Tableau d'honneur
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Showing content with the highest reputation on 08/14/20 partout
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Bonsoir Il y en a bien d'autres des avantages du livre sur l'ordinateur. Cordialement Philippe4 points
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Ce genre de titre fera bientôt partie du passé et pourtant je trouve triste que dans l'art le DVD disparaisse.... Quel bonheur de découvrir les coffrets DVD de Michael Vincent, et d'avoir la chance de les faire dédicacer, que dire d'un beau livre de magie avec une magnifique couverture... Maintenant le VOD remplace le DVD, dernièrement le VOD de Billy DEBU 1H20 à 40 euro se vend même plus cher que le dernier DVD de Bannon 30 euro pour 2h et encore, dans certaine boutique vous n'avez même pas droit à votre MP4, juste un accès à la vidéo ! qu'elle tristesse. (Je n'ai rien contre le talentueux Billy Debu j'ai d'ailleurs ses 2 premiers DVD, et un ami m'a donné son accès pour que je puisse visionner le VOD, eh oui ) Des gens comme David Stone, Michael Ammar, Michael Vincent ont vendu des milliers de DVD, vous croyez que ces dernier vont vendre 1/10 en VOD ? pas certain, car le piratage est encore plus facile... tu peux facilement copier ou donner ton accès à un pote... Pour les livres, heureusement que nous avons encore des éditeurs passionnés comme Ludo pour sortir des magnifiques pépites... afin de "contre carrer" les E-Book impersonnels .... mais pour combien de temps ??? Alors sincèrement vous êtes un magicien de talent, vous avez des idées : sortez votre vidéo en DVD avec jaquette, menu etc... , ce sera bien plus valorisant qu'un fichier MP4 ou pire qu'un accès sur un serveur ! mes amitiés Carl Valentin1 point
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Voici un ensemble de dés à jouer. Un set très rare dés diamant de Pavel dés coquille. 20 euros FDPI. Pour les intéressés j'ai la cassette vidéo D'allias de chez (Paris Magic)ou il explique ce superbe effet.1 point
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La petite histoire de M.Théo Takis et son examen d'entrée à La FFAP du temps du Dr. DHÔTEL. Passez muscades ! ou l’histoire d’une rencontre... Une vraie passion se construit tout doucement et s’enrichit au fil du temps à partir d’opportunités, de rencontres et de recherches personnelles. Bien lentement, elle nous transforme et si je n’ai jamais atteint le niveau d’un spécialiste ou d’un artiste, l’essentiel est d’aimer, non ? Comme tous les tours de magie, une passion est une sorte d’illusion dont l’effet se termine parfois. On regarde derrière soi et on ne voit rien d’extraordinaire. Et pourtant, ma fascination pour l’art de la prestidigitation s’est construite comme ça, pendant près de 60 ans. Il me reste des souvenirs, beaucoup. Je me demande si je n’a pas simplement rêvé ou inventé, inconsciemment, les anecdotes que je raconte ici. Il subsiste heureusement des preuves, des savoir-faire et des façons de penser propre à ce métier de magicien qui n’a jamais été le mien. Jamais ? Si, une fois… juste le temps d’un spectacle ! On réalise alors que le temps s’est réellement écoulé et que l’aventure n’est toujours pas terminée. Comme un rêve qui se poursuit, après le réveil. Mais parfois aussi, les rêves ne se terminent pas bien. Tout a commencé quand… En fait, non, je ne dis rien car c’est sous la forme d’une histoire que je vais décrire le cheminement de cette passion. C’est surtout l’histoire d’une rencontre. Une histoire en six actes. "Ras el Kharouf" - C’est ainsi qu’il m’appelait en passant sa main dans mes cheveux bouclés. Il était venu en France pour acheter du matériel de confiserie. Le cousin Georges s’était installé en Grèce après avoir été expulsé de Constantinople. C’est pour cela qu’il employait souvent des expressions turques : cela veut dire « tête de mouton » me disait-il. Il était chocolatier. C’est dingue d’avoir un cousin qui fait du chocolat, n’est-ce-pas ? Mais pour moi, le plus important, c’est qu’il avait toujours un petit quelque chose dans sa poche et mille idées pour me faire un tour de magie. Et surtout, il me faisait participer : à coup sûr, je devais le harceler pour qu’il m’explique et pour qu’il m’apprenne à faire comme lui. Je ne m’en souviens pas. Mais grâce à lui, du haut