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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Hélas, les crazy druides sont dans un coma profond... Mais à rennes, tu as le CMB: Le Cercle Magie Bretagne. Tu vas les trouver facilement sur Google. C'est un club FFAP, donc ce n'est pas ouvert à tous vents Sinon, je ne sais pas si les Breizh brothers continuent eux leurs activités, ça fait un bout de temps que je les ait pas croisé : C'est un groupe de magicien, à mi chemin entre la troupe et le club .. Sinon, effectivement, va voir abracadabreiz... Et si ça te tente de boire un coup dans un bar en échangeant un peu, contacte moi, on s'organisera un apéro... (Je suis sur Rennes assez souvent, pour d'autre activités ( atelier ou scène ouverte pour le conte, entre autres...) Gilbus
  2. Changement de plan, je pourrais être là, s'il reste des places, je viens de faire la demande On va peut-être enfin se croiser Et j'apporterai, entre autres, quelques exemplaires de mon multieffet en jeu jumbo, pour la braderie... Ce n'est pas aussi facile à manier qu'un jeu poker, mais on peut faire des choses rigolotes quand même... Gilbus
  3. Et j’en suis désolé : C’est le problème des conversations écrites, qui peuvent nous entraîner dans bien des incompréhensions… C’est toujours plus simple à l’oral… quoique Reprenons ce que tu as écris : Là, désolé, je ne comprends toujours pas ta pensée, je pensais avoir bien lu. Voyez comme cette nuance peut expliquer les quelques faits qui me sont reprochés. Ben, la nuance n’est pas explicite… je ne la comprend toujours pas… Si c’est une allusion aux fausses explications, je pense qu’il y aurait beaucoup à dire sur le fonctionnement des fausses explications. Si ce sont de vraies explications, comme je l’ai expliqué, je ne fais pas de différence pour ma part entre techniques de haut niveau ou trucs de base. Dans les deux cas, le simple fait de révéler la méthode fait disparaître l’enchantement, donc… Là, j’ai donc un début d’explication : Les techniques qu’on ne pourrait pas reproduire, ce sont donc des techniques dites évoluées, les techniques basiques étant, elles, débinables. Donc, selon toi, on peut expliquer les choses qui ne demandent pas d’entrainement spécifique pour être utilisées. Je comprends mieux le coup du pateo. Donc, si l’on suit cette définition, expliquer les « tours automatiques » n’est pas du débinage. Tous les tours mathématiques, topologiques, avec un montage préparatoire, une astuce d’interprétation biaisée, un conditionnement psychologique basique, un choix du magicien, les techniques de manipulation ne demandant pas plus d’un ou deux essais, bref, tout ce qui ne demande pas vraiment d’entrainement poussé pour fonctionner (je ne dit pas qu’il ne faut pas les travailler, au contraire, mais mécaniquement, ça fonctionne aussi sans entrainement…), tout cela, qui doit représenter au moins la moitié des tours de magie utilisés par les magiciens que j’ai vu travailler, et bien plus de la moitié des tours du répertoire classique, donc tout cela est explicable sans être classé dans le débinage ? Arf. Tu vois, je n’avais même pas envisagé cette interprétation (à moins que je ne me trompe encore, ce qui est bien possible… ;) ) Mais c’est encore pire. Encore plus de choses à débiner… Y compris en mentalisme, d’ailleurs : De nombreuses méthodes de booktest (sans livre spécial) entre dans cette catégorie. Beaucoup de tours reposant sur un temps d’avance aussi. Ou sur l’équivoque… On doit donc tout expliquer, du moment qu’une personne peut l’utiliser facilement ? Même si des magiciens (de tous niveaux) peuvent s’en servir aussi ? Encore une fois, pourquoi faire ça ? Dire que la moitié du patrimoine magique n’est pas protégé par le secret, car c’est décidément trop facile à faire, c’est pour moi une aberration. La difficulté d’un tour n’a rien à voir avec son impact sur le public. Et sur sa possibilité à être présenté à ce public par un collègue. Si je ne me trompe pas encore une fois dans l’interprétation, nous ne serons effectivement jamais d’accord. De plus, le débinage via un média ouvert (internet, télé ou autre) est contreproductif : Si le but est d’initier à des tours faciles de soi-disant magiciens potentiels, on arrose aussi leur public. Du coup, les tours débinés le sont souvent pour le public de celui qui voudrais les essayer. Je crois que c’est dani lary, qui, dans son