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Publié le
Il y a 3 heures, Patrick FROMENT a dit :

Effectivement, la philosophie n'a jamais rechigné à s'interroger sur elle-même. La question à quoi sert la philosophie ? est elle-même une question philosophique traitée depuis l'Antiquité.


Du coup, un élève qui rendrait sa copie disant "A rien." aurait quelle note?
Si ça se trouve, on lui met zéro alors qu'il ne se trompe pas tellement. En tous cas, pour lui.

Sérieusement, comme l'écrivait Jean-Charles dans La foire aux cancres, vu le niveau en français, je pense que les élèves manquent plus de dictées que de philo.

  • Haha 3
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Publié le (modifié)
il y a 24 minutes, Christophe (Kristo) a dit :

Du coup, un élève qui rendrait sa copie disant "A rien." aurait quelle note?

S'il argumente je ne doute pas qu'il puisse avoir une excellente note. 

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Modifié par Patrick FROMENT
  • J'aime 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

S'il argumente je ne doute pas qu'il puisse avoir une excellente note. 

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Ok, mais ça a été écrit par quelqu'un qui pense que la philo n'est pas inutile... Il argumente dans un sens, dans l'autre et paf ! Il dit qu'elle est utile, finalement ! Ca doit être quelqu'un qui aime la philo... ça nous sort pas de l'auberge

  • Haha 2
Publié le
il y a une heure, Christophe (Kristo) a dit :

Ok, mais ça a été écrit par quelqu'un qui pense que la philo n'est pas inutile... Il argumente dans un sens, dans l'autre et paf ! Il dit qu'elle est utile, finalement ! Ca doit être quelqu'un qui aime la philo... ça nous sort pas de l'auberge

Après, il doit suffire qu'il y ait une personne pour qui la philosophie (ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs, un jeu de cartes, ou un chapelet par exemple) ait une utilité pour qu'elle en ait une.

Ce qui ne signifiera pas qu'elle en ait pour tout le monde, que son utilité soit universelle. Ce qui n'est pas le cas du jeu de carte ou du chapelet non plus. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils n'aient pas d'utilité.

On pourrait étendre le propos à la fourchette, notamment. Qui semble avoir une utilité très répandue, à tel point que, pour ceux d'entre nous qui l'utilisons, il pourrait sembler comme allant de soit qu'elle ait une utilité. Alors que pour nombre d'êtres humains (pour se limiter à eux), elle est complétement superflue.

Quant au fait de ne pas être sorti de l'auberge, ça peut avoir un intérêt, voir une utilité, pour peu qu'on ait faim ou envie d'un gîte. On pourra même y utiliser des fourchettes. Et pourquoi pas un jeu de cartes. Voir philosopher avec les autres hôtes.

  • J'aime 2

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le
à l’instant, Christian DELAMORINIERE a dit :

...en se demandant si elles existent vraiment ! 🤔


Elles existent, il y a même des tristes sires (enfin un surtout) qui ont fait fortune en les tordant...

 

il y a 10 minutes, Olivier SSK (If....) a dit :

Après, il doit suffire qu'il y ait une personne pour qui la philosophie (ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs, un jeu de cartes, ou un chapelet par exemple) ait une utilité pour qu'elle en ait une.

Ce qui ne signifiera pas qu'elle en ait pour tout le monde, que son utilité soit universelle.


Tout à fait. Et puisqu'on est dans un sujet sur dieu, on peut aussi se poser la question de l'utilité de la croyance en Dieu.
Certains diront que c'est inutile.

Bon, si on pense que quelque chose est nocif (par exemple : la pollution, est-elle utile?) on peut dire que c'est inutile, même si certaines personnes la trouvent utile.

  • Merci 1
Publié le

Oui, on peut décréter effectivement que tout un tas de choses ne servent à rien (la philosophie, les jeux de cartes, les fourchettes, les religions, la croyance en Dieu, l’art, la littérature…).

Comme je l'ai dit, s'agissant de la philosophie, la question de son inutilité ou de son inanité est plutôt bien posée par les philosophes eux-mêmes (on va encore me parler de questionnement circulaire 😁). Je crois même que tous les philosophes dignes de ce nom se sont posés cette question à un moment ou à un autre...

51jNMGJcYlL.jpg

Citation

La philosophie est souvent présentée comme une activité servant à l’autonomie des individus. Il ne s’agit probablement là que d’un préjugé. Quand le philosophe n’est pas, comme le dit F. Nietzsche, un être servile professant un enseignement officiel, il est réduit à constater que son utilité sociale est très réduite voire vaine. Cela est largement clamé par les non-philosophes et plus sérieusement par de nombreux philosophes d’envergure. Ce texte entreprend une généalogie de cette approche qui tend à constater et reconnaître l’inutilité de la philosophie dans la société moderne, industrielle, postindustrielle, numérisée. Il montre comment la valorisation du travail (probablement fantasmée), a conduit à son élimination comme activité émancipatrice. L’auteur tente ici de montrer que ce discours purement dépressif ne tire pas son origine d’une histoire qui aurait pu être autre mais qu’il est en réalité contemporain de l’instauration même de la philosophie. L’idée qu’elle ne serve à rien est avancée par de nombreux penseurs. On la trouve déjà dans l’Antiquité chez Platon ou chez ceux qui estimèrent n’avoir rien à dire devant la foule sur l’Agora. Idée dépressive donc qui interroge les raisons de la philosophie et qui montre ses liens étroits avec la notion de folie.

 

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 23 minutes, Etienne HRBT a dit :

2500 ans de philosophie

Extrait :

Citation

- Aucun dieu ne philosophe et ne songe à devenir sage, attendu qu'il l'est déjà ; et en général quiconque est sage n'a pas besoin de philosopher. Autant en dirons-nous des ignorants : ils ne sauraient philosopher ni vouloir devenir sages : (...) car enfin nul ne désire les choses dont il ne croit point qu’elle lui manque.
- Mais quels sont donc les gens qui font de la philosophie, si ce ne sont ni les sages ni les ignorants ?
- (...) Ce sont ceux qui se tiennent entre les deux, entre l'ignorance et la sagesse.

Texte rédigé par IA

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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