Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le
il y a 45 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

L'idéal serait de conjuguer la rigueur scientifique avec l'humanité et une prise en compte du niveau relationnel (fondamental lorsqu'il s'agit de pratique de soin comme vous le savez).

Si tu te fies au témoignage que tu as chois de mettre en lien, c'est ce qui s'est globalement passé (nonobstant une phase intermédiaire qui aurait pu se passer beaucoup mieux) ! Le médecin traitant s'est montré efficace en début de chaîne et tout ce qui s'est déroulé à partir du moment où Mazarolle s'est retrouvé au service des urgences de "Pompidou" (l’hôpital), le fut avec sérénité et un lien de confiance "jamais démenti jusqu'au bout", de l'aveu même du journaliste. 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
il y a 20 minutes, Christian GIRARD a dit :

Je passe sur les éléments de langage de Pujadas, tout sourire, qui m'ont fait bondir [sa façon presque insupportable d'amener "l'histoire" qui est trompeuse, en tout cas peu objective, ses appels aux sentiments, aux ressentis (« Vous avez senti immédiatement que vous étiez malade du Codiv ? »), son insistance (« Vous avez eu peur ? », « Vous avez eu peur pour votre vie ? »), il évoque des « pertes de connaissance » qui n'ont jamais eu lieu,  son goût du sensationnalisme (« Quels sentiments vous avez eu par rapport au virus, parce qu'il y a eu pas mal de témoignages qui disaient "J'ai l'impression qu'une bête malfaisante est en moi"» ), et ceci à propos du traitement à l'hydroxychloroquine « Est-ce que vous avez un sentiment sur ce qu'il vous a apporté ? », etc.?] Bref Pujadas a tenté d'orienter son interview mais Olivier Mazerolle a su ne pas se laisser entraîner par la nasse du journaliste présentateur.

LOL !!!

Oui ! Effectivement ! Ici Pujadas n'est pas un fonctionnaire de l'INSERM qui collationne des éléments objectifs en vue de la publication d'une méta-analyse sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du covid19.

Ici, Pujadas est un journaliste qui recueille un témoignage humain sur une expérience humaine (la maladie) et le vécu d'accompagnement de cette maladie. Signalons, accessoirement, que la personne interviewée est aussi son ami. Donc, effectivement, il parle et il fait parler l'interviewé de ses ressentis, ses peurs, sa souffrance, de son vécu subjectif. Ce n'est pas une interview politique, c'est une interview d'expérience humaine, une interview presque "psychologisante" certes (un peu dans le style de ce que fait, parfois, Laurent Delahousse).

Tu vas me demander quel est donc le rapport avec le sujet ? Eh bien c'est justement le contraire de ce qu'on peut reprocher à une médecine trop "scientifique" : faire fi de tout l'aspect humain, relationnel et subjectif.

Enfin, je trouve le propos de Mazerolles très mesuré sur l'hydroxychloroquine.

 

Publié le (modifié)
il y a 32 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

effectivement, il parle et il fait parler l'interviewé de ses ressentis, ses peurs, sa souffrance,

La peur ? La souffrance ? Réécoute les réponses de Mazerolle sur la peur et la souffrance... 

 

il y a 32 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Pujadas n'est pas un fonctionnaire de l'INSERM qui collationne des éléments objectifs en vue de la publication d'une méta-analyse sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du covid19.

Ce qui tombe plutôt bien car je n'ai jamais insinué cela. Tu nous fais une jolie démonstration de rhétorique mais qui hélas tombe à l'eau par son côté "exagération démesurée". 😉 

 

il y a 32 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Signalons, accessoirement, que la personne interviewée est aussi son ami.

C'est sans doute pour ça que je ne m'intéresse plus la télé depuis bien longtemps, si c'est pour écouter des amis parler entre eux de leurs problèmes respectifs, je préfère parler avec les miens. Mais bon, si tu prônes une télévision publique où les animateurs d'une même chaîne débattent entre eux (argument de rhétorique 😉 hi  hi) pour prétendument apporter de l'information d'une portée générale, libre à toi. 

 

il y a 32 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Tu vas me demander quel est donc le rapport avec le sujet ? Eh bien c'est justement le contraire de ce qu'on peut reprocher à une médecine trop "scientifique" : faire fi de tout l'aspect humain, relationnel et subjectif.

