête, et celle générée par le magicien. Si c’est le magicien, il peut avoir une magie sous contrôle, et une qui lui échappe et fait n’importe quoi. Il faut que le type de magie soit clair durant le numéro. Un effet comique pouvant venir d’un changement soudain du type de magie : le personnage est alors désarçonné par ce changement inattendu… Autre remarque : J’ai beaucoup aimé toute la partie multiplication des boules, comme quoi les vieux tours peuvent toujours faire de bons spectacles, quand on motive les choses… Mais tes mains vont régulièrement sur tes genoux, et cela peut nuire à la crédibilité. Essaie de ne pas mettre la main sous la table systématiquement durant cette phase, car cela devient un peu trop systématique… Il y a plein de moyen pour faire la multiplication des balles sans que la main quitte la table… Petit point à rectifier quand tu ramasses le bouchon de la bouteille de lait : Le geste n’est pas naturel du tout, et semble pousser le bouchon vers le bord de la table au début du mouvement, pour ensuite le prendre d’une façon plus que bizarre. Tu devrais pouvoir améliorer ce point. La serviette : pour justifier son utilisation, tu pourrais essuyer le bol, avant de faire disparaitre celui-ci. Toujours le mouvement en arrière, pour la disparition du bol… La disparition de la bouteille de lait est mise en scène pour les spectateurs, cela donne un rendu curieux, car ton personnage doit tout voir, vu de son côté… même problème que dit plus haut avec la balle. Pour conclure cette bien trop brève analyse, tu as fait un gros gros travail de mise en scène, et on ne peut que t’en féliciter. Il faudrait peu de choses pour que cela devienne vraiment un top Bon courage ! Gilbus -
Hihihi : Je vois que dub est vraiment sceptique sur le twist d’effet… Je rappelle que cela consiste à lancer le spectateur sur l’impression qu’on va faire quelque chose, et qu’on fait au final autre chose. L’intérêt réside en général surtout dans le fait que la première piste n’est pas si top que ça, et le vrai effet très fort. C’est le cas ici. Mais le scepticisme de Dub se comprend, car dans ce cas, la fausse piste est vraiment lourde et « encombrante » au niveau scénario. Le malaise sur ce tour est peut-être dans ce point, ou l’on va trop en faire pour l’effet factice, et du coup affaiblir l’ensemble du tour. La proportion est délicate à gérer… Si l’on n’en fait pas assez, il n’y aura pas assez de contraste entre l’effet piège et l’effet final. Si on en fait trop, ben, c’est lourd… Je n’ai rien contre le lourd, la plupart de mes effets ne se déplacent qu’en gros sabots… Je devrais peut être les faire se déplacer en sabots de plexi transparent, qui sait… Gilbus PS : J’ai acheté, comme tout le monde, ce bloc de plastique transparent. C’est cool. Jamais rien fait avec, mais un jour, oui, un jour… Peut-être…
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[Vidéo] Denis Lock - Bulle de savons
Gilbus a répondu à un sujet de Clément LE ROUX dans Forum Général
très chouette! un personnage également très travaillé, plus anglais que nature... Gilbus -
Le problème que je vois, et qui ne semble pourtant gêner personne: On peut faire ce tour facilement, avec juste une carte normale et un jeu blanc... et un complice. ben oui, si on veux à tout pris avoir une solution, la plus simple, la plus évidente, c'est que le spectateur qui pense la carte est un complice. et comment on enlève cette possibilité de la tête des autres spectateurs? Car si c'est pour faire le tour à une seule personne, pas de problème. Mais dés qu'il y en a plusieurs, on ne va en convaincre qu'une, les autres seront suspicieux... Le tour sera bien quand on pourra éliminer cette idée de complice possible. Il faut pour cela changer un peu le mode opératoire... Bon, il demande aussi un gros, gros travail de présentation... la version I Hate Card Tricks présenté dans la vidéo plus haut, est insoutenable d'ennui, et ne pourra fasciner que les magiciens... Donc, pour un effet laborieux comme celui ci, il y a du travail pour le rendre plaisant... Ensuite, on peut effectivement se poser la question: Mettre tout ce bazar en place, avec le bandeau, les comptages de cartes etc, juste pour faire un twist d'effet à la fin, du style: "je vous ai fait croire que c'était un tour mathématique, mais en fait non" ben, cela me semble disproportionné. Mais je n'ai pas essayé, donc je ne peux pas dire si c'est plus ou moins fort que de demander à quelqu'un de penser à une carte, et que direct, tout le paquet est blanc, sauf la carte. Car le cinéma avec le bandeau et les manipulations des cartes avec la procédure décrite est clairement une fausse piste, avouons le: Qui d'entre vous à pensé qu'il y avait du mystère dans toute la première partie? la mécanique est tellement évidente dans sa procédure que je ne vois pas l'intérêt... Sauf comme fausse piste. Est-ce-que cela vaut le coup? C'est une vraie question à ceux qui font le tour, je n'ai pas la réponse: Moi aussi, en ce moment, j'essaie parfois des twists sur la nature de l'effet, pour voire... des fois, c'est mieux que l'effet réel tout seul. Ou pas. Gilbus
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Que faire face à une personne "obsédée" ?
