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Publié le

Il est vrai que ça ne révolutionnera pas pas l'enseignement de la magie, mais ça peut peut-être apporter un peu de crédit (c'est le cas de le dire) à ceux qui veulent négocier avec leur banquier : 

- Bonjour, je voudrais faire un emprunt pour payer ma voiture
- Oui. C'est quoi, votre métier ?
- Je suis prof de magie
- Non, mais votre vrai métier ?
- C'est un vrai métier, y a même un diplôme...

Par ailleurs, ça permettra peut-être de mieux sélectionner les gens qui sont embauchés dans une colonie de vacances, une MJC pour animer un atelier magie : un type qui a eu 3 jours de cours, c'est toujours mieux qu'un type qui a regardé deux tutos sur YouTube...

Evidemment, 17 heures, c'est insuffisant pour apprendre la magie et plus encore pour apprendre à la transmettre, mais j'espère que la formation est plus orientée vers la pédagogie que vers les techniques de prestidigitation. Sinon, effectivement, en 17 heures, il n'aura même pas appris à faire une LD correcte...

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L'important, c'est que ça valide !

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Publié le (modifié)

Le BIAM (le bien nommé), c'est de l'initiation comme son nom l'indique.

Du coup je ne pense pas que la prétention de cette certification soit de faire croire qu'en 5 jours on peut présenter un spectacle.

D'autant plus que la magie n'est pas liée qu'à la technique et à la connaissance mais aussi à la personnalité de chacun.

Si cela peut permettre de donner à quelqu'un de bonnes bases, de présenter les grandes lignes de chaque pan de la magie qui l'intéresse pour qu'il s'oriente par la suite plus facilement vers ce qui lui correspond le mieux, je trouve que c'est une bonne chose 🙂

Modifié par Mickaël
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Publié le

L'apprentissage de la magie est quand même quelques choses de particulier. J'ai l'impression de relire des choses que je lisais sur le cirque il y presque 30 ans. Le cirque était cantonné aux familles traditionnelles Bouglione et autres. Si on n'était pas du sérail, on ne pouvait pas faire de cirque. Cela a beaucoup évolué en bien et en moins bien, mais la création d'école de cirque a fait émerger des artistes incroyables.

Cela créé aussi un certain formatage pour les "artistes" de cirque ayant moins de choses à exprimer, ou une personnalité moindre où l'on tombe dans les clichés du cirque contemporain.

Cela n'empèche pas des artistes n'ayant pas fait ces écoles d'apparaitre aussi. J'en sais quelques  choses vu que mon meilleur ami a une compagnie de cirque qui marche très bien, La faux Populaire Le mort aux dents qui ont fait le Cirque Précaire, Cirque Piètre, Cirque Misère et Cirque Poussière. Il a un parcours différent qui l'a nourri pour exprimer ce qu'il avait à dire.

 

L'intérêt de ces formations est que cela a permis une augmentation incroyable du niveau technique pour pouvoir présenter des choses folles. Encore faut-il avoir quelques choses à dire.

 

L'absence de ces structures en magie empêche une propagation de l'art bénéfique. Bien entendu le risque du formatage existe, mais quand l'on voit les réactions épidermiques et souvent dogmatiques de certains sur les approches des uns et des autres, ça pourrait brasser un peu les idées.

Et l'argument du secret est certe important mais quand l'on voit un spectacle de magie réussi, on n'en a rien à faire du truc.

 

Après la magie, à mon sens, souffre aussi que la majorité des "représentations" ont lieu dans un cadre peu propice à développer un univers : le table à table, l'évènementiel voire même les galas de magie. C'est de l'alimentaire.

D'ailleurs dans le podcast des Illusions Fred Darevil en parle très bien à mon sens. Et il rejoint en ça Dominique Duvivier qui a créé le double fond pour présenter ses spectacles de magie afin d'arréter le table à table.