de mes 9 ans, je venais de découvrir le plaisir de réaliser une illusion devant un public, de comprendre certains principes de base de la prestidigitation et surtout la puissance de la mise en scène, plus importante encore que le secret du magicien. Il m’expliquait tout ce qu’il savait, mais il ne parlait qu’en Grec et j’avais des difficultés à tout comprendre. J’ai aussi pris conscience qu’une simple goutte de morale était nécessaire pour éviter à un prestidigitateur de basculer vers les arnaques. Il était très grand, je crois, tout mince aussi. Sa voix caverneuse m’impressionnait. Je le revois faire voyager une pièce sous des verres retournés. C’est aussi lui qui m’a enseigné le bonneteau des trois cartes : « ο βασιλιάς, πού είναι ο βασιλιάς; » Ce même bonneteau que j’ai, par la suite, redécouvert au marché aux puces ou le long du boulevard Barbès. Mais je connaissais trop bien les combines de ces gens malhonnêtes pour me risquer à les défier. L’acte deux de cette histoire est lié à un autre personnage, bien curieux, mais bien décevant. Ce soir là, Papa avait invité un collègue de travail. Monsieur Quazzo, qui parallèlement à son métier d’électricien (enfin, je crois), vendait des « boites de magie » qu’il confectionnait lui-même ! Bien entendu, après le dîner, il nous avait offert une démonstration. Inutile de préciser que je me souviens de chaque détail, de chaque effet. Recevoir un prestidigitateur chez moi relevait d’un vrai miracle. Pourtant, avec le recul, je me rends compte que sa démonstration n’avait rien de bien professionnel. On dit souvent que les tours de magie font rêver les enfants, les entraînent dans un univers de conte de fées et qu’un magicien peut faire ce qu’il veut, du moment que ses pouvoirs sont relayés par sa baguette magique. Eh bien pas toujours. C’était la recherche du « mais comment fait-il ? » qui me passionnait depuis les premiers tours avec le cousin Georges. La soirée passée, monsieur Quazzo est reparti en laissant dans ma tête cette indescriptible envie de savoir et surtout d’apprendre. Mais la scène se passait juste avant mon départ en préventorium à Brévannes où je devais passer une année scolaire pour soigner une tuberculose naissante. Je suis donc resté sur ce désir secret d’apprendre ces savoir-faire magiques. A mon retour, j’avais 11 ans. Le dépaysement et la joie de retrouver ma famille, les soucis de devoir redoubler ma classe m’avaient fait oublier pendant un temps le plaisir de me prendre pour un sorcier. Mais, au hasard d’une visite dans un librairie parisienne, j’ai quasiment été hypnotisé par un vieux bouquin aux pages jaunies « mon spectacle de magie ». J’ai de suite retrouvé le désir de devenir, ne serait-ce qu’un temps, un prestidigitateur ! Je l’ai toujours ce précieux livre aujourd’hui et les pages sont encore plus jaunies et fragiles : elles symbolisent un espoir retrouvé, la renaissance d’une passion. Par la suite, j’ai souhaité retrouver la piste de ce monsieur Quazzo. Il me fallait une source de renseignements sur l’art magique, une référence. Le cousin Georges ne venait en France que bien trop rarement. Seulement, monsieur Quazzo ne travaillait plus avec Papa. Je me suis alors passionné par une véritable enquête auprès de ses derniers employeurs, comme un détective ! Cette folle persévérance m’a permis un jour de le retrouver : il était devenu postier ! Ce monsieur était bien étonné de me revoir et encore bien plus lorsque j’évoquais ses tours de magie qui m’avaient motivé pour le retrouver. Pour lui, la page était bien tournée et cela ne l’intéressait vraiment plus. C’est ainsi que pendant deux ou trois ans, j’ai vécu sur mes anciens tours de magie puisés dans mon livre et dans mes souvenirs. Je travaillais beaucoup les manipulations de boules et de pièces. Apprendre de tels gestes à partir d’une description relevait d’un véritable travail de traduction. Et puis, un jour, j’ai réalisé que pour rencontrer un « vrai » prestidigitateur, il me suffisait de faire une recherche sur le « Bottin ». Une idée simple, mais de génie (merci, moi)… C’est l’acte trois de cette histoire. J’ai donc décidé de joindre un inconnu trouvé au hasard sur l’annuaire téléphonique du bureau de la poste du XIXè. Au mot vedette « prestidigitateur », j’ai choisi simplement de téléphoner au premier de la liste : « Dhôtel ». Je ne