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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Pour quoi faire? Pas besoin de répétition, puisqu'on a le matériel, et qu'on a lu la notice en diagonale: une fois qu'on a le truc, la magie, c'est facile, il suffit de crier "hheee" ( belle création personnelle) ou " restez calme!!!" ( Ça serait pas du Éric Antoine, ça, le maître à penser de toute une génération de magicien?) J'ai beaucoup aimé la participation d'Arthur, qui a su fort a propos se placer systématiquement devant ce qu'il y avait a voir : un vrai pro, puisqu'il a bien compris qu'il ne fallait pas inviter des gens de talents, pour paraître bon en comparaison, et que même en ayant un numéro idiot, il devais rester devant ce numéro " visuel", car c'est son émission... En tout cas, un grand moment de comédie, tout en finesse et subtilités... Gilbus
  2. Il y aurais sans doute des moyens pour rendre cet exercice moins dangereux, mais on ne va pas en parler ici, c'est publique... Gilbus
  3. Ben non, on ne travaille pas forcément gratos, en association, il n'y a pas que le caritatif. L'asso peut vendre une prestation au client qui ne veux pas de guso, avec une facture, et t'engager pour régulariser ton salaire. Elle est limitée par les histoires de licences si elle veut le faire régulièrement, mais c'est possible ponctuellement. Autrement, comme dit plus haut, tu peux aussi faire la prestation bénévolement pour l'asso, qui facture normalement au client. Tu ne récupères pas d'argent directement, c'est l'asso qui le garde. Mais si c'est une asso contrôlée par des amis, elle peut acheter du matériel dont tu pourras te servir (sans qu'il t'appartienne), ou te payer des formations ( une asso peut très bien dépenser de l'argent pour former ses adhérents, si cela entre dans le cadre de son but (voir ses statuts)... C'est d'ailleurs le cas de toutes les assos qui enseignent quelque chose...). On ne paye pas de charges sociales dans ce dernier cas, mais on ne touche pas d'argent, on profite des services de l'association, c'est différent... On peut faire plein de choses légalement avec une asso Et ce n'est pas une question d'éthique, si la prestation est vendue à un tarif normal, et que l'aspect légale est respecté. Pour ce qui est de travailler non déclaré dans une fête privée genre mariage, c'est totalement illégal : à partir du moment où tu touches de l'argent autre qu'un remboursement de frais réels, tu dois être déclaré. Je ne pense pas qu'il y ait une quelconque différence légale suivant le type de prestation: Scène ou close-up, c'est à déclarer. Le fait que ce soit une fête privée ou un spectacle ouvert au public n'est pas un critère d'activité professionnelle, un grand nombres de pro travaillent (déclarés) dans des fêtes privées.. Gilbus
  4. Dire tout ça ici, ou le youtubeur ne mettra jamais la souris, est inutile à mon sens: Des calibres comme ça, il y en a des milliers. Si tu veux réagir pour sauver celui là, explique lui dans ses commentaires YouTube, pas ici. Explique en quoi le secret est essentiel à la magie, en quoi le debinage tue la magie, la différence entre debinage et aprentissage, et ainsi de suite. Au pire, démoralise le en montrant le ridicule de sa démarche... Pour ma part, j'ai arrêter de faire ce genre de chose il y a des années, après avoir fait de la pédagogie anti debinage pendant des années sur youtube. Nous étions alors au début du debinage youtube en français, avec le soutiens de tous les magiciens, une autre ambiance aurait pû d'instaurer, différente de l'anglaise. Mais une dizaine de personne au mieux voyaient un problème, pour les vieux de la vieille, le debinage avait toujours existé... Bref, les magiciens ignoraient royalement le tournant numérique et ses conséquences (permanence, accessibilité, réactivité, moteurs de recherche...) Maintenant, c'est tout simplement impossible de changer la mentalité des debineurs youtube, il y en a trop, bien plus que de magiciens... des milliers de debineurs, des centaines de milliers de tutos... Ressasser les cas particuliers ne sert hélas à rien, j'en ai peur: on a perdu la bataille numérique... Gilbus
  5. Si tu n’y crois pas, essaie de voir la vidéo de Salvano (le FP sur le bout des doigts)… elle est effectivement incroyable… En fait, il y a deux écoles pour le FP : Visible et invisible. Dans la première, le public a un contact visuel avec le FP. Simplement, le magicien va faire en sorte que l’on ne le perçoive pas : Mais pas besoin d’un réalisme époustouflant. Le réalisme est remplacé par l’angle de vision, la gestion des ombres, le mouvement… Le spectateur voit, mais ne perçoit pas. L’autre école, le FP invisible, ne permet jamais au spectateur de voir réellement le FP, et Salvano était un grand maître de cette technique : Un enchaînement de masquages, de transferts d’une main à l’autre, de déchaussement et rechaussement, font que l’on pense voir les mains vides, y compris les pouces, alors qu’un FP est en action. Plus complexe, car il faut gérer beaucoup de choses, cette version permet effectivement d’utiliser pour la démo un FP de couleur radicalement différente de la main (vert fluo si on veut…) : on ne le verra jamais… C’est une approche assez difficile, mais quel prodige ! Une belle approche, à mon sens, serait de mélanger les deux : Si le FP doit être visible à un moment, car ça nous arrange, le camoufler par le mouvement, l’angle etc. Et quand on le peut, utiliser les techniques de Salvano et ses successeurs du FP invisible. La grande contribution de la méthode Salvano, c’est de nous rappeler que le FP n’a pas à passer tout son temps planté sur notre pouce : C’est un objet qu’on peut empalmer, transférer, cacher, et parfois même mettre sur le pouce Gilbus
