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Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

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Publié le

Il y a plusieurs raisons qui pourraient me pousser à commercialiser :

Mon amélioration concerne un objet truqué qui peut facilement être produit en série. Le travail consistait en la mise au point du premier prototype. C'est fait. Maintenant il n'y a plus qu'à. ..

Effectivement j'ai passé des heures à travailler mon bidule sans vraiment de retour financier sur investissement. Une rentrée d'argent permettrait de justifier ce temps et de me consacrer à un autre projet du même type. Je suis amateur et j'essaye de faire en sorte que ma passion s'auto finance...

C'est une façon de partager son travail avec des personnes réellement intéressées. L'argent est aussi un moyen de sélection.

 

 

Publié le

Je trouve ça bien de partager ses idées, cela sera toujours utile a quelqu'un. Ce quelqu'un va peut être créer grâce à ça un autre concept... et ainsi de suite...

Le mieux étant de le vendre pour ne pas que ce soit accessible facilement, meme si....

 

C'est plus à toi d'en juger et d'en parler au créateur. Peut-être va t'il intégrer ton idée? Par contre, écrit le! garde une trace de la discussion....

 

ou alors, propose le a une boutique? elle saura quoi faire.

Publié le

Le créateur m'a répondu qu'il n'était pas intéressé par mes évolutions malheureusement. Car mon premier réflexe a été de lui en parler...

Le proposer à une boutique pourquoi pas... Ça augmente le spectre de diffusion et ça simplifie le côté administratif. Mais ça rogne beaucoup les marges (et c'est bien normal...).

 

 

Publié le

ça rogne les marges, mais t'en vendra plus!! Une boutique est connue, fait de la pub, gère tout, l'envoie, le packaging, ... Donc c'est normal que déléguer ces taches, ça te fait perdre de l'argent.. ou du moins, ne t'en fait moins gagner.

 

Sinon, le circuit court....

Publié le (modifié)
Il y a 18 heures, PaulMagie a dit :

Marc, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi.

D'une part publier n'est pas forcément dans une optique de profit, mais comme l'adage le dit si bien : le meilleur endroit pour cacher un arbre c'est la forêt. En gros si je veux être sur que personne n'utilise mon effet il faut le publier (n'est-ce pas @Calix)... Oui mais alors si je ne veux pas que les autres le fasse pourquoi le publier ?

 

Le fameux message de MARLO disant que pour protéger une idée en magie (et s'en assurer la paternité), rien de tel que de la publier.

Et aujourd'hui on découvre que certaines des meilleures idées attribuées à MARLO ne sont en réalité pas de lui et que non seulement elles ont été trouvées antérieurement mais également publiées antérieurement (ex : le Tilt).

On sait aussi depuis longtemps qu'il ne présentait presque jamais rien en public. Ce qu'il a publié n'a cependant pas été inutile pour les générations suivantes.

Publier, un moyen de protéger une idée et/ou de s'en assurer la paternité ? Oui et non. C'est un des moyens et de mon point de vue, pas le meilleur (ou du moins, pas celui à choisir "d'entrée").

Le moyen le plus sûr de protéger une idée et de s'en assurer la paternité est, à mon sens, de la présenter au public régulièrement.

Avant de commercialiser son guéridon flottant et ses effets de bulles de savon, Dirk Losander s'est fait connaître et reconnaître à travers le monde avec un numéro comportant ses créations. Une fois la paternité assurée et face à la demande du milieu magique, il a fabriqué et commercialisé.

Avant de commercialiser sa rose volante et sa main vivante, Kevin James s'est fait connaître et reconnaître à travers le monde avec ces deux illusions. Ensuite (après des années à les présenter sur les plus grandes scènes du monde, après avoir été contacté par Copperfield pour que ce dernier présente la rose volante dans son show), il a décidé de commercialiser.

Avant de commercialiser son approche du lapping, Yann Frisch s'est fait connaître et reconnaître avec son numéro au sein d'émissions, de concours, de congrès. Suite à une forte demande, il a décider de commercialiser son approche du lapping.

