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Publié le (modifié)

Elle est complémentent différente. Sans trop en dire, Mayol utilise le fameux regard croisé de Juan TAMARIZ.

Ayant vu cette version effectuée par Mayol et Claude Mage, je préfère finalement rester sur celle de Jorg ALEXANDER que j'ai pratiqué une 10zaine de fois et fait toujours son effet.

Modifié par maroine
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Publié le

Pourtant j'ai souvenir d'un hoo....!!!!!, quand j'ai dévoilé les cartes au changement de l'as de pique, devant les 78 tours qui sont pas un modèle de public moldu.

Réaction difficile à obtenir aux 78 tours.

Devant les moldus, l'effet est très fort, (avec le tien aussi) mais l'avantage c'est que tout est clean.

Publié le
Pourtant j'ai souvenir d'un hoo....!!!!!, quand j'ai dévoilé les cartes au changement de l'as de pique, devant les 78 tours qui sont pas un modèle de public moldu.

Réaction difficile à obtenir aux 78 tours.

Devant les moldus, l'effet est très fort, (avec le tien aussi) mais l'avantage c'est que tout est clean.

Claude, je ne remets pas en cause l'effet sur les gens mais la méthode qui ne me correspond pas. Celle de Jorg ALEXANDER me plait bien plus et me parait pure dans la procédure avec des gestes bien lents, les mains bien ouvertes, le jeu montré classé par couleur, les piques (de l'AS au 10) bien montrés avant l'effet, etc...

Maintenant celle de Mayol je retiens le fait que le verre n'est pas touché par le magicien au moment de l'effet. mais celle Jorg ALEXANDER, je fais bien vérifier le foulard avant de commencer.

Dans mon histoire, je justifie le foulard et les verres car je raconte l'histoire d'un serveur qui a toujours rêvé d’être magicien...

  • 4 années plus tard...
Publié le
Le 25/03/2015 à 13:11, Patrice BERNARD a dit :

On retombe dans le cadre de l'utilisation "professionnelle" et il est vrai qu'investir dans un Wonder Sealer apporte un plus... mais fait également monter singulièrement le prix de revient de la routine.

Mais on n'a rien sans rien...

Je trouve que ce tour n'est quand même pas si "terrible" qu'on le dit.

En gros, de quoi s'agit-il ? Les 10 cartes noires sont DF.

Les 10 cartes rouges ne sont pas DF.  Les cartes rouges sont mélangées par le spectateur.

Par conséquent le magicien devra forcément procéder à un ch. des cartes rouges.

C'est très classique, simple, et pas exceptionnel.

Le problème étant que les cartes noires sont DF et classées dans le même ordre que les cartes rouges placées dans le verre (donc après le ch.)

Conclusion : il ne peut pas les mélanger, contrairement aux cartes rouges. Il ne peut pas non plus les laisser à aucun moment entre les mains du spectateur, également contrairement aux rouges.

Une telle disparité rend le tour assez faible en fait.

Que fait-il ? comme il ne peut ni mélanger ni laisser toucher les cartes noires, il construit une routine pour essayer de compenser ce point faible : si on sort les cartes d'un paquet scellé, peut-être qu'on ne pensera pas que les cartes noires peuvent être truquées ? ni qu'elle ne sont jamais mélangées ni touchées par le spectateur. Tout cela en totale contradiction avec le traitement des cartes rouges.

Conclusions : il présente un paquet scellé et insiste bien là-dessus.

Pourtant, il ne s'agit pas d'une routine de tricherie ou l'ordre initial des 52 cartes est important. Il ne s'agit que d'une routine utilisant deux fois 10 cartes où, en toute logique, les deux paquets auraient dû être traités de la même façon. C'est-à-dire être simplement au moins mélangés tous les deux.

Il fait donc le choix d'utiliser un paquet scellé pour faire oublier que les cartes noires n'ont jamais été mélangées ni présentées au spectateur. Ou rendre cela plus anecdotique.

L'utilisation d'un paquet scellé, et le fait d'insister sur cela, ne renforce donc pas l'impact du tour.

Peu importerait que les cartes sortent d'un paquet scellé ou non si les deux paquets de 10 cartes, les rouges et les noires, était chacun mélangé.

Le recours à un paquet en apparence scellé a juste pour but d'essayer de dissimuler une faiblesse du tour.

Concernant le fait que les cartes noires ne sont pas mélangée (au moins par le magicien), il aurait pu également faire un ch. des 10 cartes noires, d'une façon ou d'une autre.

Par conséquent, les petits détails dans le scellage qui pourraient être améliorés par le Wonder Sealer n'apporteraient de toute façon pas grand chose au tour.

  • Thomas changed the title to Sympathetic 10 de Jorg ALEXANDER
Publié le
Il y a 9 heures, Karl DELLIS a dit :

Je trouve que ce tour n'est quand même pas si "terrible" qu'on le dit.

En gros, de quoi s'agit-il ? Les 10 cartes noires sont DF.

Les 10 cartes rouges ne sont pas DF.  Les cartes rouges sont mélangées par le spectateur.

Par conséquent le magicien devra forcément procéder à un ch. des cartes rouges.