sais plus bien ce que j’ai pu lui raconter… Ce monsieur m’a très aimablement répondu. Quelques jours plus tard, je recevais une invitation à me rendre a son domicile à une date précise. J’ai gardé, bien entendu, ce précieux sésame. Ce que je ne savais pas à ce moment, c’est que monsieur Jules Dhôtel était justement le Président de la prestigieuse « Association Française des Artistes Prestidigitateurs » dont j’ignorais même l’existence. Il était également l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art de la prestidigitation. Ce retraité, renommé mondialement, avait aussi été médecin et sculpteur. Il avait mélangé les lettres de son nom comme les cartes d’un jeu pour se forger un nom d’artiste : Hédolt. Un sacré coup de chance, n’est-ce-pas ? Mais il y a des jours où le hasard mélange ironiquement la chance et l’horreur. Voici pourquoi… Avec un jeu de cartes, mon précieux livre et une boule de liège en poche, je me suis présenté dans un superbe immeuble Haussmannien afin de répondre à l’invitation du Docteur Dhôtel. Une dame me fit entrer gentiment et m’invita à attendre quelques minutes dans une entrée qui me faisait penser à un musée. J’aurais peut-être dû m’inquiéter car à travers la lourde porte décorée qui me séparait du reste de l’appartement, j’entendais des voix, plusieurs voix qui discutaient… Après quelques instants, je me suis soudain retrouvé seul devant dix à douze (vieux ?) messieurs en costumes sombres assis en arc de cercle dans un prestigieux salon. Au milieu trônait ce Docteur Dhôtel. Il avait une moustache banche qui se terminait en pointes et une petite barbe également pointue : un mousquetaire du XVIIè siècle avec des lorgnons sur le nez ! J’étais devant un tribunal silencieux et très impressionnant, comme dans un film en noir et blanc. En fait, je me trouvais devant le Conseil de l’Ordre des Illusionnistes. Après quelques questions sur ma motivation à devenir prestidigitateur, on m’invita à soumettre mon spectacle de magie. Pour eux, il s’agissait d’évaluer mes compétences en prestidigitation. Pour moi, une véritable catastrophe. Je n’avais rien compris à cette invitation qui n’était autre qu’une convocation à l’examen d’entrée dans l’association des Illusionnistes. Ma prestation, composée de quelques escamotages, était loin d’étonner ce jury difficile ! Un véritable tour de magie a pourtant eu lieu à cet instant dramatique. Une bouée de sauvetage tellement inattendue que j’en suis étonné encore aujourd’hui : après un bref silence qui n’en finissait pas, l’un des membres de ce Conseil de l’Ordre pris enfin la parole. Il m’expliqua qu’il pouvait me parrainer durant un temps afin de préparer mon entrée future au sein de l’A.F.A.P. C’était l’hiver, il était 21 heures et voici l’acte quatre de mon histoire. Après quelques stations de métro et une marche le long du boulevard Saint Germain, je devais enfin rencontrer Monsieur Gauthron qui allait devenir mon parrain. Il m’avait proposé de me rendre chez lui tous les mois. Mais ce soir là, je n’étais pas seul. Papa n’aurait pas accepté. Alors ma soeur aînée m’avait accompagné. Une situation inédite et bien cocasse : je me rendais, à la nuit tombante, avec Hélène, chez un magicien inconnu… Une dame nous accueillit et nous fit entrer dans un immense salon. Elle invita Hélène à s’asseoir près d’une porte avant de nous apporter un verre de jus d’orange. Le salon paraissait vide car la table et les chaises avaient été poussés sur un côté. Les rideaux avaient été tirés. Malgré les quelques lumières du plafonnier, l’endroit restait relativement sombre. Monsieur Gauthron était là, grand et mince. Il tentait de me mettre à l’aise mais je restai très impressionné. Il parlait d’une voix calme et rassurante pourtant. Il commença à m’expliquer les grandes lignes de sa démarche. Puis, passant à la pratique, il me demanda d’escamoter une boule avant de refaire lui-même la manipulation, pour corriger mon geste. Mais au moment précis où la boule disparaissait, toutes les lumières du salon se sont éteintes. Nous étions soudain dans le noir : un moment de solitude. En vain, j’essayais de croiser le regard de ma soeur. Après quelques secondes, Hélène, gênée, avoua que le dossier de sa chaise venait d’appuyer sur l’interrupteur électrique. Rien de telle qu’une situation aussi inattendue et comique pour