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il y a 4 minutes, Alex' a dit :

J'en suis bien conscient, je faisais surtout aux allusions et aux messages sur VM qui me désolent plus qu'autre chose :) 

Hé bien pas moi car grâce à eux des gens comme toi interviennent et nous éclairent sur des aspects de cette industrie qui  nous sont étrangers. Il ne s'agit pas de refaire un enième débat qualité vs. prix mais de comprendre les contraintes qui pèsent sur nos marchands avant d'exprimer notre point de vue, par exemple.

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Publié le (modifié)
il y a une heure, Alex' a dit :

et toutes les m***** qui sortent

Hmmm... Magnet ? Miroir ? Mercury ?

Raah celui-là je l'ai pas...¬¬

... Moutardes !! ... Moutardes, c'est ça ? Ou sinon mayo. Après je vois pas. Parce que c'est vrai que quand t'as beaucoup de mayo qui sort du tube, c'est chiant. Mais de là à critiquer... Décidémment Alex a vraiment un avis sur tout.

 

Modifié par TanMai (Aurélien)
  • Haha 2
Publié le

Sauf erreur, @Alex' n'a mentionné les m**** (macarons, vraisemblablement ^_^) qui sortent qu'en réponse à @carabas (Hugo), qui constatait

Citation

Mais il est vrai que devant l’affluence de M***e (ce qui n'est pas le cas du Destiny Deck) et autres gimmick plus ou moins valable le marché commence à se tendre.

Ceci dit, moutardes, macarons ou mornilles, merci à tous de revenir au sujet (c'est-à-dire le Destiny Deck).

Et ne vous gênez pas si vous voulez ouvrir un sujet pour débattre de la pression qui pèse sur les épaules des créateurs, de la baisse de qualité des productions récentes ou de l'époque bénie où on pleurait de joie quand on avait déniché des photocopies presque lisibles d'Erdnase :D

  • Haha 2

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Sans vouloir faire "l'arbitre" ou le Michel Drucker de service, mais vous avez tous raison et ces phénomènes ne sont pas exclusifs au marché de la magie, ne voyez pas dans les lignes qui suivent un jugement mais plutôt un constat :

Nous sommes simplement dans une ère ou "la donne a changé", comme il a été souligné dans un message précédent il y a maintenant de nombreuses années c'était l'offre qui faisait un marché : les entreprises proposaient tels ou tels produits et le consommateur achetait ce qu'on lui proposait ; l'offre était faible et la demande concentrée, le consommateur disposait à l'époque de très peu d'informations (sur la provenance, la fabrication, la qualité, le prix de revient, la concurrence....) et surtout il ne savait pas ou peu (limitation à son cercle de connaissances)  ce que pensaient les autres consommateurs d'un même produit.

C'est l'information et la rapidité de transfert du savoir qui a redistribuée les cartes : le consommateur de nos jours se renseigne, compare, analyse, décortique....il est méfiant, exigeant, pressé,....il se lasse rapidement, il est avide de nouveautés et il estime que c'est au produit de s'adapté à lui et non l'inverse; enfin, il se veut et se considère comme un véritable expert

Le consommateur sait également que c'est lui qui a le pouvoir de décision dans le processus d'achat, que c'est son argent qui va "alimenter" ou non une société et que la concurrence accrue de l'offre joue en sa faveur ; de spectateur ou petit figurant le consommateur au fil des années a décroché le premier rôle.

Si l'on regarde maintenant par le prisme des sociétés, le jeu de la séduction démarre ; car il va falloir capter le client, l’appâter, le solliciter, le faire rêver, lui proposer pléthore de produits tout çà dans un contexte ultra concurrentiel, bordé par un cadre légal de plus complexe et inégalitaire dans une économie ouverte. Les règles ne sont pas les mêmes, ni même appliquées de la même manière pour tous, en particulier sur la propriété intellectuel, le piratage, la copie et même la fabrication, la distribution et la commercialisation

Par ailleurs, il faut faire vite car la durée de commercialisation d'un nouveau produit (hors best seller) est très courte, il faut avoir la bonne idée (ou du moins une idée), passer rapidement au stade de la fabrication et vendre le plus possible en un minimum de temps car les phénomènes de mode vont vite balayer d'un revers de la main votre produit ou ce dernier va être remplacé par un autre produit au vu de l'abondance du marché. il faut avoir de plus en plus d'idées, investir en recherche et développement, réaliser de nombreuses veilles stratégiques et emballer tout çà dans des campagnes de marketing, de communication. 