Avant de publier ses routines, Gaëtan Bloom les a présentées en public pendant des années et comme il aime autant chercher de nouvelles choses que les présenter, même si il a ses petits "bébés" comme il les appelle souvent (ses créations préférées), il se renouvelle régulièrement et publier lui permet de faire en sorte que ce qu'il a trouvé ne tombe pas dans l'oubli ou soit porté plus loin. Commercialiser ne lui ferra pas perdre son côté "unique", sa "patte" puisqu'il est sans cesse en train de chercher (et il est sans cesse en train de chercher parce que c'est un plaisir pour lui).

Avant de publier "Wave", Mathieu BICH a dû sortir de sa grande réserve pour le présenter au monde entier. Cela fait très longtemps qu'il avait trouvé cette idée et qu'il la présentait mais c'est après l'avoir présenté sur le plateau de Fool Us (qui lui en a assuré une fois pour toute la paternité dans le milieu magique en lui offrant une vitrine mondiale) et face à l'engouement pour cette routine qu'il a décidé de la commercialiser.

Je pense donc qu'un meilleur moyen que la commercialisation pour protéger une idée et s'en assurer la paternité est déjà de se faire connaître et reconnaître avec. Après, si on constate qu'il y a une demande, on commercialise.

C'est dans cet ordre que les choses devraient se faire en principe. Cela évite la commercialisation d'idées impossibles ou du moins très difficilement réalisables en public, cela renforce la crédibilité de l'artiste créateur (sa routine est rodée et il se fait engager et/ou remporte des prix grâce à elle), son image professionnelle d'une manière générale et cela assure la paternité de l'effet.

Quant aux idées similaires voir identiques trouvées par plusieurs personnes plus ou moins en même temps, il en est toujours ainsi et dans tous les domaines. Il n'y a pas à se sentir lésé. Si quelqu'un trouve la même idée que vous et que êtes énervé à cause de cela, demandez-vous pourquoi ?

Bien souvent, c'est parce que vous n'avez pas profité / utilisé votre idée en public.

Bien souvent, c'est parce que vous avez tout de suite eu envie de la publier avant que quelqu'un d'autre ne l'ai également et puis...

- soit ce fut un flop commercial : on a tout de suite senti que l'idée était belle mais non rodée en public donc pleine de contraintes ou de choses oubliées et qui plus est, vous ne vous êtes pas fait connaître avec elle ou une autre donc difficile de bénéficier d'une certaine popularité

- soit vous l'avez laissée tombé parce que cette idée était tellement bonne que vous ne la présentiez même pas en public (la fausse bonne idée)

Si vous utilisiez votre idée régulièrement en public (spectacles, concours, etc...) et qu'elle est aussi bonne que vous le prétendez, alors vous vous ferez un nom avec dans le milieu magique et (mais c'est plus dur et plus long), auprès du grand public (profanes).

Citation

Et puis, si personne ne publie plus rien, l'art se meurre! Dans le cas de @Hannibal qui a "amélioré" quelque chose, il a bien fallut qu'il y a ce quelque chose... Qui lui même doit être basé sur un autre quelque chose.... Donc si je publie ma "création" c'est aussi pour donner une marche à d'éventuelles améliorations.

Bien sûr ! C'est pour cela que j'ai précisé qu'en aucun cas, je ne disais que publier, commercialiser était une mauvaise chose. C'est publier trop tôt ou trop tard qui est une mauvaise chose.

Le bon moment pour publier / commercialiser une idée est pour moi lorsqu'on s'est fait connaître et reconnaître avec cette idée.

Les raisons qui doivent animer ce désir de commercialiser doivent être plus que mercantiles et/ou histoire de dire "j'ai eu l'idée le premier".