 Mais qui réclame une médecine déshumanisée ? On est tous d'accord sur l’importance du relationnel, du contact humain. Il faut également donner les moyens aux médecins (en plus des capacités empathiques propres à chacun) de s'impliquer de la sorte (j'ai connu aussi les cabinets surchargés avec des patients qui attendaient des plombes (et devenaient du coup des im-patients). 

 

il y a 32 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Enfin, je trouve le propos de Mazerolles très mesuré sur l'hydroxychloroquine.

En effet et heureusement. D'ailleurs j'ai écrit :  

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

Pujadas a tenté d'orienter son interview mais Olivier Mazerolle a su ne pas se laisser entraîner dans la nasse du journaliste présentateur.

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

n'hésitez pas à demander à bénéficier de quelques "groupes Balint"

Ah, je ne connaissais pas. Forcément le peu que j'ai lu via Google m'envoie des signaux d'alerte, je suspens donc mon avis avant d'en avoir plus. En attendant :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Balint

Extraits :

Citation

 

Théorisations originales

Définition de trois zones de l'appareil psychique :

la zone œdipienne où la thérapie peut s'engager sur le plan verbal ;

la zone du « défaut fondamental », dans laquelle la thérapie se fait également selon des modalités non-verbales, autorisant en quelque sorte la régression à visée thérapeutique du patient,

la zone de la création, où selon Balint, le patient est seul.

Conceptualisation de deux attitudes à l'égard des objets : l'ocnophilie et le philobatisme. Alors que l'« ocnophile » est dépendant des objets, le « philobate » est indépendant des objets. Cette conceptualisation est susceptible d'avoir un sens en « lien avec la problématique de l’exil […] au “choix” de rester au pays ou au désir d’exil ».

 

Mouai...

Citation

Enfin, ses réflexions sur les difficultés rencontrées par les médecins généralistes dans leur relation avec leurs patients aboutissent à la publication de son ouvrage Le médecin, son malade et la maladie, en 1960.

En 4e de couverture dudit livre on lit :

Citation

Il y a quarante ans, en effet, le psychiatre anglais Michael Balint (1896-1970), animateur de la Tavistock Clinic, fut à l'origine d'un mouvement médical qui reconsidéra totalement les relations médecin malade maladie. Il organisa plusieurs groupes de réflexion qui rassemblaient généralistes et psychiatres. Leur recherche n'eut pas pour ambition de livrer une solution miracle : l'objectif de Balint fut de permettre aux médecins de reconsidérer leur expérience de tous les jours, pour mieux cerner des problèmes coûteux en travail inutile pour les praticiens et en souffrances inutiles pour les patients.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_Balint

Extraits :

Citation

Les premières théorisations de ce travail remontent à 1926, lorsque Michael Balint vivait encore à Budapest, dans son article Sur les psychothérapies pour les médecins praticiens et sont consignées dans son ouvrage de 1955 Le Médecin, son malade et la maladie. Le travail de groupe visait à aider le médecin à acquérir des qualités psychothérapeutiques. Le groupe était composé de 8 à 12 médecins et animé par un psychanalyste et un ou deux observateurs.

Mouai...

Citation

Balint précisait qu'il y avait même un droit à la bêtise. Le rôle du psychanalyste était de fournir des interprétations sur son domaine et non d'apporter une réponse pour des problèmes médicaux qui ne relevaient pas de sa compétence.

Citation

Il distinguait deux modes de compréhension, l'un intellectuel (sémiologie, diagnostic, traitement, etc.) et l'autre émotionnel, bien plus complexe, qui a trait au transfert bien qu'il ne désignait pas cela par ce terme mais par celui de compagnie d'investissement mutuel. C'est cet aspect qui est au centre du travail des groupes Balint.

...

  • Haha 1
Publié le
il y a 20 minutes, Christian GIRARD a dit :

C'est sans doute pour ça que je ne m'intéresse plus la télé depuis bien longtemps, si c'est pour écouter des amis parler entre eux de leurs problèmes respectifs, je préfère parler avec les miens. Mais bon, si tu prônes une télévision publique où les animateurs d'une même chaîne débattent entre eux (argument de rhétorique 😉 hi  hi) pour prétendument apporter de l'information d'une portée générale, libre à toi.