détendre l’atmosphère. Mon parrain était capable, très sérieusement, de faire subitement une roulade et de se retrouver assis sur sa chaise, comme si de rien n’était. De jongler aussi avec les balles qui ensuite pouvaient disparaitre. Ensuite, il entreprit de me montrer comment faire un noeud « magique » sur un foulard de soie. Il faut croire qu’il tira un peu trop fort au mauvais moment car le joli foulard se déchira en deux. Comme si cette situation était complètement banale, sa femme lui apporta aussitôt un autre foulard, sous nos yeux stupéfaits. Quelques mois plus tard, j’ai fait la connaissance de Denis, un autre jeune garçon qui préparait également son entrée à l’AFAP. C’est ainsi que pendant deux années, nous avons eu le bonheur de suivre ses formations, ses conseils et ses facéties sans cesse renouvelées. Depuis cette époque, Denis est mon ami et nous avons mille choses à partager grâce à notre parrain commun. C’est ainsi que j’ai eu la chance incroyable de faire la connaissance de Maurice Gauthron, magicien. Acte 6 - Mais le cinq, alors ? Eh bien, dans mon histoire, c’est d’abord le six. Par la suite, et pendant bien des années, les réunions de travail et les réunions amicales au café DUPONT-Bastille permettaient à tous les magiciens de progresser, d’échanger ou de partager et d’inventer. Un jour, monsieur Gauthron se proposa d’animer des cours réguliers à l’attention des futurs candidats. Ainsi, « les cours Gauthron » sont devenus collectifs et plus officiels. Son approche était tellement séduisante, amusante et professionnelle que bon nombre de magiciens chevronnés y assistaient pour le plaisir. C’était le rendez-vous des vrais passionnés ! Tous les tours classiques étaient analysés, décortiqués. Je me fabriquais mon propre matériel avec les moyens à ma disposition. Par exemple, mes anneaux chinois étaient des cercles en fer à béton. Soudés et bien nettoyés, il ne manquait plus que de trouver comment les rendre présentables. Une petite entreprise de chromage, à Paris m’avait offert ce service… contre une démonstration de ma routine des anneaux ! Une autre fois, un collègue de Papa me demanda de faire un spectacle dans un village à une ou deux heure de Paris. C’est ainsi que je fis mon premier show dans un très grand marabout, tout enfumé et bruyant. A la fin, une quête avait été organisée pour moi et, pour la première fois, j’ai ainsi été payé en tant que magicien ! A mon retour, j’ai confié cette somme à maman qui m’a acheté… un pantalon. Je n’ai aucun souvenir de l’endroit où se déroulait ce spectacle. Il m’arrive de penser que ce village était peut-être Ferrières où j’habite actuellement. Tout au long de ma vie de magicien, j’ai eu le plaisir d’en rencontrer beaucoup. Certains restent bien gravés dans ma mémoire. Je pense souvent à Edernac, si sobre et distingué. Une fois, j’avais travaillé une routine complète d’apparition de boules, celle de Ron McMillan. C’était une véritable acrobatie car je produisais douze boules entre mes mains, une à une sur un fond de velours noir. J’étais très fier de le présenter. Aucune faute, aucune chute, aucun faux mouvement. Parfait ? Ce n’était pas l’avis de mes professeurs Maurice Gauthron et Pierre Edernac : « Bravo pour cette démonstration d’adresse ! Mais, ce n’est pas de la prestidigitation. Une fois que les spectateurs on vu que tu sais faire apparaitre une boule, puis deux, trois et même quatre, il n’y a plus d’effet magique. C’est comme certains magiciens qui jonglent avec des cartes. C’est très spectaculaire, mais ce n’est pas de la magie ». Cette remarque me guide encore lorsque je conçois un spectacle, aujourd’hui. Et un jour, une autre découverte m’a émerveillé : je me suis aperçu que Maurice Gauthron pouvait aussi être un autre personnage très différent. Toujours aussi discret et modeste, il ne m’avait jamais parlé de lui, de son autre « vrai » métier ! Centralien, ingénieur à la pile atomique de Saclay, c’était un physicien reconnu. Il avait reçu bien des honneurs de la part de la Nation pour son rôle scientifique. Comme à cette époque, j’enseignais les sciences en collège, nous avons eu des discussions sur l’enseignement des disciplines scientifiques. Des moments de partage que j’appréciais énormément. Acte cinq - En fait, au delà de la préparation à l’examen, il nous enseignait l’art de la scène. Car