Les bonnes raisons de publier, dans l'ordre :

- je présente / j'utilise cette idée depuis assez longtemps en public pour que mon nom y soit associé

- je constate une demande pour mon idée

- je ne veux pas garder cette idée pour moi seul indéfiniment, elle peut apporter une petite pierre à l'édifice créatif en magie et j'estime avoir assez profité de mon idée

Citation

Enfin tu dis qu'il faut prendre du temps... Sauf qu'il ne fait rien à l'affaire ! D'une part prendre son temps c'est prendre le risque de te faire doubler (je peux t'assurer que j'ai des créas personnelles que j'ai pas publié et que d'autres ont eu le mêmes idées -je ne dis pas m'être fait voler, mais un concours de circonstances- et ça m'a bien énervé !) Et d'autres part, le temps ne résoudra pas le Pb de @Hannibal qui a un cas de droit antérieur sur sa création/amélioration !

Et bien, à ta place (ou à celle d'Hannibal), je me dirais que j'ai surtout eu tort de ne pas avoir utilisé mon idée en public (ou de ne pas l'avoir utilisé plus souvent), de ne pas m'être fait plus connaître avec.

J'ai trouvé quelques idées (textes, routine avec un billet de train, routine de balles en mousse, routine de chaînette brisée reconstituée, équilibre impossible avec des accessoires auxquels on avait pas encore pensé, etc...) et je les présente presque à toutes les rencontres avec d'autres magicien que je fait. Tous les membres du forum qui m'ont croisé un jour ou l'autre m'ont vu présenter au moins une de mes routines. Certes, je prend le risque qu'on remonte mes idées et qu'on me copie mais qu'importe. Aujourd'hui, dès que je vais à un évènement magique organisé sur Nancy, Metz, Reims, Troyes, Saint-Dizier, etc..., il y en a toujours un pour dire "ah, c'est le celui qui faisait sa routine avec le billet de train, avec sa grenouille, avec ses jeux de mots, etc...". J'ai commencé, localement (dans ma région) à me faire identifier au travers de mes routines, de ma façon de parler, de présenter les choses. Je n'en suis pas à une échelle nationale et je n'ai pas cette ambition (je suis déjà heureux de constater que j'ai marqué les esprits grâce à une certaine originalité mais je suis aussi conscient que je n'ai encore rien réalisé ou trouvé de révolutionnaire ou du moins, d'assez révolutionnaire pour me faire un nom à plus grande échelle).

Tout cela pour dire que l'on peut voir grand dès le début mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs comme on dit et prendre son temps si nécessaire. Certains sont capables d'avoir du succès rapidement à grande échelle. Ils ont souvent plus que de bonnes idées : ils savent avant tout se vendre, ils sont bons en communication ou sont très bien entourés pour cela. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Je suis mauvais en communication et ne suis entouré de personne pour cela, je n'en fait presque pas (pas de site internet, pas de flyers, des cartes de visite que j'oublie une fois sur deux; tout repose presque uniquement sur le bouche à oreille). C'est un de mes défauts (mes autres défauts étant d'être assez étourdi, têtu et de pas savoir m'arrêter parfois lorsque je commence à parler ou à faire de la magie (même si de ce côté je me soigne : mes amis proches sur ce forum peuvent en témoigner 😀). 

Modifié par Marc Page
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Publié le

Se faire un nom avec sa routine, sa technique ou son truc est sûrement une bonne approche... pour celui qui en a le temps...

En tant qu' amateur fort occupé par ailleurs, ça m'est impossible.

C'est une question de priorité.

Ce ne sera donc pas mon approche.

Publié le (modifié)
Il y a 7 heures, Marc Page a dit :

Et aujourd'hui on découvre que certaines des meilleures idées attribuées à MARLO ne sont en réalité pas de lui et que non seulement elles ont été trouvées antérieurement mais également publiées antérieurement (ex : le Tilt).

Hello Marc 🙂 

Ajoutons quand même que Marlo a été très clair au sujet du Single Card Tilt et qu'il a parfaitement crédité Vernon de l'antériorité, sans aucune ambiguïté. Marlo, créateur et cartomane de génie, ne peut être tenu pour responsable de fausses attributions faites par d'autres. À ce propos, à quelles autres "meilleures idées attribuées à Marlo" fais-tu référence stp ? 

 

Modifié par Christian GIRARD

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    • @Gilbus, j'ai énormément ri!  Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre.   @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! 🙂 ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
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