Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Pierre GUEDIN

Membre
  • Compteur de contenus

    342
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Trophée

    1

Pierre GUEDIN last won the day on 30 octobre 2017

Pierre GUEDIN had the most liked content!

3 abonnés

À propos de Pierre GUEDIN

  • Date de naissance 05/08/1949

Informations Personnelles

  • Localisation
    AURAY 56400
  • Profession / Occupation
    Médecin

Informations Magiques

  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    ANIMA Amicale Nantaise des Illusionnistes et des Magiciens Amateurs
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Intérêt pour l'historique des tours

Visiteurs récents du profil

2 514 visualisations du profil

Pierre GUEDIN's Achievements

Newbie

Newbie (1/14)

148

Réputation sur la communauté

  1. Et page 38 dans le livre THE VERY BEST OF APOCALYPSE traduit en français par Richard VOLLMER C'est un effet "B'Wave" avec deux cartes
  2. Pourquoi compliquer les choses quand on peut faire simple La version d’Albright, page 231 de l’Encyclopédie des tours de cartes est enseignée aux élèves de mon école de magie (âgés de 8 à 13 ans) Le spectateur doit penser à une carte à point (pas une figure pour gagner en rythme) A partir d’un paquet arrangé d’avance les enfants lui demandent dans un premier temps de penser au chiffre de la carte Ils montrent un par un les quatre premiers paquets faces visibles : 1, 2, 3 et 4. (Le spectateur doit dire oui, chaque fois que le paquet contient une carte ayant le même chiffre) Ils continuent en montrant les paquets suivants : 5, 6, 7 et 8 (le spectateur cette fois doit penser à la famille de sa carte (pique, cœur, carreau ou trèfle) Et dire oui , pour chacun des paquets, contenant la dite famille Ce tour s’apprend en trente secondes, et dans un deuxième temps on peut passer à la compréhension, à l'historique et à la présentation
  3. Mon ami Philippe Billot vous propose cette chronologie DIVINATION BINAIRE Qu’est-ce encore que ce truc ? Le plus simple eût été de poser la question à Martin Gardner qui a parfaitement résumé la question dans son livre Mathematics, Magic and Mystery publié en 1956 et traduit deux fois en français ; une première fois en 1960 par M. R. Rosset (éditions Dunod) et une deuxième fois par M. Richard Vollmer en 1991 (éditions Magix Unlimited). En voici le début : Number Cards I do not know when the first piece of mathematical magic equipment made its appearance, or what the item was, but certainly one of the most ancient tricks in this category is the set of cards for determining a person's age or the number he is thinking of. The simplest version consists of a set of cards (usually six or more) each bearing a list of numbers. A person looks at every card, handing to the performer all cards that bear the number he has mentally selected. By glancing at these cards, the performer is able to name the number. Pour rire, en voici la traduction faite par un ordinateur de ma connaissance : Cartes numérotées Je ne sais pas quand le premier équipement de magie mathématique a fait son apparition, ni quel était l'objet, mais l'un des trucs les plus anciens de cette catégorie est certainement le jeu de cartes permettant de déterminer l'âge d'une personne ou le nombre auquel il pense. La version la plus simple consiste en un « jeu de cartes » (généralement six ou plus) portant chacune une liste de numéros. Une personne regarde chaque carte, remettant à l'interprète toutes les cartes qui portent le numéro qu'il a choisi mentalement. En jetant un coup d'œil à ces cartes, l'interprète est en mesure de nommer le numéro. Pour mieux comprendre, remplacez « jeu de cartes » par « fiches bristol » car cette méthode n’a été réalisée avec un jeu de cartes que bien plus tard. Sans remonter jusqu’aux calendes grecques, repartons jusqu’en 1769, année où un certain Jules-Edme Guyot nous présente dans le tome 3 de son livre Nouvelles récréations physiques et mathématiques, la vingt-deuxième récréation suivante : Vingt-quatre mots transcrits sur des cartes ayant été