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Première remarque qui me vient à l'esprit : "le message a vraiment été rédigé comme ça ?" O.o

 

Sinon, bien que ça n'atteindra pas le montant de tes vrais frais, tu peux laisser une cagnotte libre pour les spectateurs.

 

Le cadre est très différent mais j'ai vu pendant le Mur de la Mort au Nice Motor Show (une grosse daube en passant) le père de la Niglo's Family attraper des billets au vol pour les garder. De mémoire y avait facilement 50 à 80€ au moins.

 

Tu peux présenter un numéro simple sans te casser la tête.

 

A toi de choisir entre plaisir et argent ou les deux.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
Il y a 22 heures, claudemage a dit :

Je ne suis pas sur que c'est une mauvaise chose, cela dépend vraiment des organisateurs, vu l'orthographe, je pense qu'il sont jeunes et peut-être plein de bonnes volontés.

Tu peux considérer cela comme un investissement. L'idée peut rencontrer son public et les organisateurs se rendre compte que pour faire un festival digne de ce nom il faut faire payer.

Effectivement, s'ils veulent des animations bénévoles, demander à des pros est un peu délicat ;)

Mais il y a plein de petits festival ou animations qui reposent sur le bénévolat et l'associatif...

D'un autre coté, je ne suis pas sûr qu'on puisse considérer cela comme un investissement :

J'ai l'habitude de faire des animations bénévoles dans une manifestation récurrente organisées par ma communauté de commune. Il y a plein d'autres bénévoles et d'association dans le coup, ma contribution bénévole me semble donc normale dans ce contexte.

Ils ont voulu m'inclure dans une autre animation, ou cette fois je savais que les artistes étaient payés... J'ai alors fait une proposition chiffrée, qui était tellement basse que je me ferais lyncher ici, si je disais le prix. Mais c'était juste pour le principe...

Il n'ont pas "pu" me prendre, je n'était pas dans leur budget...

A se produire bénévolement, on habitue aussi les gens, et si on veux revenir à un système payant, c'est délicat.

Moi, je m'en fiche, je ne fait pas (beaucoup) d'argent avec le spectacle, mais considérer cela comme un investissement, c'est parfois illusoire :)

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 40 minutes, Gilbus a dit :

...

 

il y a 40 minutes, Gilbus a dit :

A se produire bénévolement, on habitue aussi les gens, et si on veux revenir à un système payant, c'est délicat.

Moi, je m'en fiche, je ne fait pas (beaucoup) d'argent avec le spectacle, mais considérer cela comme un investissement, c'est parfois illusoire :)

Gilbus

Je ne préconise pas de travailler gratuitement, mais de vérifier de la faisabilité de ce festival et surtout des organisateurs, on ne sait jamais cela peut se trouver viable et pourrait être rentable dans l'avenir.

Un festival de magie prés de chez soi, c'est génial pour un magicien, et un bon moyen de se faire de la pub.

 

Publié le

Pour ma part je les enverrai sur les roses. Mais le problème c'est que cet organisateur va certainement trouver un amateur ou semi-pro qui va faire la presta et ce même organisateur (qui à mon avis n'est pas forcément branché Magie) ne verra pas la différence entre ce type de presta et celle de notre ami.

De plus, organiser un évènement sans prévoir de rémunérer les prestataires me semble un peu léger.

Pour répondre à Claude, au tout début de mon passage en pro, j'ai fait 2 fois ce type de presta en me disant cela va me faire connaître (j'en avais besoin à l'époque). Le résultat a été nul. L'une des raisons de l'époque c'est que certaines personnes du public savaient que c'était presta gratuite alors ils ne comprenaient pas ensuite que l'on leur fasse payer une presta.

La seule presta gratuite que je fais et que que j'ai choisi de faire est une fois par an pour les restos du Coeur de ma ville quand il me le demande.

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Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le

Des exemples de prestas gratuites effectuées puis quand il y a des "euros" on vous dit que maintenant c'est" un festival  réservé aux artistes  payés " j'en ai une valise ! Car quand on a travaillé gratos , on ne peut plus se présenter en demandant un cachet ( lire plus haut le temoignage  édifiant de Gibus )  Un évènement sans budget ...ca n'existe pas  ne serait-ce que pour la com INDISPENSABLE pour attirer  des spectateurs et la sécu maintenant OBLIGATOIRE  Donc fuir ce genre de demande pour une manif moribonde dès le départ  car n'ayant pas les "moyens de leurs ambitions" . 