Comme cité précédemment, votre "nouveauté" à également de grandes chances de se faire copier, imiter revendue également de manière très rapide. Ces effets sont d'autant plus important dans le secteur de la production magique dont la distribution se fait quasi de manière exclusive sur internet et dont le marché de l'occasion n'est pas du tout maîtrisé par les professionnels (contrairement a des marchés comme celui de l'immobilier, du jeu vidéo...) et où les reventes se font exclusivement de PAP.

Concernant les prix, là encore leur fixation suit une logique, en effet, le produit et vite acheté et souvent vite revendu, ce qui fait que le marché du neuf est compliqué en particulier et surtout dans la magie car ici c'est souvent un savoir, une méthodologie qui est acheté. Le consommateur va faire l'acquisition d'un tour s'en approprier la méthode et souvent le revendre ; avant cette circulation sur le marché de l'occasion existait très peu, ce qui fait qu'aujourd’hui un produit neuf va peut être passée dans 10 mains sur le marché de l'occasion ce qui va ne générer aucun revenu pour le producteur. 

Et c’est là je pense la grosse incompréhension entre consommateur et producteur, le consommateur s'attarde sur le produit, le contenu de ce qu'il achète et estime la marge et la valeur d'un produit d'un point de vue de ce qu'il "a dans l'assiette" alors que le producteur marge lui sur l'idée, les routines...la valeur immatérielle de la production en sachant d'ores et déjà qu'a la sortie cette propriété intellectuelle n'a déjà plus de valeur intrinsèque.

 

 

 

  • J'aime 3
Publié le
il y a 57 minutes, Alx a dit :

Sauf erreur, @Alex' n'a mentionné les m**** (macarons, vraisemblablement ^_^) qui sortent qu'en réponse à @carabas (Hugo), qui constatait

Ceci dit, moutardes, macarons ou mornilles, merci à tous de revenir au sujet (c'est-à-dire le Destiny Deck).

Et ne vous gênez pas si vous voulez ouvrir un sujet pour débattre de la pression qui pèse sur les épaules des créateurs, de la baisse de qualité des productions récentes ou de l'époque bénie où on pleurait de joie quand on avait déniché des photocopies presque lisibles d'Erdnase :D

Désolé Alx j'ai vu ton message trop tard 😞 quand j'ai envoyé mon message précédent

Publié le
il y a 8 minutes, Manuel MARCOZZI a dit :

le marché de l'occasion n'est pas du tout maîtrisé par les professionnels (contrairement a des marchés comme celui de l'immobilier, du jeu vidéo...) et où les reventes se font exclusivement de PAP.

j'ai eu des carrières dans les 2 domaines cités, et je peux te dire que c'était vrai à une époque : mais depuis au moins 10 ans, c'est loin d'être le cas, car le mouvement général veut évincer les intermédiaires de toute sorte, et ce, quelque soit le marché...
 

Ton analyse est très bonne.
Et je rajoute, que la magie est un secteur commercial "préservé", avec un réseau de distribution confidentiel et que la concurrence n'est pas ultra-féroce entre shops, qui arrivent à préserver des marges confortables qui leur permettent de vivre de leur métier.

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  • Merci 1
Publié le

Pour moi, c'est compliqué tout cela et c'est curieux, par exemple, que des grandes firmes asiatiques ne soient pas en procès et sanctionnées..  Cela donne l'impression de la liberté absolue... Il y a, par exemple, en Asie, des petites entreprises familiales, avec pignon sur rue, spécialisées uniquement, dans la construction d'une copie  de grands standards magiques, ( exemple:  la copie de la table volante de Dick Losander, vendue, sur ces sites,  au cinquième du prix de l'original, la qualité n'étant, bien sur, pas la même...

Luc JOHN : magicien, hypnotiseur, mentaliste, spectacles pour enfants (  magie, ventriloquie, marionnettes, clown , sculpture de ballons)

Site : www.magiest.com

Publié le
il y a 10 minutes, Luc John a dit :

Pour moi, c'est compliqué tout cela et c'est curieux, par exemple, que des grandes firmes asiatiques ne soient pas en procès et sanctionnées..  Cela donne l'impression de la liberté absolue... Il y a, par exemple, en Asie, des petites entreprises familiales, avec pignon sur rue, spécialisées uniquement, dans la construction d'une copie  de grands standards magiques, ( exemple:  la copie de la table volante de Dick Losander, vendue, sur ces sites,  au cinquième du prix de l'original, la qualité n'étant, bien sur, pas la même...

si les brevets ne sont pas déposés en Chine, chose très difficile à faire et très couteux pour les firmes non chinoises, c'est légal : le droit des marques, la propriété intellectuelle est bien différente en Asie que par chez nous...

