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Hello Gilbus

Citation

Cette, je suis d'accord avec toi, le combat pour enlever les tutos sur Youtube est perdu,faute d'avoir eu une réactivité je y a des années, quand le phénomène à commencé en français (le combattre anglophone est perdu, lui, depuis longtemps...)

 

Pour les tutos "pourris", il y en a des pelletées c'est vrai, avec des erreurs déconcertantes (présentation, technique, motivation, etc.). Mais je trouve des erreurs déconcertantes également chez des professionnels reconnus 9_9, c'est encore pire. Je n'ai pas de solution à apporter à cela, le mouvement se poursuit irrémédiablement et comme je l'ai dit on ne peut espérer qu'une bonification des tutos à défaut d'autre chose (leur disparition par exemple).

Citation

 

Quand à l'aspect positif de la diffusion d'informations, tu prèches un convaincu.... sauf dans le domaine de l'illusionniste.

Je ne vais pas refaire le couplet sur la différence entre la magie et les autres domaines où le secret n'est pas une base de travail...

 

On le sait tous, la magie est un cas à part, c'est indéniable. Protéger les "secrets" et transmettre l'information : il y a une contradiction apparente inhérente à l'art magique. 

 

Citation

 

Donner l'information sur le SIDA est une œuvre de vie.

Donner les trucs de magie est une œuvre de mort (pour le tour divulgué)

C'est exactement la démarche inverse.

D'autre part, cela met en parallèle des degrés de gravités sans commune mesure : bien évidemment, que le SIDA n'est pas comparable à l'explication d'un tour de carte sur le net!

Mais mettre en corrélation des cas de gravité sans point de comparaisons possible. est un procédé courant pour diminuer la nocivité de certaines choses:

exemple: ok, mon aérosol ne sent pas bon, mais n'oublions pas les chambres à gaz!

Parler de SIDA dans une discussion sur le débogage me semble tout aussi choquant.

 

 

Désolé de t'avoir choqué. Je renvoie à cet excellent film pour ce qui concerne la rétention d'information et où figure également une contradiction (celle de laboratoire qui œuvrent pour trouver des molécules pour combattre le fléau mais repoussent pour des raisons commerciales le moment de les divulguer), mon parallèle n'allait pas plus loin, j'ai vu ce film bouleversant samedi dernier, c'est tout frais dans mon esprit et c'est pourquoi je l'ai évoqué (aucune volonté de "mettre en corrélation des cas de gravité sans point de comparaisons possible", ce n'est pas le sida qui était au cœur de ma "comparaison" mais la rétention d'information). Par ailleurs, j'ai été clair à ce sujet, citation :

Citation

On s'éloigne du sujet "magie" mais le culte du secret me rappelle un élément de ce film, 120 battements par minute, celui où les  laboratoires pharmaceutiques font de la rétention d'informations au sujet de certaines molécules nouvelles pour lutter contre le sida 

J'ai bien souligné l'analogie lointaine avec la magie ("on s'éloigne du sujet"), une évocation ("me rappelle") sur un point particulier ("un élément") qui est la rétention d'informations (pas le sida, même si la maladie est au cœur du film, c'est un fait, et un drame dans notre civilisation). Mais bon, arrêtons là sur ce point car ta propre comparaison "ok, mon aérosol ne sent pas bon, mais n'oublions pas les chambres à gaz !" a atteint le point Godwin.

Un dernier mot sur ce film poignant pour Marcus : "120 battements par minute a remporté le Grand Prix, la Queer Palm, le Prix François-Chalais et le Prix FIPRESCI au Festival de Cannes 2017, ainsi que le Prix du Public au Festival de Cabourg 2017." Citation Wiki : "Les militants d'Act Up-Paris s’activent pour lutter contre l'indifférence générale", parler un peu du film est aussi un moyen de lutter contre ladite indifférence.

Fin de la digression, revenons au sujet, et encore toute mes excuses à l'ami Gilbus pour l'avoir choqué.

 

 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Le 27/01/2018 à 19:27, Raven Mystifieur a dit :

Ne cherchant pas à régler des problèmes personnels en public, je préfère avoir votre avis, car mon message a été supprimé.

Qu'en pensez-vous?

Difficile de parler de ta chaîne sans la connaître, pas plus que d'un message supprimé d'ailleurs...

Publié le

J'ai d'abord cru à un message de paix en première page, puis à une blague en fin de première début de seconde... Puis là je dois me mettre au boulot alors je continuerais de lire tout ça au chaud à la maison. Mais j'attends les retours de Raven Mystifieur après tout ce déluge de réponses que je me tarde de lire.

:ph34r:

Publié le

Vous connaissiez déjà le tour du Raven, mais peut-être moins le tour de la disparition du Raven. Dans les milieux autorisés les gens font circuler le bruit comme quoi il s'agit de son meilleur tour. Néanmoins... l'expliquera-t-il sur sa chaîne...? Pour l'instant le mystère reste entier. Je suis d'accord avec vous: ce suspense est insoutenable! 

:P 

  • Haha 3
Publié le
Il y a 13 heures, Christian Girard a dit :

Protéger les "secrets" et transmettre l'information : il y a une contradiction apparente inhérente à l'art magique.

