Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Publié le
il y a 54 minutes, Alx a dit :

Une par une d’accord, mais est-ce qu’il peut les examiner toutes à la fois ?... :D

Blague à part, le point soulevé par @_Jeff_ est intéressant : ce n’est pas la méthode employée mais c’est une hypothèse que les spectateurs vont envisager... 

Je persiste à penser que les effets de triomphe classiques ont un meilleur impact sur les profanes. CIB reste, pour moi, un tour pour magiciens : l’explication est plus bluffante que l’effet. 

Sauf qu'avec CIB, on ne fait pas que des effets de triomphe. C'est facile d'être réducteur quand on ne connaît pas le produit.

Dire qu'un triomphe sans CIB a plus d'impact n'est que ton avis et ne repose sur rien. Moi j'ai une magie interactive où je fais intervenir les spectateurs constamment donc une routine où les spectateurs mélangent n'importe comment et mettent eux-mêmes dans le sac m'intéresse plus que le triomphe où c'est le magicien qui manipule, qui fait ses mélanges, qui fait ce qu'il a besoin de faire.

Mais chacun sa vision, moi j'ai une vision pragmatqiue et si t'as envie de le dire "commerciale" (J'assume) mais mon public n'est pas un public de magiciens qui s'extasient devant un triple saut de coupe invisible.

Dire que CIB est un tour pour magiciens est une erreur car CIB est un outil et pas seulement la routine présentée par A. Duvivier. C'est comme si on disait que Tools se résume aux effets montrés par David Stone. CIB doit être considéré comme du matériel et non pas comme un tour ou une routine.

  • J'aime 2

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Tout à fait d'accord avec Thierry.
Condamner un produit que l'on ne connait pas n'a aucun sens.
Cela rappelle un peu trop la fable du renard et des raisins. Ou bien les sempiternelles oppositions Mac/PC.

CIB est un outil unique, qui n'existait pas jusqu'à présent et son concept est génial. Ses possibilités sont immenses.
D'ailleurs c'est lui que j'utiliserai par défaut, pour l'avoir toujours sous la main.

L'utilisation personnelle que j'en ai faite (en plus) n'a rien à voir avec CIB telle que la vidéo l'a présenté. Mais j'en utilise l'outil et il est inutile de le comparer avec un autre tour. Je suis d'accord avec Thierry, également, quand il dit que CIB apporte quelque choses de plus à des tours déjà connus.

De plus, CIB ne se contente pas non plus de refaire le tour d'Alexandra, les vidéos comportent plusieurs suggestions intéressantes, sur l'utilisation de l'outil, qui, répétons-le, est unique. Bien sûr, on pourrait le recréer soi-même, mais bon courage, surtout quand à la qualité du résultat final, hyper importante.

Modifié par Edler (Jean-Jacques)
  • J'aime 1
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le
Il y a 2 heures, Moonlight (Thierry) a dit :

Sauf qu'avec CIB, on ne fait pas que des effets de triomphe. C'est facile d'être réducteur quand on ne connaît pas le produit.

Le nom même de l'outil (Cards In Bag) nous invite à la réduction. Alors certes on peut l'utiliser pour faire d'autres choses, mais dans ce cas il est dommage que le créateur ait axé toute la communication de ce produit autour d'un seul effet, qui n'est visiblement pas le meilleur...

Je ne connais pas le produit, mais j'ai quand même une petite idée de la méthode employée, et des certitudes sur l'impact produit (en tout cas en ce qui concerne l'effet de "triomphe" après 40 secondes de farfouillage à deux mains dans un sac je ne peux pas juger des autres possibilités puisqu'elles sont trop underground)

Il y a 2 heures, Moonlight (Thierry) a dit :

Dire qu'un triomphe sans CIB a plus d'impact n'est que ton avis et ne repose sur rien.

C'est vrai : ce n'est que mon avis. Mais c'est faux : il ne repose pas sur rien.

Il repose sur les références théoriques dont je suis friand, comme le Chemin Magique, l'Arc-en-ciel Magique ou Strong Magic. Comme tu le sais, les auteurs de ces ouvrages ont disséqué la magie pour en extraire la substantifique moelle, et exposer les processus qui régissent l'émotion magique qu'on fait naître (ou pas) chez le spectateur.