Gilbus a répondu à un sujet de Baraa SALEH dans Forum Général
Rompre tout contact en douceur est effectivement le moyen le plus tranquille: Cela ne résous pas le problème du type, mais au moins, tu ne t'encombre pas de SON problème... Après, chacun voit comment il réagis face à une détresse... hihihi: pas d'accord.... même moi, à la fin d'une séance de tours de cartes, on m'a demandé avec insistance de lire les lignes de la main... Alors que franchement, question ambiance et mystère, j'avais fait très léger... Ce n'est pas vraiment l'interprète qui est en cause dans des cas comme cela, mais le spectateur qui arrive avec ses idées préconçues, et prend tout pour prétexte pour que cela colle à ses idées et les renforcent. Ainsi, même un tour de carte bateau, s'il ne le comprend pas, c'est que c'est occulte... Je n'ai pas de solution simple, bien sûr, puisque le problème se situe dans la tête d'un autre, et que je ne suis pas vraiment mentaliste... Gilbus -
Que faire face à une personne "obsédée" ?
Gilbus a répondu à un sujet de Baraa SALEH dans Forum Général
La vraie magie ne résous rien : Elle demande encore plus d'efforts et d'énergie que l'action dans le monde physique, et obtient moins de résultat, et de façon beaucoup moins fiable. Sinon, il y a longtemps que le monde serait plus agréable à vivre : on ne peux pas aider les gens, avec la magie. Ceux qui disent le contraire mentent pour obtenir des choses : du pouvoir, des disciples, de l'argent... La vraie magie permet d'avoir une ouverture personnelle, un épanouissement de la vie, mais elle n'est valable que pour celui qui la pratique, et ne se partage pas. Et ceux qui font de la magie pour acquérir cela se trompe aussi : les récompense de la magie sont données « en sur-crois », par un effet secondaire, et sont refusées si on les recherchent. Donc, chercher à apprendre la magie pour faire quelque chose de précis, c'est déjà se tromper. On ne choisi pas d'apprendre la magie. C'est elle qui nous choisi. Maintenant, il mélange tout : magie blanche, noire, bleu... il gobe tout ce qu'il trouve. Il y a les magiciens, et les illusionnistes. Les magiciens font la vraie magie, et ne sont pas identifiables. Jamais, a moins qu'ils ne le souhaites. Et en général, ils ne le souhaitent surtout pas ! Les illusionnistes font une apparence de magie, extraordinaire, bien sûr, mais sans réalité : ce sont des illusions. Les illusions sont moins difficiles et dangereuses que la vraie magie, et peuvent tromper ceux qui ne sont pas eux-même illusionnistes. Tous ceux qu'il connaît, Blaine, Dynamo, toi, ne sont en fait que des illusionnistes. Les techniques de l'illusionnisme ne sont pas similaire à celles de la magie. On peut même dire qu'elles sont pour la plupart incompatibles. Il peut apprendre l'illusionnisme, s'il le désire, mais sera déçu. Il faut commencer par de petits tours ressemblant à ceux des boites de magie pour enfant, et cela rebute. Mais il faut passer par la avant de pouvoir faire des choses qui semble impossible au non pratiquant. L'illusionnisme fait appel à la connaissance de l'homme, pas à des cérémonies ou des incantations. L'initiation ne demande pas 6 mois, mais des années, ou des dizaines d'années. Si on n'est pas doué, on ne dépasse pas un certain niveau. Cela coûte aussi de l'argent, du temps, et des efforts, pour très peu de résultat, à part si on désire faire du spectacle avec. Bref, la vision qu'il a d'une magie sans efforts réel est fausse, quel que soit le bout par lequel on le prend : il dit pouvoir faire des effort ? Vouloir travailler ? Ok, demande lui d'apprendre un chapelet, histoire de lui montrer ce qu'est le travail. Fait lui travailler un palais mental, pour retenir des centaines de choses. Il veux aider les autres ? Qu'il s’inscrive en tant que bénévole au secours catholique (ou a une organisation équivalente), pour savoir ce que veux dire aider son prochain. Une fois qu'il le saura, on en reparlera. Ensuite... voilà voilà, le genre de réponse qu'éventuellement on pourrait faire : un mono maniaque de ce type rejettera tout argument contre ses idées de base, à savoir la puissance de la magie. Mais il est prêt à gober n'importe quel variante. Lui présenter une variante décourageante, qui n'apporte pas ce qu'il recherche, et demande bien plus d'effort qu'il ne le pense, cela peux arriver à lui faire porter son obsession sur autre chose. Et surtout, ne rien lui promettre. Nier toute promesse, et toute idée de résultat possible. Nier fermement tout engagement vis à vis de lui. Ne t'enferre pas dans une « dépendance » qui sera forcément dangereuse. Et propose lui des activités d'ouverture, mais réelles, et non fantasmées comme tout ce qu'il essaie pour l'instant... Maintenant, les conseilleurs ne sont pas les payeurs... Donc ces idées, à toi de les peser et de les prendre ou les laisser... Bon courage... il va en falloir... Gilbus
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