  6. Le message véhiculé par cette image est ambigu, on peut lui faire dire des choses contradictoires… Première version : Les magiciens se prennent la tête pour rien, le public, lui, il ne pinaille pas sur des trucs qu’il ne voit même pas, qu’il n’imagine même pas. Donc, les magiciens peuvent discuter sans fin sur des choses qui ne servent à rien. Seconde interprétation : Le public voit un résultat fini, achevé, un tour de magie. Mais pour que le tour fonctionne, le magicien doit, lui, approfondir toutes sortes de choses que le public ne verra pas, mais qui vont être essentiel pour que le tour soit efficace. De la même façon qu’un utilisateur voit la télé comme un prolongement de sa télécommande, tellement simple d’utilisation. Mais pour que la télé marche, il faut que les ingénieurs et techniciens qui ont conçus la télé déploient des trésors de technicité et de connaissances, que l’utilisateur de base n’imagine même pas… Et c’est vrai que les deux versions sont justes : Il arrive que l’on se prenne la tête pour des choses sans aucune importance pour le spectateur. Par exemple, déployer de la technique difficile, qui génère des risques et n’apporte pas de plus-value par rapport à une technique simple qui fait le même effet : cas typique ou le magicien technicien se fait plaisir, sans rien apporter de plus au tour. Et à côté de cela, il y a de bonnes questions (à mon sens), qui doivent être posées, pour enrichir et donner du croustillant au tour : N’importe quel tour peut être amélioré, par la réflexion et les essais, alors que ce sera toujours « un tour de magie » pour le public. Sauf que dans certains cas, le « tour de magie » sera juste une démonstration de truc, et avec un peu de travail, deviendra un miracle… La compréhension du tour par le magicien est essentielle : le magicien doit savoir comment ça marche, et pourquoi ça marche, sous peine de ne pas tirer tout ce qu’il peut du tour… Tiens, un exemple tout chaud : J’étais invité à l’anniversaire de la trésorière d’une de mes associations, il y a peu, et j’ai imaginé un « petit tour » : Le jeu de cartes est mélangé par les spectateurs, pendant ce temps, je montre à tout le monde, et surtout à la trésorière, deux nombres. Le jeu est ensuite mélangé abondement par la trésorière elle-même, en suivant les instructions du public, et en retournant aléatoirement des cartes face en bas ou face en l’air. Au final, le nombre de cartes faces en l’air correspond au premier nombre affiché, le nombre de figures face en l’air au second nombre affiché, et le total des points du même tas donne exactement l’âge de la personne, que tout le monde a déjà en tête, puisque on est là pour lui fêter son anniversaire… Vous avez reconnu bien sûr la mécanique de serial prédiction version Colombini ou de Simon Aronson (SHUFFLE BORED) Dans ce « petit tour », automatique bien sûr, le public ne comprendra pas le fonctionnement. Mais comprendra que c’est totalement impossible ! Mais pour que l’impossibilité soit évidente, il faut travailler le texte, le timing, la gestion des spectateurs, les interactions et enchaînement logique, la motivation etc. Et dans ce cas particulier, j’ai poussé la personnalisation (manipulation de chiffres par une trésorière, lien avec l’âge au tout le monde connais etc…) pour que l’ensemble percute directement l’esprit des spectateurs. Tout ce travail, qui n’est jamais vu en tant que tel par le public, a permis de transformer un tour automatique en miracle qui a stupéfié tout le monde, et dont tous ceux que j’ai revu par la suite m’on reparlés… Et en ce sens, l’image dont nous parlons ici est intéressante : Le spectateur à une vision, si possible claire de ce qui se passe et du caractère impossible de ce qui arrive. Et le magicien, lui, a une vision totalement différente, car il doit mettre en place ce que doit croire le spectateur (donc maîtriser les pensées du spectateur…) tout en gérant l’aspect réel du tour, et tout ce qui se passe « pour de vrai ». Et rendre ces deux aspects compatibles. C’est pour cela que le travail de l’interprète est toujours plus complexe que celui du spectateur, une partie du travail de l’interprète étant justement de simplifier celui du spectateur… Tiens, si on parle des familles d’effets, par exemple, sujet largement débattu dans différentes discussions ici : On peut dire que ça ne sert à rien, discussion oiseuse entre magicien, un tour, c’est un tour… Mais j’ai souvent vu des magiciens semer la confusion chez leurs spectateurs en présentant un effet, tout