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Publié le

Merci Gilbus de ton intervention :)

Que de bons conseils concernant la narration de nos histoires, il est vrai :)

Cela étant, quant aux "ajouts", quelque part, l'on pourrait se demander pourquoi les qualifier "d'ajouts", étant donné qu'un ajout est inhérent à quelque chose de déjà existant et d'établi; hors ici, mis à part que [contr*** + LD + wow = climax], tout le reste dépend de l'exécutant, si j'puis dire :)

Ces "ajouts" ne sont ni plus ni moins que l'injection personnelle d'un personnage à l'intérieur d'un tour. L'humour, même s'il n'est pas au gout de tout le monde, certains gags, certaines blagues, sont simplement là pour illustrer le personnage en question ;)

Cependant, il est erroné de supposer que le fait de -vouloir se faire plaisir-, dans un tour, est quelque chose à éviter; il est même primordial d'allier plaisir de présentation avec rêve procuré (aux spectateurs); si l'on ne prend pas de plaisir à ce que l'on fait, ce n'est pas vraiment la peine, quelque part ... je ne veux pas, bien évidemment, défendre le fait de faire plaisir en prônant une sorte d'autosatisfaction (que l'on retrouve dans tous ces tours où après 450 coupes sybil et 972 ****_cut l'on arrive péniblement à faire remonter la carte au dessus).

Et il n'est nullement dans mon intention de me "mettre en valeur" de telle ou telle façon; l'exemple du coup de téléphone via l'étui, c'est un gag un peu gentillet, mais qui de par son côté un peu pataud, amène une certaine sorte de maladresse , de vaudeville, se rapprochant un peu du côté "clown" de l'art ...

De la même manière que le renvoi aux caméras n'est pas une partie inhérente de l'histoire, mais simplement comme l'on pourrait le dire une petite blague, propre à l'univers du personnage en question ;)

Amic'

Florian

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Merci du partage, chouette idée et chouette vidéo.

J'aime bien l'idée de Maness aussi, si ce n'est que ça fait utiliser un téléphone portable... mais ça peut aussi être l'occasion de ressortir un vieux polaroïd... ;)

Pour en revenir à ta vidéo, Florian, pas mal de choses intéressantes ont été dites, notamment dans ton dernier message ; pour ma part j'ai bien aimé le personnage que tu es en train de construire.

Effectivement la barrière est fragile entre "se faire plaisir" uniquement et prendre plaisir à ce qu'on fait, pour partager du plaisir, mais je n'ai pas trouvé que tu versais plus dans la première proposition.

Le fait de voir que tu fais des blagues qui te font marrer, m'a fait marrer.

Certainement il y a des "longueurs", mais elles ne m'ont pas gênées ; car même si se sont des longueurs de "maladresse", elles ne sont pas "gratuites", elles servent à connaître ton personnage. (Le terme "gratuite" est mal approprié car quelque chose de "gratuit" peut "servir à quelque chose" - ça peut même être très beau, quelque chose de "gratuit", quelque chose qu'on donne sans échange, un présent... mais là n'est pas le sujet - dans le cas présent, je veux dire que ces "longueurs" servent à quelque chose. Et que du coup, même si ça peut être des "longueurs", ce n'est pas seulement ça.

Je suis plus "gêné" (c'est un peu fort comme mot), par le peu de variation dans ton débit et tes intonations. Comme le dit Gilbus, des silences, des ruptures de rythme serait une bonne idée. Mais ça risque de te faire faire des vidéos encore plus longues... ;)

Bravo en tous cas.

Et merci par ailleurs pour la découverte du lapping de chaussettes, j'ai définitivement adopté cette discipline depuis. :whistle:

Publié le
Merci Gilbus de ton intervention :)

Que de bons conseils concernant la narration de nos histoires, il est vrai :)

Cela étant, quant aux "ajouts", quelque part, l'on pourrait se demander pourquoi les qualifier "d'ajouts", étant donné qu'un ajout est inhérent à quelque chose de déjà existant et d'établi; hors ici, mis à part que [contr*** + LD + wow = climax], tout le reste dépend de l'exécutant, si j'puis dire :)

Ces "ajouts" ne sont ni plus ni moins que l'injection personnelle d'un personnage à l'intérieur d'un tour. L'humour, même s'il n'est pas au gout de tout le monde, certains gags, certaines blagues, sont simplement là pour illustrer le personnage en question ;)

Si tu n’avais qu’un personnage et un tour, l’intérêt de la prestation reposerait effectivement sur ton personnage en premier lieu, puis sur le tour (ou l’inverse, suivant les gens…)

Mais je crois que tu fais beaucoup plus que d’avoir un personnage et un tour :

Tu nous raconte l’histoire de « la carte mythique ».

C’est une histoire en soi, pas une émanation de ton personnage.