Par exemple, Darwin Ortiz prétend que la magie est plus forte si le temps écoulé entre la situation normale (le spectateur voit les cartes mélangées faces en haut et faces en bas) et la situation finale (toutes les cartes sont revenues dans le même sens) est aussi court que possible. A ce titre, le triomphe classique de Vernon, ou mieux encore Open Triumph de Dani DaOrtiz sont de petites merveilles d'instantanéité. Avec CIB, le magicien "bricole" pendant 30 secondes dans un sac, qui peut croire que les cartes se sont remises en ordre par magie ?

Autre exemple, Darwin Ortiz (encore lui) recommande fortement que les conditions paraissent impossibles et que le geste technique soit aussi éloigné que possible (aux sens physique et temporel) du geste magique. Ici, le miracle (?) se produit exactement quand et où le spectateur le pense : dans le sac, pendant qu'on a les mains dedans.

Juan Tamariz, quant à lui, s'attache à la théorie des fausses pistes : il laisse le spectateur échafauder une théorie, basée éventuellement sur une faiblesse de la méthode, puis il reproduit l'effet avec une autre méthode. Le raisonnement du spectateur aboutit à une impasse, et il n'a plus d'autre choix que d'abandonner toute tentative d'explication logique et de se laisser porter par l'émotion magique.

Bref, mon raisonnement n'est que le mien, mais il ne sort pas de nulle part...

Je maintiens que l'effet "triomphe dans le sac" est un puzzle, une énigme logique que les spectateurs peuvent éventuellement prendre du plaisir à essayer de comprendre, mais qu'il ne suscite aucune émotion magique : de la curiosité ou de la perplexité, oui, mais de l'émerveillement, non.

D'ailleurs, je rappelle qu'Alexandre Duvivier a remporté le trophée Fool Us, non pas parce que Penn et Teller n'avaient aucune idée de la méthode, mais parce qu'ils avaient la mauvaise méthode. Je préfère que mes spectateurs aient l'illusion que j'ai fait une chose impossible plutôt qu'ils se demandent quelle méthode j'ai employée (celle-ci ou celle-là).

Il y a 3 heures, Moonlight (Thierry) a dit :

Moi j'ai une magie interactive où je fais intervenir les spectateurs constamment donc une routine où les spectateurs mélangent n'importe comment et mettent eux-mêmes dans le sac m'intéresse plus que le triomphe où c'est le magicien qui manipule, qui fait ses mélanges, qui fait ce qu'il a besoin de faire.

Oui, là-dessus tu as raison : je n'y avais pas pensé, mais je reconnais que la participation des spectateurs est un gros avantage de CIB sur les autres méthodes.

Ceci dit, ici aussi, le magicien fait ce qu'il a besoin de faire. Et c'est beaucoup moins discret que dans les autres routines...

Il y a 3 heures, Moonlight (Thierry) a dit :

mon public n'est pas un public de magiciens qui s'extasient devant un triple saut de coupe invisible.

Dire que CIB est un tour pour magiciens est une erreur car CIB est un outil et pas seulement la routine présentée par A. Duvivier. 

Encore une fois, je ne connais pas autres effets, donc je ne peux me prononcer que sur celui que j'ai vu.

Comprends-moi bien : quand je dis que c'est un tour pour magiciens, je veux dire que l'explication produit un plus gros impact, de par son ingéniosité, que l'effet lui-même. Du coup, pour en apprécier tout le potentiel, il faut être initié au secret...

Sans ça, on va s'imaginer qu'il y a un marquage en braille, ou une face lisse et une face rugueuse, ou des  coins coupés, ou des cartes aimantées*... bref, toutes les théories plus ou moins fumeuses qui vont passer par la tête des spectateurs. Certes, ils ne trouveront peut-être pas la bonne, mais ils auront le sentiment, même injustifié, d'avoir compris.

*Afin d'éviter tout débinage, je n'ai pas inclus dans cette liste la méthode à laquelle je pense ;)

  • J'aime 5
  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 2 heures, Edler (Jean-Jacques) a dit :

Tout à fait d'accord avec Thierry.
Condamner un produit que l'on ne connait pas n'a aucun sens.
Cela rappelle un peu trop la fable du renard et des raisins. Ou bien les sempiternelles oppositions Mac/PC.

Attention : je n'ai jamais dit que c'était bon pour des goujats ;)

Et je ne critique pas la méthode, que je ne connais pas : je critique l'effet qui est mis en avant (et que je connais, lui, puisque je l'ai vu).

Il y a 2 heures, Edler (Jean-Jacques) a dit :

CIB est un outil unique, qui n'existait pas jusqu'à présent et son concept est génial. Ses possibilités sont immenses.

