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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Pour moi, la télékinésie est un effet en lui-même : Si on dit qu’une carte qui se retourne est le résultat d’une télékinésie, c’est faible, car on ne vois pas l’effet lui-même, mais son résultat : Dans mon esprit, une télékinésie gagne à être faite en vrai devant les yeux, c’est un truc qu’on fait bouger de manière visible… Je classerai les cartes qui se retournent dans : -Animation si c’est la carte qui se retourne toute seule, par sa volonté. -Déplacement si c’est toi qui déplace la carte, le déplacement étant un simple retournement, mais bon. -Changement, si tu dis que tu altère la carte, pour la modifier, afin que le dos soit la face et inversement. -Manipulation avouées si tu fais une démonstration de ta sublime habileté. etc. Oui, cela va dépendre de la façon dont tu la retrouve : Cela peut être, suivant ce que tu fais : -Déplacement si la carte se précipite à l’endroit où tu vas couper -Transposition si tu te trompes de carte, mais que tu la transforme pour que cela soit la bonne -Changement si tu modifies la face de la carte, pour que ce soit la bonne (oui, maintenant, les spectateurs savent que nous avons des cartes truquées, qui sont en fait de petits écrans qui peuvent afficher n’importe quelle carte…arf…) -Déplacement dans le temps si tu retrouves la carte là ou elle était avant. -Divination si tu as un flash te montrant ou c’est -Prémonition si tu avais prévu que la carte serait la -Télépathie si le spectateur sait où est la carte. -Contrôle mental si c’est le spectateur qui retrouve la carte grâce à toi. -Coïncidences improbables si c’est vraiment un coup de pot. -Perception extraordinaire, si tu la répère à l'odeur, au gout, au poids, à l’œil... Etc… Et comme toujours : -Manipulation avouées si tu fais une démonstration de ta sublime habileté. Là, on va restreindre un peu : Effectivement, c’est sans doute la divination qui sera le plus simple à vendre sur cet effet. Mais on peut aussi mettre une Coïncidences improbables par exemple. Ou d’autres, avec un peu d’imagination… Je crois comprendre cependant ta difficulté : Les tours de carte ne sont pas magiques au sens miraculeux, de base : Ce sont, dans l’esprit des gens, de petites astuces rigolotes, ou des manipulations habiles. Du coup, surtout dans le cas du tour archétypal de la carte perdue et retrouvée d’une manière ou d’une autre, mettre en place un effet autre que Manipulation avouées demande beaucoup de travail, et on se demande si cela vaut le coup. Je crois que souvent, ça vaut le coup. Mais il faut pour cela reformater nos spectateurs, pour qu’ils sortent de leur à priori sur les tours de cartes… Bon courage Gilbus
  2. Ici j'utiliserai volontiers le terme routine. Tu vois comme le monde magique est mal fait : Nous n’avons pas tous les mêmes mots pour les mêmes choses Perso, je parle de routines quand dans une séquence, il y a plusieurs étapes menant à une série d’effets, un ou plusieurs par étape… Dans mon esprit, la routine était plus grosse que le tour de base. Exemple : On met un foulard dans le poing, on ouvre la main, plus de foulard. C’est pour moi un tour de base. Mais si on le fait façon Ursula Martinez ( ), cela devient une routine. On peut ainsi avoir plusieurs effets sur le même thème qui s’enchainent, dans des tours de cartes, par exemple… Tu fais remonter la carte sur le dessus, une ou deux fois : c’est l’ambitieuse, qui est déjà une petite routine, puisqu’il y a plusieurs effets similaires… Tu donnes ensuite le jeu à mélanger aux spectateurs, tu le reprends, et la carte est sur le dessus. Ensuite, tu fais disparaitre le jeu, qui se retrouve répartit dans plusieurs poches de ton portefeuille avec la carte dans la pochette du dessus, normal… Cela devient une vraie routine. Mon "tour" "le jeu des jumelles", est en fait une routine pour moi: je retrouve la jumelle de la carte tirée au hasard : c'est l'effet de base, pour moi le "tour" de base... Puis je le refait d'une douzaine de façons différentes, c'est la routine... La technique de réalisation dont je parle englobe un peu tous les cas : C’est la façon de faire en sorte que le tour donne l’impression qu’il se passe un truc impossible. j'y inclus les misdirections, par exemple, si elles sont essentielles au fonctionnement du tour. Bien sûr, si les techniques de la preuve ne sont pas appliquées, le spectateur ne verra pas forcément que c’est impossible, mais n’empêche que le phénomène aura lieu. Le terme routine est aussi un peu lié au close up, non ? En GI, parle-t-on de routine ? Peut-être plus de procédure ? Bref, il ne faut pas non plus se focaliser (comme je viens de le faire…) sur des définitions et des termes… Je pense que la compréhension des différents niveaux de choses à faire pour que ça marche est bien plus intéressante… Faudra que je m’en serve, un jour… Gilbus
  3. ben, si tu ajoute une phrase chaque fois que tu essaie de me lire, tu finira par y arriver jusqu'au bout... Mais si c'est à ce point, je ne suis pas certains qu'il faille dépenser tant d'efforts pour un message si trivial... Visiblement, j'ai, dans mon discours, oublié la présentation, et mis en œuvre uniquement la réalisation de ma démonstration, avec bien sûr une partie preuve non négligeable... arf, c'est un bon exemple de ce que donne un tour sans présentation inintéressante... Comme quoi les tours, cela peut être n'importe quoi: faire disparaitre l'intérêt du public, par exemple... Gilbus
