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Ma petite expérience me laisse à penser que le cold reading "déductif" est en réalité très peu utilisé ... si ce n'est par quelques magiciens.

Ceux qui s'intéressent de plus près au cold reading apprendront un jour ou l'autre ce que l'on appelle "un système" pour générer leurs lectures. Toutefois, l'apprentissage d'un système n’empêche en rien de le coupler avec une part d'intuition (oui oui !!), bien au contraire. A ce sujet, les récents travaux de EE, JF, NS, ... empruntent justement cette voie.

En ce qui concerne les véritables voyants, comme l'a très justement souligné Patrick, ils ignorent tout simplement le mot "cold reading". CQFD.

https://www.fabienarcole.fr

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Tu as raison Hipe, j’ai volontairement sauté une case en passant directement du cold reading déductif au cold reading intuitif. Entre les deux il y a effectivement ce que tu nommes le cold reading avec utilisation de "système" (ce qui va, d'ailleurs, être le propos du livre de Richard Webster qui sort en français dans quelques jours).

Il me semble qu’il est possible de classer, aujourd’hui, les différentes approches en quatre grandes catégories :

- stock reading et utilisation de formules toutes faites (effet Barnum)

- cold reading déductif quelle qu’en soit l’approche (psychosociologique, statistique, body langage, synergologie…)

- cold reading utilisant un système (tarologie, cartomancie, numérologie, alphabet, couleurs, utilisation de supports divinatoires…)

- cold reading intuitif (développement de l’intuition pure, techniques favorisant l’émergence d’images à la conscience, synchronicité, travail sur le langage métaphorique…)

Encore une fois, le sujet est vaste et complexe…

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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A mon avis on doit adapter son cold reading à ses propres spectateur afin de rester dans le cadre " je suis un magicien ou mentaliste qui fait des tours" .

Certain spectateurs pourraient ou nous prendre pour des charlatans ou pour des personnes ayant de véritables dons.

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je ne suis que ma propre illusion.

En faite...ça m'en touche une sans faire bouger l'autre

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En ce qui concerne les véritables voyants
...

... ils n'existent pas. mdr

La perception de la réalité étant ce qu'elle est et différant d'un individu à l'autre, le minimum serait de préciser "...ils n'existent pas... dans ma perception du réel".

Par exemple: les djinns n'existent probablement pas dans TA réalité, mais sont totalement "réels" dans celle d'un musulman.

Je rappelle donc l'article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme:

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Tu as donc parfaitement le droit d'exprimer tes convictions, fais-le en respectant celle des autres. Evite donc les affirmations péremptoires. Personne ne cherche à te convaincre de quoi que ce soit...

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Certain spectateurs pourraient ou nous prendre pour des charlatans ou pour des personnes ayant de véritables dons.

Ce risque là existe aussi quand tu présentes un simple book test...

(Des fois il arrive même qu'on me prenne pour un artiste... chose que je n'ai jamais prétendu être... si c'est pas une tromperie ça ! mdr)

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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A mon avis on doit adapter son cold reading à ses propres spectateur afin de rester dans le cadre " je suis un magicien ou mentaliste qui fait des tours" .

Certain spectateurs pourraient ou nous prendre pour des charlatans ou pour des personnes ayant de véritables dons.

On peut dire la même chose pour tous les guignols qui achètent un truc de magie le matin et se vendent comme pros le soir...

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A mon avis on doit adapter son cold reading à ses propres spectateur afin de rester dans le cadre " je suis un magicien ou mentaliste qui fait des tours" .

Certain spectateurs pourraient ou nous prendre pour des charlatans ou pour des personnes ayant de véritables dons.

On peut dire la même chose pour tous les guignols qui achètent un truc de magie le matin et se vendent comme pros le soir...

ça c'est sur !!!

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je ne suis que ma propre illusion.

En faite...ça m'en touche une sans faire bouger l'autre

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Pour en revenir au sujet initial du sujet qui est "Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif" et pour compléter le propos, il me semble intéressant d’aborder la question de l’efficacité et de la fiabilité de l’approche intuitive par rapport à l’approche déductive. La question est intéressante dans la mesure où l’approche déductive repose sur des bases logiques et cartésiennes alors que l’approche intuitive semble reposer sur une grande part d’aléatoire, de subjectivité et beaucoup d’empirisme.

Ma petite expérience en la matière me porte à penser que, paradoxalement, l’approche intuitive est la plus efficace.

Intuition et réflexion. Il me semble que cela dépend des problèmes que l’on est censé résoudre (leur niveau de difficulté, le temps qui nous est accordé pour y répondre, l’état et la disponibilité dans lesquels on se trouve physiquement et moralement, notre expérience, etc.). Sans parler de cold reading mais d’intuition au sens large, il est clair que ce mode de pensée est rapide et efficace dans de nombreux cas, surtout si l’on a l’habitude d’agir (penser) de cette façon et que l’on s’y exerce, le mode déductif est effectivement lourd et lent mais parfois essentiel pour répondre à certaines obligations de la vie qui nécessitent, comment dire ?, des calculs (pour faire court).

Elle permet en outre d’aller beaucoup plus loin. Là où l’approche déductive va vous permettre de dire à une personne « vous êtes marié » à partir de l’observation d’une alliance au doigt (ok, ok je caricature un peu) l’approche intuitive vous emmènera vers des descriptions troublantes sans avoir besoin d’observer quoi que ce soit ni d’être en contact direct avec la personne.