Oui enfin... ça existait à moitié, quand même ! ^_^

Il y a 2 heures, Edler (Jean-Jacques) a dit :

L'utilisation personnelle que j'en ai faite (en plus) n'a rien à voir avec CIB telle que la vidéo l'a présenté. Mais j'en utilise l'outil et il est inutile de le comparer avec un autre tour. Je suis d'accord avec Thierry, également, quand il dit que CIB apporte quelque choses de plus à des tours déjà connus.

De plus, CIB ne se contente pas non plus de refaire le tour d'Alexandra, les vidéos comportent plusieurs suggestions intéressantes, sur l'utilisation de l'outil, qui, répétons-le, est unique. Bien sûr, on pourrait le recréer soi-même, mais bon courage, surtout quand à la qualité du résultat final, hyper importante.

Oui, je suis convaincu en effet qu'on peut utiliser la méthode pour d'autres effets, et avec beaucoup plus de succès. A froid, avec la méthode que je crois avoir devinée, je pense à une nouvelle version de Out Of This World avec séparation des 4 couleurs. On doit aussi pouvoir l'utiliser pour des démonstrations de triche au poker ou pour produire 4 rois puis 4 as, par exemple.

Mais le triomphe dans le sac... j'ai beau chercher, je ne vois pas la magie ! O.o

  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 1 heure, Alx a dit :

Oui enfin... ça existait à moitié, quand même ! ^_^

Et ça existait à m
                           o
                            i
                            t
                            i
                            é

, mais pas sur le même jeu.

 

 

  • Haha 2
Publié le
Il y a 3 heures, Alx a dit :

Le nom même de l'outil (Cards In Bag) nous invite à la réduction. Alors certes on peut l'utiliser pour faire d'autres choses, mais dans ce cas il est dommage que le créateur ait axé toute la communication de ce produit autour d'un seul effet, qui n'est visiblement pas le meilleur...

Je ne connais pas le produit, mais j'ai quand même une petite idée de la méthode employée, et des certitudes sur l'impact produit (en tout cas en ce qui concerne l'effet de "triomphe" après 40 secondes de farfouillage à deux mains dans un sac je ne peux pas juger des autres possibilités puisqu'elles sont trop underground)

C'est vrai : ce n'est que mon avis. Mais c'est faux : il ne repose pas sur rien.

Il repose sur les références théoriques dont je suis friand, comme le Chemin Magique, l'Arc-en-ciel Magique ou Strong Magic. Comme tu le sais, les auteurs de ces ouvrages ont disséqué la magie pour en extraire la substantifique moelle, et exposer les processus qui régissent l'émotion magique qu'on fait naître (ou pas) chez le spectateur.

Par exemple, Darwin Ortiz prétend que la magie est plus forte si le temps écoulé entre la situation normale (le spectateur voit les cartes mélangées faces en haut et faces en bas) et la situation finale (toutes les cartes sont revenues dans le même sens) est aussi court que possible. A ce titre, le triomphe classique de Vernon, ou mieux encore Open Triumph de Dani DaOrtiz sont de petites merveilles d'instantanéité. Avec CIB, le magicien "bricole" pendant 30 secondes dans un sac, qui peut croire que les cartes se sont remises en ordre par magie ?

Autre exemple, Darwin Ortiz (encore lui) recommande fortement que les conditions paraissent impossibles et que le geste technique soit aussi éloigné que possible (aux sens physique et temporel) du geste magique. Ici, le miracle (?) se produit exactement quand et où le spectateur le pense : dans le sac, pendant qu'on a les mains dedans.

Juan Tamariz, quant à lui, s'attache à la théorie des fausses pistes : il laisse le spectateur échafauder une théorie, basée éventuellement sur une faiblesse de la méthode, puis il reproduit l'effet avec une autre méthode. Le raisonnement du spectateur aboutit à une impasse, et il n'a plus d'autre choix que d'abandonner toute tentative d'explication logique et de se laisser porter par l'émotion magique.

Bref, mon raisonnement n'est que le mien, mais il ne sort pas de nulle part...

Je maintiens que l'effet "triomphe dans le sac" est un puzzle, une énigme logique que les spectateurs peuvent éventuellement prendre du plaisir à essayer de comprendre, mais qu'il ne suscite aucune émotion magique : de la curiosité ou de la perplexité, oui, mais de l'émerveillement, non.