  4. La notion de tour est délicate : Cela peut être, comme pour les autres disciplines, l’identification d’une partie d’une structure plus grande. Mais c’est dans ce cas une notion technique, que le public connaît peut-être, mais qui concerne surtout les interprètes. Technique, au niveau de la mise en place, car il faut que durant le tour, on y mette une introduction (situation initiale), un développement (actions modifiant la situation initiale), une conclusion (situation finale surprenante par rapport à ce qu’on attendait) C’est ce qu’on pourrait appeler la technique de preuve. Le tour peut donc nous aider à structurer la présentation d’un effet ou d’une série d’effets. Que le public s’y attache n’est pas bien grave, tout comme le mélomane saura qu’on ne joue pas seulement « de la musique », mais « un adagio ». Le tour a aussi une signification plus techniquement magique : On englobe en général dedans toute la procédure qui va mener à l’effet et sa révélation, que ce soit arrangements, manipulations, techniques et façons de faire agir des trucages. Cette vision du tour, elle, devrait être strictement réservée aux magiciens. C’est ce qu’on pourrait appeler la technique de réalisation. Hélas, on constate souvent que la procédure transparait pour le public quand il parle de tour. Or, admettre qu’une telle procédure existe, c’est déjà commencer à admettre qu’on triche. C’est pourquoi les magiciens, en général, cherchent à justifier la procédure magique par des motivations liée au thème, à eux même, au public… : Pour cacher la procédure magique au sein d’un décor visible et acceptable. C’est ce qu’on pourrait appeler la technique de présentation. Cependant, le public sait en partie que cette procédure magique existe, peu ou prou. C’est pourquoi les tours qui paraissent impromptu sont si fort… pas de procédure, pas de machin tordu, mais magique quand même, magique surtout ! Ils n’ont de visible que la technique de présentation, qui inclut au plus près la technique de preuve, et occulte complétement la technique de réalisation. Jouer sur ces trois niveaux techniques a donc une action sur le rendu face au public. Quand on sort un matériel qui est visiblement une construction pour faire un tour de magie, et ne sert qu’à cela, on rend apparente un bout de la technique de réalisation. Si le matériel est d’apparence normal dans le contexte, cela veut dire qu’on masque la réalisation derrière la présentation. Si on oublie de mettre en place la technique de preuve, on va avoir un public qui passe à côté de l’effet… Quand on mélange tout cela sous le terme de « tour », aussi bien pour le magicien et pour le public, si on ne fait pas attention, on peut avoir de la bouillie Ce que vendent en général les créateurs de « tours », ce sont les techniques de réalisation, incluant souvent (mais pas toujours!) la méthode pour la preuve. Si on le présente sans y ajouter une couche d’interprétation qui doit inclure elle-même la couche de preuve, ben c’est pas top. On a aussi plusieurs caractéristiques du « tour » : Le fait qu’il ne soit pas remontable, par exemple. Évidemment, l’explication, c’est-à-dire la technique de réalisation, doit rester mystérieuse. Sinon, ce n’est plus de la magie, mais du théâtre. Mais les techniques de présentation, et la bonne mise en place des techniques de preuve, peuvent renforcer l’inviolabilité de la réalisation. En ce sens, le tour est effectivement l’ensemble des trois niveaux de techniques. Un tour doit être intéressant : On pense bien sûr à la technique d’interprétation, en disant cela, mais la réalisation intervient aussi : S’il faut faire 50 comptages, distribuer les cartes 4 fois en 12 paquet ou ce genre de chose, il faudra être drôlement talentueux pour rendre le tour intéressant… D’autant qu’une procédure trop longue ou compliquée va affaiblir la technique de la preuve… Bref, on pourrait discuter longtemps des aspects du tour : Mais le « tour » en lui-même est une simplification sémantique qui risque de ne pas inclure les même sens pour tous. Et enfin, si la présentation est plus globale, et déborde du cadre de la réalisation, dans le cas de magie contée, théâtralisée ou autre, le « tour » peut disparaitre de la vue du spectateur, et ne laisser que l’effet. C’est donc une notion complexe… Gilbus
  5. purée, la collection... par contre, wouahou les prix estimés... qui a dit que l’illusionnisme n'était pas une affaire d'argent? et certains prix estimés me laisse perplexes: quand on vois une édition de Sonata en anglais entre 200 et 300 dollars... je ne dois pas avoir tout compris... Gilbus
  6. C’est pourtant un style ancien: Depuis les avaleurs de sabre du moyen âge ou de l'antiquité, au plus célèbre risque tout du siècle passé, Houdini... Personnellement, je n'aime pas trop non plus: Les spectacles ou le magicien (ou le spectateur!) risque de se percer la main sur un clou en écrasant un gobelet me laisse un arrière-gout un peu malsain... Mais il faut voir que cela plait au public, ou en tout cas lui laisse des souvenirs forts. Je comprends par conséquent que certains illusionnistes pratiquent ces tours non consensuels: Un artiste ne peut-il pas aller à rebours des modes et des coutumes, déjouer les interdits, secouer les conventions? Tout n’est pas obligatoirement mignon et feutré. Dans ma pratique du conte, par exemple, j'ai une partie de mon répertoire composé d'histoires gore, dégoutantes, malsaines. J’ai ainsi l'impression de ne pas me couler dans le moule du conteur consensuel. C’est une illusion rassurante, bien que je sois conscient que ce n'est qu'une illusion, puisque cela me permet de me couler confortablement dans une "différence" qui satisfait mon ego... Mais le principe est le même : Laisser un souvenir fort aux spectateurs… Il y a plein de méthodes pour cela, chacun la sienne, suivant ses possibilités… Gilbus
  7. Ben, j’en ai plusieurs : Tours : L’effroyable tour des ficelles de Gilbus Les dames amoureuses de Gilbus La démonstration de triche de Gilbus Out off this Gilbus (bien que publié ici même, j’imagine que personne ne le fait…) Le jeu des jumelles de Gilbus La double transmission de pensée de Gilbus (Arf, ça me fait penser que je dois le réparer, le gimmick n’a pas supporté le dernier déplacement…) Etc. Magie contée : Partie de carte contre la mort Le mariage des fourmis La jeunesse de Nasreddin (le tour de base n’est pas de moi, mais il est tellement remanié…) Dieu ne joue pas aux dés L’arbre est dans ses feuille (ce n’est pas de la magie contée, mais chantée…) Etc. Si on parle maintenant de tours dont je ne suis pas l’auteur, mais où j’ai mis un texte dessus avec peu de modifications techniques, la, il y en a bien plus… Ce ne sont donc plus des tours « rares », que je suis seul à faire. Et pourtant… Si une personne s’approprie un tour, le travail autrement que pour la simple technique magique, lui donne un thème, un esprit, une âme, n’a-t-il pas plus créé que celui qui n’a fait que lui donner un corps de manipulation ? Tous les tours que nous faisons, dès que nous arrêtons de n’y mettre que nos mains, mais qu’on y met aussi de notre cœur et de nos tripes, ne sont-ils pas uniques ? Vastes questions… Gilbus PS : ouaf le chien tel qu’il est pratiqué couramment, n’est pas une routine facile, il vaut mieux se faire sa propre version, et laisser parler sa créativité…
