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En tout cas l'idée selon laquelle le fait même d'appréhender la réalité sous la forme d'un "je" qui fait l'expérience d'un "monde" constituerait une méprise fondamentale (ainsi que la source de toutes nos souffrances) me paraît assez révolutionnaire (même si cette idée est très ancienne).

Tout est question de point de vue comme le montrent les deux très belles images que tu viens de poster ce matin. ☺️

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Le 22/05/2019 à 21:13, Christian GIRARD a dit :

En quoi la connaissance est-elle un péché ? 

Et hop ! Je trouve un texte qui répond très précisément à ta question ☺️:

 

Pourquoi la perfection a-t-elle été corrompue ? Y-a-t-il une espèce de péché originel expliquant cela ?

L'univers a des mystères, nous sommes confrontés à des mystères ; tenter de les expliquer par Dieu par le hasard, ou toute autre explication n'est que relatif et finalement illusoire, le plus important et d'élucider le mystère de l'esprit, le mystère de la connaissance. Ce mystère est le secret le mieux gardé qui soit, car en fait, nous sommes "ce" qui nous le cache ! L'observateur, le sujet, le chercheur, le questionneur que nous sommes, c'est-à-dire l'égo nous dissimule la nature de bouddha, la perfection.
Les problèmes commencent avec l'ego avec l'apparition du processus cognitif conditionné qu'est l'ego, qui voile la perfection non dualiste. Cette "connaissance egotique" est ce que le dharma appelle l'ignorance. C'est la connaissance qu'un sujet à de quelque chose qu'il saisit comme une autre. C'est la connaissance dualiste. Elle crée la dualité et voile ce qu'elle voulait connaître !
Dans cette perspective, d'un point de vue du dharma, on pourrait dire que le péché originel est cette prise de connaissance de ce qui, par nature, ne peut être pris comme connaissance.
 Cette prise de connaissance, créant la dualité,  voile ce qu'elle voulait connaître : l'état non dualiste. C'est ce que l'on pourrait peut-être appeler "le péché de la connaissance". Le péché originel serait alors de tomber sous l'emprise du serpent de l'illusion de la connaissance dualiste, celui qui sépare, qui crée la dualité, le diable.

C'est une interprétation personnelle, je ne fais que la suggérer puisque vous posez la question.  (rires)

Lama Denis Teundroup - Le dharma et la vie

Modifié par Patrick (Shiva)
  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Le 22/05/2019 à 23:40, Christian GIRARD a dit :

On dirait que tout ceci n'est que l'expression de nœuds de la pensée. 

Tiens je t'en ai trouvé un autre de "nœud de la pensée"... Excellent celui là ! 😀:

 

La science est fondée sur un protocole, assez contraignant, de démonstration et de vérification relativement universelle que tous les scientifiques acceptent entre eux. Cette science a fait la preuve incontestée, que la ''localité'' (simplifiée ici comme ''temps'', minutes, secondes) ne peut exister en simultanée avec la ''réalité''. C'est l'un ou l'autre. Pour des raisons existentialistes, les scientifiques ont tout simplement abandonnée la notion de ''réalité'' pour conserver celle du ''temps''. Ce qui correspond à affirmer scientifiquement qu'il n'existe aucune ''réalité scientifique objective''.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Le 25/05/2019 à 11:32, Olivier (Thyl) a dit :

C'est sans doute pourquoi je n’adhère pas/plus au bouddhisme, il y a une véritable dualité dans les paroles du lama Denis qui pour faire croire qu'il est bouddhiste se rase le crâne, change de nom et porte des robes (c'est une névrose).

Si on va par là, le clergé catholique est tout aussi névrosé : les prêtres portent des soutanes, les moines des robes ; les papes et les moines choisissent un nom symbolique...

Je t'accorde qu'ils ne se rasent pas le crâne, mais c'est parce que la plupart sont chauves ! 😜

Le 25/05/2019 à 11:32, Olivier (Thyl) a dit :

Et après il nous dit que le sujet est l'obstacle. Ce n'est pas cohérent, et coincide avec la manipulation des âmes humaines depuis très longtemps.