autobiographie, expliquait sa découverte d’un super tour dans pif gadget, quand il était enfant. Emballé par le tour, il le travaille bien, et le présente le lendemain à l’école. Ou tous ses copains, qui ont aussi lu pif gadget, se moquent de lui. Ce genre de déception n’est pas génératrice de vocations, au contraire : c’est démotivant au possible. Lancer les gens dans cette voie, c’est les envoyer dans le mur. Ce qui n’est pas très charitable. Seuls des gens ayant vraiment une vocation comme dani lary (qui se serait d’ailleurs révélée à la simple vue d’un spectacle sans explication) peuvent surmonter cela. Je sais bien que tout le monde veut savoir comment ça marche. Mais c’est au magicien de faire, non pas ce que les gens veulent, mais ce qui est bon pour les gens. Le magicien, lui, connais le fonctionnement de la magie, qui n’a jamais lieu dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur. Il sait (par expérience…) que les explications sont le plus souvent décevantes, et que bien se servir d’un truc demande du travail. Qu’il doit préserver le secret, non pas pour lui ou pour d’autres (quoi que penser aux autres ne fasse pas de mal…), mais surtout pour le public lui-même. La magie sans travail, sans talent, c’est une utopie marqueting vendue par les teasers de marchands, par les boites de magie pour enfant (qui ne sont pas là pour apprendre la magie, pour la plupart, mais pour « jouer au magicien », et les vidéos YouTube ou télé. C’est une tromperie. Et une magie sans secret va produire toujours plus de débinage, de la part du « magicien » qui la pratique. Donc on bousille la valeur du tour, à terme. Faire un apprentissage auprès de débutants complets, pourquoi pas. Mais selon moi, cela passe par plusieurs contraintes supplémentaires : Une démarche volontaire de l’apprenti, qui vient exprès pour cela, en connaissance de cause. Donc ne pas mélanger « prestation de magie », spectacle, et initiation. Ce n’est pas le même public. Et avoir un minimum de filtre marquant une motivation : Au plus bas : se déplacer exprès pour cela. Mieux : payer quelque chose, ou passer par une inscription, une démarche active de la part de l’apprenti. Parfait : faire une sélection demandant à l’apprenti de démontrer sa motivation, par exemple en présentant un tour, et en l’améliorant (preuve de travail…) grâce aux conseils donnés (c’est ce qui est fait dans les clubs, en général, à moins que cela n’ait changé…) Faire de l’apprentissage sur un média ouvert, c’est une aberration, selon moi. C’est ne pas comprendre le mot « secret », c’est nier la valeur du mystère, de l’émotion magique, et je n’arrive pas à croire que Fabien pense cela… Je dois encore me tromper d’interprétation, donc… Arf, c’est dur, la communication… Gilbus
  4. Désolé de revenir après la bataille, je suis un peu pris en ce moment... Mais la définition est intéressante: Selon elle, on peut donc expliquer à tout le monde tous les mouvements techniques casse doigts, que de toute façon le spectateur ne pourra pas reproduire? Pourtant, un spectateur ayant le truc, même s'il ne peux pas le reproduire lui même, perd tout le sel de la magie, la fameuse émotion magique, et ne voit plus que de la performance. On peut admirer la performance technique, mais cela ne fait pas le même effet que le mystère... Cette définition me semble curieuse. Je vais donc donner ma définition : "Le débinage est le fait d'expliquer le fonctionnement secret à quelqu'un qui n'a pas l'intention de pratiquer la magie." Cette définition ne parle pas de ce que l'on explique (à part que c'est un secret, mais cela met tous les secrets au même niveau...), mais parle de celui à qui on révèle le secret. C'est toute la différence entre débinage (pas bien) et formation (bien). Quelle est la différence entre un magicien qui étudie un tour, et un spectateur ? L'un veux connaitre le tour pour enrichir sa pratique, et donner de meilleurs spectacles au public. c'est une démarche positive, selon moi. L'autre, le spectateur, ne veux pas savoir comment ça marche pour émerveiller un public, mais juste pour savoir comment ça marche. Ce faisant, il satisfait son intellect, tout en amputant son imaginaire à coup de tronçonneuse. Même s'il essaie de présenter ensuite le tour a des proches, il n'y mettra pas le travail nécessaire pour que cela soit efficace (ben oui, même les tours automatique, il faut les bosser...) et n'aura pas le plus souvent