former un magicien, c’est lui apprendre à s’imaginer à la place des spectateurs, c’est aussi tout prévoir, le moindre geste, le texte que l’on récite comme le ferait un acteur de théâtre. Mais en plus, l’acteur-magicien doit produire des effets inattendus, des choses qui ne s’expliquent pas par la simple logique : arriver a créer un moment de dépaysement chez ses spectateurs. La moindre hésitation et c’est le risque d’un spectacle qui s’écroule. Sans le dire, nous avons aussi appris à avoir le respect de son public. Et si les effets magiques doivent s’inscrire dans une histoire racontée ou mimée pour être crédibles, ils doivent s’enchaîner naturellement pour que les spectateurs, portés par l’ambiance du spectacle, n’aient pas le temps de comprendre les détournements d’attention et les subterfuges. Ces outils psychologiques de spectacle sont connus depuis l’Antiquité mais se sont perfectionnés depuis. La plupart des religions les ont utilisés pour consolider leur influence sur les populations crédules. En parfaite harmonie avec ses convictions scientifiques et rationnelles, Maurice Gauthron était athée. Sa femme, soudainement réapparue après plusieurs décennies, avait orchestré une cérémonie religieuse pour ses obsèques. Une dernière mauvaise blague que je n’ai guère appréciée. C’était en novembre 2016. Un personnage extraordinaire disparaissait dans une indécente intimité. Car, ce jour là, nous n’étions que quatre ou cinq magiciens, quelques personnes de sa famille et de rares inconnus. Aucun de ses collègues de travail n’était présent, je crois. Parfois, les grands hommes s’en vont sans laisser de grandes traces. Ils partent modestement, comme ils ont vécu. En fait, on leur doit beaucoup mais on ne le sait pas. Surtout s’ils sont magiciens. Mais lorsque, présentant ma routine des trois gobelets à un public, je fais voyager mes escamotes en ordonnant « Passez muscades », c’est un peu lui qui parle. Il continue à vivre de cette façon, sous la baguette magique de tous les illusionnistes qu’il a formés. Théo Takis, magicien1 point
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Ce qui nous rappelle ce sujet de 2011 : « Pour Frantz (C.C. Editions) : BOOK | la révolution technologique »1 point
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Le close-up à une relation étroite entre l'interprète, le spectateur et l'acte magique. Cela peut donner au spectateur une sensation de liberté, et c'est bien. Mais je crois que cette liberté ne devrait être qu'ilusoire. C'est d'ailleurs une des difficultés du close-up : Laisser croire au spectateur qu'il jouis d'une liberté, alors que le magicien reste toujours parfaitement maître du déroulement du spectacle. Quand Peter parle "d'autorisation" d'agir donnée au spectateur, pour moi, cela recouvre plusieurs aspects. Le contexte. C'est au magicien de poser les limites de l'intervention du public. Le public en général, ne deviens pénible que si on ne lui a pas indiqué son rôle. Et c'est à l'interprète de le faire, parfois explicitement (voir toutes les répliques classiques pour maîtriser une interaction qui dérive...) Le personnage. Le personnage peut être une personne plus ou moins "contestable", c'est à dire qu'on peut mettre en doute ce qu'il dit. Cela d'ailleurs n'a pas à voir avec le type de personnage, à mon sens, mais avec la force du personnage. Un personnage peut être sympathique ou intimidant, s'il est "fort", s'il a de la présence, il ne sera pas contesté. Le rythme. On peut jouer sur le rythme, pour laisser la parole, ou pas, aux spectateurs. Si on soupçonne une intervention pouvant être nocive au numéro, on peut anticiper en changeant le rythme. L'adresse. En s'adressant à un spectateur plutôt qu'a un autre, on lui passe carrément la parole. Et on va mettre au second plan un autre spectateur plus dissipé. La syntaxe. Quand on laisse la parole à un spectateur, on peut orienter le type de réponse que l'on attend grâce à la syntaxe de notre passage de parole (réponse ouverte, fermée, rhétorique, donnant lieu à une réplique rigolote...) Le rebond. Un spectateur s'exprime alors qu'on ne le souhaitais pas : on va rebondir sur ce qu'il exprime, pour reprendre la parole. Ainsi, le spectateur se sent écouté, puisqu'on répond à son interruption, mais on redirige l'action vers ce qui nous intéresse. C'est parfois plus