Je trouve que ses explications sont plutôt cohérentes, au contraire, même si je n'y adhère pas sans réserve. Je ne vois pas en quoi cela relève de la manipulation : le lama nous expose sa vision du monde. Si je compare aux religions occidentales (christianisme), j'y vois beaucoup moins de manipulation que dans la promesse du Paradis ou de l'Enfer, la Colère divine ou autres joyeusetés...

Le 25/05/2019 à 11:32, Olivier (Thyl) a dit :

Il y a dans les paroles des bouddhistes et précisément dans ce texte toute la différence avec les paroles du Christ

La comparaison me semble difficile, dans la mesure où il donne son interprétation d'un texte de la Genèse, donc de l'Ancien Testament. Rapprocher ça de la parole du Christ me semble pour le moins anachronique...

L'important, c'est que ça valide !

Publié le


En tout cas, quel gros pavé dans la mare, l’hypothèse que la saisie dualiste, l’objectivation du monde (notre mode de perception des choses le plus banal et le plus habituel) est la perversion d’un état "originel" qui serait, lui, bien plus proche du niveau "fondamental" de "réalité" (désolé mais je suis obligé de mettre des guillemets partout 😀).

Comme l’écrit Schrödinger «  La raison est une partie du problème et elle ne peut donc pas être la solution ».

Tout ceci rend le dialogue avec un scientifique ou un rationaliste très compliqué voire quasi impossible dans la mesure où un scientifique va quasiment toujours concevoir les choses en mode objectif (je devrais même dire en mode "objectivation").

Quelques aficinados qui maitrisent tout autant la pensée scientifique que la non-dualité se sortent très bien de cet exercice néanmoins (Michel Bitbol, Mathieu Ricard…).

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Un passage du livre de Rupert Spira précédemment cité (La nature de la conscience) exprime assez bien la méprise (😀 !) de la saisie dualiste :

Citation

Nous croyons que l'univers existe en tant qu'objet parce que nous croyons que le soi existe en tant que sujet. Ainsi, la croyance en un univers extérieur repose sur la croyance selon laquelle notre soi, l'élément connaissant de toute expérience, vit dans le corps et en est une propriété.
(Rupert Spira)

 

Finalement, quand je relis le tout premier message (plutôt farceur) de ce fil rédigé en janvier 2012 ainsi que le deuxième message (tout aussi farceur) par Christian Girard, je ne peux m'empêcher de conclure que l'essentiel était déjà dit en deux messages.


(Bon, certes, il a fallu un peu plus de 1300 autres messages , plus de 7 ans de débats et des centaines de références philosophiques, scientifiques et spirituelles pour étayer un peu le débat et montrer que ce qui était parti comme une farce a beaucoup plus de profondeur que nos deux premiers messages le laissaient supposer 😂).

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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il y a 4 minutes, Olivier (Thyl) a dit :

Les bouddhistes rejoignent tous un Esprit impersonnel, tandis que le message christique, proche des Pythagoriciens et de l'école des mystères disent que nous nous devenons !!

Les deux visions peuvent complètement se rejoindre. D'ailleurs au niveau ultime (tout en haut de la montagne), tous les chemins se rejoignent n'est-il pas ?

Je conçois que la question de l'anatman peut poser souci à la vision chrétienne très centrée sur la notion de personne, d'altérité et de relation à l'autre.

Les deux ouvrages dont je met les couvertures en photo sur ce message sont les plus inspirants que j'ai lu sur cette question. Celui de Thich Nhat Hanh est peut être un peu plus "bisounours" que celui de Fabrice Midal et Dennis Gira qui est plus un dialogue sans concessions entre deux amis dont l'un est chrétien et l'autre bouddhiste.

Sur cette question de "la goutte d'eau qui retourne à l'océan" et qui, donc, devient l'océan (ce qui, d'ailleurs, est plus une image hindouiste que bouddhiste, mais bon...), il y a ces quelques mots de Kalou Rinpoché (déjà cités ici mais c'était il y a quelques années). De plus ça colle assez bien avec tout ce que nous venons d'évoquer ces derniers jours (saisie dualiste etc...) je me permets donc de les recopier à nouveau :

Tu vis dans l'illusion et le monde apparent des choses

Mais il y a une réalité

Tu es cette réalité et tu ne le sais pas

Quand tu t'éveilleras dans cette réalité, tu reconnaitras

Que tu n'es rien, et qu'en étant "rien, tu es "tout".

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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