de retours positifs. Le plus souvent, cela fera du débinage supplémentaire... L'illusionnisme est un engrais pour l'imaginaire. Mais apprendre le truc stérilise l'imagination, ne laissant le plus souvent qu'un sentiment de déception et un vague contentement intellectuel. C'est donc, selon moi, négatif dans le cas de l'illusionnisme... Le mystère, l'extraordinaire, l'incroyable, et pourquoi pas l'impossible sont la base de la magie... Maintenant, qu'elle est la différence entre un apprenti magicien et un spectateur? C'est uniquement l"intention. L'un va se donner du mal, travailler, car il a un résultat à obtenir "pour les autres". L'autre, le spectateur, ne veut connaitre le truc que pour sa propre satisfaction, et cela ne lui apporte qu'une satisfaction superficielle: le rêve est toujours plus beau que le truc. Comme cette distinction entre apprenti et spectateur est purement individuelle, toute explication en publique ouvert est nécessairement du débinage, quoi que l'on explique : Qu'il y ait dans le public des apprentis magicien (comme sur YouTube ou à la télé) n'enlève rien au fait que pour les autres, les spectateurs, c'est clairement du débinage. Comme il y a beaucoup plus de spectateurs que d'apprentis magiciens, on peut dire à coup sûr que toute explication en publique fera plus de mal que de bien, a supposé que l'un puisse équilibrer l'autre (ce qui n'est pas mon opinion...) Voila ma définition, qui me semble plus répandue, et surtout plus cohérente que celle de Fabien. Et pour ce qui est de susciter des vocations... je ne suis pas d'accord non plus. Un bon spectacle de magie suffit à faire émerger des vocations. Quand une vraie vocation s'éveille, l'apprenti peut chercher des sources, pour apprendre : De nos jours, c'est même tellement facile... Pas besoin de débinage pour faire naître la passion. Le débinage génère ce que l'on trouve sur YouTube, c'est à dire des gens qui font des tutos... et le plus souvent, ne valent rien face à un vrai public. Le prosélytisme à tout va se fait le plus souvent au détriment de la qualité globale de la pratique. Pourquoi vouloir à tout prix "susciter des vocations"? Il n'y a pas assez de mauvais magicien? Bon, pour le commerce, effectivement... Gilbus
  5. Toujours le même discours pour défendre le débitage... "C'est interdit par la charte des magiciens?" NON... Et ben si, ou nous n'avons pas lu les mêmes choses dans les serments de magiciens des deux cent dernières années ( avant, je ne sais pas, je ne suis pas historien...) A, mais il n'est pas magicien, il est mentaliste! Sauf qu'il explique des trucs de magicien, et comme il le dit lui même au début, le mentalisme est une branche de l'illusionniste... "Un bon mentaliste peut expliquer les bases, cela ne m'empêchera pas de faire ensuite des choses plus fortes, qui blufferont les gens" Là, il faut descripteur plusieurs niveaux : les bases, c'est quoi? c'est visiblement ce qu'on utilise pas soit même en spectacle... si chacun se met à expliquer " ses bases", au final, tout sera révélé. le débiteur s'appuie ici sur une distinction arbitraire: il y aurais des " base", ou de " petits" tour, des techniques " pour débutants" qu'il n'est pas grave de debiner... mon avis est que c'est faux. il n'y a pas de petits tours, uniquement de petits magiciens. j'ai vu un bon magicien tenir en haleine un public pendant 10 minutes, avec une " simple" cigarette à travers le pull du spectateur. C'est pourtant ce genre de choses que beaucoup qualifient de " basic". Le talent rend le tour intéressant... Mais si on donne le truc au public avant, ça ne sera plus de la magie, et le seul intérêt sera de voir un magicien se ridiculiser en faisant un tour éventé. Il fait le parallèle avec le piano : la aussi, rapprochement inapproprié. le piano est une performance. la magie est un mystère. rien de comparable. mais on peut effectivement dire qu'un excellent magicien ne sera pas gêné par le debinage ( surtout quand ce sont des tours et présentations qu'il n'utilise pas...). et donc? lui il n'est pas gêné, donc les autres, il s'en fou? dès qu'on debine, on est sûr de gêner les magiciens qui utilisent ce tour. mais, bon, les autres, il n'ont qu'à être aussi bon que lui... c'est l'hypocrisie récurrente des debineurs: je ne vous donne que des petits tours de debutants... et du coup, les vrais débutants, ils font quoi comme tours, un fois que leur public connais les secrets de leur répertoire? pathétique... Gilbus