  8. Si tu as l'occasion de voir Michel Dejeneffe et son spectacle, tu peux y aller aussi: Du grand art, avec des sentiments, de la cohérence, des performances... bref, la ventriloquie gagne à être connu Gilbus
  9. il faut donc demander une baguette pas trop cuite... Gilbus
  10. Tu veux dire qu'on ne nous dit pas tout, et que la télé n'est pas entièrement sincère dans ses spectacles? Dingue! Heureusement qu'en dehors de la magie, la télé ne ment pas... Gilbus
  11. Mayette a aussi un petit livret créé par ODIN qui parle du jeu biseauté, et qui est très bien fait... C'est pas du tout jeune, mais bon, il a été réédité plein de fois... Gilbus
  12. Bien entendu, candide pose la bonne question: Dans ma réponse, je n'ai abordé que l'aspect purement matériel du matos, mais c'est candide qui a raison: L'aspect mise en scène prime... Donc, à moins que tu n'ai déjà une idée du thème de ton numéro de gobelets avec baguette, puisque tu pose la question avant de te lancer, il reste ton personnage de magicien le plus utilisé, pour faire ton choix dans les styles... Ceci dit, les baguette ne se trouvent pas que dans les marchands de trucs... style Harry Potter du commerce: http://www.cdiscount.com/juniors/r-baguette+de+dumbledore.html#_his_ style wicca: http://www.mysterius.com/produit/baguette-magique-de-bois-rosier style wicca, mais un peu plus féérique: http://www.lacoupedesfees.com/fr/106-baguettes-magique style plus fantaisy: http://www.magicalomaha.com/Magic%20Wands.htm style high tech: http://www.kymera-wand.com/category/buying/ style classé X: https://www.espacelibido.com/fr/vibromasseur-clitoridien-europe-magic-wand-220v.html?gclid=CLjF64mxvckCFSQTwwodnnAD_A etc... Gilbus
  13. Les baguettes sont plusieurs caractéristiques à prendre en compte : La longueur et le diamètre, bien sûr. Le poids : important quand tu dois la faire tourner dans la main. Mais le premier choix est le type de baguette, pour la symétrie : Car on peut distinguer en fait deux modèles… -La baguette d’illusionniste traditionnel : les deux extrémités sont symétriques, en général d’une couleur et parfois d’une matière différente entre le bout et le milieu. Typiquement, la baguette classique est noire avec les bouts blancs. Mais on peut jouer sur la couleur des matières… -La baguette de magicien « moderne », type Harry Potter : La baguette à une poignée plus épaisse, et une pointe qui s’affine. On ne peut donc pas la prendre par n’importe quel bout, sauf à passer pour un gogol. Il est évident qu’une baguette traditionnelle n’est pas symétrique par hasard… De nombreuse applications magiques sont liées à cette forme, et au fait que l’on peut la retourner sans que cela se voie. On ne pourra donc pas retourner une baguette asymétrique discrètement… Mais la baguette asymétrique est plus tendance, suite justement aux modes du moment, et donc sera plus parlante pour un public jeune : elle est associée à la sorcellerie. La baguette « de magicien », symétrique, est associée aux types qui présentaient des trucs ringards avec des hauts de forme et des queues de pie, dans le temps…mais si, vous savez, le type avec le lapin… Bon, j’exagère un peu, mais à peine… Une façon d’échapper à l’aspect ringard de la chose, c’est que l’objet soit beau, visiblement en matière précieuses (bois exotiques et métal classe…) ou résolument moderne (allu brossé par exemple) Je ne recommanderai pas une baguette de magicien bas de gamme, visiblement en bois peint de mauvaise qualité, car cela fait vite un peu pourri. On gagne donc à prendre une peinture laquée, plus qu'une peinture mat. Mais de la même façon, dans les baguettes asymétriques, on trouve toute les gammes, et là aussi, celle pas chers ont souvent tendance à être moche, et même en plastique tout pourri : OK pour de la scène, mais en close-up, on oublie… Les deux types de baguettes peuvent ensuite être conçus pour avoir des aménagements spécial illusionnisme, dont on ne fera pas le détail ici. Comme on ne se sert en général que d’une baguette dans un spectacle, si on doit faire des changes, il est évidemment plus facile d’avoir un objet standard, ou de les fabriquer soit même. Dans le cas qui nous occupe, avec les gobelets, il peut être bon d’avoir une baguette symétrique assez lourde pour faciliter les rotations autour du pouce (l'aspect symétrique équilibre la baguette, si tu n'est pas jongleur dans une autre vie...), et ainsi faire par exemple des changes au tournoiement (voir, de tête, le livre « les merveilles de williamson », ou ce type de baguette est utilisé pour des gobelets et pour d’autres choses… si je me souviens bien… à vérifier…) Ceci dit, je n’y connais rien en baguette, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  14. je ne suis pas vraiment magicien: 2,5? Gilbus
  15. Ben oui, on s’aime, avec Husk’ Bon, il n’a jamais compris que je ne plaisante jamais, car il a de l’humour pour deux, et crois donc que tout est drôle. Alors qu’il y a plein de choses troublante et inquiétante dans le monde magique, qui nous en fait voir de toutes les couleurs… Tiens, rien que quand j’ai découvert que bicycle faisait des jeux de cartes de toutes les couleurs, justement : Quelle angoisse. Le choix dos rouge dos bleu semblait déjà cornélien, mais avec tout un arc en ciel de couleur, comment choisir ? Et quand on m’a dit que mon costume noir ne passait pas sur fond noir… quelle désarroi…changer de couleur de costume ? C’est vendre mon âme… d’un autre côté, vous avez vu le prix des fonds de scène ? arf, comment faire… Et ma panique s’amplifie, quand il faut connaitre le nombre de magiciens en France : Mon dieu, une seule solution : Les dénoncer tous, pour que GUSO reconnaisse les siens ? Et pire que tout : Je rencontre régulièrement des artistes conteurs (tiens, le WE dernier, un stage de deux jours avec Marc Buléon, sur le rythme…), et ensuite je rencontre des magiciens. Arf, c'est terrible… Quelle souffrance, d’autant que YouTube rode avec ses tutos, et que machin et truc ne peuvent pas se saquer, au point de se dénigrer systématiquement en public… Non, Husk’, il n’y a pas de quoi rire, et mon « encyclopédie universelle de la magie de Gilbus » est parfois mon seul rempart contre le chaos. Avec tes messages… Gilbus