en mettant un texte et en donnant des arguments appropriés à une autre famille d’effet. Comprendre ce que l’on fait me semble important. Bon, après, moi, je ne comprends pas tout, mais c’est normal, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  7. Idées non testées : Le billet brûlé dont on étale les cendres sur le bras pour faire apparaître un message : tu peux nettoyer les cendres avec ton ongent cosmétique... Tu lâches un objet sur une pente copieusement huilée, et il s'arrête à la demande, voire remonte la pente. Trempez là dans l'huile, trempez là dans l'eau... Illustration de la contine ou la souris se transforme en escargot (tout chaud, si tu peux aussi produire un peu de fumée...) De l'huile est versée sur une vitre, et fait apparaître un message... Tu met de l'huile dans une casserole, tu met le feu, le couvercle, et il y a des frites quand tu ouvres ... Gilbus
  8. La question est délicate : il y a plein de styles que les uns ou les autres assimilent à la "magie". Celà peut être un magicien traditionnel de cabaret en style 19ieme siècle, comme tu l'aimes ( à noter que ce numéro en est à sa seconde génération d'interprète, Brahmâ en étant le créateur)... mais cela peut être de la magie d'ambiance et de philosophie, comme Burger... ou de la magie ancrée dans notre époque, comme beaucoup de magiciens actuels en t-shirt et basquet... il n'y a pas qu'une magie, mais dans l'idéal, autant que de magicien... perso, je ne vois pas au nom de quelle tradition je devrait porter un frac en représentation, sauf à faire une reconstitution historique d'un numéro du 18 ou 19ieme siècle. mais nous sommes en spectacle vivant, donc on peut faire ce que l'on veut, c'est un choix artistique... (De la même façon qu'il y a des clowns traditionnels, et d'autres résolument contemporains...) le tout est d'être bien conscient que c'est un choix, et des implications sur le personnage et le spectacle. A quoi ressemble la magie pour moi? A une irruption de l'impossible dans notre univers réel. Du coup, pour coller au réel, je ne semble pas "jouer" de personnage ( même si en fait je joue ), car je trouve que cela m'inclus davantage dans la réalité. Et que cela va donc renforcer l'impossible, par contraste, quand j'arrive à en produire dans la mesure de mes faibles moyens... D'autres préféreront faire dans l'archétype, ou dans le personnage plus outré, pourquoi pas Outre cela, le numéro que tu nous montre est en musique. On a plein d'autres possibilités : parlé, muet, mime, conté, jonglé... L'ambiance va dépendre de ces choix, mais tout peut être magique... Enfin, le style de tours, doit être cohérent, justifié et varié. Cohérent entre le personnage, le contexte, l'ambiance etc. Justifié, car cela va donner plus de relief au numéro ( a noter que tout le monde n'est pas d'accord là dessus, une justification pouvant être implicite: je vous montre ça pour vous montrer de la magie... Ca se discute...) Et varié, pour avoir un numéro intéressant pour un publique contemporain, qui est formaté par les films d'action où il y a plein de rebondissements... Faire 50 apparitions ( de bijoux? ), C'est un choix... Comme un mentaliste qui ne ferais que des prédictions sans apporter de grosses variations dans la procédure. La magie, ben c'est une multitude de choix... Gilbus
  9. Le thème et l'interprétation sont sympas, mais une chose me turlupine dans le final : En général, on garde le plus fort pour la fin. Comme ça se passe en poche, tout le travail d'empalmage et compagnie devient superflux : on va juste imaginer que tu avais d'autres cartes depuis le début dans la poche. Ce qui ne fait pas un effet très fort... Ta méthode prend son sens si tu fais signer les cartes au début, mais signer 4 cartes, c'est plus dur à gérer niveau rythme... Gilbus
  10. On peut voir ça comme ça, mais la comparaison doit être poussée un peu plus loin : Conduire une automobile était réservé à une élite. Maintenant, tout le monde conduit… Tout le monde ? A une nuance près : on doit passer un permis. Autrement dit, suivre des cours, passer du temps à apprendre, se donner du mal, montrer que l’on peut vraiment conduire proprement… Pas si simple, si on y réfléchit. Or la magie est une activité qui demande justement de passer du temps à s’entrainer, apprendre, de se donner du mal… Ce n’est pas simplement connaitre le truc. Donc, la comparaison marche…si on va au bout. On peut aussi comparer avec le violon ou la jonglerie : Ce sont des activités demandant un apprentissage sérieux, avant de pouvoir seulement penser à se montrer en public. Imagine : on déballe le violon qu’on a commandé sur le net, on lit rapidement les 3 premières pages de la méthode livrée avec, on tente de faire sortir quelques sons de l’engin, et paf : on fait un tuto sur le net, pour transmettre sa connaissance chèrement acquise, et montrer qu’on est super !!! C’est exactement ce que font bon nombre de producteurs de tutos. Sauf que ça marche pour eux, car il se contentent de mettre en ligne l’équivalent de la « notice » qu’ils ont reçus, sans la comprendre, sans l’avoir maitrisée, sans l’avoir pratiquée. Et on ne parle