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Je vois que Gérard Miller est l’auteur d’un ouvrage paru en 2002 sous le titre Hypnose mode d’emploi. Je n’ai pas lu l’ouvrage en question mais je vois que l’auteur y pose la question suivante :  Comment s'explique la résistance dont se montre capable la conscience morale de l'hypnotisé, alors même que celui-ci semble faire preuve d'une absolue malléabilité suggestive ?
Pouvons nous considérer que cette question implique une position étatiste de la part de l’auteur ou bien restons dans le cadre de la définition de Kihlstrom, l’hypnose comme interaction sociale ?
Si quelqu’un de suffisamment averti passant par ici pourrait m’éclairer, ce serait bien…

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Publié le
Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Comment s'explique la résistance dont se montre capable la conscience morale de l'hypnotisé, alors même que celui-ci semble faire preuve d'une absolue malléabilité suggestive ?

Je n'y connais vraiment rien en hypnose mais j'interprète cela, vu le contexte : pourquoi des femmes hypnotisées résistent toujours et ne sont pas consentantes ?

 

Publié le
Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Si quelqu’un de suffisamment averti passant par ici pourrait m’éclairer, ce serait bien…

Qui de plus averti actuellement que GPT4 ?

Citation

     La question posée par Gérard Miller dans son ouvrage "Hypnose mode d'emploi" soulève un point fondamental dans la compréhension de l'hypnose : la tension entre la malléabilité apparente de l'individu sous hypnose et la persistance d'une conscience morale résistante à certaines suggestions. Cette interrogation peut être abordée sous plusieurs angles, notamment celui de l'étatisme versus l'interactionnisme social dans la conceptualisation de l'hypnose.

     L'étatisme, dans le contexte de l'hypnose, fait référence à l'idée que l'hypnose induit un état modifié de conscience distinct, une sorte d'état spécial dans lequel des phénomènes uniques peuvent se produire, tels que la réceptivité accrue aux suggestions, sans pour autant éliminer totalement la conscience morale ou le libre arbitre de l'individu. Les partisans de cette perspective pourraient interpréter la question de Miller comme une exploration des limites de cet état modifié, suggérant que même au sein de cet état, il existe une sorte de "noyau dur" de la personnalité ou de la conscience morale qui reste intact et résistant à la manipulation.

     D'autre part, la définition de Kihlstrom de l'hypnose comme une interaction sociale met l'accent sur les aspects relationnels et contextuels de l'hypnose. Selon cette perspective, l'hypnose ne crée pas un état spécial de conscience, mais fonctionne plutôt à travers les dynamiques de pouvoir, d'attentes, et les rôles sociaux joués tant par l'hypnotiseur que par la personne hypnotisée. La résistance de la conscience morale à certaines suggestions peut alors être vue comme le résultat de normes sociales, de croyances personnelles, et de la dynamique de la relation entre l'hypnotiseur et l'individu, plutôt que comme une limite intrinsèque à un état de conscience modifié.

     La question de Miller, en se concentrant sur la "résistance" de la conscience morale, peut être interprétée de façon à ne pas s'aligner explicitement sur une position étatiste. Plutôt, elle invite à une réflexion sur la complexité de l'expérience hypnotique, reconnaissant à la fois l'influence des facteurs sociaux et relationnels (en ligne avec Kihlstrom) et la présence d'une intégrité psychologique ou morale qui peut transcender ces influences. Cela suggère une compréhension de l'hypnose qui n'est pas strictement réductible ni à un état spécial de conscience ni à une simple interaction sociale, mais qui reconnaît les contributions de chaque perspective.

     En résumé, la question posée par Miller peut être vue comme transcendant le clivage étatiste/interactionnisme social, proposant une vision plus nuancée de l'hypnose qui reconnaît la complexité des interactions entre l'état de conscience, la dynamique sociale, et la conscience morale de l'individu.

 

  • Haha 1
Publié le (modifié)

Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude, dans cette interview réalisée à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, intitulé Exorcisme :

« Croyances extrêmes, histoire d'un aller et retour - Entretien avec Gérald Bronner »

 

Citation

À l'occasion de la sortie de son livre "Exorcisme", Gérald Bronner me reçoit chez lui pour parler de son parcours de jeunesse : une histoire de radicalisation dans une pensée magique, millénariste, extrême. Comment en est-il sorti pour devenir plus tard un estimé sociologue des croyances ?

Thomas Durand

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a 55 minutes, Christian GIRARD a dit :

Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude, dans cette interview réalisée à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, intitulé Exorcisme

Il a un très beau chat Gérald Bronner ! 😁 (il apparait sur ses genoux à partir de la 54e minute)

Publié le
Le 10/02/2024 à 15:24, Christian GIRARD a dit :

Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude

à 12:28 "Les questions métaphysiques m’intéressent toujours beaucoup, je ne me définis pas comme un athée à proprement parler (…) Sur les questions métaphysiques on ne peut pas apporter de réponse qui soit méthodique."

(J’imagine que quand Gérald Bronner parle de "réponse méthodique", il fait référence à la méthode, pardon…. La Méthode ! 🙂)

Sinon…. À un moment Gérald Bronner évoque la question de la vigilance épistémique (je n’ai pas noté le minutage et je ne le retrouve pas).