  16. Ben, des clubs, il y en a pas mal, si je ne m’abuse : 44 amicales FFAP, si leur site est à jour, sans compter les collectionneurs et les mentalistes… Et la FFAP ne regroupe pas tous les clubs, loin s’en faut : Tiens, à Toulouse, il y a 5 clubs sur la région, dont un FFAP hyper actif ! Dans beaucoup d’endroit, des réunions informelles sont en place, sans parler des petits clubs qui fonctionnent un peu comme une troupe et des cours donnés ici et là, et les magasins de magie qui n’hésitent pas à mettre en place des animations ou les magiciens se retrouvent… Il y a aussi des rencontres organisées un peu partout par des forums (autres que VM, ou les rencontres sont un peu en relâche, j’ai l’impression), qui permettent de tisser des liens entre les magiciens d’une région, et ensuite de faire de petites réunions semi-privées… Alors ok, c’est moins répandu que le chant chorale, par exemple, que l’on retrouve presque dans toutes les villes… Mais plus que le houlà-hop… Je pense qu’on est à peu près similaire, niveau activités, aux jongleurs : Des clubs dans les grandes villes, des regroupements informels un peu partout, des conventions un peu partout (mais surtout l’été…c’est l’activité qui s’y prète…) , une convention nationale qui change d’endroit tous les ans, une convention européenne qui change de pays tous les ans… Mais quand tu es dans un bled paumé, et qu’il n’y a pas de jongleur dans ton coin, ben tu es bien seul, on est d’accord… Gilbus
  17. Ben, il faudrait déjà définir ce qu’est un magicien, et là, on n’est pas sorti de l’auberge… Les magiciens sont ceux qui considèrent l’illusionnisme comme un art ? Ou ceux qui le pratiquent comme un art ? Si c’est l’idée, les magiciens doivent se compter en dizaine, pas en milliers. Le magicien se reconnaît à sa capacité à se passer de gimmick ? Arf, ceux qui font des GI vont être exclus… Ainsi que la plupart de ceux faisant du salon… En gros, il nous reste les manipulateurs… C’est dommage, parce qu’il y a plein de gens qui pensent que la magie n’est pas dans la manipulation d’objet… A, la bonne question : Un magicien doit-il vivre de son activité (rayer les mentions inutiles…) : -En totalité (exit ceux qui font du ballon, du DG ou du clown par ailleurs…) -En partie (donc, aucun amateur n’est magicien… contradictoire, quand on voit de grands noms de la magie qui n’étaient pas du tout pro…) -rien à voir (mais bon, ce critère peut trier ceux qui se font payer des vrais amateurs…heuuu…dans quel but ?) Alors comment reconnaitre un magicien ? Moi, je ne sais pas faire. Son propension à vouloir faire de la magie en public ? Déjà, cela élimine tous ceux qui n’en font qu’à leurs proches… ben pourquoi ? Il y a un minimum de représentation à faire ? Une par an, une par mois, une par jour… ? Ou alors sans considérer le public, simplement ceux qui passent du temps à faire de la magie ? Comment faire de la magie sans considérer un public ? Une caméra est-elle un public ? Non, définir le magicien, pour que tout le monde soit d’accord sur la définition, cela va être très flou… Perso, je n’ai que cela : Ceux qui ont font de la magie devant des gens. Ceux qui essaient de faire un bon spectacle. Ceux qui respectent le travail, le savoir et les secrets des autres. Mine-de-rien, cela me fait penser au serment du magicien, genre FFAP, non ? Vous voyez, mes définitions ne s’appliquent probablement pas à tous ceux que la plupart d’entre vous considère comme des magiciens… Chiffrer le nombre ? Ben, avec ce type de définitions, ça ne sert pas à grand-chose… L’intérêt de chiffrer, c’est surtout quand on veut estimer un marché, et les débouchés éventuels… la, pas besoin de définition trop stricte au niveau éthique : Mieux vaux calibrer une cible en fonction du produit que l’on désire vendre… Ben… pourquoi vouloir à tout prix du nombre ? Le foisonnement d’internet nous montre qu’il y a au contraire plein de gens qui se disent magiciens… Hélas, quantité et qualité ne vont pas toujours de pair : Si on considère que 10% de ceux se disant magiciens ont des choses intéressantes à dire ou à montrer (je suis très optimiste…)… Le nombre de personnes peu intéressantes va donc augmenter 10 fois plus vite que ceux qu’on va trouver fréquentables…. La qualité sera du coup diluée dans un océan de platitude… C’est ballot. Alors que dans un microcosme, on peut au contraire avoir une distillation qui laisse une plus grande proportion de gens réellement investit… Bon, c’est moins bon pour les marchands, du coup, faisons du prosélytisme, il en restera toujours quelque chose ? Tout cela est décidément trop compliqué : Heureusement que je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  18. VM peut donner un ordre de grandeur pour les magiciens ayant un certain état d’esprit communautaire… Dans ce cas, 3000 doit refléter les magiciens plus ou moins investit et qui vont sur le net... sachant qu'il y a d'autres forum avec des gens qui ne viennent pas sur VM... Mais il y a d’autres communautés qui n’ont pas les mêmes règles. Si sur youtube on cherche les « chaines » de « magie», il nous en donne 33 300 environ. Dedans, ceux présentant des tours, et ceux ayant des tutos, tout cela confondu bien sûr. Et encore, on ne compte pas en « chaine » un type ayant publié une vidéo ou un tuto… Bon, il y a aussi dans cette recherche « magie » des faux positif, du genre « la magie de noël » etc. Mais la plupart parlent effectivement d’illusionnisme, ou de ce qui en tient lieu pour eux. Soit 10 fois plus là-bas qu’ici. On peut donc voir que nous sommes ici des marginaux… Bien sûr, si on ne compte que les vidéos de magie, on arrive à des chiffres beaucoup plus important, dépassant le million, mais beaucoup de chaines ont entre 5 et 20 vidéos, donc cela s’explique… Donc, très dur à dire, d’autant que la définition du « magicien » est floue… Si on cherche sur youtube « explication magie » donc à priori les débineurs, filtré sur « chaînes » donc les récidivistes organisés, on a 5050 chaînes. (La plupart des gamins qui débinent ne sont pas sous le format « chaîne », mais font souvent juste une ou deux vidéos…) Soit plus que d’abonnés VM… J’espère que ce ne sont pas les même. Gilbus
