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Publié le
La surprise est excellente

Certains achèteraient ce livre rien que pour cette surprise s'ils savaient (mais du coup ce ne serait plus une surprise... ;) ).

On pourrait peut-être révéler ce bonus maintenant ?

Par ailleurs, ce livre remarquable n'a pas l'écho qu'il mérite selon moi. Il s'agit d'un monument de la littérature magique, pas seulement parce qu'il s'agit d'un pavé de plus de 380 pages mais parce que les informations contenues dans cet ouvrage sont précieuses. Prestidigitation – Mille et une sources trouvera sa juste place dans votre bibliothèque de magicien à côté de la Bibliographie de la prestidigitation française et des arts annexes de Christian Fechner. Deux "outils" pour connaître les racines et les branches des arts magiques, à vous d'en cueillir les fruits.

Christian Girard

Finalement, la première édition a été vite épuisée. :D

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Publié le (modifié)

Même un cartomane sabbat les cartes ;) !

Les P&P, Pierre Guedin et Philippe Billot, sont clairs à ce sujet dès le titre, il s'agit de prestidigitation et non de sorcellerie ou autre rapport suprasensible de l'homme à l'Univers.

La magie est un terme générique qui englobe plusieurs sens dont le mystère et le merveilleux, deux concepts différents mais qui peuvent cohabiter et s'exprimer ensemble (s'intriquer = s’intriguer ;) ). L'un, intellectuel, traite de ce qui semble non conforme aux lois du monde "réel" (une chose disparaît, sans explication pour un profane), l'autre, émotionnel, fait référence à l'émerveillement (un coucher de soleil, c'est beau en soi, c'est "magique"). Les P&P ne pouvant ignorer que le terme de "magie" est très utilisé dans la culture des illusionnistes, ils ne peuvent évidemment pas l'occulter ;). Pourtant , rien d’occulte dans le sens qu'ils donnent au terme de magie dans le cadre de cet ouvrage. Pour ma part et depuis longtemps, je préfère le terme d'illusionniste à celui de magicien-prestidigitateur. Je concède à Shiva que les propriétés invisibles de la Nature sont bien au centre de la discipline qui nous passionne, que ces propriétés soient feintes, imaginées ou réelles.

C.G.

Modifié par Christian Girard
  • 1 month plus tard...
Publié le

Très beau livre, reçu rapidement, documentation impressionnante, érudition, humour, références littéraires dans des domaines très variés et inattendues comme la "science-fiction" (enfin, Dick outrepasse largement les limites de la SF....), je n'ai qu'un mot : MERCI.

If....

Publié le
Très beau livre, reçu rapidement, documentation impressionnante, érudition, humour, références littéraires dans des domaines très variés et inattendues comme la "science-fiction" (enfin, Dick outrepasse largement les limites de la SF....), je n'ai qu'un mot : MERCI.

If....

en effet, une véritable mine, très impressionnante

:)

  • 3 années plus tard...