  6. Désolé, j'ai décroché au bout de 6 minutes... Gilbus
  7. Petite question, puisque Teddy est dans la place: J'ai participé à plusieurs reprises à des cabarets qui affichaient " prix libre", et pour les plus malins, " prix libre et conscient" accompagné d'un descriptif des frais engagés... Perso, j'ai ma petite idée sur la différence avec un prix au chapeau, mais autant demander...????? Le fait qu'il y ait un ticket d'entrée fait-il une différence ? Si on fait un prix libre ( ou au chapeau) dans un lieu de spectacle dédié, c'est différent d'un chapeau dans l'espace public, j'imagine...? Qu'en est-il d'un lieu genre bar, ou une partie seulement des gens viennent pour le spectacle? ( Gggrrrr, c'est pénible de pas pouvoir venir à ta conf, Teddy...) Gilbus
  8. Un des problèmes des zeteticiens, c'est qu'il y a souvent double language: On a un avis posé et rationnel, comme dans les vidéos de la tronche en biais... Et on a des réactions viscérale et très émotionnelles, comme dans la vidéo ou le piégeur exulte de voir que son piège fonctionne. D'un côté un discours bien propre, disant que l'on ne cherche que la vérité, et où on dit sans rire qu'on serait heureux d'enfin prouver l'existence d'un truc surnaturel, de l'autre la joie de casser du médium. Et paradoxalement, ces réussites dans la demistification, quand elles sont accompagnées de triomphalisme, ont un effet inverse: Les sympathisants de la croyance démontée y vois une attaque personnelle, et donc zappent la démonstration pour réagir émotionnellement aussi, et parler "d'imondes ordures"... Si on veux faire dans le bon sens, et mettre en évidence les biais des autres, il faut rester dans la logique, et se garder de triomphalisme en public, quand on casse une croyance... Donc, non, tous les zeteticiens ne sont pas impartiaux. Ceci dit, je n'ai rien pour justifier l'attitude de ce médium en particulier, qui fait un travail lucratif grâce à des personnes fragilisées par un deuil... Ni contre ceux croyant en une vie après la mort, ou n'y croyant pas: on a encore le droit d'avoir des croyances... L'être humain ne vivant pas dans un monde de croyances est-il encore pleinement humain? J'ai tendance à penser que nous sommes plus émotionnels que logique. C'est ce qui rend la vie si compliquée, donc passionnante... Les spectacles de magie les plus réussis jouent souvent sur un échec de la logique, et une exaltation émotionnelle... Si on mise sur la logique seule, pour la dérouter, c'est intriguant, mais l'émotion magique va au delà du puzzle, justement car c'est une émotion... Gilbbus
  9. Hélas, j'avais réservé mon WE pour la première tentative qui a été repoussée, mais là, sauf annulation, je serais en stage... Dommage... Profitez en bien... Gilbus
  10. Heureusement, on pourra bientôt reconnaître les vrais artistes grâce au diplôme de magicien... Gilbus
  11. Il y a quelques mois, passant par Bilbao, des amis m'ont traînés au musée guggeheim... J'ai eut l'honneur d'y contempler un joyau de l'art contemporain : Dans une vitrine formant un cube de verre, un emballage de préservatif. Aussitôt, questions sur la plénitude ou non de l'emballage : le préservatif est il toujours dedans ? est il neuf ou usagé ? cela nous ramène à la grande question existentielle : la race humaine peut elle encore se reproduire librement? le but du préservatif n'est il pas l'enfermement. enfermement de nos pulsions, de notre animalité, de notre être même... Une oeuvre grandiose, donc... Ou un autre déchet vendu à prix d'or, va savoir... Gilbus
  12. 0€. Et je lui ferais payer le nettoyage du mur, si c'est le mien. D'un autre côté, si le mur est vendu avec, et qu'il est assez grand, ça peut intéresser Bush pour ses relations internationales... Et dire qu'il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende pas... Gilbert
  13. J'imagine que tu voulais dire: tous ceux qui se font payer ? Les droits et devoirs des bénévoles sont un peu différents... Gilbus