  19. ben, si, c'était tout à fait accessible aux amateurs. Les Payots étaient disponibles à la commande chez tous les libraires... Les bouquins de Cellier, cela valait entre 11 et 15 nouveaux francs, à l'époque. Certes, une somme, mais il faut voir que cela contient! Les Hilliards étaient un peu plus chers, mais dans le même ordre de prix (25 nouveaux francs, si j'en crois ce qui est marqué sur les miens...) Un livre, et des années de travail si on veut tout exploiter... Mais même les livres plus récents, si on ne se précipite pas dessus à leur sortie, peuvent se trouver pour un prix raisonnable, et si on fait le ratio tours/prix, c’est sans équivalent avec un tour du commerce composé d'un jeu de carte, d'un bout de plastique ou d'un lien internet... Encore, quand le matériel est difficile à fabriquer, je comprends qu'on l'achète...Les magiciens moderne n’ont pas tous des ateliers, comme ceux d’antan… Mais en ce moment, on se fait regarder de travers dès qu'on n'achète pas du « tout fait »: "Tu es sur que tu as le droit de le faire toi-même?" Ben oui, je suis sûr, parce que le principe que j'utilise, il est dans un bouquin depuis 90 ans, et que celui qui te vend le tour en ce moment n'a pas inventé quand chose... Je précise que je parle en général, pas forcément pour le tour objet de cette discussion, puisque ne l'ayant pas acheté, je ne sais pas comment il marche, naturellement... Je rappellerai enfin le proverbe: "Donne un poisson à un pauvre, il aura un repas. Apprend lui a pécher, il n'aura plus jamais faim." Donc, il faut vraiment que tu te mettes à la retouche d’image, Doc… Gilbus
  20. J’avoue ne pas tout comprendre de cette discussion, mais ça n’est pas étonnant, je ne comprends jamais rien. Par exemple, je ne vois pas trop pourquoi on en vient toujours à parler de la guerre israélo/palestinienne, dès qu’on parle de guerre en général… Mais pour le fait que l’état islamique n’intervienne pas visiblement dans cette guerre, c’est peut-être tout simplement parce que c’est assez le bazar comme ça la bas, sans qu’ils aient à s’en mêler, non ? Après tout, le côté « occidental », les israéliens, vivent depuis des dizaines d’années avec des gens qui se font sauter dans les bus ou sur les marchés, et qui envoie tous les jours des missiles sur leurs villes. Pas facile dans ses conditions de dire qu’on va instaurer la terreur (c’est le but du terrorisme, non ?), vu que la barre est déjà placée plutôt haut… Tiens, là-bas aussi, ceux qui lancent les bombes se dissimulent au milieu de la population… comme quoi la technique se transmet bien… Mais faire du remous, c’est largement plus efficace quand on frappe dans des pays calmes qui n’ont pas de guerres en cours sur leurs territoires, et donc ne se méfie pas… Donc Israël n’est pas un bon plan… Ce qui me surprend le plus, c’est que les fameux camps d’entrainements, même s’ils sont mobiles et disséminés, ne soient pas encore totalement anéantis. Avec les technologies modernes, on aurait pu penser que l’espionnage et le repérage de tels camps étaient faisables, à défaut d’être facile, vu qu’il y a des gens dont c’est le métier, qui ont de gros moyens… La technologie est parfois un peu décevante, au final… Quant à l’embrigadement, il n’a rien de surprenant, lui : Tiens, quand on a fait la première guerre du golf, ben moi aussi, au début, j’étais pour : Comme quoi il est facile de faire gober n’importe quoi à n’importe qui… Par contre, arriver à faire penser à quelqu’un, qui a grandi en europe, qu’il est bon de se faire sauter avec sa bombe, alors que le type à eut depuis tout petit des jouets télécommandés, c’est fort. Bon, ça ne sert plus à grand choses, mais c’est fort. Ben oui, au début, quand les palestiniens, justement, se faisaient sauter avec leurs bombes, on avait une image marquante, de gens poussés à bout, et prêts à tout pour défendre leurs proches… c’était cool, ça passait bien à la télé. Maintenant et ici, les types qui se font sauter avec leur bombe, on les traite au mieux de Bradzingue complétement timbrés. C’est moins porteur… Non, franchement, ils devraient se mettre aux télécommandes ou aux minuteries, pour faire sauter leurs bombes : Ça ne coute pas chers, et rentabilise pas mal les frais de formation du personnel, en multipliant le ratio explosions/terroriste. C’est là qu’on se dit (mais ce n’est pas une surprise…) que les humains ne vivent pas tous dans le même univers, et n’ont décidément pas les même valeurs… Tiens, petite anecdote : Le WE dernier, animation lors d’un salon du livre médiéval. Il y avait la « ronde du veilleur de nuit », prétexte à une soirée enquête, et lors de cette enquête, nous avions prévu un certains nombres de gags (c’était une animation assez loufoque…). Et il y avait un gag récurant : Dès que le mot « sarrasin » était prononcé, tous les soldats de la garde partaient en courant dans tous les sens, complétement paniqué, en hurlant « sarrasin » à leur tour. C’est assez rigolo comme running gag, surtout quand son sait qu’il y a plein de crêperie ou on fait des galettes de sarrasin, ou qu’un des suspect supposés de l’enquête était barbu. Nous nous sommes longuement posé la question (au moins 2 minutes): Maintenir ce gag prévu de longue date, ou le supprimer suite aux attentats… ? On a maintenu, et vu les réactions du public, on a eu raison… Bref, tout ça pour dire…ben, que je ne sais plus sur quoi porte la discussion, au final… vous parliez de quoi, au début ? Gilbus