Que penser de ce tutoriel 9_9 ? "Débinage" ou"sensibilisation à l'art magique" ? :

 

 

Publié le (modifié)
Il y a 8 heures, Christian Girard a dit :

Que penser de ce tutoriel 9_9 ? "Débinage" ou"sensibilisation à l'art magique" ? :

Débinage.

Il y a plein de façon de sensibiliser qui ne débinent pas...

Et ce n'est pas parce que c'est Coperfield que j'aimerai ses tutos...

J'ajouterai que c'est ridicule, cette mode du débinage, qui fait que même les plus grands se sentent obligés d'expliquer un tour s'ils veulent passer à la télé...

On ne demande jamais (JAMAIS!) à un jongleur d'expliquer une passe lors d'une interview.

On ne va pas (PAS!) demander à un virtuose du violon de nous enseigner rapido, sur le pouce, un truc pour passer une gamme au violon.

Appliquer une autre vision à l'illusionnisme, c'est conforter le public qu'il n'y a rien d'artistique dans ce que l'on fait, mais que c'est juste un truc...

C'est pathétique.

Gilbus

Modifié par Gilbus
  • J'aime 8

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 32 minutes, Gilbus a dit :

J'ajouterai que c'est ridicule, cette mode du débinage, qui fait que même les plus grands se sentent obligés d'expliquer un tour s'ils veulent passer à la télé...

Oui clairement je ne vois pas pourquoi David Copperfield s'abaisse à faire ça !

Surtout pour montrer un classique vieux comme le monde (de la magie).

Ça n'a aucun intérêt...

  • Les moldus qui vont tomber dessus seront a peine content de l'avoir vu...
  • Les magiciens qui vont tomber dessus connaîtront déjà cet effet...
il y a 36 minutes, Gilbus a dit :

On ne demande jamais (JAMAIS!) à un jongleur d'expliquer une passe lors d'une interview.

On ne va pas (PAS!) demander à un virtuose du violon de nous enseigner rapido, sur le pouce, un truc pour passer une gamme au violon.

Parce que quand on voit un jongleur on ne s'imagine pas forcément qu'il y a des techniques bien précises pour réussir, je pense que la plupart des gens se disent "juste" que le jongleur est agile et qu'il s'est beaucoup entrainé...

Pareil pour la musique...

  • Alors qu'en magie, la plupart des néophytes pensent qu'il suffit de "connaître le truc" pour être magicien et ne soupçonnent pas le travail ni le talent.
  • J'aime 3
Publié le
il y a 4 minutes, Natas a dit :

....

  • Alors qu'en magie, la plupart des néophytes pensent qu'il suffit de "connaître le truc" pour être magicien et ne soupçonnent pas le travail ni le talent.

Et encourager l’apprentissage au rabais, par les tutos, les débinages divers, le trucocentrisme, ne peut que conforter cette vision étriquée de l'illusionnisme.

On a le même problème dans d'autres disciplines...

En conte, puisque c'est un sujet que je connais un peu, n'importe qui peut conter.

Ben oui, on sait parler, on peut conter.

Il suffit d'avoir une histoire, et de la dire, vous voyez, c'est simple...

On vois ainsi fleurir des conteurs du jour au lendemain, qui affirment donner des spectacles de conte, alors qu'il n'ont pas travaillé la technique du conte, n'ont pas d'expérience pouvant justifier d'une culture autodidacte, et n'ont pas de réflexion sur le conte en général.

Certains ne savent même pas ce qu'est un spectacle de conte, faute d'en avoir vu, et sont heureux de lire ou réciter un livre à leur pauvre public.

C'est ballot.

A partir du moment ou on se focalise sur une toute petite partie facile (ou qui semble l'être) d'une discipline (le truc en magie, puisqu'on en parle), on occulte le vrai travail, et on laisse penser que c'est facilement à la portée de tous.

Tiens, le "petit tour" que donne coperfield si aimablement...

il est facile, hein?

Combien d'entre vous l'on essayé, avant que je le demande?

Combien d'entre vous l'on réussi du premier coup?

Combien d'entre vous l'on assez travaillé pour qu'il soit présentable?

Ces trois questions ne sont pas innocente:

Le public verra la facilité. le public n'essayera pas. le public ne fera pas le tour parfaitement.

Car le public est content de savoir, il ne fera pas.

Ceux qui essayerons le feront pour rigoler.

Les rares qui essayeront de le faire bien seront vite découragés... mais mettrons cela sur "l'habitude" de coperfield à faire ce genre de choses. Pas sur le travail...

Car même un "petit tour" comme celui la demande du travail.

Paradoxalement, en jonglerie, on se donne énormément de mal pour que les passe s'enchainent avec facilité, sans efforts apparents: le travail consiste à faire "facilement" des choses incroyables.

Alors qu'en magie, le public part du principe que c'est un petit truc tout bête, qu'il ne demande qu'a connaitre : on doit lui mettre le nez dans l'impossible, lui tasser le miracle dans la tronche, pour qu'il se rende compte qu'il y a un truc fort qui se passe.

Tout cela, grâce aux gens qui font des tutos "apprenez la magie facile".

pppssss....

Bon, je vais travailler ma LD, ca va me calmer...

Gilbus

 

  • J'aime 4

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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