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Bon en résumé  de vous lire, et en vrac: un moment que la magie recherche une reconnaissance à l'égale des autres arts comme le ciné, le théâtre, arts plastiques... (démarche auprès des ministères passés) (diplômes, formations reconnues) : c'est désormais la cas. Oui, c'est pas mal cher. Sûr. Ah... ce sont les Duvivier qui ont "remporté la partie" Aie ! Ce diplôme, vous valorise, est-il un gage de garantie pour autant auprès de vos éventuels et variés employeurs, pour eux et vous pour mieux vous vendre...  Reflexions (par forcément) d'un moldu 😉 !

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  • 1 année plus tard...
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Un article dans le Ouest France du 16 mai édition Bretagne

Citation

À l’école Double Fond, à Paris, on enseigne très sérieusement l’art de la magie. Les élèves peuvent y décrocher un diplôme reconnu par l’État, équivalent Bac + 2, une première mondiale.

L’école est spécialisée dans le close-up, c’est-à-dire la magie rapprochée. Ici, Olivier Bridard, artiste et professeur au Double Fond, enseigne à ses élèves le maniement des pièces. 

Pas besoin d’aller jusqu’à Poudlard pour trouver des apprentis magiciens. À Paris, au cœur du Marais, se cache un café-théâtre intimiste appelé le Double Fond. Dédié à la magie et aux spectacles, ce lieu est aussi une école qui délivre un diplôme unique au monde, reconnu par l’État.

À première vue, l’endroit s’apparente à un simple café parisien, et pourtant son sous-sol renferme des mystères… C’est par un escalier étroit et dissimulé que l’on accède à la salle de classe : une pièce peinte en noir, drapée de velours rouge et éclairée par des projecteurs.

Malgré le coronavirus, les cours se déroulent quasi normalement, avec masques, gestes barrières ou en visioconférence pour les étudiants qui le désirent.

Ce jour-là, un petit groupe d’élèves, quatre sur place et deux à distance, s’entraîne studieusement. Les profils sont variés, d’une vingtaine à une quarantaine d’années, en post-bac ou en reconversion professionnelle. Malgré le coronavirus, les cours se déroulent quasi normalement, avec masques, gestes barrières ou en visioconférence pour les étudiants qui le désirent.

Magie pour enfants et mentalisme

Pour cette leçon, leur professeur Olivier Bridard a choisi de travailler un tour qui a de quoi faire rêver : sous un foulard, il fait apparaître une pièce, puis deux, puis trois, et même des billets ! La démonstration est rapide, bluffante et remporte nos applaudissements.

Au tour des élèves à présent. Tous décortiquent les mouvements, les reproduisent au ralenti et en boucle, avec plus ou moins de précision. Les visages sont concentrés, les sourcils froncés. Il faut dire que le tour n’est pas simple… Les pièces sont capricieuses, certaines s’échappent, d’autres finissent au sol. « Tout en subtilité, répète l’enseignant. Il faut s’entraîner, encore et encore. »

Ce lieu unique a été créé en 1988 par le magicien Dominique Duvivier, qui dirige aujourd’hui l’école au côté de sa fille, la magicienne Alexandra Duvivier. La formation qu’ils ont développée n’a rien d’anecdotique : elle comprend 550 heures de cours, délivrés par une dizaine de professeurs, à réaliser en un ou deux ans au choix. Ce cursus est ouvert à tous, à une seule condition : Avoir l’envie de travailler dur », explique Philippe de Perthuis, professeur de mentalisme, membre du Double Fond depuis plus de trente ans.

En plus des cours, on demande aux élèves 1 500 à 2 000 heures d’entraînement personnel, pour affiner leur technique et leur interprétation.

Tous les cours comprennent de la théorie, de la pratique, et surtout, du coaching artistique. 

Cinq domaines sont enseignés : les cartes, la magie pour enfants, le mentalisme (l’art de la prédiction), le close-up (la magie rapprochée) et la magie de salon (à plus grande échelle). Tous les cours comprennent de la théorie, de la pratique, et surtout, du coaching artistique. Le plus dur est de rendre le tour vivant. C’est à travers le scénario et la mise en scène que le moment devient magique. La technique ne suffit pas.