  14. O non, un scud est une attaque, je n'attaque personne... C'est juste l'habitude du travail en atelier (de conte), où on doit analyser rapidement les histoires d'autres personnes, pour proposer des questions si possibles pertinentes... Je n'ai parlé d'ailleurs que de la structure, de la clarté et de la perception de l'effet et de l'histoire, pas de l'interprétation, qui est plutôt bonne Voir les choses et se demander comment on pourrait les améliorer, ou changer ce qui ne nous convient pas, me semble une bonne idée, c'est ce que l'on fait tous pour notre propre travail... Mais l'autocritique a ses limites, un regard extérieur est indispensable pour se mettre au niveau du ressenti du spectateur, ou pour voir des faiblesses que nous ne percevons pas comme tel. C'est le but du travail à plusieurs, ou, au pire, des commentaires sur un forum. Pas d'attaque, de l'amour... Gilbus
  15. Les nécromanciens sont en générale présentés comme mauvais: Normal, seul dieu peut faire revenir les morts, toute tentative par des humains ne pourrait donner qu'abomination... Là, on a donc un gentil nécromant, puisqu'il veux sauver le pays, cela mérite d'être souligné Ce qui m'a davantage interpellé, c'est le mélange du monde du seigneur des anneaux avec notre monde: en effet, le trèfle est justifié par l'origine Irlandaise, hors l'Irlande n'entre pas bien pour moi dans les terres du milieu... (Dans Harry Potter, par contre, pas de problème...) Enfin, on est interpellés, comme vous l'avez dit, par la faiblesse de l'effet... Une chance sur deux, c'est vraiment peu s'il n'y a pas répétition... Surtout si le spectateur fait un "mauvais" choix de couleur au début... Il faut trouver une autre façon de gérer ce cas, là, celà nuis à l'effet, qui repose sur l'infaillibilité du conteur... Passer à une chance sur 4 ramènerai l'effet au niveau de certain tours célèbres de Duvivier, ça serait déjà mieux... Mais les tours de DD basés sur cette faible probabilité ne passent que par l'aplomb de celui qui les présente: Le spectateur n'est pas confronté à 1 sur 4, mais au fait que le magicien gagne toujours, chaque fois qu'il présente l'effet, ce qui est bien mieux qu'un sur quatre... Cette victoire "à tous les coups" est suggérée par l'attitude de l'interprète, puisque le spectateur vois l'effet une seule fois en général... Dans le cas d'un conte, cela peut se faire aussi, mais pour un"livre dont vous êtes le héros", je trouve que c'est moins évident, bien que j'ai du mal a dire pourquoi... Il faut dire que le moment où on donne le choix au spectateur est une sortie d'histoire, dans ce cas: c'est peut être ça qui me trouble... On pourrait concevoir de ne pas parler du système de livres à choix multiple, mais de donner un rôle au spectateur, pour l'intégrer dans l'histoire... Par exemple, le spectateur est un démon mineur, invoqué par le nécromant, qui va donner l'indication... Le rôle du spectateur est ainsi "dans" l'histoire... Le lien entre le problème du royaume et le roi tueur d'orc pourrait aussi clarifier la mission: Une armée Orc approche, on va chercher le spécialiste, ok. Préciser ce lien plus tôt augmenterait la lisibilité. Le coup du roi actuel qui est trop faible pour le combat est rigolo, mais ne va pas dans le sens de l'ambiance générale de l'histoire... Est ce une bonne idée ? Enfin, la faiblesse relative de l'effet pourrais être compensée par un léger raccourcissement de la scène, et par son intégration dans la suite de l'histoire, ou le roi pourrait prendre la tête de l'armée, par exemple: Une production rapide de toutes les cartes de la bonne famille, représentant les troupes levées, serais peut être un bon complément à cet effet: Ça ne serait plus 1 sur 4, mais tout un tas... Bref, c'est intéressant, car on peut voir plein de choses à changer pour s'approprier ce type d'effets, suivant ses propres valeurs et objectifs... Gilbus
  16. Gilbus

    Sac de Mary Poppins

    C'est pour moi un effet de type "coexistence spatiale". Plus d'info sur les familles d'effet ici Gilbus
  17. Pour quoi faire? Pas besoin de répétition, puisqu'on a le matériel, et qu'on a lu la notice en diagonale: une fois qu'on a le truc, la magie, c'est facile, il suffit de crier "hheee" ( belle création personnelle) ou " restez calme!!!" ( Ça serait pas du Éric Antoine, ça, le maître à penser de toute une génération de magicien?) J'ai beaucoup aimé la participation d'Arthur, qui a su fort a propos se placer systématiquement devant ce qu'il y avait a voir : un vrai pro, puisqu'il a bien compris qu'il ne fallait pas inviter des gens de talents, pour paraître bon en comparaison, et que même en ayant un numéro idiot, il devais rester devant ce numéro " visuel", car c'est son émission... En tout cas, un grand moment de comédie, tout en finesse et subtilités... Gilbus
