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Ouais bah c'est la matrix lévitation quoi... en moins bien. Non sérieux je paris qu'il peut pas se lever. On dirait les artistes de rue que tu vois le samedi soir à côtés des danseurs de Hip Hop et des cracheurs de feu.

Bref, il y a pas de création là dedans.

Le Diable me suit de jour et de nuit car il a peur d'être seul.

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A propos de la chaise invisible

1902. Un artiste de music-hall nommé Little Titch présente un numéro d’équilibre impossible grâce à ses chaussures spéciales. Ce n’est qu’un “visuel” mais dans les années quarante, un magicien nommé Bert Easley rend l’effet plus magique dans une routine intitulée Leaning Shoes. D’autres utiliseront cette technique, en particulier un certain Mickael Jackson qui ira même jusqu’à déposer un brevet pour le modèle de chaussures utilisées. En France, on se souviendra longtemps de Jean-Claude Haslé, plus connu sous le nom de Al Carthy puisque déjà en 1945, il présentait son numéro à L’Olympia.

2003. L’effet est reproduit dans le deuxième volet de la trilogie Matrix. Mais cette fois L’acteur Keanu REEVES se penche en arrière pour éviter les balles. Mais c’est de la triche car on voit clairement que c’est un trucage cinématographique (enfin pour les initiés)

2005. L'excellente idée de s’assoir sur une chaise invisible est de Danny COLE qui est donc le créateur de cette nouvelle technique.

A partir de 2006 … L’idée est reprise sans son autorisation  et sans qu’il soit cité, notamment par un certain « Maidine China » sous le nom de The Lean & Matrix Levitation. Ce titre est doublement absurde, primo puisque The Lean consiste à se pencher vers l’avant et secundo parce que ce n’est pas une... lévitation. Le sujet se penche un peu plus en arrière dans cette version.

Pierre Guedin & Philippe Billot

 

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Publié le (modifié)

Petite anecdote, la première fois que j’ai vu ce type d’effet (personne qui se penche exagérément en avant ou en arrière…), ce n’était pas dans un cadre de magie, mais un spectacle de clown, qui avaient des skis aux pieds.

Cela n’avait donc rien de mystérieux, mais ils exploitaient les possibilités dans toutes les directions, et je pense maintenant qu’ils avaient un « accessoire » en plus pour se pencher aussi loin, sinon, leur musculature aurait été remarquable… ;)

Ça se passait dans mon enfance, à la télé, donc il y a plus de 50 ans...

Mais désolé, ma mémoire étant ce qu’elle est, aucune idée du nom des clowns…

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a 2 heures, GP21 a dit :

A propos de la chaise invisible

1902. Un artiste de music-hall nommé Little Titch présente un numéro d’équilibre impossible grâce à ses chaussures spéciales. Ce n’est qu’un “visuel” mais dans les années quarante, un magicien nommé Bert Easley rend l’effet plus magique dans une routine intitulée Leaning Shoes. D’autres utiliseront cette technique, en particulier un certain Mickael Jackson qui ira même jusqu’à déposer un brevet pour le modèle de chaussures utilisées. En France, on se souviendra longtemps de Jean-Claude Haslé, plus connu sous le nom de Al Carthy puisque déjà en 1945, il présentait son numéro à L’Olympia.

2003. L’effet est reproduit dans le deuxième volet de la trilogie Matrix. Mais cette fois L’acteur Keanu REEVES se penche en arrière pour éviter les balles. Mais c’est de la triche car on voit clairement que c’est un trucage cinématographique (enfin pour les initiés)

2005. L'excellente idée de s’assoir sur une chaise invisible est de Danny COLE qui est donc le créateur de cette nouvelle technique.

A partir de 2006 … L’idée est reprise sans son autorisation  et sans qu’il soit cité, notamment par un certain « Maidine China » sous le nom de The Lean & Matrix Levitation. Ce titre est doublement absurde, primo puisque The Lean consiste à se pencher vers l’avant et secundo parce que ce n’est pas une... lévitation. Le sujet se penche un peu plus en arrière dans cette version.

Pierre Guedin & Philippe Billot

 

Rameses : Vril, 1914

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Il y a 21 heures, Seb a dit :

Rameses : Vril, 1914

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Merci Seb.