D'ailleurs, je rappelle qu'Alexandre Duvivier a remporté le trophée Fool Us, non pas parce que Penn et Teller n'avaient aucune idée de la méthode, mais parce qu'ils avaient la mauvaise méthode. Je préfère que mes spectateurs aient l'illusion que j'ai fait une chose impossible plutôt qu'ils se demandent quelle méthode j'ai employée (celle-ci ou celle-là).

Oui, là-dessus tu as raison : je n'y avais pas pensé, mais je reconnais que la participation des spectateurs est un gros avantage de CIB sur les autres méthodes.

Ceci dit, ici aussi, le magicien fait ce qu'il a besoin de faire. Et c'est beaucoup moins discret que dans les autres routines...

Encore une fois, je ne connais pas autres effets, donc je ne peux me prononcer que sur celui que j'ai vu.

Comprends-moi bien : quand je dis que c'est un tour pour magiciens, je veux dire que l'explication produit un plus gros impact, de par son ingéniosité, que l'effet lui-même. Du coup, pour en apprécier tout le potentiel, il faut être initié au secret...

Sans ça, on va s'imaginer qu'il y a un marquage en braille, ou une face lisse et une face rugueuse, ou des  coins coupés, ou des cartes aimantées*... bref, toutes les théories plus ou moins fumeuses qui vont passer par la tête des spectateurs. Certes, ils ne trouveront peut-être pas la bonne, mais ils auront le sentiment, même injustifié, d'avoir compris.

*Afin d'éviter tout débinage, je n'ai pas inclus dans cette liste la méthode à laquelle je pense ;)

Je suis d'accord que focaliser CIB sur les cartes dans le sac a un effet réducteur sur ce que peut faire l'outil. Mais bon, c'est du marketing.

Pour le côté théorique sur l'impact sur le spectateur c'est vrai mais ce n'est que théorique et pour moi tout dépend aussi de la présentation. La théorie moi aussi je la lis mais parfois il faut être plus pragmatique et pratique.

Quand au procédé lui même, moi aussi j'avais pensé à plusieurs choses et hop à côté.... Alors oui peut être que l'on peut trouver la méthode mais c'est loin d'être aussi évident qu'on le pense.

Et pour ce qui est du triomphe classique et CIB, je ne dis pas que tu as tort, je dis que cela ne repose sur rien (que sur la théorie) et que pour moi le fait que les spectateurs participent est un plus dans ma magie. Il faut aussi parfois sortir du carcan de la théorie.

  • J'aime 2

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Alx a dit :

Oui enfin... ça existait à moitié, quand même ! ^_^

Justement, il fallait y penser. Et ce qui existait ne permettait pas de mélanger aussi complètement les cartes, certaines faces en l'air et d'autres faces en bas.

Oui, je suis convaincu en effet qu'on peut utiliser la méthode pour d'autres effets, et avec beaucoup plus de succès. A froid, avec la méthode que je crois avoir devinée, je pense à une nouvelle version de Out Of This World avec séparation des 4 couleurs. On doit aussi pouvoir l'utiliser pour des démonstrations de triche au poker ou pour produire 4 rois puis 4 as, par exemple.

Tout à fait. D’ailleurs je viens juste de produire les 4 As à partir d'un jeu totalement mélangé et brassé dans tous les sens, avec des cartes faces en l'air et d'autres faces en bas. Et le jeu se retrouve avec toutes les cartes faces en bas, sauf les 4 As, faces en l'air.

Mais le triomphe dans le sac... j'ai beau chercher, je ne vois pas la magie ! O.o
Pourtant... le jeu est totalement mélangé, même par les spectateurs, dans tous les sens avec des cartes aléatoirement faces en l'air et faces en bas.
Le sac est montré vide avant (pendant et après aussi) et à la fin toutes les cartes sont faces en l'air, sauf 5 cartes faces en bas : celles de la prédiction.
Le même tour peut aussi être fait sans le sac. C'est quand même inexplicable. 😊
Les cartes pourraient être signées par le spectateur, ce sont exactement les mêmes à la fin. Bon, ce serait long et il faudrait avoir un CIB neuf à chaque fois, mais c'est dire.

Évidemment, le temps mis à farfouiller dans le sac nuit un peu à l'effet magique, mais quels spectateurs y trouveraient à redire ? La présentation peut y aider, en disant par exemple que le magicien reclasse les cartes en conséquence (en sentant le relief de l'encre sur elles ?).

 

 

Modifié par Edler (Jean-Jacques)
  • J'aime 3
Citation
Quand on veut on peut.

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...