C’est en ce sens que je te donnais des conseils de coupures, pour ménager l’histoire, qui a tendance à disparaitre derrière le personnage, au point que toi-même tu l’oublies un peu ;)

Un personnage doit forcément apparaitre, quand on a ce type de mélange.

Mais on perd à développer à la fois le personnage dans ses particularités en oubliant l’histoire.

Il faut développer le personnage DANS l’histoire.

C’est en ce sens que je disais que certains choses n’apportait rien à l’histoire :

Ce sont des choses ou des blagues uniquement basées sur le personnage, sans lien avec l’histoire, ou le tour d’ailleurs.

Mélanger personnage, tour, et histoire, c’est un équilibre complexe.

C’est mieux, je pense, si les trois choses participent à une action commune, donnant un résultat le plus lisible possible.

Hors, le rendu gagne à avoir de la clarté pour le public.

Il faut bien sûr que ton personnage nous raconte l’histoire, à sa façon.

Mais si tu développes des choses en dehors de l’histoire, cela fait des parasites qui ne nous permettent pas de suivre celle-ci avec le plus d’attention.

Ton personnage, bien sûr, va s’exprimer, mais s’il le fait POUR l’histoire, et non en dehors de l’histoire, c’est tout benef.

En fait, je pars du principe (qui n’est pas de moi…) que le numéro a un but.

Tout ce qui s’écarte de ce but va affaiblir le but.

C’est bien sûr un raisonnement qui parait simpliste, la vie est plus compliquée que ça…

Mais on n’est pas dans la vie, on est dans un spectacle, et les règles changent…

En conte, on trouve souvent des histoires qui racontent plusieurs choses, au niveau du message global véhiculé.

Et du coup, c’est confus.

S’il y a trop de choses, on perd l’essentiel.

Du coup, je conseille de couper l’histoire en plusieurs, qui racontent chacune UNE chose, et une seule.

Et le résultat est bien plus impactant.

Je parle bien sûr des histoires et des numéros courts, dans les 5 minutes.

Un film, par exemple, peut se permettre de raconter plein de choses.

mais il prend alors 1H30, ce qui n'est pas du tout la même échelle...

Moins on a de temps, plus il faut se concentrer sur l'essentiel.

On a la même chose avec un personnage qui est trop présent en dehors de l’histoire.

Il faut trouver des moyens de faire vivre et nous faire découvrir ton personnage DANS l’histoire.

Ainsi, tu n’as plus de commentaires (commentaire = comment taire ?) mais des réactions de ton personnage à ce qui se passe dans l’histoire.

Réactions qui vont nous le faire découvrir, mais de façon intégrée à l’histoire, pas à part.

Tout va dans le même sens.

Entre parenthèses, si tu veux nous faire vivre ton personnage en dehors de l’histoire, ton introduction, avant que l’histoire ne commence, est tout à fait appropriée pour nous mettre dans l’ambiance du personnage : tu peux alors parler du décor (chouette, d’ailleurs ;) ), des caméras, de ta série web etc.

Hihihi : Maintenant, si tu penses que tu ne fais qu’avoir un personnage et un tour, et que tu oublies l’histoire, effectivement, ce n’est pas bien grave, c’est ton numéro ;)

Quand je parlais de « se faire plaisir », je pensais bien sûr au fait de mettre ton personnage en avant, au détriment de l’histoire, et non au plaisir que l’on prend à faire une prestation :

Crois-moi, on prend autant de plaisir à laisser parler l’histoire qu’à se mettre en avant…

Plus, peut-être, car on sait alors qu’on a un numéro plus abouti, homogène et cohérent.

Ensuite, il n’y a pas une vérité, en spectacle, mais des vérités…

Pour paraphraser la dernière phrase de l’encyclopédie universelle de la magie de Gilbus :

Tout ce que je viens de dire est peut être faux.

;)

Gilbus

  • Merci 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a tellement d'utilisations différentes d'un même outil...Il y a déjà longtemps que je n'utilise plus le WOW pour une transformation à vue :) ...

Voici comment je l'utilise :

Je fais choisir une carte à un spectateur, par exemple le 5 de Carreau.

Je sors le WOW en expliquant que c'est un nouveau genre d'appareil à lecture de pensée.

Je sors un Joker du jeu et l'insère dans le WOW.

Je demande au spectateur de me prêter son smartphone après qu'il ait activé la fonction appareil photo.

Je lui demande de tenir le WOW, et je prends une photo de lui avec en premier plan le WOW qu'il tient d'une main.

Je reprends le WOW et j'en sors le Joker.

Je lui rends son téléphone et je pars !... Enfin, pas bien loin, parce que la réaction arrive très vite :) !

Je n'aime pas les tours avec les smartphone, sauf celui-ci désormais!