La litho est présente dans le livre MAGIC 1400s-1950s page 592

D'après nos renseignements VRIL serait un automate dont on se servait pour appâter le public.

Est-ce que David Copperfield le possède dans son musée ?

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D’après le livre qui est consacré à Rameses, Vril était un assistant/comédien bien réel (jouant certes le rôle d’un automate), équipé d’un appareillage permettant de réaliser la figure “Matrix” visible sur l’affiche (corroboré par la table sur laquelle il se trouve, et ses habits amples de Pierrot).

Ce qui ferait donc remonter l’effet à (au moins) 1914, sous réserve de la véracité de ces informations publiées.

A ma connaissance, Danny Cole revendique surtout la conception interne et la mobilité que permet son gimmick, mais la posture de type “Matrix” (à ne pas confondre avec “The Lean”, qui emploie un gimmick sensiblement différent) semble considérablement plus ancienne. 

SC

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Publié le (modifié)

Pour Little Tich, je pense qu'il n'y pas de gimmick mais l'idée de l'effet est trouvée.

Pour avoir rencontré Danny COLE au congrès de Dunkerque et avoir un peu discuté avec lui et sa femme, je peux affirmer qu'il revendiquait avoir été le premier à présenter l'équilibre sur chaise invisible, l'utilisation "indirecte" d'un écran d'ordinateur (son magazine animé) et la productions de CDs. Mais c'est quelqu'un d'assez timide.

Effectivement il ne faut pas confondre "Matrix" et "The Lean" auquels on peut ajouter la "Suspension éthéréenne" et ses variantes (équilibre sur balais, sur sabre, sur palmier en papier journal, etc...).

Je précise que je n'ai pas choisi cette seconde vidéo pour son débinage mais juste parce qu'il me semble s'agit du même artiste en doré (pour la comparaison entre ces deux illusions).

Une autre variante, moins magique (car on comprend tout de suite, même pour un profane) mais originale : le génie qui distribue, je pense, des petits messages (souhaits, bons vœux).

Ces illusions ont vraiment proliférées dans les rues des grandes villes du monde entier depuis une dizaine d'année, principalement à cause de leur bas coût et de leur simplicité d'exécution( quoique rester des heures ainsi...). Le problème, c'est que victime de leurs popularité, ces illusions n'ont jamais été autant débinées.

Et pour revenir à Dani LARY, un petit reportage intéressant qui montre que malgré l'argent et l'équipe dont il dispose, c'est aussi un gros bosseur :

Alors certes, parfois, c'est pas toujours ça mais il faut reconnaître que c'est un homme honnête, qui recherche en permanence et produit parfois de très beaux numéros. On le présente souvent comme un grand créateur. Il n'est pas l'inventeur de la plupart des illusions qu'il présente mais en revanche, il fabrique ses illusions, en créer bien souvent leur mise en scène (même si là aussi lui est arrivé d'acheter les droits de certaines présentations) et contrairement à Enzo WAYNE qui s'octroie la paternité d'un peu trop de choses, il ne dit jamais (lui-même) qu'il a créé telle ou telle illusion (à l'exception de la boule d'eau qu'il revendique à ma connaissance à raison).

Modifié par marc page
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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Publié le

Philippe Billot s'est penché sur le sujet et voici ce qu'il m'écrit  :

RAMESES AT THE LONDON COLISEUM.

“The curtain rises on an Eastern setting. A lady assistant closes the curtains of a cabinet, and these, re-opening, reveal Rameses. Quick knotting is presented with a red silk, placed in a crystal cylinder and covered with a cardboard tube, the handkerchief vanishes and reappears between others, suspended on a stand.

A black silk covers a goblet of glittering petals, and these are transformed to water. A pyramid is next erected in the cabinet, the front is closed, re-opened, and two lady assistants appear in quick succession. Eggs placed in a tub are transformed to doves amidst brilliant fire effects.

Rameses now dons a black cloak and introduces the illusion “Cremation.” A large dais is covered with a curtain which, being removed, reveals the missing lady. The original cabinet reappears; the illusionist enters, the curtains fall, and rising, disclose a lady standing by a fiery cauldron. Rameses reappears from the wings.

The alleged automata, ‘‘Vril” is next presented, and the scene changes to a black art cave.