Comment ça, Christian, la télé n'est pas ton amie? Ses animateurs ne sont pas tes amis?

Mais alors, c'est un grave échec...

Heureusement, il reste internet... 😉

Publié le (modifié)
il y a 38 minutes, Christian GIRARD a dit :

Mais qui réclame une médecine déshumanisée ? On est tous d'accord sur l’importance du relationnel, du contact humain.

re LOL !

Je t’invite à lire ce court article 😞 Z comme Zététique) d’un ami psychiatre dont "le choix professionnel a fait de lui un zététicien qui s’ignorait, mais m’a confronté à d’autres zététiciens, dont la zététique est faite de certitudes."


Tu y liras des considérations sur la zététique, la médecine en général, les groupes Balint, la psychanalyse, l'homéopathie, l'acupuncture, l'effet placebo et la psychiatrie… un peu déshumanisée parfois elle aussi !

 

Une médecine ou une science déshumanisée c'est ça, par exemple :

Citation

De là à conclure que l’homme n’était que neuronal, qu’il n’était malade que de son cerveau, et pas du tout des péripéties de son existence, pour certains observateurs extérieurs, savants, mais non compétents, le chemin fut court.

 

Modifié par Patrick FROMENT (Shiva)
Publié le (modifié)

On vit quand même une période absolument fantastique : un professeur de médecine et de microbiologie (un peu mégalo et climato-sceptique mais tout de même un des meilleurs scientifiques français semble-t-il (des plus cités en tout cas)) qui affirme se donner le droit de "douter de tout et de tout remettre en cause".
Et du coup, des zététiciens (modérés), en principe chantres du doute et de la suspension du jugement qui l’accusent d’avoir "quelque chose qui cloche dans sa relation avec la science et, de manière générale, avec la réalité".


C’est pas beau ça ?!? 😂😂😋

 

Vivre c’est naviguer dans une mer d’incertitudes à travers des îlots et des archipels de certitudes sur lesquels on se ravitaille.
Edgar Morin

 

 

 

Capture d’écran 2020-05-29 à 07.58.58.png

Modifié par Patrick FROMENT (Shiva)
Publié le
il y a 54 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

On vit quand même une période absolument fantastique : un professeur de médecine et de microbiologie (un peu mégalo et climato-sceptique mais tout de même un des meilleurs scientifiques français semble-t-il (des plus cités en tout cas)) qui affirme se donner le droit de "douter de tout et de tout remettre en cause".
Et du coup, des zététiciens (modérés), en principe chantres du doute et de la suspension du jugement qui l’accusent d’avoir "quelque chose qui cloche dans sa relation avec la science et, de manière générale, avec la réalité".


C’est pas beau ça ?!? 😂😂😋

C'est ta façon de présenter tout ça qui est "belle". Les "zététiciens" ne doutent pas de tout par principe, ils se permettent juste de douter de tout... sujet particulièrement propice à susciter le doute. 😉 

 

il y a 58 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

l’accusent d’avoir "quelque chose qui cloche dans sa relation avec la science et, de manière générale, avec la réalité".

Eh oui ! c'est dur à avaler mais il suffit de lire ce qui est écrit. Une expérience personnelle et localisée ne peut être considérée comme une preuve de lucidité dans l'évaluation du climat à l'échelle planétaire. Il n'y a pas à avoir de doute à ce propos ! 😉 

Publié le (modifié)
Le 29/05/2020 à 10:31, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Effectivement, on s'y perd, en deux mois le gros de l'activité de la chaine de de Mr Sam a été de publier 4 vidéos anti-Raoult avec des argumentations très proches. Donc... c'est bien la réponse à la vidéo de Mr Sam nommée Désillusion (!) du 28 mars, celle du 25 mai est nommée Fin de partie

 En réalité 😉 la partie continue (C'est l'avis de Mr. Sam, pas forcément celui de tout un chacun 😉:

« ❓ EXPERTS vs ÉTUDES : le GRAND DÉCHIREMENT • Le Petit Point d'? - 1er juin 2020 »

Citation

Un bras de fer oppose des experts à une très grande étude. Cette échelle de preuve pourrait bien vous aider à y voir clair.

 

Modifié par Christian GIRARD

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...