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Le 08/03/2024 à 11:51, Patrick FROMENT a dit :

Sachant que nous pouvons considérer que nous sommes déjà "morts" une première fois à la naissance par le deuil de la vie intra-utérine.

N’importe quoi. Il ne s’agit que d’une mort symbolique, une idée valide uniquement dans l’esprit de ceux qui défendent de pareilles inepties. Ou pour les poètes (et là seulement ça me convient). 
La vie est un processus qui inclut la vie intra et extra-utérine. Associer la naissance avec la mort est une idée abominable. À la limite on pourrait plutôt dire que naître c’est accéder un peu plus à la vie, c’est en tout cas la poursuivre autrement.

 

Le 08/03/2024 à 10:52, Mickaël MCD a dit :

La peur

Les premières cellules (voire avant, mais simplifions un peu) qui au hasard des mutations furent génétiquement équipés de mécanismes permettant le retrait (une rétraction), et plus largement la fuite face à un danger potentiel, sont celles qui ont survécu et ont transmis des caractères analogues à leurs descendants. Tout cela s’est complexifié à l’extrême pendant des milliards d’années pour aboutir à un cerveau comme par exemple le nôtre permettant de générer par anticipation des réactions de peur (d’où : prudence, fuite loin du danger). Du fait de la grande complexité de notre cerveau, des biais apparaissent car on a des peurs infondées. Mais en arrière-fond il s’agit de permettre la survie. C’est tout simple en fait. 
 

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il y a 36 minutes, Christian GIRARD a dit :

Associer la naissance avec la mort est une idée abominable.

Hou la ! Comme tu y vas Christian ! Je reconnais là ton sens de la mesure et ton esprit pondéré. 😄

Ce qui est "abominable" c'est, peut être, de ne pas intégrer l'idée que la mort fait, au fond, partie de la vie dés la naissance.

 

... Allez puisque tu aimes la poésie 🙂 :

 

« Vivre est une mort, et la mort elle aussi une vie. » Hölderlin

« Naître, c'est seulement commencer à mourir. » Théophile Gautier

 

Bonne journée ! 🙂
 

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il y a 40 minutes, Christian GIRARD a dit :

Associer la naissance avec la mort est une idée abominable.

Ça je suis bien d'accord ! 🙂

Mais je suppose qu'il s'agit-là soit d'une métaphore pour servir un propos, soit d'un propos servit par une métaphore 😁

il y a 5 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Ce qui est "abominable" c'est, peut être, de ne pas intégrer l'idée que la mort fait, au fond, partie de la vie dés la naissance.

Tout ce qui naît est condamné à mourir à priori...

Mais je rejoins Christian, cette association est plutôt malheureuse.

D'autant plus que c'est même l'exact inverse qui se produit quand on naît :

  • Quand on naît, on naît ; on ne meurt pas 😀

Chui presque sûr qu'avant la fin de cette page tu vas nous dire que mourir c'est une sorte de renaissance ! 🤣 😃 🤗

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il y a une heure, Mickaël MCD a dit :

Ce que je voulais dire surtout c'est que le jour où une intelligence artificielle nous fera savoir qu'elle ne veut pas mourir, on aura franchi un énorme cap dans le développement des intelligences artificielles !

Voilà comment cela se passera 😅😂😂 :

 

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Publié le (modifié)

 

il y a 29 minutes, Christian DELAMORINIERE a dit :

Voilà comment cela se passera 😅😂😂 :

 

D'toutes façons y a pas 36 possibilités !

L'avenir de l'intelligence artificielle ce sera soit ça :

Révélation

Choix-01.jpg.bf9d6afab4b972aad644d34f56cf5c8d.jpg

Soit ça :

Révélation

Choix-02.jpg.0b4c2b0ce71fe2f3f74522fad81b6ab5.jpg

 

Modifié par Mickaël MCD
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il y a 34 minutes, Mickaël MCD a dit :

Quand on naît, on naît ; on ne meurt pas 😀

Allez... Continuons dans la poésie ! 😁 :

« Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle. »

Jean Baudrillard

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Publié le (modifié)
il y a 12 minutes, Patrick FROMENT a dit :

"Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle. »

Vivre c'est mourir à chaque instant :