Heu… un exemple serait le bienvenu. Si je mets la photo d’un individu dans une enveloppe, chez moi, tu peux m’en donner une « description troublante » de chez toi, que tu publierais là, dans VM ? On peut tenter le coup si tu veux, quel que soit le résultat d’ailleurs ça ne prouvera rien, ni dans un sens ni dans l’autre, mais c’est une expérience non scientifique et intuitive mdr comme une autre non ?

Comme l’a très bien montré Christian les erreurs n’ont aucune importance dans ce style de mentalisme, elles ajoutent de la crédibilité et de l’impact

Grr ;) ! Je n’ai jamais écrit ça dans les messages ci-dessus ! Une fois de plus, je ne tiens pas à ce que mes propos soient déformés ou « recadrés » :whistle: . J’ai écrit ceci :

l’objectif étant « d’étudier l’activité cérébrale de Maud quand elle pratique son activité de voyance », la pertinence des visions n’a pas d’importance

Ce qui signifie que l’objectif du test concerné dans le documentaire n’était pas d’évaluer la pertinence des résultats de la « voyance » (voilà pourquoi les résultats n’ont pas d’importance dans ce cas-là) mais l’activité psychique (en réalité certains paramètres seulement de cette activité) lorsque Maud Kristen prétend être en état de voyance.

En outre, je suis plutôt partisan de défendre l’idée que la qualité d’une expérience de mentalisme dépend principalement du taux de réussites (qualitatif et/ou quantitatif) et non d’une succession d’échecs !

En milieu de journée, je ruminais (en pensée) dans le RER au sujet d’un texte de fiction à écrire (pour l’éditer dans ce sujet) et qui relaterait la description d’une expérience de divination d’une carte parmi 52 et de l’interprétation des résultats donnée par différents protagonistes, principalement un « croyant » convaincu, un réfractaire obtus et un sceptique ouvert (mais il y a d’autres catégories envisageables).

Arrivé dans le lieu où je me rendais, j’ai sorti mon dictaphone pour prendre note oralement de mes réflexions, devant trois personnes qui me regardèrent donc avec étonnement. Pour leur expliquer mon propos de façon claire, j’ai sorti mon jeu de cartes et j’en ai extrait une carte que j’ai posée face en bas sur la table en demandant ensuite à l’un des observateurs de penser à une carte de son choix puis de la nommer. Il s’exécuta : « Sept de pique ». J’avais pour secret espoir d’échouer dans ma prédiction car mon objectif était justement de montrer quels étaient les mécanismes du recadrage et de l’interprétation d’une situation. Je ne fus surpris qu’à moitié, ma carte de prédiction était la bonne !

Dans cette situation-là, le réfractaire de mon histoire imaginaire aurait conclu (la gorge nouée) « C’est le hasard, une chance sur cinquante-deux », et il n’aurait pas tort. Le croyant aurait dit avec un sentiment de satisfaction de celui-qui-sait : « Ça défit quand même pas mal d’idées reçues non ?, c’est troublant ; il y a des forces en nous qui ne s’expliquent pas, en voici une preuve ». Et il n’aurait pas vraiment tort. Le sceptique ouvert aurait ajouté : « Étonnant, fascinant, continuons l’expérience ». Et il aurait bien raison.

J’utilise beaucoup le « mode intuitif » et ce de façon délibérée au moins depuis les années 80 (lors de mes études aux Beaux-arts) avec les prémices de cette approche qui était, selon les termes de l’époque, une façon de libérer « le cerveau droit » (c’est caricatural cette description topique du cerveau mais ce qui importe dans le cas du dessin c’est l’efficacité de la méthode).

Même si le cloisonnement entre les côtés gauche et droit de notre cerveau est fluide, le mode de connaissance que Betty Edwards appelle le mode-D (mode du cerveau droit) est écrasé par le mode-G (mode du cerveau gauche) dans notre civilisation moderne et nous éloigne de ce que Lewis Carroll appelle la « présence des fées ».

Vous vous fichez certainement des fées mais si vous êtes doués en dessin, comme on dit, c'est qu'elles sont proches de vous. Si, au contraire, vous souffrez de ne pas savoir dessiner, de ne pouvoir tracer sur le papier les images qui apparaissent dans votre cerveau, si dessiner ou peindre vous répugne ou vous fait peur, c'est que le mode-G empêche le mode-D de respirer. Liberté pour le mode-D et bienvenue aux fées !

Source : http://librefan.eu.org/node/344

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Bref, l’expérience réussie de ce début d’après-midi fut poursuivie d’une autre façon tout aussi « troublante » mais que je ne détaille pas. Cependant, je ne suis pas dupe de la méthode : je n’ai pas choisie la carte par hasard, j’ai utilisé mon mode intuitif qui en réalité a traité très rapidement et très efficacement des données assez complexes et diverses relatives notamment à ce que je savais de la personne à qui je m’adressais, au contexte, à mon aptitude personnelle à l’empathie (être sensible à l’autre, en phase) avec ses limites mais aussi son potentiel.

Pourquoi appeler « cold reading intuitif » ce que depuis longtemps l’on nomme tout simplement de l’intuition ? L’intuitif n’est-il pas du déductif de très haut niveau ?

Christian

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    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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