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Le 27/12/2017 à 15:42, munky a dit :

 

...

Gilbus avance quelques bonnes théories sur le papier, mais ça manque de structure et ce n'est, quoi qu'on en pense, qu' une approche personnelle qu'on aurait tort de considérer comme une règle. 

Complétement d'accord:

Déjà, je ne prétend pas donner un cours ici, juste des idées.

Et c'est effectivement une approche personnelle, qui permet ensuite à chacun de parler de son ressentit, c'est le but.

Enfin...personnelle... pas vraiment non plus: d'autres ont bâtit tout cela avant moi...

heureusement, que ce que je propose n'est pas une règle!

il ne manquerai plus que ça.

Mais il faut bien essayer, parfois, de mettre des réalités concrètes sur des conseils qu'on lis à longueur de temps, mais qui ne changent rien dans notre façon de faire, alors que ce sont de bons conseils.

Le problème de ces histoires de personnages, d'univers et compagnie, c'est que ceux ayant  déjà ce vécu comprennent la chose, mais se sont déjà construit une méthode, ou en ont appris une.

Et que ceux qui ne l'on pas fait trouve l'idée très bien (ou pas ;) ), mais ne voient pas comment mettre les choses en œuvre.

C'est pourquoi j'ai proposé une méthode (qui fonctionne pour des gens l'ayant mise en place, ce n'est pas que des mots sur le papiers).

C'est pourquoi j'ai évoqué des exercices (pas assez, mais on ne va pas faire un cours ici, ça serait encore plus lourd, et peu adapté...), pour montrer simplement que le travail sur le personnage peut se faire avec des méthodes: il y en a d'autres que l'amplification d'un trait, rassurez vous, mais c'est la première qui m'est venu à l'esprit quand j’écrivais, car c'est simple à comprendre sur un forum.

C'est concret.

Et c'est assez simple à travailler, dans la réalité des faits.

Simplement, les exercices sur l'amplification, sur la lisibilité, sur la cohérence, et je n'en ai pas assez parlé je m'en rend compte, sur la sincérité, tout cela ce sont des des choses qui sont utilisés en atelier ou en stage, et dans l'entrainement personnel. Je n'ai pas inventé grand chose dans l'histoire...

Et le but est de montrer aussi à ceux qui pensent qu'on doit tout inventer que des gens se sont penchés sur le sujet, dans d'autres discipline qui n'avaient pas le "handicap" d'être aussi intéressantes que la magie en elle même.

Les comédiens, les conteurs, les mimes, les clowns ont des méthodes, plein, pour travailler univers et personnages, tout simplement car c'est le cœur de leur art.

Nous, nous avons la magie au cœur de notre activité, c'est pourquoi on trouve peu de techniques de spectacle vivant dans les livres de magie.

Ben ça existe, il y a des techniques, des exercices, des entrainements spécifiques, pour transmettre des choses à un public.

Après, on se penche dessus, ou pas...

Mais si on veux s'y intéresser, à ces notions d'univers, de personnage etc, on gagnera du temps en allant voir ceux qui ont des méthodes, plutôt que des magiciens qui n'en font que d'instinct et on donc du mal, souvent, a dire comment ils font.

C'était aussi une des motivations pour ouvrir cette discussion ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le

sous cet angle et avec ces précisions, je suis entièrement d'accord. Je souhaitais apporter une précision sur le contexte où il était bon ou non de travailler un personnage (toujours selon ma propre opinion).

Et par la même occasion éviter de donner le vertige à un débutant ^^. Maintenant que c'est fait je vais lire avec attention les différentes approches de chacun sur ce travail !

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Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller - Nietzsche -

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??? Ben alors Woody ???

Enlève les mots "théoriques", les généralités et tu verras que ce qui est dit explique précisément pourquoi le spectacle de JLB marche à mort sur le public ! Ce n'est pas du tout un contre-exemple, mais un exemple qu'il pourrait être intéressant d'étudier.

(Rha la la. .. on a beau connaître la mauvaise foi primaire du picvert, c'est toujours difficile de s'y faire... dis voir, as-tu jamais pensé à la travailler pour l'intégrer dans ton sur-moi magique ?... :D )

Publié le

:D:D:D !