efficace que d'ignorer l'interrupteur... Par exemple, et pour revenir à la question précise du titre : "Y'a un truc" Bien sûr, il y a un truc! D'ailleurs, je vais vous montrer... (Rebond) Et on s'embarque alors dans un tour de fausse explication (qui n'a pas besoin d'avoir un rapport avec le tour précédant... "Je vais vous monter sous un autre angle..."), avec un rythme ne permettant pas d'autres interruption avant un temps significatif (rythme+durée). On y fera intervenir une autre personne (adresse), et on reviendra à la fin vers celui qui a fait l'interruption, pour lui demander s'il a mieux compris (syntaxe, et rebond sur la réponse avec une réplique rigolote) A l'inverse, on peut se servir de ce "y'a un truc" comme dynamiseur d'attention : "Un truc? Non, pas besoin... Tenez, cette fois, je ne touche à rien, regardez..." et on part sur un tour sans manip apparente... On aura toute l'attention désirée. Attention toutefois a ne pas transformer celà en défi. Pour cela, on peut par exemple miser sur le ton (on ne veux pas convaincre, on donne juste une précision, on n'a rien à cacher...) La désinvolture est une bonne méthode... On peut aussi entrer dans la pédagogie : "Un truc? Pourquoi faire? Ce que vous ne savez pas, c'est que la magie que vous croyez voir dans mes mains, elle n'existe que dans votre esprit... Et pour manipuler votre esprit, je ne me sert pas de "trucs", c'est un peu plus subtil que ça..." Etc. A tous ces niveau, il y a deux choses importantes : La préparation. Il faut être préparé, avoir imaginé à l'avance les réactions, y avoir trouvé des remèdes réfléchis (les premiers qui nous passent par l'esprit ne sont pas les seuls possibles, et ne sont pas forcément les plus efficaces..) Même si on n'est jamais prêt pour tout ce qui tournera mal, se préparer n'est pas du temps perdu. L'écoute. Durant la prestation, il faut être présent et attentif. Mentalement présent, je veux dire. On n'est pas dans notre tour, notre texte, notre manip... Ces choses là devraient couler sans notre intervention (ou en tout cas, sans que celà n'absorbe notre conscience) Être attentif à ce qui se passe avec les spectateurs, c'est essentiel (et pas qu'en close-up...), cela permet d'anticiper, de réagir, de s'adapter. Et participe au rendu pour le public : On voit tout de suite quand un artiste est "avec nous", ou en train de penser à autre chose... Une autre composante, c'est l'expérience. Que Peter ou d'autres magiciens n'aient pas de problème, ce n'est pas étonnant : ils maîtrisent le métier, et tout est mis en œuvre pour que ca se passe bien, sans que le spectateur ne se rende compte de tous le travail en amont... Bon, l'expérience, c'est aussi quand on a une situation qui nous a échappé, et qu'on se donne les moyens à postériori pour que ca ne se reproduise pas. C'est le métier qui rentre... Gilbus1 point
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Manque de temps mais aussi pour laisser respirer le projet (l'air de rien, les auteurs réguliers ont sorti une routine par mois pendant presque 3 ans non stop pour certains ! ) Mais il est vrai que ce foutu virus m'a/nous a...donné du temps. Que perso j'utilise à plus ou moins bon escient... Bien le bonjour/bonsoir tout le monde ! Yes, le livre arrive ! En fait, il est prêt ! La version finale est prête, mais... j'aimerais finir le projet de pièce d'Imag' 2019 avant... mais vu que mon fabricant est encore en pause (thanks covid19......) ca se trouve je vais devoir abdiquer et laisser le livre passer avant la pièce... Mais yep : les illustrations de JS sont superbes, les bonus sont à la hauteur du mag mensuel, bref je suis ravi du travail effectué et je pense que vous le serez aussi ! Encore un (tout petit) peu de patience ! Prenez soin de vous ! Amitiés, Julien1 point
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Pour les spectacles ça permet aux gens délocalisés de voir les Duviver et comparses , je trouve ça très fort . Avec le virus il faut prendre les devants aller chercher le spectateur là où il se trouve, derrière son PC ...1 point
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Voici notre troisième gagnant @Philippe HOUBART du concours avec les cadeaux offerts par @Patrick DESSI.1 point