donnés à une personne, découvrir celui d’entre eux qu’elle a choisi. Nous avons donc là un tour de mentalisme (Ah !) dans lequel on devine un mot parmi 24 en demandant au spectateur sur quelle(s) fiche(s) il voit le mot qu’il a choisi. Dès qu’il vous a remis le nombre de fiches concernées, vous pouvez nommer le mot. Simple ? Peut-être mais pas évident à reconstituer même si certains spectateurs se doutent que « tout est dans les fiches » Ce livre étant accessible en PDF, nous vous laissons le plaisir de le chercher afin de comprendre comment les fiches doivent être remplies. Il a fallu un certain temps avant que l’on adapte ce tour pour qu’il fonctionne avec des cartes. Et comme l’a signalé notre Gaëtan national, nous n’avons pas encore trouvé une trace avant 1910, année où deux magiciens, Henry Hatton et Adrian Plate, pondent Magicians’ Tricks : How They Are Done, livre dans lequel on trouve un effet intitulé Mathematical Problem qui se présente comme ceci : A Mathematical Problem To pick out from a pack in one's pocket the card thought of, without asking a question. Autrement dit, vous êtes capable de sortir instantanément de votre poche une carte simplement pensée sans même poser une seule question. Et pour faire bonne mesure, ils ajoutent : This is one of the most brilliant and most incomprehensible tricks ever invented. Moreover, it requires little skill on the part of the performer, being the result of a cleverly devised mathematical formula. C'est un des tours des plus brillants et des plus incompréhensibles jamais inventées. De plus, il nécessite peu d’adresse de la part de l'exécutant, grâce à une formule mathématique intelligemment conçue. (Cette présentation dithyrambique n’engage que ses auteurs !) Et de nous expliquer comment faire avec un jeu de trente-deux cartes. Une fois la carte déterminée après présentation de différentes mains, vous rangez le jeu dans une de vos poches et vous en ressortez immédiatement la carte. Maintenant, nous allons vous révéler un grand secret (de polichinelle) : Si vous aviez acheté Encyclopedia of Card Tricks de Jean Hugard, publié en 1937 et traduit en 1964 par Maurice Sardina sous le titre Encyclopédie des tours de cartes, vous y auriez trouvé ce tour décrit TROIS fois (si vous aviez eu la patience de le lire d’un bout à l’autre). Mais pour vous éviter une fatigue inutile, voyez page 167, 231 et 371. Comme l’indique le titre de cet ouvrage, c’est une compilation de tours déjà parus. Par conséquent, un des tours a été publié par Charles T. Jordan en 1919 sous forme de tour commercialisé puis décrit en 1920 dans un de ses fascicules. Le deuxième a été commercialisé par Joe Ovette en 1932 et le troisième a été décrit en 1933 par Howard Albright dans son livre Super Psychic Mental Effects. À noter que pour ces trois magiciens, on utilise un jeu de 52 cartes. Puis, en 1944, intervint qui vous savez, qui, comme à son habitude, améliore la méthode mais envoie les magiciens sur une fausse piste en citant un certain Ramo Samee dont on peut vraiment se demander ce qu’il vient faire là-dedans car vous connaissez notre devise ? Tant qu’il n’existe aucun écrit attestant un état de fait, nous ne pouvons le prendre en considération. (P & P) Après cela, calme plat jusqu’en ? Oui ? 1992 ? C’est cela, oui ! Année où Larry Becker publie Stunners* et décrit page 185 un effet intitulé X The Unknown de Leo Boudreau. Tour qui sera traduit en 1994 (Mon Dieu ! Déjà 27 ans !) sous le titre Test E.S.P. dans la revue Imagik no. 4 de juillet. Là on peut dire qu’il y a véritablement amélioration. Jugez-en plutôt : Vous présentez au spectateur (à qui vous avez demandé de penser à une carte) UNE SEULE CARTE imprimée recto verso dans laquelle sont inscrits le nom des 52 cartes en lui demandant de se concentrer sur sa carte en cherchant sur la carte index sa valeur à pique, puis à cœur, puis à trèfle et enfin à carreau. Dès que c’est fait, vous pouvez nommer la carte pensée. Cette version inspirera Richard Hatch qui enverra à la revue Imagik une variante que vous trouverez dans le numéro 27 d’avril 