Très sincèrement, figures-toi que j'y ai pensé ou plus exactement, je me suis dit "mais dis donc, et s'il y en a un qui te dit que précisément le spectacle de JLB fonctionne parce qu'il a intégré tous ces concepts" ? Puis je me suis rassuré; mais non aucun n'oserai quand même... Et paf :D !!!

Allez, à moi :

Un type se balade dans la campagne normande et voit un gars entourer les arbres de rouleaux de papier-toilette. Il s'arrête et lui pose la question :

- "Pourquoi donc faites-vous cela, mon brave ? 

- Pour éloigner les rhinocéros.

- Mais il n'y pas de rhinocéros dans la région.

- Ben évidemment puisque j'ai mis du papier-toilette !!!

:);)

(Sinon, ça marche aussi avec des gens comme Mimosa ou Alain de Moyencourt;  ils font tout ce qu'il ne faut pas faire en spectacle pour enfants et pourtant ça cartonne grave :) . Toi et ton esprit chafouin me direz alors que justement, c'est peut-être donc qu'en réalité ils font ce qu'il faut faire et que ceux qui disent qu'il ne faut pas faire comme ça ont tort. Oui mais ceux qui appliquent les "bonnes pratiques" comme Sébastien Mossière ou Peter Din, cartonnent aussi... Oh et puis merde, tiens :D;) !).

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Il y a 9 heures, Woody a dit :

(Sinon, ça marche aussi avec des gens comme Mimosa ou Alain de Moyencourt;  ils font tout ce qu'il ne faut pas faire en spectacle pour enfants et pourtant ça cartonne grave :) . Toi et ton esprit chafouin me direz alors que justement, c'est peut-être donc qu'en réalité ils font ce qu'il faut faire et que ceux qui disent qu'il ne faut pas faire comme ça ont tort. Oui mais ceux qui appliquent les "bonnes pratiques" comme Sébastien Mossière ou Peter Din, cartonnent aussi... Oh et puis merde, tiens :D;) !).

Tu relèves un point intéressant, mais ça ne m’étonne pas de toi :

Effectivement, il n’y a pas UNE règle, qui va emmener vers LA chose qui marche bien.

Il y a plein de façon de faire les choses, en apparence contradictoires.

 

Cela peut être dut à deux points :

-Les règles que l’on a défini ne sont pas assez profondes, et s’attachent à l’apparence des choses.

On trouve ainsi des règles qui semblent contradictoires, mais qui en fait sont l’expression d’un principe plus profond, dans différents cas d’application particulier.

Après, il y a des limites à la profondeur des règles, si on creuse trop, elles vont devenir de vagues conseils indiquant une direction imprécise, et donc peu utilisables.

-L’autre chose possible est que de toute façon, il n’y a pas qu’un but, et qu’une méthode pour y arriver.

 

Prenons un cercle.

On est sur le tracé du cercle.

On veut aller de l’autre côté, exactement à l’opposé sur le cercle.

On a plusieurs solutions :

1 : On se balade dans la campagne, autour du cercle et à l’intérieur, dans un parcours aléatoire, jusqu’à tomber presque par hasard de l’autre côté.

2 : On suit le tour du cercle, on est sûr de tomber sur le point visé à un moment.

3 : On vise le centre du cercle, et on trace une ligne droite qui part d’où on est, et qui passe par le centre : on arrive de l’autre côté par le chemin le plus court.

On pourrait faire une belle métaphore entre ces trois solutions et les différents moyens de créations de personnage, d’univers ou de soupe de légume.
Mais ce n’est pas là que je veux en venir :

Si faire un bon spectacle, c’est aller de l’autre côté du cercle, cela veut dire que suivant l’endroit d’où on part sur le cercle, on ne va pas avoir le même point d’arrivée, que l’on suive une des trois méthodes ci-dessus ou pas.

C’est toute la beauté de la chose qu’il y ait en fait une infinité de bons spectacles, autant que de points d’arrivées sur le cercle, et de points de départs…

 

Non seulement il n’y a pas qu’une règle pour arriver au but, mais il y a une infinité de buts…

Bon, cela n’arrange pas ceux qui veulent être conseillé et guidé, c’est bien pour cela qu’on fait des règles, établis des méthodes et des protocoles, et qu’on réfléchit sur les processus, en plus de réfléchir sur le but.

Car dire : « vous êtes libre de faire un truc top qui vous ressemble », en pratique, cela ne donne pas tellement d’indication sur comment y arriver…

 

Voyons un peu ce qu’est une règle…

Une règle pour moi est un moyen de résoudre un problème.