même pas d’avoir innové quelque part, d’y avoir mis un peu de soi… ça serait de la science-fiction… Connaitre le truc, et le transmettre, même d’une façon approximative, c’est tout ce qui est demandé aux tutos. Si la démocratisation était l’explication, on verrait sans doute plus de violon « premier jour de cours (avec bouchon d’oreille obligatoire) », ou de jonglerie « premier essai avec trois balles sans savoir lancer une balle ». Mais la magie, ben c’est pas grave de la foirer, et de ridiculiser son enseignement, c’est que des trucs. Et pis c’est chouette de partager, hein ? partager le truc, c’est se faire plein d’amis, la preuve, le compteur de like s’envole… Ce n’est pas comme si on voulait en faire un bon spectacle… Ca c'est pour la qualité... Parlons du secret... Le net dévoile le truc à tout le monde ? ben oui, c’est la démocratisation ! tout le monde a le droit de tout savoir, on vit à l’heure du net ! Bon, je ne mettrais pas mon mail, mon tel, ma carte bleue, ni les tours que j’ai inventés et que j’utilise, mais à part ça, le secret, c’est dépassé, les tours des autres, trop cool de les expliquer… La magie a besoin de secret pour marcher? tu rigoles: ce qui est bien, c'est de savoir le truc! Et puis les gens ne vont pas voir les tutos, s'ils n'ont pas envie de savoir. Et puis sinon, ils oublie, de toute façon... ... Les argument bidons pour justifier le débinage sont connus. et tous facilement démontable, je ramasse les copies dans une heure. En fait, les tutos sont une activité destinée à se faire mousser à peu de frais, on peut même avoir des fans qui suivent la chaine, et notre égo se gave de dopamine à chaque clic. On est en plein dans les contradictions du net, qui essaie d’avoir une réponse identique à tous les problèmes. La vie est un petit peu plus compliqué que ça. C'est ce que nous dit en substance Ramsay, qui en à mare de subir des reproche à cause de ses tutos, ca lui gâche son plaisir… Les gens sont méchants... Bon, il a toujours rien compris au secret, mais c'est pas grave, félicitation! Gilbus
  11. Dévoiler, sans rire? Il ne dépoussièrent plus? Gilbus
  12. Oui. Directement et indirectement. Directement, car il y a quelques années, le snap change est devenu un jeu de cours de récréation. Des dizaines de tutos, et des millions de vues, pour ne parler que les francophones. C’est ainsi que le snap change, comme le back and front, est passé aux oubliettes du répertoire de pas mal de gens… Indirectement, et c'est le principale, car cela formate une partie du public : Nous savons tous qu’il faut, pour que la magie opère, emmener nos gentils spectateurs dans un univers de rêve sans limite et… Foutaises !!!! Tout dans l’ambiance qui est faites autour de la magie, que ce soit les émissions télé (à part quelques bon spectacles…), les interviews de magiciens (bon sang, même les pros se mettent à expliquer des tours, pour terminer joyeusement une interview !), et surtout la présence de la magie sur le net, tourne autour du truc. Plus : autour de la recherche du truc par le spectateur. Demande autour de toi : c’est quoi un spectacle de magie ? C’est un spectacle ou un type montre des choses ou on n’arrive pas à voir le truc. Pourtant, on essaie ! C’est la règle du jeu : il montre un truc, et on doit deviner comment il fait. C’est bien ça, le but des spectacles de magie, non ? …. Il est loin, le rêve, le merveilleux… Je ne dis pas que tous les spectateurs pensent cela, mais une part énorme le fait. Car tout est fait pour leur donner cette magnifique idée que le spectacle de magie n’est qu’une devinette. Ce n’est certes pas nouveau, mais l’ambiance actuelle, et par conséquent le fait que les tutos soient de plus en plus présents sur le net (quand on essaie de voir un spectacle de magie sur YouTube, on trouve plus de tutos que de spectacles…) participe à ce formatage de notre public. Les tutos ne sont pas seuls en cause, beaucoup de magiciens sont dans la démonstration de trucs aussi… Et les magiciens spectateurs les premiers : combien d’entres vous déteste l’émission « fool us » ? Pas beaucoup : pourtant, le but y est clair : des pros essaient de deviner les trucs d’autres pros… L’exemple est clair, non ? Le but d'un spectacle de magie, c'est de deviner, et si on y arrive, on gagne ! Du coup, va-t’en faire rêver les gens… Il faut ramer, désamorcer de force leur intellect, leur faire oublier l’idée du truc, les aiguiller sur d’autres choses que ce stéréotype de la magie devinette… Bref, cela complique le travail à outrance. Voir le rend impossible, au point que, par exemple, certains se sentent le besoin de décoller cette image de magie, et d’appeler ça autrement… Pourquoi cette mode du mentalisme, d’après toi ? Pourquoi tu crois que je fais de la magie contée ? Et pourquoi dis-je sans cesse que je ne suis pas vraiment magicien ? (Ce n’est pas la seule raison, mais s’en est une…) Je pense que ces tutos portent un préjudice global à l’innocence du public, brisent le rêve et l’émerveillement, pour remplacer le sentiment magique par une masturbation intellectuelle. … Pouf pouf… Excusez-moi : Je voulais donc dire : Oui. Gilbus.