  18. Il y aurais sans doute des moyens pour rendre cet exercice moins dangereux, mais on ne va pas en parler ici, c'est publique... Gilbus
  19. Ben non, on ne travaille pas forcément gratos, en association, il n'y a pas que le caritatif. L'asso peut vendre une prestation au client qui ne veux pas de guso, avec une facture, et t'engager pour régulariser ton salaire. Elle est limitée par les histoires de licences si elle veut le faire régulièrement, mais c'est possible ponctuellement. Autrement, comme dit plus haut, tu peux aussi faire la prestation bénévolement pour l'asso, qui facture normalement au client. Tu ne récupères pas d'argent directement, c'est l'asso qui le garde. Mais si c'est une asso contrôlée par des amis, elle peut acheter du matériel dont tu pourras te servir (sans qu'il t'appartienne), ou te payer des formations ( une asso peut très bien dépenser de l'argent pour former ses adhérents, si cela entre dans le cadre de son but (voir ses statuts)... C'est d'ailleurs le cas de toutes les assos qui enseignent quelque chose...). On ne paye pas de charges sociales dans ce dernier cas, mais on ne touche pas d'argent, on profite des services de l'association, c'est différent... On peut faire plein de choses légalement avec une asso Et ce n'est pas une question d'éthique, si la prestation est vendue à un tarif normal, et que l'aspect légale est respecté. Pour ce qui est de travailler non déclaré dans une fête privée genre mariage, c'est totalement illégal : à partir du moment où tu touches de l'argent autre qu'un remboursement de frais réels, tu dois être déclaré. Je ne pense pas qu'il y ait une quelconque différence légale suivant le type de prestation: Scène ou close-up, c'est à déclarer. Le fait que ce soit une fête privée ou un spectacle ouvert au public n'est pas un critère d'activité professionnelle, un grand nombres de pro travaillent (déclarés) dans des fêtes privées.. Gilbus
  20. Dire tout ça ici, ou le youtubeur ne mettra jamais la souris, est inutile à mon sens: Des calibres comme ça, il y en a des milliers. Si tu veux réagir pour sauver celui là, explique lui dans ses commentaires YouTube, pas ici. Explique en quoi le secret est essentiel à la magie, en quoi le debinage tue la magie, la différence entre debinage et aprentissage, et ainsi de suite. Au pire, démoralise le en montrant le ridicule de sa démarche... Pour ma part, j'ai arrêter de faire ce genre de chose il y a des années, après avoir fait de la pédagogie anti debinage pendant des années sur youtube. Nous étions alors au début du debinage youtube en français, avec le soutiens de tous les magiciens, une autre ambiance aurait pû d'instaurer, différente de l'anglaise. Mais une dizaine de personne au mieux voyaient un problème, pour les vieux de la vieille, le debinage avait toujours existé... Bref, les magiciens ignoraient royalement le tournant numérique et ses conséquences (permanence, accessibilité, réactivité, moteurs de recherche...) Maintenant, c'est tout simplement impossible de changer la mentalité des debineurs youtube, il y en a trop, bien plus que de magiciens... des milliers de debineurs, des centaines de milliers de tutos... Ressasser les cas particuliers ne sert hélas à rien, j'en ai peur: on a perdu la bataille numérique... Gilbus
  21. Si tu n’y crois pas, essaie de voir la vidéo de Salvano (le FP sur le bout des doigts)… elle est effectivement incroyable… En fait, il y a deux écoles pour le FP : Visible et invisible. Dans la première, le public a un contact visuel avec le FP. Simplement, le magicien va faire en sorte que l’on ne le perçoive pas : Mais pas besoin d’un réalisme époustouflant. Le réalisme est remplacé par l’angle de vision, la gestion des ombres, le mouvement… Le spectateur voit, mais ne perçoit pas. L’autre école, le FP invisible, ne permet jamais au spectateur de voir réellement le FP, et Salvano était un grand maître de cette technique : Un enchaînement de masquages, de transferts d’une main à l’autre, de déchaussement et rechaussement, font que l’on pense voir les mains vides, y compris les pouces, alors qu’un FP est en action. Plus complexe, car il faut gérer beaucoup de choses, cette version permet effectivement d’utiliser pour la démo un FP de couleur radicalement différente de la main (vert fluo si on veut…) : on ne le verra jamais… C’est une approche assez difficile, mais quel prodige ! Une belle approche, à mon sens, serait de mélanger les deux : Si le FP doit être visible à un moment, car ça nous arrange, le camoufler par le mouvement, l’angle etc. Et quand on le peut, utiliser les techniques de Salvano et ses successeurs du FP invisible. La grande contribution de la méthode Salvano, c’est de nous rappeler que le FP n’a pas à passer tout son temps planté sur notre pouce : C’est un objet qu’on peut empalmer, transférer, cacher, et parfois même mettre sur le pouce Gilbus