An assistant is caused to float, gyrate and skip in the air. A serpentine dance is introduced with pleasing effect. Finally, the assistant is covered with a white cloth, a solid hoop is passed entirely over the shrouded figure – the cloth is quickly drawn away, and the lady has gone. She instantly reappears from the auditorium.

Rameses fire effects are all remarkably good, the act is nicely presented, and is well-received.”

 

Ceci est un compte rendu du spectacle du “Great Rameses” paru dans la revue The Magic Wand d’avril 1919.

Comme Seb restons prudents et employons le conditionnel.

Nous citons : « Ce qui ferait donc remonter l’effet à (au moins) 1914, sous réserve de la véracité de ces informations publiées. »

En effet, si l’effet est bien ce que montre la litho, comment se fait-il que le rédacteur de cet article (bien placé pour en parler parce qu’il a apparemment assisté au spectacle en 1919) ne consacre qu’une demi-ligne à l’effet connu sous le nom de « Vril » ?

A côté d’une crémation, d’une lévitation, d’une disparition et d’une apparition, le tout déjà vu et connu à l’époque, pourquoi ne parle-t-il pas de la nouveauté ou de l’originalité de l’effet ?

La seule chose qu’il écrit, c’est « The ALLEGED automata », soit « le SOI-DISANT automate ».

Devons-nous en déduire que Le Grand Ramsès fait simplement croire qu’il a un automate alors qu’une personne tient le rôle de la mécanique ? Et pourquoi ne trouve-t-on pas que tenir penché en arrière est extraordinaire ou magique ou tout simplement étonnant ?

Dans son compte rendu du livre Rameses: The Forgotten Star de Chris Woodward, David Britland écrit :

« The automaton was actually a man in costume (de Pierrot, confère la litho) and the leaning stunts made possible by hidden mechanics and the lean boots mentionned by Maurice Fogel (qui a été l’assistant du Grand Ramsès). The lean was so extreme that it SEEMS to predate the invisible chair and Matrix lean style illusions that we are familiar with today. » (Genii, octobre 2011)

Même avec ces révélations, David Britland reste prudent car il écrit : “Ces inclinaisons sortaient vraiment de l’ordinaire et elles SEMBLENT anticiper la chaise invisible ou la suspension Matrix que nous connaissons aujourd’hui.”

Face à tous ces renseignements, gardons dans un coin de notre mémoire que cet effet “d’inclinaisons bizarres” a pu être créé au début du XXe siècle mais que, pour le moment, nous manquons encore de preuves formelles.

D'après le compte rendu, le spectacle du Grand Ramsès était en trois parties.

1) Grandes illusions

2) L'automate

3) Le théâtre noir

Pour faire du théâtre noir, il faut changer le décor de scène. On peut donc supposer que, pendant cette modification, lorsque les rideaux sont refermés, on amène sur le devant de scène l'automate juché sur une table.

Celui-ci fait son numéro d'automate et grâce au moyen expliqué dans le livre The Great Rameses (2011), il peut se pencher en avant ou en arrière.

Une fois la démonstration terminé, on emmène la table avec l'automate toujours dessus.

Puis le rideau se lève et la troisième partie commence.

C'est un peu la même chose qu'avec Dani Lary. On ne le voit pas arriver en marchant, puis se jucher à l'arrière de la voiture et ensuite se pencher en arrière puis se redresser et enfin descendre.

Non ! On le voit simplement "passer", fixé sur un support.

Ce qui a fait l'originalité de Bert Easley et Jean-Claude Haslé, c'est qu'ils ont été capables d'effectuer un (ou plusieurs) "lean" PENDANT leur numéro. Ils se déplacent, s'inclinent tout à coup, puis se redresse et continuent de marcher.

Et c'est la même chose pour Danny Cole. Il a tout à coup envie de s'assoir et Pouf ! C'est fait.

C'est peut-être pour ça que le chroniqSTLS ueur de l'époque n'a pas été impressionné par la performance de l'artiste qui jouait l'automate, même s'il s'inclinait anormalement d'avant en arrière. De même que les autres magiciens et c'est peut-être pour cela que cette performance a été oubliée. Car pas assez magique.

Nous ne savons pas qui avait fait la mise en scène de ce numéro mais nous pouvons remercier cet artiste qui a inspiré la suite que vous connaissez tous.

 

 

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