  13. Hihihi: je n'ai d'avertion que pour les dérives, pas pour la technologie elle même... La preuve, on discute sur le net, et on y prend plaisir... Et j'ai passé toute ma vie active à faire en sorte que ces technologies soient abordables pour le grand public ( télématique, web, applis etc...) Le problème du virtuel, outre l'absence du public que j'indiquais dans le message d'avant, et sur lequel nous sommes d'accord, c'est aussi parfois une erreur sur le média pour certains tour, qui ne sont pas fait pour passer en vidéo sans modifications importantes... Pour le mélange des disciplines, je suis naturellement pour, par principe, mais il y a des métissages délicats : Marier magie et technologie m'à toujours semblé compliqué, car notre technologie actuelle est tellement "magique" qu'elle laisse bien peu de place au mystère... Le top me semble d'utiliser la technologie de façon cachée, pour ne pas induire d'explication trop facile au public, l'explication, même si elle est erronée, tuant tout mystère... Si on veut marier les deux de façon visible, cela demande énormément de travail... étant d'un naturel paresseux... Gilbus
  14. Je nuancerai le fait de ne pas mélanger tout: magie visuelles, mentalisme, magie générale etc. Ce sont des catégories artificielles liées au côté magicien. L'argumentaire du spectacle, lui, est ce qui se voit côté spectateur. C'est ce côté qui doit être le plus cohérent possible. Par exemple, dans mon spectacle de dimanche, j'avais de la magie contée, des tours de cartes, de la divination, de la lecture de pensées, des coïncidences impossibles, une démonstration avouée de manipulation, etc. J'ai tenté (et réussi je crois...), à tout faire rentrer dans mon thème de base, donné par le titre du spectacle: "Certitudes illusoires" Dans ce contexte, même un tour de cartes assez basic peut devenir un argument pour montrer que certaines certitudes sont effectivement illusoires, tout comme certaines illusions sont réelles... Ce que je voulais dire, c'est qu'il faut veiller à la cohérence non par ce que l'on fait, mais par ce que l'on semble faire... Mais la cohérence est très importante pour le spectateur, bien sûr Gilbus
  15. Il y a de très bonnes idées dans le reste du message, mais j'ai un doute pour la magie pour le net: On peut bien sûr faire de très belles choses, mais il y manque un élément essentiel à mon sens. Le spectateur. On ne joue pas sur le net pour un spectateur, mais pour une caméra. Oh, il y aura bien entendu des vrais gens à regarder au final, mais l'interprète, lui, est face à une caméra. On peut s'en servir, et il y a même des techniques spécifiques pour en tirer partie. Mais je trouve cela très limitatif, cette absence du public réel. Les misdirections seront réduites le plus souvent à leur aspect psychologique, laissant de côté le visuel, le contrôle du regard, la gestion des zooms d'attention, pour les remplacer éventuellement par des zooms caméra, mais c'est bien différent... Il n'y a pas d'interactivité, ou pire, une interactivité simulée... Il n'y a pas de retour instantané, pas d'occasion de rebondir dessus, pas d'échanges d'émotions, ou si peu... Dans certains cas, pour une interprétation très théâtralisée, c'est adapté (il me vient baltasse à l'esprit, qui est top même sur un écran!!!...), mais pour une magie plus standard, on perd vraiment beaucoup, voire trop, à ne le faire qu'en vidéo. Trouve un vrai public, fais du spectacle vivant, pas en conserve, et trouve le plaisir dans le contact avec les gens, pas avec des "likes" Gilbus
  16. Pourquoi faire écrire avant sur un papier: Si le papier est ensuite détruit: pour fixer ce qui est écris dans l'esprit du spectateur, la pensée est trop volatile tant qu'elle n'est pas exprimée. Si le papier est conservé : raison précédente plus le fait de pouvoir se reconcentrer dessus, plus l'argument qu'il ne peut plus changer d'avis... Raison pour lire dans l'esprit de quelqu'un : Ben, outre le fait que c'est fun, j'ai utilisé dimanche dernier dans un festival (j'étais le spectacle de clôture, la classe) l'argumentaire suivant: "On a foi dans nos propres capacités dans certains domaines... Par exemple, je suis sûr que beaucoup parmi vous pensent qu'ils savent garder un secret... C'est ce qu'on va voir..." C'est un argumentaire frisant le défi, mais ça collait bien a ce moment du spectacle... Mais on peut trouver plein d'autres raison pour lire des pensées... Le principal, c'est bien sûr d'en présenter au moins une... Gilbus
  17. A, désolé : quand j'ai cherché des tutos sur youtube, et que j'ai vu une liste qui sortais de mon écran (en magie, pas en fioritures ou puzzle, je sais encore faire la différence), je me suis dit qu'il y avait problème... J'imagine qu'il avait donc fait bien pire avant... Et que donc le principe du secret n'était toujours pas son truc... J'ai tord? Mais c'est vrai que l'événement (un débineur pro qui dit qu'il arrête...) est assez rare pour être remarqué. Dommage que ces gens ne réfléchissent pas AVANT. Gilbus
  18. Merci pour l'info... Hélas, il n'a toujours rien compris au secret... Pourquoi il arrête les tutos? Parce qu'il n'aime pas les confrontations... Un peu tard, après tout ce qu'il a dévoilé... Il doit en avoir marre de se prendre des roustes par les créateurs des tours qu'il explique... ou par des collègues qui les utilisent... La notion de secret, il s'en tape...toujours. Autrement dit, c'est un tartuffe. La preuve? A-t'il retiré les tutos qu'il avait fait avant de proclamer l'arrêt de ses tutos? Ben non... Place t'il le secret dans ses priorités ? Ben non, il continuera à faire des tutos sur "ses" trucs ( en espérant qu'il ne s'agisse pas d'une réinvention d'un ancien truc... Va savoir...) C'est ballot pour un "sage" comme Ramsay, de toujours passer son égo avant les bonnes intentions affichées... Franchement, je trouve cela pitoyable de mettre des années a changer son fusil d'épaule, mais ne pas effacer ce qu'il a fait durant tout ce temps. Cela ne me rend toujours pas le personnage admirable par son comportement. (Ben entendu, je ne parle pas de ses compétences, mais juste de son comportement...) Désolé pour les fans de Ramsay qui peuvent lire ça, mais bon, un petit coup de gueule de temps en temps... Gilbus
