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Publié le
Le ‎08‎/‎06‎/‎2018 à 08:58, Shiva a dit :

Au passage, nous ne sommes pas complètement hors sujet avec le propos du livre de Majax : Je ne pense pas que toutes les explications qui s’attachent au « comment » des miracles puissent remettre en cause les croyances les plus profondes de certains de nos contemporains (comme le promet la présentation du livre). Et ce pour deux raisons : la première est que le rôle des miracles est relativement mineur pour étayer des croyances (surtout aujourd'hui), la seconde est que la croyance s’attache plus à la soif de comprendre le « pourquoi » que le « comment ».

Oui et de plus, même si Dieu n'existe pas du tout, des humains continueront de croire en lui car la foi ne dépend pas de l'existence réelle de Dieu.

Moi, le jour où on m'a dit que le Père Noël n'existait pas j'en ai déduit que si des adultes m'avaient menti des années sur le Père Noël (pour la bonne cause), des soi-disant messies (reconnus depuis) ont fait forcément de même pour faire passer leur philosophie de la vie (pas forcément mauvaises). En ce sens la religion se sert d'une histoire invérifiable avec tous les doutes possibles sur d'éventuels multiples mensonges initiaux, pour transmettre un message. Drôle façon de faire.

 

 

Melvin

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Publié le (modifié)
Le 8 juin 2018 à 10:25, Christian Girard a dit :

La question du pourquoi aurait été résolue du côté de la philosophie ?

Non !

Après comme tu le sais, il y a une branche de la philosophie qui s’appelle la métaphysique et qui s’occupe d’explorer les causes, donc le pourquoi. 

… Attention ! Je n’ai pas dit que la métaphysique explique le pourquoi, j’ai bien dit qu’elle explore le(s) pourquoi(s). 

 

Le 8 juin 2018 à 10:25, Christian Girard a dit :

Parce que s'il s'agit juste de poser la question, la science aussi peut le faire mais également les enfants de 3 ans. :)

Ben… c’est pas si évident que ça. !

Une bonne part de la philosophie et de la métaphysique consiste déjà à formuler des questions qui ont du sens et à déceler les présupposés que nous impose la question telle qu'elle est posée (c'est à dire voir la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence comme le disait Wittgenstein). Rien que ça ça peut prendre des années ou... des siècles. :)

Après, je suis d'accord avec toi : les questions d'enfant ont souvent beaucoup de sens (ne serait-ce que parce qu'elles sont préservées de tout un tas de conditionnements).

Modifié par Shiva

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Le 03/06/2018 à 00:39, Ernest Sitril a dit :

Si ce genre d’ouvrage pouvait simplement faire prendre conscience à ses lecteurs que toute foi repose sur de l’ignorance, ce serait une piste de réflexion intéressante...

N'importe quoi..

  • J'aime 1

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le
Le 05/06/2018 à 11:18, ellieba a dit :

Il y a certaines manifestations de Jésus qui ont été interprétées comme des miracles a posteriori alors que ces derniers avaient une explication très rationnelle à l'époque. C'était le cas des noces de cana ( le changement de l'eau en vin). Le vin était à l'époque un concentré à diluer dans de l'eau. Il suffisait d'un fond de concentré dans des cruches pour que l'eau versée se transforme en vin... Rien de miraculeux en soi... Jésus n'a laissé aucun écrit, ce qui est dit dans la Bible ne sont que les perceptions et des interprétations de ses discours et manifestations.

J'imagine que tu as des sources pour étayer des propos ? 

Ce que tu dis n'est peut-être alors qu'une perception et une interprétation...  

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le (modifié)
Il y a 14 heures, Melvin a dit :

Oui et de plus, même si Dieu n'existe pas du tout, des humains continueront de croire en lui car la foi ne dépend pas de l'existence réelle de Dieu.

Moi, le jour où on m'a dit que le Père Noël n'existait pas j'en ai déduit que si des adultes m'avaient menti des années sur le Père Noël (pour la bonne cause), des soi-disant messies (reconnus depuis) ont fait forcément de même pour faire passer leur philosophie de la vie (pas forcément mauvaises). En ce sens la religion se sert d'une histoire invérifiable avec tous les doutes possibles sur d'éventuels multiples mensonges initiaux, pour transmettre un message. Drôle façon de faire.

 

Faux. L'histoire est vérifiable. Selon les principes d'un bon historien qui n'est pas infecté d'une idéologie effaçant toute objectivité. 

La foi fait le reste. 

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le
Le 09/06/2018 à 15:32, tanhouarn a dit :

J'imagine que tu as des sources pour étayer des propos ? 

Ce que tu dis n'est peut-être alors qu'une perception et une interprétation...  

Ce fil prend une mauvaise tournure et heurte des croyances religieuses .

Sur la vie de Jésus Christ , il y a eu de très nombreux écrits. Pour diverses raisons, et principalement politiques, seulement 4 évangiles  ont  été reconnues comme canoniques  : les évangiles dits selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. 

Les autres évangiles, non reconnus, sont dits apocryphes mais recèlent pourtant de témoignages intéressants mais parfois en contradiction avec d'autres évangiles, c'est pourquoi ils ont été ignorés voire détruits lors de la fondation de l'Eglise chrétienne. Voir le fascinant reportage de la National Geographic sur l'Evangile de Judas, qui a été retrouvé très récemment. 

Il y a eu des choix sélectifs pour former la doctrine chrétienne, des interprétations ont été privilégiées à d'autres... ce qui en aucun cas ne doit remettre en cause la foi et l'existence de Jesus Christ. Il faut juste être conscient de la construction historique de l'Eglise chrétienne.

 

 

et la suite ici : dailymotion.com/video/x8woqd

  • Merci 1
Publié le
Le ‎10‎/‎06‎/‎2018 à 00:43, tanhouarn a dit :

Faux. L'histoire est vérifiable. Selon les principes d'un bon historien qui n'est pas infecté d'une idéologie effaçant toute objectivité. 

La foi fait le reste. 

Quand je parlais d'histoire, je parlais de : l'existence de Dieu, du paradis... tout ça c'est invérifiable.

Melvin

Publié le
Le 9/6/2018 à 10:41, Melvin a dit :

Moi, le jour où on m'a dit que le Père Noël n'existait pas j'en ai déduit que si des adultes m'avaient menti des années sur le Père Noël (pour la bonne cause)

L'esprit de Noël était pourtant bien là. Que vous décidiez de ne pas le voir est votre problème.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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