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Il y a 4 heures, Shiva a dit :

En même temps le phénomène, lui, est bien exhibitionniste par contre (l’éthymologie du mot phénomène : « ce qui apparaît » ou bien « ce qui se montre »).

Bien vu, bravo. :)

 Sinon, "l'éthymologie", c'est la science qui recherche l'origine des mots approximatifs prononcés par les individus en état d'ébriété ? 9_9

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Publié le
il y a 49 minutes, Christian Girard a dit :

Sinon, "l'éthymologie", c'est la science qui recherche l'origine des mots approximatifs prononcés par les individus en état d'ébriété ? 9_9

Elle est mesurée par un éthymo-test (grosso modo, le même effet qu'un book test, mais avec un dictionnaire... éthymologique)

Les raisons pour lesquelles Shiva doute du réel commencent à s'expliquer ;)

Pardon : je vous laisse continuer :$

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)

A propos de la théorie fonctionnaliste  (100 milliards d'êtres humains connectés realiseraient la même fonction que les 100 milliards de neurones de mon cerveau) c'est assez bien expliqué dans la vidéo de vulgarisation ci dessous entre 14' et 18' (tout le reste de la vidéo est fort intéressant également).

 

 

Modifié par Shiva

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Le 7 mars 2018 à 22:51, bénocard a dit :

je rejoins Christian Girard et je répète : et les autres, dans tout ça ?

En 1908 Lénine écrit un de ses principaux livres de philosophie : Matérialisme et Empiriocriticisme

Dans cet ouvrage, Lénine expose sa théorie de la connaissance. Une place prépondérante est accordée à la critique de l’idéalisme philosophique et particulièrement aux thèses immatérialistes de Berkeley. Le modèle défendu est celui du matérialisme dialectique, à savoir l’emploi de la dialectique pour analyser la réalité au travers d’un prisme strictement matérialiste.

Les théories de Ernst Mach (déjà abordées par ici) y sont largement attaquées.

Comme toujours, le procès en solipsisme et en « négation de l’autre » est évoqué face à ceux qui soutiennent des positions jugées trop idéalistes.

Extrait :

Citation

Aucun subterfuge, aucun sophisme (dont nous retrouverons encore une multitude infinie) ne voileront ce fait indiscutable et bien clair que la doctrine d'Ernst Mach, suivant laquelle les choses sont des complexes de sensations, n'est qu'idéalisme subjectif, que rabâchage de la théorie de Berkeley. Si, d'après Mach, les corps sont des «complexes de sensations», ou, comme disait Berkeley, des «combinaisons de sensations», il s'ensuit nécessairement que le monde entier n'est que représentation. Partant de ce principe, on ne peut admettre l'existence des autres hommes, mais seulement de soi-même : pur solipsisme. Mach, Avenarius, Petzoldt et Cie ont beau le réfuter, ils ne peuvent en réalité se défaire du solipsisme sans recourir à de criantes absurdités logiques. 

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Invité bénocard
Publié le
Il y a 2 heures, Shiva a dit :

Dans cet ouvrage, Lénine expose sa théorie de la connaissance.

Ah, je savais pas que Lénine s'était intéressé à ça.

Il y a 2 heures, Shiva a dit :

Comme toujours, le procès en solipsisme et en « négation de l’autre » est évoqué face à ceux qui soutiennent des positions jugées trop idéalistes.

C'est pas ça, c'est pas un procès. C'est qu'une objection.

Vous savez pas traiter la question de l'autre. Je note ^_^.

Publié le
il y a 51 minutes, bénocard a dit :
Il y a 3 heures, Shiva a dit :

Dans cet ouvrage, Lénine expose sa théorie de la connaissance.

Ah, je savais pas que Lénine s'était intéressé à ça.

Il s'y ait même interessé fortement comme beaucoup de marxistes historiques.  :)

Le marxisme est une philosophie avant d'être un système économique et le point de vue matérialiste (au sens ontologique) fait partie intégrante du marxisme (tout comme il fait partie d'autres systèmes philosophiques).

L'ouvrage est disponible en pdf ici :

Matérialisme et Empiriocriticisme

Et sinon... rigolo d'observer que les questions dont nous parlons ici sont aussi largement abordées sur des sites marxistes contemporains :

Qu'est ce que le matérialisme dialectique ?

Extraits :

Citation

 

 La philosophie du marxisme est le matérialisme », écrit Lénine. La philosophie se divise en deux grands camps idéologiques : le matérialisme et l’idéalisme. 

(…)

Le matérialisme philosophique est la perspective qui explique qu’il n’y a seulement qu’un monde matériel.

(…)

Pour les matérialistes, il n’y a pas de conscience en dehors du cerveau vivant, lequel fait partie d’un corps matériel. Un esprit sans corps est une absurdité. La matière n’est pas un produit de l’esprit, mais l’esprit lui-même est le produit le plus élevé de la matière. Les idées ne sont que le reflet du monde matériel indépendant qui nous entoure. 