  19. Il me semble y avoir deux choses qui sont évoquées : Comme toujours, les mélanger n’apporte guère de réponse cohérente… On parle de notre « blue » à nous, celui du magicien. C’est un problème lié à toute activité, on se demande parfois, au bout d’un moment, si ça vaut le coup, de dépenser tant de temps, d’énergie, d’argent, là-dedans. Un petit spectacle réussi, et ça remotive… Et l’autre côté, c’est la façon dont est perçu la magie, qui semble tomber à plat, quand on dit qu’on en fait… Là, c’est uniquement un problème de présentation : On n’est plus dans l’introspection, on est dans la vente ! On ne doit pas parler de ce qui nous fait vibrer, mais de ce qui va faire vibrer le spectateur potentiel qui pose la question… Parfois, c’est la même chose, car la passion ardente est une belle chose à partager… Mais pas toujours. On peut mentir, on peut embellir, on peut appâter… Une célèbre conteuse (Gigi Bigot) ne se présente pas directement en tant que conteuse, mais comme « marchande d’étoiles » … Ça en jette, non? La poésie, le mystère, les chemins détournés, voilà qui peut intéresser les gens. Les gens aiment être intéressés. Une bonne méthode, pour intéresser les gens, ce n’est pas de parler de nous. C’est de parler d’eux. Cette règle de base de la vente, on peut la mettre en place aussi bien dans nos spectacles que dans une simple présentation… Si vous dite que vous être un chercheur de talents, et que d'ailleurs, celui qui pose la question semble avoir un talent... Ensuite, vous montrez que le spectateur va lui-même faire un miracle, mais quel talent ! En médiéval, je ne me présente jamais ni comme magicien (pas envie de finir sur un bûcher, moi....), ni même comme un bateleur... Je suis un amuseur qui leur apprend des jeux... (les jeux sont naturellement impossible, et le spectateur comprend assez vite à qui il a affaire....mais c'est trop tard, il est appâté...) Bref, il est rare que je me présente comme magicien… D'ailleurs, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  20. Merci pour ce retour « dans le contexte » Et pour cet éclairage sur la mentalité chinoise Mais a mon tour de n’être pas totalement d’accord : C’est très intéressant, mais est-ce que cela s’applique à la magie ? Mettons que pour qu’un temple puisse fonctionner correctement, il y faille un autel (c’est un exemple donné au pif pour la démonstration, pas une réalité historique ou culturelle…). Si on construit un temple neuf, très beau, mais sans ledit autel, on pourra apprécier le lieu pour sa beauté ou d’autres critères, mais on ne pourra pas le considérer comme un temple, car il y manque un élément essentiel. La magie suit le même principe, selon moi : Ce n’est pas une question de neuf ou de vieux, c’est une question de fonctionnement de base : Si on sait comment ça marche, ce n’est plus de la magie. Je ne dis pas (heureusement !) qu’il faut rester attaché aux anciennes tours par amour du vieux. Mais que si on donne le secret au public, on détruit la magie, que le tour soit neuf ou ancien : les deux se débinent tout aussi bien sur le net, et encore plus les productions récentes, par l’effet de mode qui y est lié… Sans le secret, il manque un élément essentiel en magie. A, les discussions sur le net, et leurs incompréhensions… Tu parles de protéger le créateur du secret, moi je parle du secret lui-même… Tu as en partie raison pour la protection de la propriété intellectuelle… Mais je ne parlais pas de ça. Je parlais du secret lui-même, c’est-à-dire non de qui l’invente ou le possède, mais de la diffusion de l’information, surtout dans le public. La propriété des œuvres de l’esprit est intéressante, au niveau commercial ou de la renommée, certes. Mais un secret en magie est avant tout ce qu’il faut cacher pour que la magie existe (je sais, je me paraphrase…) C’est en ce sens que publier un secret revient à détruire à terme ce secret, de nos jours, car un secret « connu » n’en est plus un… Tu as raison de dire que les livres sont moins lus qu’avant. Et cela suffirait à isoler le secret du monde, si le monde n’était pas en constante mouvance : Considérant la multiplicité des magiciens, dont certains lisent des livres (qui sinon ne seraient pas publiés, faute de lecteurs…), puis considérant qu’une partie d’entre eux va aimablement expliquer le secret du livre à d’autres magiciens, moins courageux et moins regardant sur la notion de secret, on a une certitude proche de 100% pour que tout ce qui est publié finisse un jour dans un tuto YouTube. Même les techniques casse-doigts, qui seront débinées sans être bien présentées, le débineur ne les maîtrisant pas, mais cela ne l’empêchera pas de montrer comment ça marche : pas besoin de talent, pour ça… La publication dans les livres ne protège pas, c’est simplement un processus de débinage plus lent que la publication directement sur le net… Ce n’est donc pas de la valeur « juridique » du secret qu’il est question, mais de sa valeur fondamental, secrète, qui permet à la magie d’exister. Quand a la propriété intellectuelle en magie, cela me laisse rêveur. A part disposer d’une armée d’avocats (Copperfield est un des rares exemples…), la revendication de cette fameuse propriété dans un procès est problématique. Ce qui est protégeable efficacement est la partie visible, là, les texte sont à peut près clairs : les textes, chorégraphies, décors, musiques et autres mises en scène sont protégeables. Le secret, c’est-à-dire la méthode non visible pour parvenir à créer l’illusion, n’est pas un élément cité dans ces textes. Je sais que certains ici ont démontré qu’on pouvait protéger un secret, car on peut l’assimiler à une production de l’esprit, mais hélas, j’attend toujours la référence à un procès qui donnerai corps à cette vision… Le secret s’apparente plus à une méthode industrielle, et peut donc faire l’objet d’un brevet. Ce qui revient à briser le secret lui-même, puisque les brevets sont consultables… Ce n’est donc pas vraiment une méthode appropriée si on veut que le secret reste inconnu : paradoxale, non, que la préservation commerciale du secret revienne à le détruire ? Ben c’est exactement ce qui arrive dès qu’on le publie. Par contre, je suis bien d’accord qu’un numéro, un spectacle, une présentation seront protégées en tant que production de l’esprit, mais pas besoin d'une publication de la méthode sur un média : Une simple captation durant un spectacle, sans explication de la méthode, garantira l’antériorité de ce qui est facilement protégeable, si on tient vraiment à s’en prévaloir… Mais à part pour flatter son égo, je ne vois pas trop ce que cela donnera : La plupart du temps, on ne passera pas au tribunal, surtout si on est amateur, pour défendre les droits d’une chose qui rapportera moins que les frais de justice. Au pire, on pourra faire honte au plagieur, sur les réseaux sociaux, mais ça en restera là. Et de toute façon, on parle ici de plagiat, et non de débinage, ce qui n’a pas grand-chose à voir dans l’esprit… Le plagieur peut être tout aussi attaché au secret que l’auteur, alors que le débineur, non. Tu es tenté de publier, et je te comprends bien. Moi-même, l’âge venant, je fais de la formation à mon petit niveau, pour quelques bricoles que je sais faire. Et c’est parfaitement naturel : il faut de la formation, pour que les nouveaux n’aient pas tout à réinventer à chaque génération. Mais il faut se rendre à l’évidence, tout ce qu’on lâche dans la nature finira en tuto, un jour ou l’autre. On peut juste maîtriser la vitesse de propagation en partant d’une divulgation à un niveau confidentiel, mais je ne me fais plus d’illusion, les débineurs ont d’ores et déjà gagnés. A voire si le gouvernement chinois, qui a de bonnes compétences en censure, fera mieux que nous… Ça serait une des rares applications positives de cette censure, à mon sens… Gilbus
  21. Cette expérience est intéressante à plus d’un titre Déjà, elle est plausible psychologiquement : Quand on fait deviner un symbole zener à un sujet, l’enjeu n’est pas manifeste POUR LE SUJET. Intéresser le jeu, avec une motivation d’ordre sexuelle, me semble tout à fait plausible pour obtenir une amélioration des résultats, s’il doit y en avoir une. Donc, l’expérience semble justifiée, et justifie en elle-même un écart de résultats par rapport à d’autres expériences moins incitatives, s'il doit y avoir un écart. C’est le premier point positif : on essaye de faire une expérience (para)psychologique en se servant d’un moteur psychologique, cela me semble une très bonne idée. Ensuite, le protocole, de l’avis de ceux qui savent, parait correcte. Et la méthode d’exploitation des résultats, toujours d’après ceux qui savent, semble correcte aussi. Et la, c’est le second point d’intérêt : Enfin une expérimentation répondant à des critères scientifiques classiques et modernes. Et on a donc effectivement une conclusion qui dérange les rationalistes. Et c’est bien sûr le point le plus délectable : Les scientifiques ne vont pas remettre en cause leur vision du monde, mais chercher le biais qui a faussé l’expérience. N’en trouvant pas, ils vont simplement remettre en cause le protocole standard scientifique, voir les procédures mathématiques employées, qui sont elles aussi validées dans d’autres domaine. C’est tout à fait remarquable que si une expérience ne dérange que modérément, on accepte sans broncher son protocole, et on admire son initiateur, pour avoir élargis le domaine du savoir, alors que si cela remet en question un avis intime sur le monde, on cherche à tout prix l’erreur, de peur d'avoir à remettre en cause ses idées personnelles. Quitte à remettre en cause toute la méthodologie scientifique en cours. Enfin, pour cette expérience donnée. Je suis certain que cela n’entrainera pas de remise en cause de cette même méthodologie pour des expériences moins polémiques. On a donc deux poids, deux mesures : Ce qui est une attitude bien peu scientifique. Il est bien dommage que tous les Randy et autres assemblées zététiciennes ne pratiquent plus la mise à prix (je crois que c’était en million de dollars ?) pour la découverte de processus paranormaux qu’ils ne pourraient pas démonter… Gilbus
  22. Je suis allé plusieurs fois au flip, mais pas cette année, désolé... Je m'étais même amusé à poser ma table de closeup dans la rue (après accord de l'organisation) pour faire un peu de magie sous forme de jeux... Et pour répondre à la question, il me semble qu'il y a du wargame, il y a de tout... Perso, j'y allais surtout pour les jeux de rôles... Gilbus
  23. Une solution consiste à ne pas publier sur internet. Ni tours (qui seront gentiment expliqués dans les commentaires par vos fans...), ni bien sûr explications... Faire de la magie pour des vrais gens, en spectacle vivant. Et donner les infos au compte goutte à nos amis magiciens, dans des modes relativement sécurisés... Pour le débinage en général, il y a longtemps que j'ai baissé les bras... (voir les multiples discussions sur le débinage et sa limitation...) Gilbus