2000 sous le titre Détecteur Bi. * X the Unknown sera repris en 2003 dans la nouvelle édition de Larry Becker intitulée Stunners Plus. Mais entre-temps, Jim Steinmeyer commercialise en 1994 une version encore plus forte car il présente son effet intitulé The World’s Thinnest Deck of Cards qui utilise le même principe MAIS AVEC SEULEMENT SIX CARDS ! Et en 1999, dans ses notes de conférences intitulées Gaetan Bloom 1999, Gaétan présente Easy Ramo Samee . En 2015, dans sa série d’ « impuzzlités » (Devilish Impuzzibilities), Jim Steinmeyer propose sa version intitulée Just Thinking inspirée de celle de Howard Albright qu’il date de 1948 car c’est l’année de la seconde édition de ce fascicule qui sera distribué par Abbot’s Magic.
  4. 2018. Darwin ORTIZ. Twisting the Case ( !) page 113 du livre Concevoir des miracles traduit par Valérie Doumergue. Éd. Blue Source. [vmprod p=518] Lors de la phase finale de Twisting the Aces de Dai Vernon, l’auteur après avoir effectué le comptage Elmsley pour montrer quatre dos, place les quatre cartes dans l’étui du jeu. Le spectateur effectue lui-même le « twist » et ressort les cartes révélant que le dernier as s’est retourné. L’effet se produit dans l’étui, à distance de la dernière manipulation et dans les mains du spectateur, ce qui renforce l’impossibilité.
  5. 1960. Dai Vernon. Twisting the Aces. Apparition de la première version modernisée et révolutionnaire de ce tour, et sans doute la meilleure pour encore longtemps. Publiée dans Dai Vernon’s More Iner Secrets of Card Magic 1993. Lee Asher. The Asher Twist de ses Notes de conférences, une version flash, superbe, qui a fait l’effet d’une bombe lors de sa création. Dans les mains de Lee Asher c’est formidable. 2003. Christian Girard. Twisting the Kings au retournement Sisyphe. Revue Arcane numéro 112. NB : Pour alléger et rendre plus fluide le montage classique du début de Twisting the Aces une méthode est proposée par Bébel dans la revue Imagik numéro 28.
  6. ANIMA. Nantes. Dimanche 28 février 2021. Causerie de @Yves CARBONNIER. Compte rendu de Pierre Guedin. Depuis une vingtaine d’années (damnées ?) j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs conférences et à un stage CIPI d’Yves Carbonnier. Cette fois encore ma fidélité a été récompensée et j’ai appris plein de subtilités. @Claudemage SALONI nous reçoit en toute discrétion dans un lieu de rencontre d’initiés masqués. Inutile de vous donner l’adresse, car elle change tout le temps et est révélée au tout dernier moment. Pendant 1 h 30 nous avons parlé à voix basse et applaudi à la manière de la Famille Bélier pour ne pas gêner les voisins de l’immeuble. Tous les ingrédients d’une réunion secrète de magie étant (enfin) posés nous avons pu commencer. La première routine porte le nom d’un personnage biblique (Melchisédech), mais dans le cerveau de notre conférencier épicurien il s’agit plutôt de la bouteille de champagne la plus grande, la plus grosse et la plus rare ! Le jeu est arrangé de telle sorte que les effets soient variés, pétillants et s’enchainent sans heurt. Je note au passage un chargeur de cartes original, des cartes choisies retrouvées de façon interactive, des voyages d’as, un tour de transition efficace, et un finale qui a pris à contre-pied et laissé perplexes les magiciens présents. Ces trois phases permettent de faire connaissance. Tout est réglé au millimètre, fluide et sans temps mort ni hésitation par exemple pour prendre une brisure. Le premier contrôle est de lui, chaque choix de technique anticipe le suivant. Une phrase aide à limiter le temps de réaction du spectateur dans le but d’éviter les cassures de rythme. Normalement cette routine se termine par une carte retrouvée dans le citron, mais aujourd’hui Yves a clos son numéro avec son jeu bloc (Dur-Dur). Dans les deux cas (en condition réelle avec un public profane) le tour de fin est destiné à faire comprendre aux spectateurs … que c’est fini ! NDR : Mike Jagger dans un autre contexte se verse un seau d’eau sur la tête et tout le monde comprend que le concert est tombé à l’eau… Heu non ! Je veux dire : terminé. « Laisser apercevoir l’as » est différent de « montrer ostensiblement l’as », lors de l’empalmage l’importance de certains doigts est soulignée, l’importance aussi de la respiration, etc. Mais je ne vais pas énumérer toutes les subtilités, pour vous laisser les découvrir lorsque vous irez voir sa conférence ou lorsque vous lirez son livre. Lors d’une deuxième partie Yves a montré ses découvertes pour améliorer des classiques d’Alex Elmsley et Paul Harris. Ce sont de vraies améliorations du point de vue du spectateur. À noter un gag sympathique : l’apparition d’un verre à vin dont on visse le pied pour isoler les rois dans le verre. A tous les passionnés de tours de cartes je recommande le Grand livre de Cartomagie d’Yves Carbonnier magnifiquement rédigé par Alain Poussard
  7. Source. 2006. David STONE. Traveler. DVD Les vrais secrets du close – up, vol. 1. Produit par Jean – Luc Bertrand. David Stone crédite Larry Jennings (Open Travellers), Yannick Chrétien (Ultimate Travelers) et J. J. Sanvert (Invisible Flush Palm)
  8. Source. 1801. DU CŒUR JOLY. Trois heures d’amusement ou le nouveau Comus. Les cartes pensées. Page 263 de la troisième édition de 1806. Paris, Au Grand Buffon Librairie de A. G. Debray.
  9. Je partage vos remarques, c’est joliment présenté, bravo Erwan ! Mais il serait normal de citer la source de cette routine, une création de BÉBEL, magnifiquement construite, qui deviendra effectivement un classique
  10. BÉBEL. NANTES, le 20 septembre 2019. Compte rendu de Pierre Guedin. Nous sommes accueillis par @claudemage Claude SALONI et son équipe d’ANIMA. Un écran permet une bonne vision de la conférence et un pot est prévu pour l’entracte et à la fin de la conférence. Que demander de plus ? L’inscription au club donne droit à quatre conférences gratuites car les finances ne sont pas la préoccupation principale de l’équipe. Au contraire, on ressent beaucoup de bienveillance et d’altruisme @Bébel, très en forme, invite deux spectateurs, un de chaque côté de lui, et c’est parti mon kiki. INTUITION. Une carte (8P) nommée par la spectatrice est trouvée dans l’étui. Voir L’illusionniste no. 364 de 2007, La Carte à l’étui. TRANSITION. Trois 8P deviennent un 3K et deux Jokers. Voir Imagik no. 19 de1998. BONNETEAU au SANDWICH. Première description dans la revue l’Illusionniste no. 349 de 2003. A la recherche d’une carte (le 3K), une succession d’effets percutants. Production de trois as puis d’un quatrième au stop de la spectatrice. Production très visuelle. Travail sur l’improvisation. MABILLON. Un tour avec neuf as ! Première description dans la revue Imagik no. 32 de 2001. TÉLÉPORTATION RENVERSANTE. Et une double transposition asymétrique avec un gobelet. Dans ses Notes de conférence de 2005. Au passage deux techniques de contrôle d’une carte choisie : par mélange au « book-break » de David Devant et la coupe rotative de Ken de Courcy. Minute de poésie (et d’humour) avec « La dame de pique qui pique mon cœur » décrit la première fois dans la revue Magicus no. 141 de 2005. LE HAREM termine en beauté un spectacle d’exception. Les tribulations hautes en couleur d’une carte choisie. Première description dans le livre Prestidigitation - Mille et une sources de Philippe Billot et Pierre Guedin (2011). Quatre dames à dos rouge, un jeu à dos bleus, à la fin le jeu est rouge et les faces sont uniquement des dames. À la vente, Bébel propose trois notes de conférence différentes et le DVD "j'improvise" réalisé par @Philippe MOLINA. Comme d’habitude, excellente prestation de notre ami Bébel.
