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Continue la lecture du texte sur Wiki, et arrête-toi un instant sur la définition du fantastique belge (le réalisme magique).

Merci je viens de découvrir un aspect du fantastique que j'ignorais totalement, bien que lecteur de Todorov. Franz Hellens et Jean Ray, cela semble intéressant. Si certains les ont lus, avez-vous des titres à recommander?

Merci d'avance.

Malpertuis, de Jean Ray est strictement incontournable. C'est le livre central autour duquel tourne la littérature fantastique belge. Mais en général, tout ce que Jean Ray a écrit est passionnant, j'aime particulièrement 'le Livre des Fantômes'. Il y a aussi Sortilèges de Michel de Ghelderode (si possible la première édition qui contient un texte qu'on ne retrouve plus ensuite).

Bien entendu Thomas Owen, Franz Hellens, Muno, Malinus...

Le mieux pour découvrir ces auteurs, est encore 'La Belgique Fantastique' - avant et après Jean Ray - 28 contes réunis par Jean-Baptiste Baronian. On le trouve en occase.

D'une certaine manière, le Surnatéum est un hommage à Malpertuis et au réalisme magique belge. L'histoire 'Le Mauvais Lieu' est une référence directe à Malpertuis.

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en tous cas, c'est entièrement motivé:

après les feuilles mortes, les feuilles fantômes, c'est logique...

Gilbus.

J'adore ! Parfait ! Sublime ! Tu en mérites la bise va ! Et ne serait-ce que pour la bonne année vieille branche (dont sont tombées les feuilles et patati et patata) ! ;)

Technique : Retourner la feuille discretos.

Technique d'ailleurs utilisée par Romaric.

Jeu de mots que je ne perçois pas ? Technique réelle ? Je te tends le micro en mousse (d'arbre, dont, des branches, sont tombées des feuilles et patati et patata...)...

Excusez cher CED cette légèreté des feuilles virevoltantes et des gentils petits fantômes au milieu de vos discussions plus sérieuses.

Cela dit m'a l'air fameux ce rhum...

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Technique : Retourner la feuille discretos.

Technique d'ailleurs utilisée par Romaric.

Jeu de mots que je ne perçois pas ? Technique réelle ? Je te tends le micro en mousse (d'arbre, dont, des branches, sont tombées des feuilles et patati et patata...)...

OK, un petit coup de pouce : c'est en référence à cette illusion qu'on ne peut produire que si l'on n'est pas trop dur de la feuille ;) :

43691-DSCF0035.JPG

Source : http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/topics/42661/Re_Spectacle_Mandrake_Off_le_0

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Excusez cher CED cette légèreté des feuilles virevoltantes et des gentils petits fantômes au milieu de vos discussions plus sérieuses.

Cela dit m'a l'air fameux ce rhum...

La magie fantastique peut être légère, joyeuse et virevoltante comme une feuille d'arbre fantôme. Personne n'a dit le contraire.

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La magie fantastique peut être légère, joyeuse et virevoltante comme une feuille d'arbre fantôme. Personne n'a dit le contraire.

Non, non, personne n'a dit le contraire; ma phrase concernait juste la concomitance entre les deux sujets de conversation menés de front, l'un plus sérieux, l'autre plus léger.

Une autre photo vue il y a deux jours m'inspire une question quant au sujet du "Merveilleux", "Surnaturel" & le "fictif" et "surnaturel" évoqués plus haut.

steckmasse13.jpg.pagespeed.ce.qUNeYCjaL4.jpg

En découvrant cette photo, j'y ai justement vu quelque chose de "Merveilleux" (autre sens du terme), directement lié qui plus est au côté "bizarre" du bouquet.

Et ce bouquet, dans cette forme, a un petit aspect "Magique" par lui-même à mon goût.

Dès lors faire intervenir cet "objet" par lui-même dans une routine de magie sans texte (sans histoire contée) suffirait-il à créer un effet de "Magie Bizarre" ?

Un exemple bateau vraiment pensé et rédigé à la va-vite:

"J'ai un cadeau pour vous dans cette boite. Ici pleins de petits cartons avec des cadeaux possibles, comme vous le voyez chacun est assez spécifique, ici des chaussures femmes violettes à trois talons, ici une feuille d'arbre fantôme, ici ci, ici ça..." On mélange les cartons & on force les fleurs dans un cornet que l'on sort de la boite et que l'on offre.

Dès lors, est-on là dans la Magie Bizarre ?

Par ailleurs est-on dans le réel (l'action est telle) ou dans le surnaturel (car phénomène magique), ou les deux à la fois, ou pas du tout surnaturel car c'est plus proche d'un heureux hasard magique que le carton pioché et le contenu de la boite soient identiques ?

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On se trouve plutôt dans une forme de surréalisme, à mon avis.

L'illusionnisme fantastique, tel que je le conçois, est un autre point de vue sur l'illusionisme; un mélange entre réalisme magique et 'storytelling'. Et comme je l'ai répété mille fois, le tour n'est pas l'effet, et la magie est une émotion poétique, qui peut parfois être très sombre.

L'idée sous-jacente est de faire basculer le spectateur dans le film fantastique en passant de deux dimensions à trois.

Publié le
On se trouve plutôt dans une forme de surréalisme, à mon avis.

...

idem: surréaliste et poétique.

Mais cela peut devenir fantastique, si tu présente cela non comme un tour de magie, mais comme de la prédestination ou de l'inspiration poétique (tu entre en transe, et compose un poéme "imprmptue" qui va évoque l'objet choisi, par exemple).

la, c'est un personnage et son univers qui vont faire la différence.

je pense que rien que ton personnage habituel, Husky, est assez décalé pour faire passer quelque chose de poétique vers quelque chose de fantastique.

Bien sur, les accessoires sont importants.

Mais c'est surtout la façon d’amener l'effet, qui va te "catégoriser" magie bizarre, non?

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

"Malpertuis, de Jean Ray est strictement incontournable. C'est le livre central autour duquel tourne la littérature fantastique belge. Mais en général, tout ce que Jean Ray a écrit est passionnant, j'aime particulièrement 'le Livre des Fantômes'. Il y a aussi Sortilèges de Michel de Ghelderode (si possible la première édition qui contient un texte qu'on ne retrouve plus ensuite).

Bien entendu Thomas Owen, Franz Hellens, Muno, Malinus...

Le mieux pour découvrir ces auteurs, est encore 'La Belgique Fantastique' - avant et après Jean Ray - 28 contes réunis par Jean-Baptiste Baronian. On le trouve en occase."

Merci pour toutes ces références, je vais essayer de trouver tout cela et le lire avec intérêt.

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    • Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a  un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide.  Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice.  Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants.  Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
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