Suivre la règle va donc, dans une majorité des cas et pour une majorité de personnes, si c’est une bonne règle, permettre d’éviter le problème.

 

Elle a deux intérêts :

Déjà, nous donner un moyen simple et efficace de résoudre le problème, évidemment.

Et surtout nous dire qu’il y a un problème à résoudre.

 

Prenons un cas hyper concret :

Les tics verbaux.

On en a tous, plus ou moins, et c’est dur de s’en débarrasser.

Mais chez certaines personnes (et c’est très courant…), cela prend l’apparence d’un mitraillage continuel :

Les « et alors », les « donc », les « et puis », les « voilà », les « heuuu »…etc…

Certaines personnes en ponctuent chaque phrase, à tel point que si on est branché sur la technique d’expression, on n’entend bientôt plus que ça.

Et le cas est vraiment très courant…

Mais le plus souvent, on ne se rend même pas compte qu'on a un tic verbal...

 

Une règle de base dit :

« Il faut éviter les tics verbaux, cela pollue le discours au détriment de ce que l’on veut dire réellement. »

Le fait que cette règle existe montre que les tics verbaux existent :

Sans elle, on ne se poserait pas forcément la question : est-ce que j’en aie, si oui, lesquels ?

Il y a pire que d’avoir un problème : c’est d’avoir un problème, et de ne pas le savoir.

 

Les règles vont nous permettre d’identifier nos problèmes.

La règle nous donne en outre une solution qui fonctionne en général pour résoudre ce problème : travaillons pour éviter les tics verbaux.

Ce n’est pas forcément la meilleure solution, pour vous, mais c’est une solution qui marche.

Une fois que vous avez identifié le problème, vous pouvez chercher votre propre solution, et si vous en trouvez une qui marche mieux pour vous que la règle, ben c’est cool.

Vous pouvez même réécrire une règle à votre sauce, qui devient un principe directeur ensuite pour vous.

On peut donc enfreindre les règles, mais si on le fait une fois qu’on a compris leur utilité, cela nous donne une chance de ne pas passer à côté du problème.

Prenons la solution de Coluche, sur les tics verbaux :

Il jouait des personnages très souvent accablés de tics verbaux, mais en se servant de ces tics pour mettre en place ses personnages.

Je ne suis pas sûr que lui avait des tics verbaux, mais ses personnages en avaient (et pas les mêmes, suivant les personnages…)

On a donc un travail d’appropriation d’un problème, pour en faire un plus dans le spectacle.

Mais il n’empêche que, dans la grande majorité des cas, arriver à se débarrasser de ses tics verbaux donne une amélioration du spectacle…

A moins d’envisager de jouer un personnage accablé de tics verbaux, et donc en faire un atout pour sa lisibilité, et son effet émotionnel (comique, pathétique, triste…)

Mais encore une fois, jongler avec les tics verbaux, cela demande de les maitriser, et en fait, on finit par appliquer la règle qui veut qu’on les élimine, avant d’en ajouter de façon contrôlée…

 

Une autre chose que je veux montrer avec ce que j’ai dit juste au-dessus :

Les grands principes ne servent que si on peut aller dans le détail.

Parler des règles en général ne sert à rien, si on n’est pas capable d’énumérer précisément celles dont on se sert.

Si on n’en fait pas la transcription précise, on reste dans le domaine du « ressentit aveugle », c’est-à-dire qu’on sent que c’est mieux de faire telle ou telles choses, mais on ne peut pas toujours dire exactement pourquoi.

On peut fonctionner uniquement comme ça, d’instinct, et avec de l’expérience, ça marche très bien aussi. Beaucoup de gens préfèrent cela…

Mais définir ses propres règles de fonctionnement va être un plus pour nous, car dès qu’on a le sentiment que quelque chose cloche, on voit tout de suite laquelle de nos règles on a dépassé, et pourquoi.

Et on pourra apporter un rectificatif qui corrigera le problème, ou qui annulera le problème, ou se servira du problème…

On peut le faire d’instinct.

Mais ce que je prône, c’est un processus conscient, car n’ayant pas de sensibilité exacerbée, je préfère me fier à des processus analytiques pour résoudre mes problèmes, et vérifier que mon instinct ne me trompe pas.