  21. Ben, j’avoue ne pas être tenté... La mécanique du début, pour sélectionner les cartes, est un grand classique, qui me semble n’avoir rien de novateur. Le coup de la carte qui disparait de la photo, il me semble l’avoir déjà vu aussi, sous une autre forme, mais ou… ??? L’inverse existe assurément, avec Heirloom… C’est en tout cas courageux d’avoir mis un teaser entier, car ceux qui le prendront sauront exactement ce qu’ils auront… Ceux qui ne le prendront pas aussi, j’imagine. Il y a quand même deux trucs qui me chiffonnent dans le principe : Il fut un temps ou ce genre de tour méritait une demi-page dans un livre en contenant des centaines. Maintenant, on veut nous vendre le tour tout seul, avec le matériel en plus, pour le prix du bouquin d’avant… Les magiciens ne savent plus écrire des trucs au dos des cartes, ou faire un montage photo ? Bon c’est la question commerciale qui va toujours chatouiller les vieux grincheux et radins comme moi…… Ensuite, sur le final qui semble tant plaire : Il n’est pas en accord avec le type d’effet du tour principal ... L’effet principal, une prédiction ou une influence, suivant la façon de le présenter, est un effet plutôt mental. L’apparition de la carte, elle, est un combiné d’apparition/altération de la photo… donc certainement pas un effet mental… C’est sans doute pour cela que ça plais : c’est inattendu, car cela sort du type d’effet de la première partie… Mais du coup, je me demande comment présenter cela ? Mais c’est pas grave, puisque je l’achète pas Gilbus
  22. Merci pour vos réactions : Et je suis pris à mon propre piège, puisque j’avais essayé de faire court, pour une fois, et que du coup, tout n’est pas clair… Damned. Détaillons donc un peu : Tu as raison, les acteurs sont très forts. Ils peuvent rendre intéressant même un texte qui est difficile… Le problème, c’est qu’on parle ici à des magiciens : Plus de la moitié n’a même jamais envisagé de prendre des cours de théâtres ou de conte, et 90% des autres ne sont pas allés au bout de la démarche d’apprentissage, car c’est long, difficile, et que la vie est courte. Alors certes, on peut faire passer un texte, même pourri, même génial mais imprononçable, si on a du talent d’acteur à revendre. L’idée ici était plutôt de faire un texte qui soit facile à dire, pour que les magiciens donnent une interprétation correcte sans avoir à faire le conservatoire : C’est moins bien, mais bon, il faut faire avec ce qu’on est, parfois Cela n’empêche pas de travailler l’interprétation, la mise en scène et le rythme, mais bon, partons sur du facile, puisque c’est notre texte et qu’on le fait nous-même… ! Car : Effectivement, je m’adressais principalement aux amateurs, qui, il faut le dire, ont rarement l’occasion de faire écrire leurs textes par un professionnel. Ça serait tellement plus simple de travailler avec un auteur, un chorégraphe et un metteur en scène. Mais hélas, ce n’est pas toujours possible. Surtout pour l’amateur paumé dans son coin et sans fortune personnelle… Il faut donc que l’amateur crée son texte lui-même. Et la remarque de Gérard est précieuse : Effectivement, écrire un texte pour qu’il soit interprété en public, c’est un métier. Il faut du talent d’écriture, bien sûr, mais aussi prendre en compte…ben, les soucis du passage écris/oral que j’ai signalé plus haut. Et il faut en plus s’adapter au contexte, et à la personnalité de l’interprète, bref, c’est très dur, et ceux qui le font bien sont à saluer. Maintenant, revenons à notre cas général (désolé, il y a beaucoup plus d’amateur que de pros à lire ce qui se dit ici ) : A moins d’un talent chèrement acquis ou d’un don inné très pointu, il est rare que l’amateur, qui doit créer son texte fasse aussi bien qu’un pro. Mon message visait donc non pas à dénier la qualité des auteurs, mais à proposer une méthode fonctionnant plus facilement pour un néophyte. Et ma principale erreur est de n’en avoir pas assez dit, d’où un risque d’incompréhension… Déjà, effectivement, il ne faut pas se lancer dans la création du texte à l’aveuglette : Cela peut être un brainstorming matériel en main, certes… Mais en général, on a plutôt déjà une idée de ce qu’on veut faire : Il convient donc de définir un thème, une histoire (même réduite à sa plus simple expression si on n’est pas en magie contée), une structure, ou même carrément un scénario… Tout cela peut bien sûr être mis par écris, sous une forme ou une autre, il y a plein de méthodes. Mais mon intervention ne portais que sur la petite (mais importante) étape ou l’on va mettre des mots sur les idées. C’est là qu’à mon avis, on gagne à travailler d’abord l’oral. On sait ce qu’on doit faire passer, par le scénario, la structure, l’étape du numéro, reste à le dire. C’est là que la solution qui me semble la plus simple, ben c’est de le dire, justement. On évite ainsi presque naturellement les formes les plus littéraires, dans beaucoup de cas. Et encore, pas toujours : J’ai vu des gens employer des mots qui ne passaient pas dans la bouche, mais qui leur semblais beaux… Dans ces cas-là, ma réponse est d’aller vers le naturel : Est-ce qu’on parlera comme ça à son garagiste ou son boulanger, a un copain, à ses enfants… Le naturel est pour moi une façon efficace de s’exprimer en spectacle. Il y en a d’autres, mais qui demandent du talent d’acteur… Ensuite, ce que souligne Julien, au niveau par exemple des répétitions de mots ou d’expressions : Effectivement, un mot qui reviens 3 fois en deux phrases, on peut le voir facilement à l’écris. Mais on peut aussi l’entendre facilement à l’oral A condition de développer une écoute de son propre discours… Là, c’est une question de préférence : L’idéal est, pourquoi pas, de faire les deux : Une purge orale et une écrite… on en oubliera moins Ensuite, cette chasse aux mots redondants n’est valable que pour les mots « prévus » dans le texte. Hors, il y a un tas de mot qu’on n’entendra pas, qui ne seront pas écris, et qui pourtant viendront de toute façon polluer le texte : Les tics de langage. Nous en avons tous plus ou moins, et il faut un travail acharné pour s’en débarrasser. Ce sont le « heuu », « et », « et alors », « soudain » etc. Ces mots qui nous viennent naturellement, parfois à toute les phrases dès qu’on est un peu sous pression, et qu’on n’a pas prévu dans le texte, qu’il soit écris ou