Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Activités

Ce flux se met à jour automatiquement

  1. Today
  2. Duchamp a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoire était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livré quand même, puisque des gens étaient assez bête pour lui en acheter très chers... Tu dis que depuis on est passé à autre chose? J'étais il y a 3 ans (pas 10 ou 15 ans!) au musée Guggenheim de bilbao, lieu prestigieux de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : Piédestal uni, cube de plexi laissant voir l'œuvre : un emballage de préservatif. Peut être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif, faite en poil de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlais juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence, ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale!!! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non? Gilbus
  3. On lit dans la description : « 24 mai 1981, Indianapolis. En pleine course automobile, alors que le pilote américain Rick Mears s'arrête à son stand, du carburant jailli d'un tuyau de ravitaillement mal fixé, éclaboussant la voiture, son pilote et certains mécaniciens. En entrant en contact avec le pot d'échappement du véhicule, le carburant s'embrase et déclenche un incendie dévastateur mais surtout... invisible ! "J'étais en feu. Personne ne savait que j'étais en feu. Parce que le méthanol brûle proprement", explique Rick Mears, plusieurs décennies après le drame. Le méthanol, c'est ce fameux carburant inflammable à l'origine de l'incendie d'Indianapolis. Lorsqu'il prend feu, il ne dégage presque aucune fumée mais se caractérise par des flammes très importantes... bien qu'invisibles à l'œil nu à la lumière du jour ! Une propriété due à sa structure moléculaire simple et à sa faible densité en atomes de carbone. Si aucun décès n'a été à déplorer ce 24 mai 1981, Rick Mears ainsi que quatre mécaniciens ont été envoyés à l'hôpital. Le pilote, gravement brûlé, a dû subir une chirurgie plastique du visage. L'incident a ainsi mis en lumière de nombreuses failles et entraîné une refonte des protocoles de sécurité des courses automobiles, notamment via l'ajout d'une soupape de sécurité sur le pistolet à carburant et sur les réservoirs. Depuis ce jour, ces citernes doivent également être fixées au sol : auparavant, elles étaient parfois soutenues à la main par l'équipe du stand qui les inclinaient même pour augmenter le débit de carburant ! »
  4. Il ne peut pas tout racheter...
  5. C'est pas de l'ia? Le début me parait bizarre avec toutes les personnes qui courent derrière la rembarde.
  6. Comment ça à la disqueuse ?
  7. Hâte que tu rachètes MagicDream.
  8. De plus en plus fort. Ceci dit, mon beau-frère, ébéniste pompidolien dans la Creuse, propose de scotcher les éléments mobiles tout en humidifiant le paddle à la térébenthine à l'aide d'un tissu doux (genre feutrine), le contrepoids n'intervenant qu'en toute fin de processus, c'est à dire après avoir passé l'ensemble à la disqueuse.
  9. En arrêtant de picoler ? (Oh c'est bon; j'rigole )
  10. Il ne reste donc plus qu'à identifier le responsable (le directeur commercial, le chef des ventes, le responsable marketing ou le stagiaire) : My2Cents W.
  11. @Gilbus, j'ai énormément ri! Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre. @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
  12. Dans le même genre : https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
  13. Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre. Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur je propose « la vie ». la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort. Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain. Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
  14. Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
  15. Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! Gilbus
  16. Je n’ai pas regardé cette vidéo car d’après les retours il semble que le bouquin dont il est question ne tient pas la route. D’ailleurs si la réalité n’existe pas quel est l’intérêt de lire un bouquin qui n’existe pas ?
  17. La magie mondiale est en deuil. Mais comme tous les grands de ce monde jamais il ne sombrera dans l'oubli.
  18. Merci Thierry ! T'es chou ! Bon... Sinon... Pendant que certains épiloguent durant des années sur les signes de l'existence de la réalité, d'autres ont la preuve que la réalité n'existe pas ! (ou, plutôt, que rien n'existe si on ne le regarde pas ! Esse est percipi aut percipere ) :
  19. Est-ce figuratif ? Est-ce abstrait ? Est-ce beau ? Est-ce moche ? Est-ce génial ? Est-ce nul ? Ci-dessous une « figuration de l’abstraction » par Hans Hartung (qui lui qualifiait plutôt sa méthode de « spontanéité calculée ») : Les commentaires sous la vidéo reflètent bien les réactions antagonistes des Internautes. Pour en savoir plus sur Hartung : https://www.youtube.com/watch?v=yH-ltOAMzms
  20. Le danger du feu invisible :
  21. Hier
  22. Mais comme ça me fait flipper!!
  23. @Gilbus, je comprends qu'on puisse ne pas être sensible à certaines formes d'art et, évidemment, tous les goûts sont dans la nautre ET légitimes; mais il me semble que la question est plus "meta" que celle de nos appétences esthétiques. Oui alors en effet, la FRAC en France ou le FMAC en Suisse achètent des artistes locaux (ou parfois internationaux MAIS qui ont travaillé dans la région en question) avec nos impôts. Je comprends parfaitement qu'on puisse se poser la question de l'utilité de ces dépenses. C'est avant tout une façon d'archiver la scène d'une époque et d'un endroit donné. A mon avis, l'Etat devrait d'ailleurs aussi le faire pour la magie et tous les artistes du spectacle vivant. Comme le dit Christian: En Suisse, être acheté par le FMAC est un premier signe de reconnaissance pour des artistes qui parfois créent depuis 30 ans mais galèrent (petite précisionl, il n'y a aucun statut d'intermittence en Suisse, chaque artiste est livré à lui-même et doit générer ses propres revenus...que ce soit pour l'art plastique ou le spectacle vivant!). D'autre part, Je ne sais pas comment c'est en France, mais à Genève, le FMAC détient (avec notre argent, certes!) près de 300 oeuvres qui sont dans l'espace public, dans les rues, dans les parcs, sur les places. Cela va de sculptures de chevaux sur les quais à un statue de Frankenstein aux abords d'un skatepark en passant par des structures en néons sur les toits des immeubles. Qu'on les aimes ou pas, ce sont des oeuvres à côté desquelles nous passons tous les jours, sans y faire vraiment attention mais qui peuplent le décor. Sans ces oeuvres, l'esthétique visuelle de la Ville se cantonnerait à des façades et des publicités pour des sodas ou des fringues. Est-ce que ce serait préférable? Je "plussois" donc Christian sur l'utilité d'un service public qui soutient la création, l'expression d'une époque et d'un endroit donné plutôt que de la réprimer. ...Et ce, quelques soient nos goûts.
  24. OK. merci. j'ai essayé de les joindre par mail mais je n'ai eu aucune réponse....
  1. Charger plus d’activité
  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684k
  • Messages

