Je me dois de répondre. Effectivement, je ne renierai pas ma première période dite "CFIJD" au cours de laquelle je calquais sans vergogne ma tenue de magicien débutant sur celle de mon professeur et ami, Pallas. Hé oui, un "vieux" mais qui en remontre encore aujourd'hui à pas mal de "jeunes". Oserais-tu, en toute sincérité, Bruno, parler d'une "magie de vieux" en évoquant Pallas ?
Et puisque tu cites également mon ami Mimosa, nombre de ses apparitions resteront effectivement des moments d'anthologie mais pas au sens où tu le sous-entends mais bel et bien dans le bon sens du terme. Enfin, Maitre Barbier... Très grand monsieur mais effectivement un peu brouillon dans ses explications !
Quant à ma migration vers le fond, elle s'est faite tout aussi naturellement, au cours du temps, les brunophils qui venaient de moins en moins pour ne plus venir du tout, n'étaient effectivement plus là pour en témoigner mais qu'est-ce que l'on s'est marré (Jérôme, Philippe, Isa, Christian, Jean-Claude, etc.) !
Allez tiens, pour l'anecdote, il y avait à l'époque (je crois encore aujourd'hui d'ailleurs), un magicien dont chaque présentation était d'un ridicule qui aurait confiné au génie pur et simple si cela avait été fait exprès. Il fut notamment à l'origine de l'un de mes plus grands fou-rires lorsqu'il faillit blesser grièvement un courageux volontaire en faisant apparaitre une bouteille, bref, un passionné hélas peu doué apparemment. Sauf qu'un jour, ce très sympathique monsieur me présenta à ses enfants comme un magicien de talent avec toute la sincérité et la gentillesse qu'il pouvait y mettre; je me suis ainsi rapidement rendu compte à quel point je pouvais parfois être une tête de con.
Alors oui, moi, ces déglingués, ces tocards, ces passionnés, ces vieux, ces jeunes, ces personnages formidables, ces gens de talents, je les aime et penser que, comme eux, je puisse être perçu comme un magicien de talent, un clown, un idiot arrogant ou un type sympa, un vieux de moins de trente ans ou quoique soit d'autre, je m'en tape. La seule chose qui m'importe c'est qu'il me reconnaissent comme un des leurs.
et toc, effectivement, mon Bruno...