  11. Philippe Billot s'est penché sur le sujet et voici ce qu'il m'écrit : RAMESES AT THE LONDON COLISEUM. “The curtain rises on an Eastern setting. A lady assistant closes the curtains of a cabinet, and these, re-opening, reveal Rameses. Quick knotting is presented with a red silk, placed in a crystal cylinder and covered with a cardboard tube, the handkerchief vanishes and reappears between others, suspended on a stand. A black silk covers a goblet of glittering petals, and these are transformed to water. A pyramid is next erected in the cabinet, the front is closed, re-opened, and two lady assistants appear in quick succession. Eggs placed in a tub are transformed to doves amidst brilliant fire effects. Rameses now dons a black cloak and introduces the illusion “Cremation.” A large dais is covered with a curtain which, being removed, reveals the missing lady. The original cabinet reappears; the illusionist enters, the curtains fall, and rising, disclose a lady standing by a fiery cauldron. Rameses reappears from the wings. The alleged automata, ‘‘Vril” is next presented, and the scene changes to a black art cave. An assistant is caused to float, gyrate and skip in the air. A serpentine dance is introduced with pleasing effect. Finally, the assistant is covered with a white cloth, a solid hoop is passed entirely over the shrouded figure – the cloth is quickly drawn away, and the lady has gone. She instantly reappears from the auditorium. Rameses fire effects are all remarkably good, the act is nicely presented, and is well-received.” Ceci est un compte rendu du spectacle du “Great Rameses” paru dans la revue The Magic Wand d’avril 1919. Comme Seb restons prudents et employons le conditionnel. Nous citons : « Ce qui ferait donc remonter l’effet à (au moins) 1914, sous réserve de la véracité de ces informations publiées. » En effet, si l’effet est bien ce que montre la litho, comment se fait-il que le rédacteur de cet article (bien placé pour en parler parce qu’il a apparemment assisté au spectacle en 1919) ne consacre qu’une demi-ligne à l’effet connu sous le nom de « Vril » ? A côté d’une crémation, d’une lévitation, d’une disparition et d’une apparition, le tout déjà vu et connu à l’époque, pourquoi ne parle-t-il pas de la nouveauté ou de l’originalité de l’effet ? La seule chose qu’il écrit, c’est « The ALLEGED automata », soit « le SOI-DISANT automate ». Devons-nous en déduire que Le Grand Ramsès fait simplement croire qu’il a un automate alors qu’une personne tient le rôle de la mécanique ? Et pourquoi ne trouve-t-on pas que tenir penché en arrière est extraordinaire ou magique ou tout simplement étonnant ? Dans son compte rendu du livre Rameses: The Forgotten Star de Chris Woodward, David Britland écrit : « The automaton was actually a man in costume (de Pierrot, confère la litho) and the leaning stunts made possible by hidden mechanics and the lean boots mentionned by Maurice Fogel (qui a été l’assistant du Grand Ramsès). The lean was so extreme that it SEEMS to predate the invisible chair and Matrix lean style illusions that we are familiar with today. » (Genii, octobre 2011) Même avec ces révélations, David Britland reste prudent car il écrit : “Ces inclinaisons sortaient vraiment de l’ordinaire et elles SEMBLENT anticiper la chaise invisible ou la suspension Matrix que nous connaissons aujourd’hui.” Face à tous ces renseignements, gardons dans un coin de notre mémoire que cet effet “d’inclinaisons bizarres” a pu être créé au début du XXe siècle mais que, pour le moment, nous manquons encore de preuves formelles. D'après le compte rendu, le spectacle du Grand Ramsès était en trois parties. 1) Grandes illusions 2) L'automate 3) Le théâtre noir Pour faire du théâtre noir, il faut changer le décor de scène. On peut donc supposer que, pendant cette modification, lorsque les rideaux sont refermés, on amène sur le devant de scène l'automate juché sur une table. Celui-ci fait son numéro d'automate et grâce au moyen expliqué dans le livre The Great Rameses (2011), il peut se pencher en avant ou en arrière. Une fois la démonstration terminé, on emmène la table avec l'automate toujours dessus. Puis le rideau se lève et la troisième partie commence. C'est un peu la même chose qu'avec Dani Lary. On ne le voit pas arriver en marchant, puis se jucher à l'arrière de la voiture et ensuite se pencher en arrière puis se redresser et enfin descendre. Non ! On le voit simplement "passer", fixé sur un support. Ce qui a fait l'originalité de Bert Easley et Jean-Claude Haslé, c'est qu'ils ont été capables d'effectuer un (ou plusieurs) "lean" PENDANT leur numéro. Ils se déplacent, s'inclinent tout à coup, puis se redresse et continuent de marcher. Et c'est la même chose pour Danny Cole. Il a tout à coup envie de s'assoir et Pouf ! C'est fait. C'est peut-être pour ça que le chroniqSTLS ueur de l'époque n'a pas été impressionné par la performance de l'artiste qui jouait l'automate, même s'il s'inclinait anormalement d'avant en arrière. De même que les autres magiciens et c'est peut-être pour cela que cette performance a été oubliée. Car pas assez magique. Nous ne savons pas qui avait fait la mise en scène de ce numéro mais nous pouvons remercier cet artiste qui a inspiré la suite que vous connaissez tous.
  12. Merci Seb. La litho est présente dans le livre MAGIC 1400s-1950s page 592 D'après nos renseignements VRIL serait un automate dont on se servait pour appâter le public. Est-ce que David Copperfield le possède dans son musée ?
  13. A propos de la chaise invisible 1902. Un artiste de music-hall nommé Little Titch présente un numéro d’équilibre impossible grâce à ses chaussures spéciales. Ce n’est qu’un “visuel” mais dans les années quarante, un magicien nommé Bert Easley rend l’effet plus magique dans une routine intitulée Leaning Shoes. D’autres utiliseront cette technique, en particulier un certain Mickael Jackson qui ira même jusqu’à déposer un brevet pour le modèle de chaussures utilisées. En France, on se souviendra longtemps de Jean-Claude Haslé, plus connu sous le nom de Al Carthy puisque déjà en 1945, il présentait son numéro à L’Olympia. 2003. L’effet est reproduit dans le deuxième volet de la trilogie Matrix. Mais cette fois L’acteur Keanu REEVES se penche en arrière pour éviter les balles. Mais c’est de la triche car on voit clairement que c’est un trucage cinématographique (enfin pour les initiés) 2005. L'excellente idée de s’assoir sur une chaise invisible est de Danny COLE qui est donc le créateur de cette nouvelle technique. A partir de 2006 … L’idée est reprise sans son autorisation et sans qu’il soit cité, notamment par un certain « Maidine China » sous le nom de The Lean & Matrix Levitation. Ce titre est doublement absurde, primo puisque The Lean consiste à se pencher vers l’avant et secundo parce que ce n’est pas une... lévitation. Le sujet se penche un peu plus en arrière dans cette version. Pierre Guedin & Philippe Billot
  14. Max MAVEN réussit le tour de force de nous faire apprécier des tours de mentalisme, sans rien prétendre et avec une précision de chirurgien. Nous sommes particulièrement séduits par les tours contenus dans les quatre DVD KAYFABE de Luis Matos Production. À titre d’exemple nous avons choisi dans le DVD vol. 2 le tour Round About, la révélation de trois cartes pensées. Le premier spectateur mélange le jeu, et derrière son dos extrait une carte puis il s’assied sur cette carte sans en prendre connaissance. Le deuxième spectateur coupe le jeu, prend le plus petit des deux paquets dans ses mains, étale les cartes faces vers lui, et pense à une de ces cartes. Le troisième spectateur est concentré sur le plus gros des deux paquets. Il doit penser à une des cartes parmi celles qui sont distribuées faces en haut (cartes après carte). Les trois cartes vont être révélées. La première grâce à un processus d’élimination avec un petit risque d’erreur. La deuxième sera annoncée par le deuxième spectateur pendant le tour. Grâce au principe du temps d’avance elle sera posée sur le tapis et révélée ensuite comme quelque chose de prévu. Pour la troisième, celle qui est sous les fesses du premier spectateur le magicien trouve sa jumelle grâce au principe Epitome Location d’Harry Lorayne. Max MAVEN utilise un jeu qui peut être emprunté, sans préparation préalable, et il n’y a ni compère, ni aucun forçage. C’est parfait. Les méthodes proposées par la suite feront appel à des préparations, des forçages, voir à des cartes truquées… De fausses améliorations de notre point de vue Historique 1477-1478. Luca PACIOLI. Tractatus mathematicus ad discipulos perusinos. Idée du pointage de toutes les cartes d’un jeu pour déduire celle qui manque. 