Sont aussi au programme des aspects plus spécifiques du métier, comme la législation, les devis, la relation client ou l’histoire de la magie. « Pour être évalués, les élèves passent des modules en cours d’année et des examens sur table, détaille Philippe de Perthuis. Ils ont aussi un grand examen final face à un jury de professionnels, indépendant de l’école. »

« Un vrai métier, sérieux »

Après plusieurs années de procédures, en 2019, le Double Fond a réussi à faire reconnaître son diplôme par l’État, équivalent bac + 2. La France est le seul pays au monde à reconnaître une formation de magie. Ça permet de légitimer la profession. De faire comprendre qu’il s’agit d’un vrai métier, sérieux, avec un apprentissage derrière. Il n’y avait pas de raison que des diplômes existent pour la musique ou la comédie et pas pour la magie. Ce cursus peut être financé à 100 % par l’État, car il a tout de même un prix : 15 000 €, une somme que défend le professeur : Par rapport au nombre d’heures, on est dans les prix de ce qui se fait dans le supérieur.

L’école compte déjà une trentaine de diplômés, et pour Philippe de Perthuis, ce statut leur permet de se démarquer des amateurs. C’est un gage de valeur, de qualité. Certains de nos étudiants veulent travailler dans les hôpitaux ou pour des associations : ces structures ne recrutent pas n’importe qui.

https://www.ouest-france.fr/culture/arts/reportage-tour-de-cartes-mentalisme-plongee-dans-l-ecole-de-magie-diplomante-1d8ecc30-ae52-11eb-a28b-b4526ae8454d

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  • Thomas changed the title to Ecole de Magie au Double Dond dans Ouest France le 16/05/2021
  • Thomas changed the title to Ecole de Magie au Double Fond dans Ouest France le 160521
  • 2 weeks plus tard...
Publié le (modifié)

A titre perso, je ne trouve pas qu'un diplôme de type "Bac" soit tellement adapté à une discipline artistique...

Comme tout art, la magie demande un apprentissage et un perfectionnement qui dure toute la vie de l'artiste + ce dernier doit se confronter "sur le terrain" à son public, apprendre à le conquérir, etc.

C'est à mon avis assez difficile de sanctionner ceci par un Bac+2, etc...

Ceci dit, chacun est libre ! Et si ce diplôme permet à  certains de se perfectionner en magie, c'est une bonne chose 🙂

 

Modifié par Sylvain PETER
  • J'aime 3
  • 1 month plus tard...
Publié le
Le 26/05/2021 à 15:46, Sylvain PETER a dit :

A titre perso, je ne trouve pas qu'un diplôme de type "Bac" soit tellement adapté à une discipline artistique...

Comme tout art, la magie demande un apprentissage et un perfectionnement qui dure toute la vie de l'artiste + ce dernier doit se confronter "sur le terrain" à son public, apprendre à le conquérir, etc.

C'est à mon avis assez difficile de sanctionner ceci par un Bac+2, etc...

C'est vrai pour la plupart des métiers, et pas seulement pour les métiers artistiques : le pain d'un boulanger expérimenté est meilleur que celui qu'il faisait quand il a obtenu son CAP, les programmes d'un développeur expérimenté sont plus robustes et plus rapides que ceux d'un développeur junior, les vieux chauffeurs de taxi connaissent des raccourcis pour éviter les feux rouges...

Donc, évidemment, un diplôme ne remplace pas l'expérience.

Mais si on compare deux débutants sans expérience, celui qui a un diplôme aura probablement de meilleures compétences que celui qui n'en a pas. Moi, en tout cas, je préfère le chauffeur de taxi qui a le permis ! 😅

Dans le domaine de la magie, toutefois, le "probablement" a son importance, car on y trouve de nombreux autodidactes (forcément, puisqu'il n'existait pas de formation, jusqu'ici). Et rien ne prouve qu'on apprenne moins ou moins bien tout seul que dans une école...

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Le 13/07/2021 à 17:01, Alx a dit :

Et rien ne prouve qu'on apprenne moins ou moins bien tout seul que dans une école...

Moi je suis sur que tu dis ça pasque t'as pas le diplôme de magicien des Duvivier certifié par l'état (et accessoirement fourni dans un cadre en mousse découpé au laser)...

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  • 2 weeks plus tard...
Publié le
Le 18/07/2021 à 19:15, Woody (Philippe) a dit :

Moi je suis sur que tu dis ça pasque t'as pas le diplôme de magicien des Duvivier certifié par l'état (et accessoirement fourni dans un cadre en mousse découpé au laser)...

Un cadre de magicien... Avec un double fond ? 

C'est parce que ça ne sert à rien qu'il faut le faire sérieusement 

  • 8 months plus tard...

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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