Par contre une manif où l'on se produit gratos AU PROFIT DE  ..... ca d'accord (NB : Bien verifier par contre que les bénéfices vont bien  en totalité  au but prévu par l'organisateur  ) Là aussi parfois il y a de quoi se poser des questions ; l'artiste bosse gratos mais à cote de cela l'imprimeur des affiches, le service secu , les techniciens salle , la salle elle meme , le traiteur buffet message spectacle  sont , EUX , payés  ......) 

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Publié le (modifié)

Moi j'ai un principe : "En magie, tout est bon pour se faire connaître et se créer des opportunités" mais heureusement pour éviter les bêtises, j'en ai aussi un deuxième, tout aussi important que le premier : "En magie, quand Teddy, Gilbus ou Danilsen parle, tu écoutes. Bon OK, si c'est Francis, tu peux aller boire une limonade."

(Oh hé oh, alors on peut plus charrier les copains xD;) ?)

Modifié par Woody
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Publié le (modifié)
Le 15/03/2018 à 18:39, Teddy a dit :

Le nouveau texte de loi du 25 janvier 2018 va etre mis en  action . La ministre de la Culture a  mis le seuil des prestations bénévoles par artiste   à 8 par an 

Pas exactement.

Le texte as déjà été donné ailleurs, on le trouve ici:

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034679248&dateTexte=20180316

L'article 1 mentionne : L. 7122-1 et L. 7122-2 du code du travail.

dans l'article L. 7122-1, on lis:

Citation

Les dispositions de la présente section s'appliquent aux entrepreneurs de spectacles vivants qui, en vue de la représentation en public d'une oeuvre de l'esprit, s'assurent la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération.

Donc il semble que cela concerne les spectacle mêlant artistes (payés) et amateurs (bénévoles).

Les spectacles entièrement constitués d'amateurs ne semblent pas concernés.

 

Une fois ce premier tri de fait, on a l'article 2:

Citation

Le nombre de ces représentations ne peut annuellement excéder, pour les structures mentionnées à l'article 1er :
1° un total de 5, pour les spectacles auxquels participent un ou plusieurs amateurs à titre individuel ;
2° un total de 8 pour les spectacles auxquels participent des groupements d'artistes amateurs constitués ;
3° 10 % du nombre total des représentations lucratives composant la programmation des structures concernées.
Un même amateur ne peut participer, à titre individuel, sur une période de douze mois consécutifs, à plus de 10 représentations telles que définies à l'article 1er.

On a donc une limitation annuelle pour les représentations mixtes mélant amateurs et bénévoles.

5 représentations d'un même spectacle pour un individuel, 8 pour une troupe, et surtout une limitation à 10 représentations annuelles par amateur.

Je crois que le décret ne parle pas du tout des représentations entièrement amateurs. :)

Donc, si j'ai bien suivi, les organisateurs auront plus de mal à mélanger artistes rémunérés et bénévoles sur la scène.

heureusement pour certains, il y a dans l'article 2:

Citation

Le ministre chargé de la culture peut accorder aux structures ou amateurs, après avis du bureau du Conseil national des professions du spectacle, une autorisation de dépassement des plafonds précités pour la représentation d'un spectacle qui comporte un intérêt artistique et culturel particulier ou pour laquelle la participation d'amateurs est l'une des conditions de la réalisation de tout ou partie du projet artistique.

Prenons le spectacle du puits du fou, par exemple, ou il y a des pros et des amateurs, ils auront sans doute besoin de ce dépassement, sinon, ils coulent...

Idem pour pas mal de sons et lumières récurrents, qui se jouent plus de 10 fois durant l'été, et font appel à une majorité de bénévoles...

Bref, j'ai l'impression que cela ne va pas changer énormément de choses dans la pratique amateur, et que cela peut entrainer aussi des effets négatifs pour les pros:

Un spectacle mêlant pro (minoritairement) et amateurs (largement majoritaire) peut aussi choisir d'éjecter la partie pro, et de ne garder que les amateurs, pour être tranquille...

Ou de réduire son nombre de représentations, pour ne pas dépasser, d’où un manque à gagner pour les pros...

Hélas, je ne crois pas vraiment que cela incitera à payer tout le monde...

Gilbus

 

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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