oral. Il faut bien sûr les éliminer, sauf à monter volontairement des tics de langages pour étayer un personnage. Pour ces mots parasites, que la plupart du temps on n’entend pas nous même de façon spontanée, plusieurs solution : -Développer l’écoute de son texte, pendant qu’on le dit. Cela sert de toute façon, et permet aussi de repérer les autres imperfections. C’est une étape qui me semble intéressante, car elle est toujours disponible, et on s’en sert pour corriger plein de choses. Par contre, elle demande un réel entrainement, car il faut avoir un esprit qui fonctionne à deux niveau, celui qui dit, et celui qui écoute. Il y a des exercices pour cela… -Travailler à plusieurs, en groupe ou en atelier. La solution la plus confortable. Les retours que l’on peut avoir en atelier sont précieux, et surtout, l’atelier permet de refaire immédiatement une partie qu’on a ratée, ou d’essayer immédiatement une suggestion… -S’enregistrer, et ensuite s’écouter attentivement : pas simple, car nous le savons tous, on aime rarement s’entendre et se voir, on ne se trouve pas à la hauteur de ce que l’on espérait… ben justement A noter que parfois, même en regardant l’enregistrement, on ne perçoit pas ses propres tics de langage, si on n’a pas fait le travail d’écoute nécessaire… pas simple Mais le but du travail de création du texte, c’est effectivement de couper. Oui, mais du coup, c’est moins pédagogique : Je m’explique… Dans le numéro, tu as du texte plus ou moins fixe, qu’il faut bien sûr travailler… Mais tu as aussi (souvent) la possibilité de broder et improviser sur une réaction du public, un événement imprévu, un truc qui ne se passe pas comme attendu. Si dès la création, tu prends l’habitude de ne pas avoir un discours qui divague, mais que tu maitrises (plus ou moins ) dès sa sortie de bouche, tu auras des automatismes qui vont se former pour les situations imprévue, ou le « texte » devra bien sortir quand même, et pas trop en vrac C’est un choix qui est, là aussi personnel, mais j’ai vu beaucoup (mais vraiment beaucoup !) de gens qui arrivaient avec un texte écris, et qui n’avaient de toute façon pas fait ce travail d’épuration à la source… d’où ma proposition de filtrage à la sortie du bec J’ai l’impression qu’on fonctionne d’ailleurs sur le même principe générale : « Le texte est bon non pas quand on ne peut plus rien ajouter, mais quand on ne peut plus rien enlever… » Autre chose que j’ai constaté avec l’entrainement oral : L’apprentissage du texte est presque indolore, même pour ceux n’ayant pas de mémoire (comme moi) : Le fait que notre texte se soit formé dès le départ à l’oral permet à certain de le savoir dès la fin du travail de création. Alors qu’un travail écris demandera une étape d’apprentissage supplémentaire, pour se conformer au super texte qu’on a mis sur le papier. Ma solution est une solution de paresseux, cela n’étonnera pas grand monde… Hihihi : moi, c’est « conte, conte, conte… » Mais on peut le dire sous forme : entrainements, méthodes, techniques… Se lancer dans l’interprétation sans avoir de bases d’interprétation, simplement parce qu’on se dit que tout le monde sait parler, c’est un peu comme postuler pour un rôle à l’opéra, car sous la douche, on chante super bien… Totalement d’accord, comment ne pas l’être. Le but de mon intervention, c’était juste de mettre certain point en évidence sur l’oralité, car ces points ne sont pas toujours perçu par ceux qui se lancent seuls et sans suivre des cours d’une discipline ou d’une autre… Après, chacun trouve sa voie, les conseils et les techniques ne sont pas universelles, mais sont des solutions pour résoudre certains problèmes. Si vous trouver une méthode personnelle qui le résous, le problème, c’est parfait, et cela sera sans doute bien meilleurs pour vous, puisque c’est votre méthode ! Mais l’important, et l’intérêt des méthodes, c’est aussi de montrer qu’il peut y avoir un problème quelque part : Si on reste ignorant du problème, on ne peut s’améliorer… Gilbus
  23. Encore un extrait de "l'encyclopédie universelle de la magie de Gilbus", en réactions à quelques remarques d'un autre post... De l’écriture de la magie. On voit ici et là des gens qui nous disent : « Un tour de magie doit être plus que simple puzzle, une vulgaire devinette… cela doit être un vrai spectacle, avec un texte et une mise en scène…» Et ils ont raison. Ils ajoutent : « Il ne faut pas tout miser sur l’improvisation, ou le génie supposé du moment : il faut prévoir un scénario, un texte, qui doit être travaillé au moins autant que le tour… » Et j’applaudis des deux mains. « Donc, ne vous lancez pas à l’aveuglette dans la présentation du tour : écrivez votre texte. Si vous ne faites pas un travail d’écriture, vous n’irez pas loin, écrivez! » NON !!!!!! Non, car un tour de magie n’est pas une lecture ou une récitation. Certes, il y a un texte, que l’on va dire. Mais comme on doit le DIRE, c’est un texte oral. Hors, il y a un monde entre le texte écris et le texte oral : Si on prend un texte sous forme littéraire, et qu’on se contente de le dire tel quel, cela ne donne en aucun cas un texte naturel, cela fait au mieux une récitation de texte écris. Hors, le but pour vous est-il de sembler parler « comme un livre », ou d’avoir un discours qui passe bien à l’oral ? Les différences principales entre oral et écris : Les temps : Le passé simple, par exemple, est très bien à l’écris. Personne ou presque ne PARLE au passé simple de nos jours, comme c’était le cas au 19ième siècle par exemple. Vous parlez souvent au passé simple, dans votre vie de tous les jours ? Alors pourquoi l’utiliser sous prétexte qu’on est sur une scène ? Les temps de conjugaisons sont différent entre oral et écris. Les expressions : Certains expressions sont purement littéraire, et donne un aspect artificiel ou ampoulé dès qu’on les dit : Regardez cette liste d’expression : http://www.expressio.fr/toutes_les_expressions.php Toutes sont bonnes à l’écris. Combien en employez-vous spontanément à l’oral ? J’imagine moins de la moitié. Est-ce une raison pour les dire, une fois sur scène, alors que vous ne les utilisez pas dans la vraie vie ? Les mots : L’oral