C'est très classique, simple, et pas exceptionnel.

Le problème étant que les cartes noires sont DF et classées dans le même ordre que les cartes rouges placées dans le verre (donc après le ch.)

Conclusion : il ne peut pas les mélanger, contrairement aux cartes rouges. Il ne peut pas non plus les laisser à aucun moment entre les mains du spectateur, également contrairement aux rouges.

Une telle disparité rend le tour assez faible en fait.

Que fait-il ? comme il ne peut ni mélanger ni laisser toucher les cartes noires, il construit une routine pour essayer de compenser ce point faible : si on sort les cartes d'un paquet scellé, peut-être qu'on ne pensera pas que les cartes noires peuvent être truquées ? ni qu'elle ne sont jamais mélangées ni touchées par le spectateur. Tout cela en totale contradiction avec le traitement des cartes rouges.

Conclusions : il présente un paquet scellé et insiste bien là-dessus.

Pourtant, il ne s'agit pas d'une routine de tricherie ou l'ordre initial des 52 cartes est important. Il ne s'agit que d'une routine utilisant deux fois 10 cartes où, en toute logique, les deux paquets auraient dû être traités de la même façon. C'est-à-dire être simplement au moins mélangés tous les deux.

Il fait donc le choix d'utiliser un paquet scellé pour faire oublier que les cartes noires n'ont jamais été mélangées ni présentées au spectateur. Ou rendre cela plus anecdotique.

L'utilisation d'un paquet scellé, et le fait d'insister sur cela, ne renforce donc pas l'impact du tour.

Peu importerait que les cartes sortent d'un paquet scellé ou non si les deux paquets de 10 cartes, les rouges et les noires, était chacun mélangé.

Le recours à un paquet en apparence scellé a juste pour but d'essayer de dissimuler une faiblesse du tour.

Concernant le fait que les cartes noires ne sont pas mélangée (au moins par le magicien), il aurait pu également faire un ch. des 10 cartes noires, d'une façon ou d'une autre.

Par conséquent, les petits détails dans le scellage qui pourraient être améliorés par le Wonder Sealer n'apporteraient de toute façon pas grand chose au tour.

Jugement très sévère mais objectif et construit. 

J'aime particulièrement ce tour. Je ne le présente jamais avec un jeu scellé mais "rangé à l'avance pour gagner du temps et aujourd'hui nous allons joué avec des rouges et des noires, les piques et les cœurs par exemple..." et on ne m'a jamais rien dit.

Les noires pour le magicien, hop dans le verre, et on ne les touche plus. C'est limpide, direct et il n'y a justement rien de suspect pour le spectateur puisqu'on montre sans le dire qu'il n'y a aucune manip.

Les rouges pour le spectateur situé du bon coté du magicien pour faire le change confortablement vis à vis des autres éventuels spectateurs, mélanges, liberté absolue pour le spectateur. Il fait ce qu'il veut ce qui exclu également pour le public un contrôle de la part du magicien.

Non vraiment, rien de choquant à mes yeux dans ces différences de traitement pour les deux tas de cartes.

On ne m'a jamais demandé de vérifier les noires. J'ai parfois planté mon change, ils ont senti alors un truc bizarre se passer, mais l'effet de la carte retournée reste incompréhensible. 

Sympathic 10 fait partie pour moi des routines qui ont un excellent rapport difficulté / effet sur le public ! 

Didier (artifice31)

Publié le
Il y a 4 heures, Didier AGYD a dit :

Jugement très sévère mais objectif et construit. 

J'aime particulièrement ce tour. Je ne le présente jamais avec un jeu scellé mais "rangé à l'avance pour gagner du temps et aujourd'hui nous allons joué avec des rouges et des noires, les piques et les cœurs par exemple..." et on ne m'a jamais rien dit.

Les noires pour le magicien, hop dans le verre, et on ne les touche plus. C'est limpide, direct et il n'y a justement rien de suspect pour le spectateur puisqu'on montre sans le dire qu'il n'y a aucune manip.

Les rouges pour le spectateur situé du bon coté du magicien pour faire le change confortablement vis à vis des autres éventuels spectateurs, mélanges, liberté absolue pour le spectateur. Il fait ce qu'il veut ce qui exclu également pour le public un contrôle de la part du magicien.

Non vraiment, rien de choquant à mes yeux dans ces différences de traitement pour les deux tas de cartes.

On ne m'a jamais demandé de vérifier les noires. J'ai parfois planté mon change, ils ont senti alors un truc bizarre se passer, mais l'effet de la carte retournée reste incompréhensible. 

Sympathic 10 fait partie pour moi des routines qui ont un excellent rapport difficulté / effet sur le public ! 

Oui et la version de Mayol je peux laisser les deux verres à l'inspection des spectateurs, ce qu'il font presque jamais, mais comme il n'y a plus rien à voir 😉, on sent que je suis tranquille, et les spectateurs le sentent.

En plus pas de manip sur le verre, je ne touche que le foulard.

Pour le ch....e c'est très simple, le tour n'est pas encore commencé, le spectateur mélange, je sors le foulard de la poche c'est fait.

 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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