  24. Ce n’est qu’un avis personnel, mais je n’ai jamais été épaté par l’aspect « magique » des boulettes. Il y a certes un aspect divertissement, un aspect réflexion sur la façon dont on se crée nos propres convictions, et un aspect gestion du spectateur et talent de l’interprète. Mais ce n’est pas de la magie, du moins pas pour le public de la salle. La magie implique pour moi un minimum de mystère. Là, il n’y a de mystère que pour le volontaire… Je ne dis pas que ce n’est pas intéressant : Je pratique très régulièrement le « tour » de la main qui se retourne, que j’ai dut décrire dans la chambre des secrets, je crois, et qui repose un peu sur la même structure : A la fin, les spectateurs voient qu’ils ont été manipulés, et comment. Mais au moins, il y a un instant magique, très court, quand ils s’aperçoivent que leur main s’est effectivement retournée. Dans les boulettes, il n’y a même pas ça. Pour ce qui est des chinois… La stupidité, ou l’hypocrisie, c’est selon, de ceux disant que révéler les secrets fait avancer la magie, est un bel exemple de réflexion à l’envers, qui va retourner dans tous les sens la réalité, jusqu’à trouver un point de vue qui arrange le débineur. Si cette affirmation pouvait à la rigueur être applicable dans certains cas très particuliers des temps anciens (je pense aux rivalités entre magiciens du 19ième et début 20ième, qui cassaient le numéro de l’autre pour mieux vendre le leur, l’autre revenant ensuite avec les mêmes tours, mais d’autres méthodes, pour démontrer que son détracteur avait mentit… etc.) Mais ce n’est assurément plus d’actualité aujourd’hui : Internet a tout changé. On met quelques secondes à publier au monde entier une explication. L’explication reste ensuite ad vitam aeternam sur la toile, disponible en permanence et à priori à jamais. Internet ne donne pas le droit à l’oubli, et le rythme du débinage est bien trop rapide pour que la magie « progresse » au même niveau. Et quand bien même ! Faire table rase du passé est stupide. Nous avons la chance d’avoir un énorme patrimoine : faut-il le détruire systématiquement, sous prétexte de faire place à des choses qui seront, peut-être et hypothétiquement, du même niveau ? Prenons un exemple dans un autre domaine : Franchement, les châteaux forts sont dépassés. Ils occupent de la place au sol, souvent dans des zones urbaines qui ont besoin du moindre mètre carré. Détruisons donc tous les monuments qui ont plus de 50 ans, châteaux et églises comprises : ils pourront enfin faire de la place à des construction modernes, qui feront enfin avancer l’architecture… On voit que c’est stupide. Pourquoi en magie, alors qu’il y a des monuments magiques qui tiennent debout depuis des centaines d’années et font la joie du public, devrait-on les abattre pour de nouveaux trucs ? Les tours anciens ont fait leurs preuves. Ils ont survécu jusqu’à nous… Qu’en sera-t-il des tours nouveaux, qui bien souvent ne sortent pas des placards des magiciens, passé un premier engouement ? On peut toujours remettre au gout du jour un tour ancien, et l’adapter aux rythmes et aux modes de notre époque. Mais un tour nouveau, qui nous dit qu’il tiendra la route ? Son seul but sera-t-il d'être débiné à son tour, pour faire de la place à un "encore plus nouveau"? Autre aspect : Vous pensez vraiment que les créatifs sont motivés par le débinage ? Billevesées : un créatif crée, de tout façon. Ce n’est pas une question de paresse ou de motivation, mais de nature : Quand on a 10 idées à la minute, comme j’en connais, ben on crée. Au contraire, le fait de voir systématiquement les créations se faire débinées à peine sorties, cela n’incite pas à créer plus de trucs qui seront débinés tout aussi vite : Cela incitera plutôt à garder pour soi et ses copains de confiance ses propres créations, ce qui est la meilleure façon de protéger son travail. Je fais une petit digression, tant qu’on y est : Certain ont dit que la meilleure façon de protéger un secret en magie, c’est de le publier. J’imagine qu’au départ, c’était un trait d’humour, pour parler de tous ces livres qui sont publiés et jamais lus… Mais prendre ce trait d’esprit aux premiers degrés est un peu dommage : Tout secret publié est accessible. Pire tout secret publié sur internet en libre accès est accessible par les moteurs de recherche, qui on le sait sont de plus en plus performants et exhaustifs. Une recherche titanesque demandant des voyages coûteux et des mois passés dans des bibliothèques poussiéreuses, il y a 60 ans, cela se traduit de nos jours par quelques clics, à la portée de n’importe qui, et un résultat instantané. C’est le progrès, mais actuellement, publier un secret n’est PAS une façon de le protéger… Donc, je souhaite la bienvenue aux chinois dans le grand débat sur le débinage. Peut être qu’ils arriveront mieux que nous à protéger leurs secrets. J’en doute, mais j’aimerai bien être surpris… Gilbus
  25. Certes, ce n'est pas chers, mais la farine a selon moi un soucis: Elle est pas mal bio-dégradable, dés qu'il y a un peu d'humidité. Et comme elle capte très bien l'humidité, justement... On peut donc avoir des moisissures qui apparaissent, ce qui ruine les cartes, ou en tout cas ne les arrange pas, et force à les nettoyer par d'autres moyens ensuite. le stéarate de zinc est nettement moins sujet aux moisissures, bien qu'il ne les empêche pas si les cartes sont humides par ailleurs... Gilbus
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