n’est que rarement nourri de mots compliqués. Ce n’est pas une question d’appauvrir notre vocabulaire, c’est juste qu’il faut que cela fasse vrai. Chaque mot « littéraire » qu’on va dire va faire perdre une parcelle de crédibilité à notre langage, cela sentira le travaillé, le préparé, le répété. Hors, à moins d’incarner un personnage de conférencier pas très doué, le but est quand même le plus souvent d’avoir un langage qui semble sincère, et spontané. Le ton : Un texte parlé peut beaucoup plus facilement être familier. Le langage oral n’a pas à être châtié (tiens, en voilà un super mot qu’il ne faut pas utiliser à l’oral…) et conforme au pinacle (et paf, encore un) des règles de l’écriture et de la grammaire. L’interprète n’a pas, bien sûr, à faire de fautes de français. Mais il peut utiliser spontanément des formes familières, contractées, voire vulgaires, suivant ce que l’on dit ou le personnage qui le dit. On peut alors parler « normalement » Les vrais acteurs doivent travailler encore et encore pour que leur texte soit dit de façon naturelle, et semblent couler spontanément. Mais eux, bien souvent, ont des auteurs qui ont déjà tenus compte des remarques ci-dessus, et vont donc leur donner un texte « prononçable ». En magie, 99% d’entre nous sommes nos propres auteurs. Alors ne nous compliquons pas la vie : Faire un texte écris, puis s’entrainer à le dire, va demander énormément de travail pour réaliser le passage de l’écris à l’oral. Quitte à créer et travailler un texte, il vaut bien mieux le faire directement à l’oral. On le répète, on le change, on teste, on coupe, on modifie, à l’oral, à haute voix. Et seulement une fois que cela semble à peu près correcte, que le texte et les mots passent bien en bouche, là, on peut l’écrire. Mais pas, surtout pas, en le transcrivant sous forme littéraire, avec correction des « défauts de l’oral », pour en faire un texte « propre » NON ! Le trésor, ce sont justement les imperfections de l’oral, qui en font un texte vrai, avec ses contractions, ses élisions, ses pauses et ses gestes… Il faut donc retranscrire tout ce texte oral exactement comme on le dit, presque sous forme phonétique, et y ajouter le jeu d’expression, le ton, les moments d’hésitations, les gestes, les déplacements, les onomatopées, bref, tout ce qui rend un texte oral vivant : Car l’autre grande différence entre le texte écrit et le spectacle vivant, c’est qu’en spectacle, on est présent, physiquement, devant le public : Il y a donc ce qu’on dit, et aussi ce que l’on montre, et cela est souvent mal géré par un texte écris à la base. Un texte prévu pour l’écris va tout « dire ». Un texte prévu pour l’oralité, et la représentation, va en montrer autant qu’il va en dire, et on peut souvent remplacer la moitié des mots pas autre chose (des silences, des expressions du visage, le ton, les gestes, les déplacements, l’énergie, le regard…) Construire son texte à partir de l’écris, c’est s’obliger dès le départ à tout retransformer, pour y inclure toutes la partie « contact humain » que le texte écris ne fait en général qu’évoquer vaguement. Donc, bien sûr, scénarisez vos routines, créer des textes, travaillez les autant que vos tours et vos passes… Mais faite le à l’oral, et au physique, directement. Et ensuite, l’écriture n’est qu’une retranscription de tout ce que vous avez travaillé, pour mémoire. Et n’est en rien figée. Vous allez continuer à travailler votre interprétation, elle va progresser. Mettez votre texte écris à jour : Le texte n’est jamais une contrainte imposée, c’est juste un aide-mémoire représentant l’état du vrai travail, à un instant donné : Si on trouve quelque chose qui marche mieux, on change le texte écris, pour mise à jour. Donc, oui, écrivez vos texte…. Mais seulement après les avoir travaillés, vécus, dit à haute voix, retravaillés, améliorés, inclus dans votre corps et vos gestes, dans votre personnage et ses particularités. Alors seulement, on peut l’écrire avec profit. Bon, et si vous ne pouvez pas travailler autrement qu’à l’écris, car c’est votre caractère et votre façon de faire, ben faites au mieux… Mais n’oubliez pas les lacunes de l’écris, et essayez de les compenser… Bon courage… Gilbus
  24. Tu peux aussi le fabriquer toi même, c'est pas bien dur non plus Mais si tu veux montrer les faces avec un jeu radio, tu peux faire un mélange à la française, avec les faces tournées vers les spectateurs... Gilbus
  25. Oula, tu mélanges les origines… Voilà des définitions plus précises, tirée du dictionnaire encyclopédique de la magie de Gilbus. TRUC : C’est une déformation du mot Turc. En effet, les enfants entendant les adultes qui discutaient à propos des magiciens, avaient souvent cette phrase qui revenait : « Il nous prend pour des têtes de Turcs. » Le parler enfantin aidant, c’est « Truc » qui est resté… TRICK : Les magiciens anglais, vers le 18ième siècle, tenaient le haut du pavé mondial de la magie. Naturellement, beaucoup de magiciens apprentis Français désirant s’améliorer allaient donc en Angleterre, pour y apprendre le métier. Mais à cette époque, l’enseignement Anglais était rude : Quand l’apprenti ne réussissait pas son tour, il était bon pour le fouet et autres punitions corporelles. Revenant en France, ces apprentis parlèrent de la méthode Anglaise, « à la trique », et par un curieux retour sémantique, ce sont les Anglais qui reprirent l’expression, en l’adaptant à leur prononciation : « you want to learn a trick ? » Dit d’un air sombre en frappant la trique dans le creux de la main d’un geste menaçant, cela décourageait les simples curieux qui voulaient juste connaitre le truc… Heureux temps… Non, il n’utilise pas de miroir, mais un aimant. La dernière phalange de son doigt est une prothèse métallique couverte de caoutchouc, tenue par un aimant implanté dans la chaire : Il peut donc la détacher à la demande. Cela peut sembler un peu extrême, pour un effet si basique, mais les magiciens sont parfois prêts à tout pour réussir un tour, il faut s’en souvenir… Parfois même, ils disent n’importe quoi… Heureusement, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
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