  22. Le message véhiculé par cette image est ambigu, on peut lui faire dire des choses contradictoires… Première version : Les magiciens se prennent la tête pour rien, le public, lui, il ne pinaille pas sur des trucs qu’il ne voit même pas, qu’il n’imagine même pas. Donc, les magiciens peuvent discuter sans fin sur des choses qui ne servent à rien. Seconde interprétation : Le public voit un résultat fini, achevé, un tour de magie. Mais pour que le tour fonctionne, le magicien doit, lui, approfondir toutes sortes de choses que le public ne verra pas, mais qui vont être essentiel pour que le tour soit efficace. De la même façon qu’un utilisateur voit la télé comme un prolongement de sa télécommande, tellement simple d’utilisation. Mais pour que la télé marche, il faut que les ingénieurs et techniciens qui ont conçus la télé déploient des trésors de technicité et de connaissances, que l’utilisateur de base n’imagine même pas… Et c’est vrai que les deux versions sont justes : Il arrive que l’on se prenne la tête pour des choses sans aucune importance pour le spectateur. Par exemple, déployer de la technique difficile, qui génère des risques et n’apporte pas de plus-value par rapport à une technique simple qui fait le même effet : cas typique ou le magicien technicien se fait plaisir, sans rien apporter de plus au tour. Et à côté de cela, il y a de bonnes questions (à mon sens), qui doivent être posées, pour enrichir et donner du croustillant au tour : N’importe quel tour peut être amélioré, par la réflexion et les essais, alors que ce sera toujours « un tour de magie » pour le public. Sauf que dans certains cas, le « tour de magie » sera juste une démonstration de truc, et avec un peu de travail, deviendra un miracle… La compréhension du tour par le magicien est essentielle : le magicien doit savoir comment ça marche, et pourquoi ça marche, sous peine de ne pas tirer tout ce qu’il peut du tour… Tiens, un exemple tout chaud : J’étais invité à l’anniversaire de la trésorière d’une de mes associations, il y a peu, et j’ai imaginé un « petit tour » : Le jeu de cartes est mélangé par les spectateurs, pendant ce temps, je montre à tout le monde, et surtout à la trésorière, deux nombres. Le jeu est ensuite mélangé abondement par la trésorière elle-même, en suivant les instructions du public, et en retournant aléatoirement des cartes face en bas ou face en l’air. Au final, le nombre de cartes faces en l’air correspond au premier nombre affiché, le nombre de figures face en l’air au second nombre affiché, et le total des points du même tas donne exactement l’âge de la personne, que tout le monde a déjà en tête, puisque on est là pour lui fêter son anniversaire… Vous avez reconnu bien sûr la mécanique de serial prédiction version Colombini ou de Simon Aronson (SHUFFLE BORED) Dans ce « petit tour », automatique bien sûr, le public ne comprendra pas le fonctionnement. Mais comprendra que c’est totalement impossible ! Mais pour que l’impossibilité soit évidente, il faut travailler le texte, le timing, la gestion des spectateurs, les interactions et enchaînement logique, la motivation etc. Et dans ce cas particulier, j’ai poussé la personnalisation (manipulation de chiffres par une trésorière, lien avec l’âge au tout le monde connais etc…) pour que l’ensemble percute directement l’esprit des spectateurs. Tout ce travail, qui n’est jamais vu en tant que tel par le public, a permis de transformer un tour automatique en miracle qui a stupéfié tout le monde, et dont tous ceux que j’ai revu par la suite m’on reparlés… Et en ce sens, l’image dont nous parlons ici est intéressante : Le spectateur à une vision, si possible claire de ce qui se passe et du caractère impossible de ce qui arrive. Et le magicien, lui, a une vision totalement différente, car il doit mettre en place ce que doit croire le spectateur (donc maîtriser les pensées du spectateur…) tout en gérant l’aspect réel du tour, et tout ce qui se