(…)

Les marxistes ne nient pas que l’esprit, la conscience, la pensée, la volonté, les sentiments ou les sensations soient réels. Ce que les marxistes nient, c’est que cette chose qu’on appelle « l’esprit » existe de façon séparée du corps. 

(…)

De l’autre côté, l’idéalisme philosophique affirme que le monde matériel n’est pas réel, mais simplement le reflet du monde des idées. Il y a différentes formes d’idéalisme, mais elles expliquent toutes essentiellement que les idées sont primaires, et que la matière, si elle existe, est secondaire. Pour les idéalistes, les idées sont séparées de la matière, de la nature. C’est la conception de Hegel de l’Idée absolue ou de ce qui équivaut à Dieu. L’idéalisme philosophique ouvre la voie, d’une façon ou d’une autre, à la défense ou au support de la religion et de la superstition. Non seulement cette perspective est fausse, mais elle est également profondément conservatrice, nous menant à la conclusion pessimiste que nous ne pouvons jamais comprendre les « mystérieuses voies » du monde; tandis que le matérialisme comprend que les êtres humains, non seulement observent le monde réel, mais peuvent le changer, et ce faisant, se changent eux-mêmes.

 

... Encore une fois tout ce débat n'est pas intellectuel : Il s'agit de comment nous voyons le monde.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

En tout cas Matérialisme & Empiriocriticisme de Lénine développe une argumentation implacable (et imparable !) de la réalité objective du monde et de la matière. C’est à peu près ce qui a été fait de mieux dans ce domaine. :D

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Invité bénocard
Publié le
Il y a 4 heures, Shiva a dit :

... Encore une fois tout ce débat n'est pas intellectuel : Il s'agit de comment nous voyons le monde.

Pas mal. Et aussi, pour Lénine, de transformer l'homme. L'homme-matière :)

Comme tu insistes là-dessus : quelle est la différence entre débat intellectuel et existentiel ?

Publié le (modifié)
Il y a 1 heure, bénocard a dit :

Comme tu insistes là-dessus : quelle est la différence entre débat intellectuel et existentiel ?

Les 90 pages de ce fil peuvent sembler monstrueusement intellos : des concepts philosophiques entremêlés de science et de considérations mystiques. Des références à des personnages comme Berkeley, Descartes, Schrödinger, Einstein, Krishnamurti et maintenant Lénine ! :D Le maniement de concepts aux noms barbares tels que : idéalisme subjectif, réalisme naïf, phénoménologie, conscience phénoménale, solipsisme, métaphysique, ipséité, ontologie, dualisme, monisne... Et j'en passe.

Quel intérêt de gloser là dessus pour, en plus, aborder des questions qui n'ont pas de réponse. Du style : le monde a-il une réalité objective ou bien se résume-t-il à notre conscience et à des représentations dans notre conscience ? 

Tout ça n'est-il pas une immense masturbation intellectuelle ? Oui ! Il est tout à fait possible de voir les choses ainsi.

Que faire d'un constat comme celui de la prise de conscience que l'expérience est première et que, même, s'il existe un monde extérieur, nous serons de toute façon toujours enfermés dans nos perceptions du monde et nos représentations .

... Je pense que nous ne pouvons rien faire de ce constat mais, par contre, ce constat peut, peut être, faire quelque chose pour nous si nous en acceptons toutes les conséquences.

Le fait de m'être posé toutes ces questions sur l'existence objective des choses m'amène à porter une attention très particulière au vécu subjectif (le mien et celui de "l'Autre":)) et à l'existence en tant que réalité vécue personnellement et concrètement. L'essentiel est l'être humain et son vécu pas la "réalité" (si elle existe).

 “La subjectivité, c'est la vérité” Kierkegaard

C'est donc une position assez existentialiste.

 Le fait de se poser toutes les questions "intellectuelles" dont ce fil est truffé (et sans forcément répondre à ces questions puisqu'elles n'ont pas de réponse), le fait de se poser ces questions "intellectuelles" amène donc une sorte de changement "existentiel" de perspective dans la façon de voir les choses et dans l'ordre des choses.

Je ne dis pas que cette façon de voir le monde en mettant l'accent sur la subjectivité est la bonne manière de faire, je ne dis pas qu'il y a une bonne et une mauvaise manière d'envisager les choses et le monde. Je dis que cette manière me correspond bien et m'aide au quotidien.

 

Modifié par Shiva

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Invité bénocard
Publié le
Il y a 16 heures, Shiva a dit :

 Le fait de se poser toutes les questions "intellectuelles" dont ce fil est truffé (et sans forcément répondre à ces questions puisqu'elles n'ont pas de réponse), le fait de se poser ces questions "intellectuelles" amène donc une sorte de changement "existentiel" de perspective dans la façon de voir les choses et dans l'ordre des choses.

Mais alors du coup, c'est une sorte de couplage avec le monde des Idées qui te modifie, ou bien ton entrainement à les produire ? :)

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    • Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations. Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible. C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple). Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire. Exemples : - donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1). Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs). Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire. Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours. - comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide. Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz. Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer. L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique). Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien). Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée. Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper. Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public). Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire. Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus. Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela. Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?". Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs). Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également. Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.
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