    • Duchamp a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoire était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livré quand même, puisque des gens étaient assez bête pour lui en acheter très chers... Tu dis que depuis on est passé à autre chose? J'étais il y a 3 ans (pas 10 ou 15 ans!) au musée Guggenheim de bilbao, lieu prestigieux de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : Piédestal uni, cube de plexi laissant voir l'œuvre : un emballage de préservatif. Peut être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif, faite en poil de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlais juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence, ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale!!! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non? 🤔😅 Gilbus
    • On lit dans la description :  « 24 mai 1981, Indianapolis. En pleine course automobile, alors que le pilote américain Rick Mears s'arrête à son stand, du carburant jailli d'un tuyau de ravitaillement mal fixé, éclaboussant la voiture, son pilote et certains mécaniciens. En entrant en contact avec le pot d'échappement du véhicule, le carburant s'embrase et déclenche un incendie dévastateur mais surtout... invisible ! "J'étais en feu. Personne ne savait que j'étais en feu. Parce que le méthanol brûle proprement", explique Rick Mears, plusieurs décennies après le drame. Le méthanol, c'est ce fameux carburant inflammable à l'origine de l'incendie d'Indianapolis. Lorsqu'il prend feu, il ne dégage presque aucune fumée mais se caractérise par des flammes très importantes... bien qu'invisibles à l'œil nu à la lumière du jour ! Une propriété due à sa structure moléculaire simple et à sa faible densité en atomes de carbone. Si aucun décès n'a été à déplorer ce 24 mai 1981, Rick Mears ainsi que quatre mécaniciens ont été envoyés à l'hôpital. Le pilote, gravement brûlé, a dû subir une chirurgie plastique du visage. L'incident a ainsi mis en lumière de nombreuses failles et entraîné une refonte des protocoles de sécurité des courses automobiles, notamment via l'ajout d'une soupape de sécurité sur le pistolet à carburant et sur les réservoirs. Depuis ce jour, ces citernes doivent également être fixées au sol : auparavant, elles étaient parfois soutenues à la main par l'équipe du stand qui les inclinaient même pour augmenter le débit de carburant ! »
    • Il ne peut pas tout racheter... 😁
    • C'est pas de l'ia? Le début me parait bizarre avec toutes les personnes qui courent derrière la rembarde.
  • Sujets

×
×
  • Créer...