C’est un fonctionnement tout personnel, cette fois et rien n’oblige à faire pareil  ;)

Mais c’est une règle qui marche pas mal…. ;)

 

Trouvez vos règles !

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Alain De Moyencourt et Mimosa ont des personnages très marqués, des univers très marqués (au sens "uniques", originaux, créatifs). Ce sont deux très fortes personnalités, que ce soit dans leur attitude (ils ont une présence, un charisme), leur apparence ou leur verbe (ils ont un bagoût terrible). En plus de cela, on a d'une part un très fin bricoleur et de l'autre un intellectuel qui peut vous donner du fil à retordre dans bien des domaines.

En bref, ces deux exemples suivent parfaitement la théorie évoquée par Gilbus.

En aucun cas, ce qu'a écrit Gilbus n'interdit d'aller à contre-courant. Bien au contraire, il y incite ! Il incite à la recherche, à la créativité. Mais pour créer, pour rechercher, ce n'est pas forcément instinctif. Gilbus essaie de donner quelques pistes (pas une règle immuable) pour se lancer dans ce genre de démarche de recherche (D'où partir ? Sur quoi se baser ?). Il veut aider, pas dire "vous devez faire comme ci ou comme ça" mais "vous pouvez faire comme ci ou comme ça, c'est une possibilité et je vous garantie qu'elle fonctionne pour moi". Il ne dit rien d'autre !

De mon côté, je peux vous garantir que cela fonctionne pour lui et pas que pour lui !

Je n'ai pas encore vu le spectacle de Jean-Luc Bertrand mais cela ne saurait tarder. Cependant, je l'ai déjà vu sur scène et c'était bien mais côté univers et personnage, pour avoir déjà vu (en vrai bien sûr) Alain De Moyencourt et Mimosa, ces deux derniers ont quand même plus de charisme, de présence et d'assurance sur scène.

En dehors de la scène, c'est une autre histoire. Alain De Moyencourt et Mimosa sont peu différents en dehors de la scène : ils sont blagueurs, assez excentriques (mais c'est pleinement assumé) et vous parle avec la même intonation que sur scène ou presque.

Dans le cas de Peter DIN, il y a un contraste : en dehors de la scène, c'est un homme très réservé, limite triste parfois. Même chose pour Gaëtan BLOOM, il y a un contraste fort si vous avez l'occasion de discuter avec lui et de le voir sur scène juste après, vous constaterez le changement d'attitude. Quand il monte sur scène, il est heureux d'y être et ça se sent. Cela ne veut pas dire qu'il n'apprécie pas discuter avant ou après un spectacle mais juste que sur scène, il se sent pousser des ailes et il ose plus qu'en dehors.

Pour Sébastien MOSSIERE, c'est encore un autre cas. Il a changé avec le temps. Les premières fois où le l'avais vu à TROYES et à PARIS, il était très réservé en dehors de la scène. Aujourd'hui, il a pris beaucoup d'assurance et même sur scène, j'ai senti qu'il osait encore plus.

Pour revenir à Jean-Luc BERTRAND, je pense qu'il évolue de la même manière que Sébastien MOSSIERE justement (au niveau de l'attitude). Il ose de plus en plus et c'est pour ça que j'ai très envie de voir son dernier spectacle.

Enfin, il y a les personnalités comme Mathieu BICH, un créatif prolifique mais dont la réserve est encore trop importante pour monter sur scène. C'est dommage. Mais peut-être que si il sentait une demande plus forte, il se jetterait à l'eau. J'aimerais bien le voir plus souvent à la télévision et particulièrement à la télévision française où on le l'a pour ainsi dire jamais vu. J'aimerais bien le voir présenter lui-même ses créations plutôt que de voir ces dernières présentées par d'autres (avec ou sans son accord).

Mais revenons-en au sujet : la création d'un univers. Gilbus ne faisait que mettre en évidence le fait que ce conseil donné à un débutant (ou pas d'ailleurs) "il faut que tu emportes les gens dans ton univers" est bien vague. Ce conseil va lui faire une belle jambe si on ne développe pas plus. Donc Gilbus l'a fait : il a développé plus en essayant de ne pas être trop pompeux, avec une pointe d'humour et des exemples concrets. C'est une démarche parmi d'autres, c'est une série de conseils, d'exercices à essayer, etc...mais c'est concret et applicable en l'état.

Modifié par marc page
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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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