La vigilance épistémique est un concept développé par l’anthropologue, linguiste et chercheur en sciences cognitives français Dan Sperber, elle est définie comme la faculté que nous avons de traiter une information avant de l’intégrer à notre représentation du monde... Encore un "truc" forgé dans le cadre de la philosophie et des sciences sociales repris allègrement et souvent simplifié par la zététique et les rationalistes (je ne fais pas référence à Gérald Bronner ici)

Dan Sperber est le co-auteur d’un ouvrage un peu ancien mais excellent sur la raison (je crois que j’en ai déjà parlé par ici) :

L’énigme de la raison

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Selon Mercier et Sperber, la raison est l’esclave des biais naturels humains : tous nos raisonnements reposent sur des inférences inconscientes et sont faits dans le contexte d’argumentations sociales où il ne s’agit pas de respecter des canons objectifs de logique mais de vaincre nos adversaires. (source)

... Je crois que c’est @Clément FR3Z3 qui disait, quelque part, que la zététique c’est l’art de d‘avoir toujours pas tort. 😁

  • Merci 1
Publié le
Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :

pardon…. La Méthode !

La Méthode est aussi le nom de l’œuvre majeure d'Edgar Morin (101 ans le Monsieur et mon voisin à Montpellier ! 🙂)

Citation

La Méthode est l'œuvre majeure d'Edgar Morin. Cette somme est constituée de six volumes, qualifiée par son auteur d'encyclopédique au sens étymologique

 

Citation

Pour Morin, il n'y a « pas de connaissance sans connaissance de la connaissance » (La Méthode, tome 3). L'observateur doit s'inclure dans toute observation.

 

Citation

Toute connaissance (et conscience) qui ne peut concevoir l'individualité, la subjectivité, qui ne peut inclure l'observateur dans son observation, est infirme pour penser tous problèmes, surtout les problèmes éthiques.

 

Citation

A contrario du positivisme logique et du Cercle de Vienne, pour Edgar Morin (La Méthode, tome 4), il faut abandonner tout espoir de fonder la raison sur la seule logique et il faut reconnaître ce qu'il appelle un principe d'incertitude logique.

(source)

... Je disais, il y a quelques jours, sur un autre fil, qu'il y a, définitivement, plusieurs façons d'être athée, je crois qu'on peut dire qu'il y a, aussi, définitivement, plusieurs manières d'être rationnel ! 😄

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    • Non, c'est soi-disant le 28 janvier 2027 espérons que ça arrive plus tôt, est ce que cela parle que du magicien d'Auschwitz ? 
    • Hello, Je suis récemment tombé sur un Acaan assez sympa pour lequel j'ai trouvé une petite astuce de présentation camouflant le principe encore davantage,  rendant ainsi l'effet encore plus incompréhensible. Cerise sur le cupcake, le reset est direct à l'issue (le tour peut être refait à la table d'après avec une carte et un nombre différents sans problème). Bref, je me suis un peu emballé et même si aujourd'hui l'enthousiasme retombe un peu car il s'agit en fait d'un ACAN et non d'un véritable ACAAN (hé oui 😝), je m'intéresse au sujet, juste par curiosité. C'est dans ce contexte que je viens de voir passer "The Date" de Sean Goodman :  La description éditeur est la suivante. "Une variation puissante du Card At Any Number imaginée par Sean Goodman, construite autour de la date d’anniversaire du spectateur. Douze cartes spécialement imprimées, une pour chaque mois de l’année, sont présentées. Chacune affiche différentes cartes à jouer associées à des dates précises. Le spectateur choisit simplement son mois de naissance et repère la carte correspondant à son jour d’anniversaire. Il prend ensuite lui même le jeu posé sur la table et distribue les cartes face en haut jusqu’au nombre correspondant à son jour de naissance. La carte qui tombe exactement à cette position est sa Birthday Card. Une révélation totalement hands off, personnelle et très forte." En d'autres termes, de ma compréhension, le spectateur regarde la carte correspondant au mois de son anniversaire, supposons septembre, et constate que le 30 correspond au valet de trèfle. Il prend le jeu, compte 30 et tombe sur le valet de trèfle. Evidemment il y a 365 jours dans l'année, donc beaucoup plus de jours que de cartes dans un jeu. Si l'on réfléchit, effectivement l'effet est pas mal car il est pensé pour fonctionner pour chaque date anniversaire. Cependant, à mon avis, tout le problème est là. On ne doit pas réfléchir ni se poser de question pour témoigner de la magie d'un effet. Une carte quelconque se transforme à vue en celle que j'ai initialement choisie, parfait; le magicien parvient à reproduire un dessin que j'ai réalisé alors qu'aussitôt fait, j'ai déchiré le papier, trop fort; trois pièces voyagent d'une main à l'autre, bluffant. Etc. Mais ici, à moins que je n'ai rien compris, je suis un spectateur, je regarde une carte plastifiée sur laquelle on me dit que, à la trentième position, se trouve le valet de trèfle. Je compte les cartes et à la 30e place, il y a le valet de trèfle. Où est la magie là-dedans ? Et donc avant de jeter le bébé avec l'eau du bain, je me demandais quel était votre avis sur la question (qui n'a strictement aucun intérêt, si ce n'est d'étoffer un peu plus la rubrique "Etagères magiques" en proposant un sujet supplémentaire consacré à une publication récente).  
    • J'ai des cartes traitées depuis longtemps (au moins plus d'un an) avec du Science Friction et le produit ne pèle pas. J'ai eu l'impression de peut-être une petite baisse d'efficacité, mais il suffit que je traite de nouvelles cartes si je veux être sûr d'elles. Rien de compliqué à faire. @Michaël THELLIEZ Où as-tu vu que le Science Friction ou Plasti dip finissait par peler ? En tout cas très content du Science Friction (efficace, discret) et je vais continuer à l'utiliser. Juste par curiosité, j'ai acheté le produit Grippy de chez Odif, mais ne l'ai pas encore essayé. @Michaël THELLIEZ Vu le prix, tu ne risques rien à l'acheter et l'essayer. Attention, le Science Friction et le roughing fluid ne s'utilisent pas de la même façon. Voir les autres fils de discussion sur le sujet.
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