Didier (artifice31)

Publié le

Bonsoir,

Merci pour ton message If.... :)

Content que le personnage en question te plaise; ce serait utopique de vouloir plaire à tout le monde ;) J'ai apprécié le fait que de voir quelqu'un se marrer en voyant un magicien faire de même avec son propre monde, c'est quelque part le plus important ... mais pas forcement le plus évident à comprendre pour tout le monde ;)

Quand tu abordes le débit ainsi que les intonations, il est vrai que contrairement à une prestation on va dire 100% "live", sont absents ici les commentaires, réactions, paroles, attitudes, mots etc. du spectateur; ce qui crée peut-être ce "monologue", le rendant certainement plus décelable, si j'puis dire :)

Et ... de rien quant au lapping de chaussettes, c'est une technique underground mais ... tout se sait un jour (enfin, presque tout) donc ...

Quant au reste, je dirais que les choses qui peuvent sembler pour certain en non concordance avec mon personnage et le tour, sont en fait des éléments inhérents au personnage en question, en faisant partie intégrante; étant donné que c'est le personnage qui narre l'histoire, les ôter ne permettrait pas, dans ce cas de figure, d'étoffer la chose, mais plutôt de l'amputer.

Étant donné que j'apporte une très grande importance au tour, à la présentation (l’histoire) et au personnage, aucun n'est bien évidemment mis de côté ;)

Il se trouve que l'ensemble [texte, présentation, personnage, manière de] est très efficient ;) Ensemble qui est bien évidemment imaginé, pensé et travaillé de manière assidue.

Cela étant ... je serais maintenant très curieux de pouvoir voir la manière de faire, le texte, le personnage, le travail corporel, le travail de la gestion du spectateur, celui de la gestion de la voix, du regard, ainsi que la mise en scène et l'univers des intervenants de ce forum, plus particulièrement ceux qui ne se sont pas "retrouvés" dans ce partage :D

(en vidéo, bien sûr, car écrire est bien trop simple, bien sûr, hé hé ;) )

Amic'

Florian

Publié le (modifié)
Bonsoir…

Cela étant ... je serais maintenant très curieux de pouvoir voir la manière de faire, le texte, le personnage, le travail corporel, le travail de la gestion du spectateur, celui de la gestion de la voix, du regard, ainsi que la mise en scène et l'univers des intervenants de ce forum, plus particulièrement ceux qui ne se sont pas "retrouvés" dans ce partage :D

Si tu es disponible les 5 et 6 novembre, et que tu peux te déplacer à Rennes, j’anime avec un ami conteur, au sein d’une association, un stage d’initiation au conte.

Pas à la magie contée, juste au conte.

C’est pas chers (45 euro en tout pour 2 jours de stage), et on peut s’arranger pour ton hébergement.

Bon, il manque des éléments pour avoir les contraintes et spécificités de la magie contée, puisqu’on ne parlera que de conte pur.

Mais durant ce type de stage, on voit beaucoup de choses qui sont utilisable aussi en magie, contée ou non d’ailleurs :

On travaillera sur l’entrée en scène, sur la posture, la présence, les regards, les gestes, les déplacements, l’immobilité, la respiration…

Sur les mots, le ton, l’énergie, le rythme, les silences, les suspends et le suspens…

Sur la façon d’être du conteur, sur l’incarnation des personnages, sur les relations avec le public…

Sur le texte, sa structure, les façons de le dire, avec une méthode pour le travailler, et gérer les fameuses coupures salutaires dont je parlais. ;)

Et sur bien d’autres choses…

Plus de détails ici :

https://sites.google.com/site/apclafilois/stages/stage-de-dcouverte-du-conte

Sinon, pour te fournir un exemple, désolé, mais je ne fais pas dans la vidéo (pour le swap de VM, j’ai dut tourner une vidéo de démo pour Tabary, et il pourra confirmer que je ne suis pas bon en vidéo ;) ).

Par contre, si on se croise en vrai un de ces jours, cela sera avec plaisir :)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

WOW !

Ton étui magique t'as transformé en clône de Duvivier :)

Publié le
WOW !

Ton étui magique t'as transformé en clône de Duvivier :)

Tu n'as rien suivi, hannibal, voyons ! Ro .... je n'ai jamais dit que l'étui était magique, c'est la carte qui est mythique, nanmého ! :D

Clone non, s'inspirant oui :)

Amic'

Florian

Publié le (modifié)

Alors là, c'est fort ! WoW !

Je dirais que c'est plus que de l'inspiration : façon de parler, expressions, gestes, humour, technique... Bref ça m'a vraiment sauté aux yeux :)

Ce n'est pas une critique en soi, et par ailleurs j'aime plutôt ce que fait Duvivier. Mais je ne sais pas si tu en es conscient...

PS : même ton avatar...

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  • Messages

    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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