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Publié le (modifié)

Je crois que l'on peut recadrer le débat, de ce que j'ai compris, le BIAM a pour objectif de créer un brevet de prof de magie donc pas forcément à voir avec la création d'un spectacle en quelques jours. L'objectif est de pouvoir à termes créer un brevet d'état.

Sur ce point je reste partagé, un point positif (peut être d'autres):

Un certain niveau de qualité pour les cours qui peuvent être dispensés, tout au moins sur le respect du secret, de l'importance de la mise en scène...

 

D'un autre côté un certain nombre de points négatifs :

Un brevet d'état signifie qu'il faut nécessairement passer par là pour intervenir dans un certain nombre d'endroit. Qu'en est il des personnes qui font déjà cela sans ce brevet?

La FFAP même si elle se veut représentative des magiciens, ne représente que ceux qui y adhèrent et je n'ai pas de chiffre à l'appuie mais cela représente peu de magiciens. Sera t il obligatoire de rejoindre la fédération pour obtenir ce BIAM?

Est ce que limiter la possibilité des magiciens de donner des cours ce n'est pas aussi limiter l'accès des gens à la magie et par voie de conséquence leur sensibilité à la magie? C'est peut être aussi limiter la possibilité de certains pro de compléter leur activité

 

Un certains nombre de questions

Quels seront les intervenants et leur qualification pour apprendre la pédagogie de la magie?

La FFAP est elle assez grosse et représentative pour prétendre à un brevet d'état?

Le risque de dérive avec ces différents diplômes qui peuvent être utilisés comme arguments de vente?

 

Pour conclure, je trouve le projet ambitieux et pas forcément dénué de sens mais je ne suis pas certain que l'on puisse adapter ce que l'on voit dans les autres fédérations avec les brevets d'états à la magie, simplement parce que le nombre d'adhérents n'est pas suffisant.

 

 

Modifié par Christophe (Pim75)
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La magie n'est pas seulement un rêve. Elle est réelle et porteuse de toutes les émotions de la réalité. (Paul Auster)

Publié le
Il y a 1 heure, Mickaël a dit :

Le BIAM (le bien nommé), c'est de l'initiation comme son nom l'indique.

C'est pourquoi au lieu d'un BIAM, d'un "Brevet" d'Initiateur aux Arts de la Magie, il serait préférable de passer un "Master"  qui aurait de quoi mettre en appétit le client potentiel : le MIAM. 

 

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Publié le
Il y a 5 heures, jomagik a dit :

Heureusement que Florian n'a pas dit que c'était de l'arnaque ( à bon s'en ai!!!!).

Bon et bien moi je le dis c'est de l'arnaque morale, voila

maintenant Yan tu pourra me mettre sur le bucher.   

C'était une critique sur la forme, pas sur le fond.

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  • 1 month plus tard...
Publié le
il y a 13 minutes, Florent DARON a dit :

les intervenant seront Alban William,

hugues protat,

gerald rougevin,

christine lesage ,

guilhem julia,

teddy,

En tout cas, cette liste donne à penser que la formation servira peut-être à quelque chose... les futurs "étudiants" auraient pu tomber plus mal 😉

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    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
    • Merci Thierry pour cette nouvelle information Et on est bien d'accord qu'elle ne remet pas du tout en cause, le résumé que nous avons validé ensemble que je cite à nouveau :   On précise que si : on renonce au régime de l'intermittence on est entrepreneur du spectacle avec ou non TVA et qu'on est inscrit comme entreprise individuelle donc avec SIRET (même chose que SIREN mais plus long), on obtient le récépissé d'entrepreneur du spectacle (la licence a changé d'intitulé) on a une RC, on peut choisir le régime de micro-entrepreneur, Sinon que devient cet article de 2023 :? Article L7121-3 Modifié par Ordonnance n°2021-1189 du 15 septembre 2021 - art. 35 Tout contrat par lequel une personne s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité qui fait l'objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce et des sociétés. Conformément à l’article 47 de l'ordonnance n° 2021-1189 du 15 septembre 2021, ces dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2023. Chacun, avec toutes ces infos, pourra faire le choix.... Bonne magie!      
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