passe « pour de vrai ». Et rendre ces deux aspects compatibles. C’est pour cela que le travail de l’interprète est toujours plus complexe que celui du spectateur, une partie du travail de l’interprète étant justement de simplifier celui du spectateur… Tiens, si on parle des familles d’effets, par exemple, sujet largement débattu dans différentes discussions ici : On peut dire que ça ne sert à rien, discussion oiseuse entre magicien, un tour, c’est un tour… Mais j’ai souvent vu des magiciens semer la confusion chez leurs spectateurs en présentant un effet, tout en mettant un texte et en donnant des arguments appropriés à une autre famille d’effet. Comprendre ce que l’on fait me semble important. Bon, après, moi, je ne comprends pas tout, mais c’est normal, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  23. Idées non testées : Le billet brûlé dont on étale les cendres sur le bras pour faire apparaître un message : tu peux nettoyer les cendres avec ton ongent cosmétique... Tu lâches un objet sur une pente copieusement huilée, et il s'arrête à la demande, voire remonte la pente. Trempez là dans l'huile, trempez là dans l'eau... Illustration de la contine ou la souris se transforme en escargot (tout chaud, si tu peux aussi produire un peu de fumée...) De l'huile est versée sur une vitre, et fait apparaître un message... Tu met de l'huile dans une casserole, tu met le feu, le couvercle, et il y a des frites quand tu ouvres ... Gilbus
  24. La question est délicate : il y a plein de styles que les uns ou les autres assimilent à la "magie". Celà peut être un magicien traditionnel de cabaret en style 19ieme siècle, comme tu l'aimes ( à noter que ce numéro en est à sa seconde génération d'interprète, Brahmâ en étant le créateur)... mais cela peut être de la magie d'ambiance et de philosophie, comme Burger... ou de la magie ancrée dans notre époque, comme beaucoup de magiciens actuels en t-shirt et basquet... il n'y a pas qu'une magie, mais dans l'idéal, autant que de magicien... perso, je ne vois pas au nom de quelle tradition je devrait porter un frac en représentation, sauf à faire une reconstitution historique d'un numéro du 18 ou 19ieme siècle. mais nous sommes en spectacle vivant, donc on peut faire ce que l'on veut, c'est un choix artistique... (De la même façon qu'il y a des clowns traditionnels, et d'autres résolument contemporains...) le tout est d'être bien conscient que c'est un choix, et des implications sur le personnage et le spectacle. A quoi ressemble la magie pour moi? A une irruption de l'impossible dans notre univers réel. Du coup, pour coller au réel, je ne semble pas "jouer" de personnage ( même si en fait je joue ), car je trouve que cela m'inclus davantage dans la réalité. Et que cela va donc renforcer l'impossible, par contraste, quand j'arrive à en produire dans la mesure de mes faibles moyens... D'autres préféreront faire dans l'archétype, ou dans le personnage plus outré, pourquoi pas Outre cela, le numéro que tu nous montre est en musique. On a plein d'autres possibilités : parlé, muet, mime, conté, jonglé... L'ambiance va dépendre de ces choix, mais tout peut être magique... Enfin, le style de tours, doit être cohérent, justifié et varié. Cohérent entre le personnage, le contexte, l'ambiance etc. Justifié, car cela va donner plus de relief au numéro ( a noter que tout le monde n'est pas d'accord là dessus, une justification pouvant être implicite: je vous montre ça pour vous montrer de la magie... Ca se discute...) Et varié, pour avoir un numéro intéressant pour un publique contemporain, qui est formaté par les films d'action où il y a plein de rebondissements... Faire 50 apparitions ( de bijoux? ), C'est un choix... Comme un mentaliste qui ne ferais que des prédictions sans apporter de grosses variations dans la procédure. La magie, ben c'est une multitude de choix... Gilbus
  25. Le thème et l'interprétation sont sympas, mais une chose me turlupine dans le final : En général, on garde le plus fort pour la fin. Comme ça se passe en poche, tout le travail d'empalmage et compagnie devient superflux : on va juste imaginer que tu avais d'autres cartes depuis le début dans la poche. Ce qui ne fait pas un effet très fort... Ta méthode prend son sens si tu fais signer les cartes au début, mais signer 4 cartes, c'est plus dur à gérer niveau rythme... Gilbus
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