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On a parlé théâtre et impro, je vais donc défendre un peu ma paroisse : Prend des cours de conteur. Le spectacle de conte a beaucoup de similitude avec le spectacle de magie (pas de 4ieme mur, interaction avec les spectateurs, récit basé sur une structure avec improvisation possible etc.) Le travail du conteur recouvre la création du spectacle, et l'interprétation. Le spectacle peut être d'un seul tenant, ou être divisé en petits numéros. Une histoire peut être assimilé a un "tour", le spectacle entier étant composé de plusieurs histoires... Les histoires peuvent être indépendantes, ou liées, ou intégrées à une meta-histoire... Le conteur peu travailler seul pour tout faire, création de l'histoire, mise en scène, gestion du texte, des accessoires et décors éventuels... (cas le plus courant) ou s'entourer d'une équipe technique, d'un metteur en scène etc... On peut conter seul (cas le plus courant), mais aussi en équipe... Comme pour la magie... L'interprétation est basée aussi bien sur l'oralité que sur la gestuelle et le corporel. Le travail de création se fait en générale à l'oral, et non à l'écrit, ce qui est plus logique, le rendus finale devant être à l'oral... (Ce n'est pas forcément vrai pour toutes les écoles de conteurs, mais c'est comme ça que je l'enseigne...) Et cerise sur le gâteau, ces deux disciplines peuvent fusionner en magie- contée, ce qui va encore ouvrir des possibilités. Le conte, c'est chouette... Gilbus1 point
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Dans la contituité de sa première vidéo sur Bruno Charvet, la chaîne YouTube MaxEstLa continue sur sa lançée.1 point
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Bonjour à tous Pour faire court : ce gimmick est une tuerie !!!! Mon dernier joujou depuis une semaine ! C'est du promystic donc valeur sûr ! Je peux vous faire un petit CR lorsque le temps me le permettra. Bon week-end.1 point
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Salut friboudi, La réflexion de "y a un truc" permet au spectateur de ne pas décoller trop fort de la réalité, et donc de garder deux pieds sur terre. C'est sa manière de raisonner, et de se représenter ce qu'il vient de voir pour ne pas se sentir rabaissé. Peut-être le problème vient-il de là, du côté présentationnel de la magie : leur proposes-tu un casse-tête, un moment d'amusement, une illusion ou du rêve? Quel est ton chemin dans l'implication du spectateur, dans sa perception? Quelle place a-t-il par rapport à toi lors de ta prestation? Égale, supérieure, inférieure? Je développe. Lorsque nous venons présenter notre show, nous pénétrons dans un monde qui n'est pas le nôtre, mais nous invitons également les spectateurs à quitter leur réalité pour accepter la nôtre un instant. Cette collusion de perceptions et de point de vues est quelque chose qui fait peur. C'est, à un certain niveau, comparable à deux cultures qui se rencontrent, qui n'ont en commun que le langage, et qui se découvrent mutuellement. Cette optique, certes quelque peu colonisatrice dans son approche, est pourtant exactement ce que nous allons faire : s'apprivoiser l'un l'autre lors d'un échange très bref entre deux mondes qui ne se connaissent pas. On peut résumer ça à un mot : séduire. Il va nous falloir séduire un public. Il existe pour cela plusieurs outils, que j'ai développé sur un coin du net m'appartenant, sur lesquels je peux revenir si besoin est. Ces outils vont permettre, au-delà du tour spectaculaire que le magicien aura à proposer, de créer un lien efficace et réel entre l'artiste et son public. Lien qui lui permettra de s'arroger leur confiance et, du coup, de moins se sentir accablé par des questions pouvant le perturber. Le "y a un truc" provient de l'esprit rationnel cherchant à contrer un esprit malin avec lequel il n'a aucune affinité. Si un lien intéressant et authentique (mot important dans ce cadre) se tisse entre eux et permet aux deux contrevenants d'être en zone de confort l'un avec l'autre, aucun problème ne surviendra dans le pourquoi du tour.1 point
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Alors c'est parti : - Si je passe plus d'une heure loin de mes félins, ils m'attaquent : ils oublient que je suis leur maître - Comme ma femme et mes enfants !... enfin, je dis ma femme et mes enfants quand je parle de mes furets0 points
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