Citation
  1. Le vieillissement physique : À partir du moment où nous naissons, notre corps commence le processus inéluctable de vieillissement. Chaque seconde qui passe nous rapproche de notre fin ultime. Ce processus naturel illustre l'idée que chaque instant vécu est un pas vers la mort.
  2. Les expériences et les souvenirs : Chaque nouvelle expérience et chaque souvenir formé devient aussitôt une partie de notre passé. En vivant le moment présent, nous laissons derrière nous ce qui vient de se passer, symbolisant une petite "mort" de ce moment désormais révolu.
  3. Le renouvellement cellulaire : Sur un plan biologique, les cellules de notre corps meurent et se renouvellent constamment. Certaines cellules ont une durée de vie très courte, mourant et étant remplacées en quelques jours. Cela montre que même au niveau le plus élémentaire de notre être, vivre implique un processus constant de mort et de renaissance.
  4. Les relations et les changements personnels : Les relations que nous formons tout au long de notre vie évoluent ou prennent fin, symbolisant une forme de mort. Chaque changement significatif dans nos relations ou dans notre identité personnelle peut être perçu comme la mort d'une partie de ce que nous étions auparavant.
  5. La perte et le deuil : La perte de proches est un rappel brutal de notre mortalité et de l'impermanence de la vie. Chaque perte est un aperçu de notre propre finitude, nous enseignant que vivre pleinement implique également d'accepter la mort comme une partie intégrante de la vie.
  6. Les changements de phases de vie : Chaque transition importante, comme aller à l'université, commencer une carrière, se marier, ou prendre sa retraite, marque la fin d'une phase de vie et le début d'une autre. Ces transitions sont des rappels que la vie est une série de fins et de commencements, illustrant l'idée que vivre est un processus de constante évolution et de renouvellement, où chaque fin est aussi un début.

 

Modifié par Christian DELAMORINIERE
Publié le
il y a 2 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Allez... Continuons dans la poésie ! 😁 :

« Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle. »

Jean Baudrillard

Merci, c'est beau et joliment écrit !

Comme tes deux citations un peu plus haut :

il y a 50 minutes, Patrick FROMENT a dit :

« Vivre est une mort, et la mort elle aussi une vie. » Hölderlin

« Naître, c'est seulement commencer à mourir. » Théophile Gautier

Mais ça reste de la poésie.

Au sens strict à mes yeux ce sont des métaphores ou des provocations pour amener à réfléchir, pour amener à prendre conscience, pour chérir davantage la vie et surtout prendre conscience de sa valeur et de sa fragilité.

Et c'est sincère, j'aime la poésie et les belles phrases.

  • Mais stricto sensu, délesté de ses pertinentes métaphores, c'est débile.

Du coup je ne sais pas si tu nous offres ces quelques lignes de poésie pour la beauté du propos ou pour servir ton idée.

Si c'est pour servir l'idée que naître c'est mourir alors je n'adhère pas vraiment 😅 😀

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il y a 2 minutes, Mickaël MCD a dit :

Mais ça reste de la poésie.

Au sens strict à mes yeux ce sont des métaphores ou des provocations pour amener à réfléchir, pour amener à prendre conscience, pour chérir davantage la vie et surtout prendre conscience de sa valeur et de sa fragilité.

Je pense que c'est là tout le cœur de nos incompréhensions (et idem avec Christian Girard).

C'est souvent la confrontation entre deux visions : une qu'on pourrait qualifier de pragmatique, scientifique, objective, et l'autre plutôt idéaliste, philosophique, subjective.

Peut-être aussi nous avons des divergences sur le sens et la fonction profonde de la poésie (sûrement !).

Donc du coup, nous parlons de deux endroits complètements différents.

 

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il y a 3 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Je pense que c'est là tout le cœur de nos incompréhensions (et idem avec Christian Girard).

C'est souvent la confrontation entre deux visions : une qu'on pourrait qualifier de pragmatique, scientifique, objective, et l'autre plutôt idéaliste, philosophique, subjective.

Peut-être aussi nous avons des divergences sur le sens et la fonction profonde de la poésie (sûrement !).

Donc du coup, nous parlons de deux endroits complètements différents.

Oui, y a des chances qu'on parle de deux endroits différents 😁

  • En même temps, la divergence c'est parfois mieux que le consensus 😎

Ça ouvre davantage le débat et l'échange par exemple.

Pour ma part, je suis clairement cartésien et pragmatique.

  • Mais ça ne veut pas dire que je ne comprends pas l'idéalisme ou la poésie hein 🙂
  • C'est surtout une histoire de préférence, de choix et de compréhension personnelle des choses...

Mais comme le yin et le yang, ce n'est pas vraiment manichéen,. Y a un peu de poésie dans le cartésien que je suis. Et je pense que même dans le plus poète des poètes, il y a un peu de pragmatisme.

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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