1694. OZANAM. Même idée décrite par l’auteur. Récréations Mathématiques & Physiques, Volume 1. Deviner combien il y a de points dans une carte que quelqu'un aura tirée d'un jeu de cartes 1744. Dr William HOOPER. Rational Recreation, Vol. 1. Même idée mais décrite en anglais. To Name the Rank of the Card that a Performer has Drawn from a Piquet Pack. Notez qu’au bout de trois siècles, on en est toujours à simplement deviner la VALEUR d’une carte, sa famille n’entre pas en jeu. Notez également qu’à partir de 2005, l’expression « clocking the deck » fait son apparition. 1976. Harry LORAYNE. The Epitome Location. Ce fascicule contient la routine Triple Mate qui a probablement influencé les versions suivantes dont celle de Max Maven. Richard Vollmer a traduit ce fascicule en 1981 sous le titre Principe nouveau de découverte d’une carte. 1978. Max MAVEN travaille sur ce principe. 1980. Discussion de Max MAVEN avec T. A. WATERS à propos de ce tour et lui demande de ne pas le publier. 1998. T. A. WATERS publie un manuscrit intitulé Mystics contenant le tour Caroussel. Il précise qu’il s’agit d’une variante d’une idée de Max MAVEN. 1993. T. A. WATERS compile sa collection de livres dans un « énorme » ouvrage (828 pages) qu’il intitule Mind, Myth & Magick … et omet de citer Max MAVEN. 2005. Le tour est traduit en français par Richard VOLLMER sous le titre Carousell page 367 du livre Mind, Myth & Magick, vol. 2. L’effet est également la révélation de trois cartes pensées. La première carte est forcée. Dans une partie bonus, l’auteur propose une alternative au forçage en pratiquant l’Epitome Location d’Harry Lorayne ou le Card Counting (1982) de Karl Fulves pour déterminer cette carte. Ensuite comme dans la version de Max Maven, deux demi-paquets se retrouvent devant les deuxième et troisième spectateurs. Le deuxième pense à une carte de son demi-paquet faces en haut. La troisième est mémorisée d’après un nombre pensé. Le deuxième demi paquet est distribué faces en haut et le troisième spectateur retient la carte correspondant au nombre. L’identité de la deuxième est révélée après un processus d’élimination. La troisième grâce au temps d’avance après avoir demandé au spectateur quelle est sa carte. À la fin T. A. Waters écrit dans son livre : « que la routine est de lui en empruntant à gauche à droite au fil des années » ! 1990. Simon ARONSON. Two Minds and a Mate du livre The Aronson Aproach. Une routine similaire avec le principe du temps d’avance et celui de l’Epitome Location pour révéler trois cartes pensées. 1998. Pit HARTLING. Triathlon dans The Little Green Lecture Notes, publie une approche de ce principe. Traduit en français par Frantz RÉJASSE en 2010, chez C. C. Éditions sous le titre Espiègleries. Le premier spectateur « choisit » une carte (Fingertip Peek Force d’Ed. Marlo). Le deuxième spectateur pense simplement à une carte. Le troisième place le jeu derrière son dos et met une carte qu’il ne connait pas dans sa poche. Préalable. Le jeu est ordinaire mais doit être séparé en rouges et noires (technique GAS de Lennart Green (1989) mais nous, on préfère la technique Marlo (1973)). La carte de la poche est déduite grâce au principe de l’Epitome Location d’Harry Lorayne. Le deuxième spectateur doit révéler la carte à laquelle il pense. Le principe du temps d’avance permettra de faire oublier cette révélation. La carte forcée est facilement révélée. L’auteur ne cite pas sa source. 2014. Guillaume BOTTA. Trilogie impromptue de son livre Illusions. (Éd. Marchand de Trucs) L’auteur cite sa source (Pit HARTLING. Ha ! Ha !) et propose une méthode avec trois forçages au lieu d’un seul ! Le forçage en croix, le Fingertip Force d’Ed. Marlo, le forçage sous l’étalement et le temps d’avance. Dans la procédure finale il faut écrire le nom des cartes sur une carte de visite avant la révélation. Et dans un bonus l’auteur explique sa solution avec un jeu marqué, une carte courte et un raton laveur, dans le but de ne jamais regarder les cartes et de rendre la procédure plus rapide.
×
×
  • Créer...