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    • Alors malheureusement cela va être avec Chat GPT... mais visiblement la liste des philosophes pragmatiques les plus éminents sont (je vous mets en italique ce qui pourrait concerner notre débat): Charles Sanders Peirce (1839–1914) — Fondateur du pragmatisme. Il développe la maxime pragmatique selon laquelle le sens d'une idée se comprend à travers ses conséquences concevables dans l'expérience (proche de Christian). Il insiste sur l'enquête scientifique, la logique et la formation collective des croyances. William James (1842–1910) — Le pragmatisme comme philosophie de l'expérience (C'est déjà ailleurs). Pour James, la valeur d'une idée se mesure notamment à ce qu'elle permet de faire, de comprendre ou de vivre. Son pragmatisme est profondément empiriste, pluraliste et attentif à l'expérience individuelle. John Dewey (1859–1952) — Le pragmatisme comme philosophie de l'action et de la démocratie. Dewey conçoit la pensée comme un instrument permettant de résoudre des problèmes concrets. Il applique cette conception à l'éducation, à la politique, à l'éthique et à la démocratie. George Herbert Mead (1863–1931) — Le pragmatisme social. Il analyse la formation du « soi » à travers les interactions sociales, le langage et l'action. Sa pensée est fondamentale pour comprendre la dimension sociale et intersubjective du pragmatisme (avec l'intersubjectivité on s'éloigne de "la mesure" scientifique). [...je vous en passe 4 qui étaient plus sur des problèmes sociaux] Alfred North Whitehead (1861–1947) — Le pragmatisme processuel. Whitehead conçoit la réalité non comme un ensemble de substances immuables, mais comme un processus dynamique d'événements et de relations (voilà...ma réf!). Proche de James et de Dewey sur plusieurs points, il développe toutefois une métaphysique systématique de la créativité, du devenir et de l'expérience. Il est donc pragmatique au sens large, et particulièrement important pour le pragmatisme processuel. Richard Rorty (1931–2007) — Le néo-pragmatisme. Il rejette l'idée que la philosophie puisse découvrir une représentation définitive de la réalité (ce qu'on devrait admettre aujourd'hui!). La vérité doit plutôt être comprise à partir de nos pratiques linguistiques, de nos usages et de nos conversations. Il rapproche le pragmatisme de la philosophie analytique et du postmodernisme. Hilary Putnam (1926–2016) — Le pragmatisme réaliste. Il reprend le pragmatisme de Peirce, James et Dewey tout en cherchant à préserver une forme de rationalité et de réalisme. Il critique notamment la séparation rigide entre faits et valeurs (pas moins intéressant!). ...puis d'autres...
    • Le problème est, de mon point de vue, que la conscience (si ce terme se rapporte à quelque chose de clairement identifiable, ce qui est loin d'être le cas) n'existait pas avant l'univers physique, jusqu'à preuve du contraire. Bref, un univers évolue et crée des structures de plus en plus complexes, notamment un cerveau grâce auquel par émergence apparaît un phénomène dit de conscience (qui n'est PAS un gigantesque univers immatériel à part entière mais juste une « poignée d'étincelles psychiques » difficiles à déterminer). Cet univers évolutif dans sa complexité est plus parcimonieux qu'un univers de conscience invisible, inaccessible, indéterminé, immatériel, non local et auquel on peut prêter mille et une propriétés invérifiables et qui produirait un rêve (dans quel but ?) qui serait notre monde physique dans toute sa complexité. De la même façon je ne pense pas que le vol d'un oiseau existe avant l'oiseau, que le concept de vol génère l'animal lui-même, nanti de ses propriétés et ses spécificités qui lui permettent de voler.  J'ajoute : Si la conscience est une sorte d'illusion, comme je l'ai déjà exposé, on n'a plus vraiment à se poser le problème du mystérieux passage du monde physique à celui de la conscience. Par ailleurs ce n'est pas parce qu'on n'a pas encore la réponse à cette question du prétendu « changement de nature » entre monde physique et conscience qu'on ne pourra pas y répondre un jour.   
    • Il permet effectivement de sortir des impasses du matérialisme sans retomber dans un dualisme cartésien (ou un idéalisme trop spiritualiste voire mystique). Il me semble, aussi, qu'il permet de dépasser, d'une certaine manière, la dualité entre l'esprit et la matière puisque ce qui devient fondamental chez Whitehead, ce n'est plus ni l'esprit ni la matière, mais l'expérience... ou, plus exactement, les événements d'expérience dont l'esprit et la matière sont des abstractions dérivées !   Oui ! Et du coup je ne suis pas sûr que Christian et toi utilisiez le mot "pragmatique" avec la même définition. 🙂 ... Au sens où il me semble que pour un philosophe pragmatique, une expérience c'est le fait qu’il y ait quelque chose qui soit vécu, ressenti ou éprouvé, plutôt que simplement décrit de l’extérieur. Et surtout : L'expérience n'est pas quelque chose qui apparaît miraculeusement à la fin d'un processus matériel ; elle appartient dès le départ à la structure du réel. (désolé si ce n'est pas très compréhensible... J'essaie de faire au mieux sans chatGPT 🤣)
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