Publié le

C'est 

Le 25/02/2019 à 22:48, Martine (Tellure) a dit :

Le prix aussi...  🙄 80€ l'unité. Bon.. D'accord, il y a les routines qui vont bien. Mais cela commence à faire cher le jeu. Il y a une sacrée inflation chez Card Shark !

C'est clair ! Certains de ces articles maisons, sont moins chers autre-part... Va comprendre.
Désolé pour ce message qui exprime juste le fond de ma pensée. 

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    • Merci pour ces références précises et chiffrées. Après, il ne faut pas oublier que pour qu'un artiste soit "coté", il faut que de grand musées achètent ses oeuvres. Ce qui veut dire que nos musées nationaux, le cnap et nos frac sont bourrés d'oeuvres contemporaines payées avec l'argent de l'état. Que des milliardaires ai mis en place le marché de l'art contemporain pour spéculer et défiscaliser, cela n'a rien de surprenant, puisque ces milliardaires ont le talent de générer de la richesse à partir de rien, le rien étant dans ce cas l'art contemporain (art contemporain = art comptant pour rien...) Mais quand c'est l'argent public qui part dans ces machins, là, j'ai le droit d'exprimer un agacement, puisqu'il s'agit de choix politiques. Gilbus
    • A noter que ce n' est pas une statistique uniquement sur l'art contemporain tel qu'évoqué ici. Il y a les figuratifs de toutes les écoles, les grapheurs, qui si je ne m'abuse sont classés dans les plasticiens, et bien d'autres artistes qui ne se revendiquent pas de l'art contemporain. Ensuite, par le biais des auto-entreprise, bon nombre d'artistes occasionnels se retrouvent dans ces statistiques "professionnelles", ce qui fausse un peu la perspective. Ces "amateurs" qui passe en auto-entreprise pour pouvoir vendre une toile de temps en temps (j'ai une tante qui fait ça, et cela n'a rien de "contemporain") ne donnent pas forcément un bon éclairage des artistes professionnels, qui, eux, sont sensés en vivre. Mais bon, tu as raison en ce sens que bien vivre d'une profession artistique n'est pas donné à tout le monde... Gilbus
    • Ah non mais moi je n'avance rien! 😅 C'est toi qui avance le postulat que les artistes contemporain n'ont d'autres buts que de se faire du pognon. Comme disent les sceptiques "la charge de la preuve revient à celui qui avance le postulat"... Cela dit, je peux donner des chiffres (ayant été guide à ArtGenève).  Il y a eniron 250 oeuvres par année qui sont vendues plus d'un millions. Mais il s'agit d'oeuvres de moins de 100 artistes (et à 98% morts!) ...oeuvres dont quelques collectionneurs milliardaires ont décidé qu'elles resteraient dans l'Histoire et ont surtout misés sur elles pour spéculer... En gros (depuis l'art moderne et en éliminant les classiques) nous avons: Picasso, Modigliani, Matisse, Miro, Magritt, Mondrian, Kahlo puis les contemporains Rothko, Pollock, Wharol, Bacon, Basquiat, Klimt, Kusama, Jeff Koons (vivant) ou Ai Wei Wei (vivant). Les artistes dont les oeuvres ont été vendues plus de 100Mio sont moins de 20!! Et presque toutes ces oeuvres sont des classiques: "Salvator Mundi" de De Vinci (430Mio), "Les Joueurs de cartes" de Cézanne (250Mio), "Le Porte Drapeau" de Rembrandt (198Mio), "Quand te maries-tu" de Gaugin (210Mio) ou "Les femmes d'Alger" de Picasso ayant passé de 32Mio à 180Mio en 20 ans... Certes il se glisse dans ce "Top aux 100 millions", 4 ou 5 artistes modernes ou contemporains d'après-guerre comme Klimt, Kooning, Rothko, Wharol et dernièrement Basquiat qui est très en vogue. Mais aucun d'eux n'est vivant. Même Jeff Koons (dont je déteste le travail mais qu'on considère comme un richissime artiste contemporain) n'est pas dans ce "Top aux 100 millions". On voit donc que l'indécence de ces prix, ne touche qu'une poignée d'artistes plutôt classiques et décédés et non des artistes contemporains vivants. Pour les rémunérations des artistes actuels, je vous renvoie aux messages de mes collègues plus haut.   
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