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Euh... j'ai le droit d'utiliser les techniques picturales des impressionnistes ?

L'avantage de nos techniques c'est qu'elles sont faites de manière invisible, ce qui fait, qu'on ne peut pas les voir et en déduire si oui ou non, elles ont été faites. Il est donc très difficile de les  protéger.

Melvin

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moi je dis que c'est donc une preuve irréfutable que hors de ce point de vue particularisé, le reste n'existe qu'à travers la virtualité de l'existence d'autres machines autopoïétiques au sein d'autres biomécanosphères saupoudrées dans le cosmos.!!Nonobstant la difficulté contextuelle, je n'exclus pas de caractériser l'ensemble des améliorations réalisables, à l'avenir.

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il y a une heure, Teddy a dit :

Tout comme un double fond , un verin hydraulique, un ecran de fumée ....... 

Le tout est dans la P.R.E.S.E.N.T.A.T.I.O.N. !

Ben non justement... Même si je change la présentation d'une illusion dont je n'ai pas les droits, cela ne m'autorise pas à la présenter...

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

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il y a 44 minutes, Danilsen a dit :

moi je dis que c'est donc une preuve irréfutable que hors de ce point de vue particularisé, le reste n'existe qu'à travers la virtualité de l'existence d'autres machines autopoïétiques au sein d'autres biomécanosphères saupoudrées dans le cosmos.!!Nonobstant la difficulté contextuelle, je n'exclus pas de caractériser l'ensemble des améliorations réalisables, à l'avenir.

A 100% ok avec toi O.o:Do.O

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(Ai pas tout lu, trop de postes trop longs...) Mon idée à moi, elle est très simple, simpliste... Tant que votre Fédération, FFAP, son patron, ne montera pas pas au créneau, n'hausserra pas le ton ! ne s'imposera pas comme l'interlocuteur incontestable avec les télés, plateformes vidéos, les organisateurs, ses oilles... Et ben, vous ferez pipi dans un violon !  En vain.

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Jean-Yves Loes (Petitbonhomme)

http://www.lamagiedupetitzebulon.com/

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Il y a 3 heures, Jean-Yves Loes a dit :

(Ai pas tout lu, trop de postes trop longs...) Mon idée à moi, elle est très simple, simpliste... Tant que votre Fédération, FFAP, son patron, ne montera pas pas au créneau, n'hausserra pas le ton ! ne s'imposera pas comme l'interlocuteur incontestable avec les télés, plateformes vidéos, les organisateurs, ses oilles... Et ben, vous ferez pipi dans un violon !  En vain.

OUI absolument je pense également la même chose

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Avez-vous un document pour chacune de vos illusions réalisées en public vous autorisant la représentation? si oui, faites nous partager en les diffusant pour toutes vos illusions,, on avancera enfin.

Pour le coup, s'il y en a un qui ne présente que des illusions originales avec leur droit de représentation, c'est bien Pierre...

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(Ai pas tout lu, trop de postes trop longs...) Mon idée à moi, elle est très simple, simpliste... Tant que votre Fédération, FFAP, son patron, ne montera pas pas au créneau, n'hausserra pas le ton ! ne s'imposera pas comme l'interlocuteur incontestable avec les télés, plateformes vidéos, les organisateurs, ses oilles... Et ben, vous ferez pipi dans un violon !  En vain.

 

Il y a 9 heures, Gérard MERCIER a dit :

OUI absolument je pense également la même chose

Je crois que tout est dit.

Publié le (modifié)
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  Pierre Fleury a dit :

Aucune représentation en public à l'exclusion du cercle de famille, sauf convention contraire (contrat) signée avec le "titulaire des droits" (je reste vague en parlant de "titulaire" car cela peut être un auteur s'il est question d'une oeuvre ou le titulaire d'un droit de brevet pour l'utilisation d'une machinerie protégée. 

En savoir plus sur http://virtualmagie.com/forum/sujet/56044-affaire-diversion-réflexion-pour-le-futur/?page=7#bpYPSwSXDrisgcSD.99

 

Je crois qu’il faut aussi relativiser et préciser, c’est le but de cette réflexion, plutôt que de dire :

"On n’a plus le droit de rien faire…".

En pratique j’ai plein de questions à poser :  

Il y a des choses protégées automatiquement par la propriété artistique :

Là, il faut effectivement une autorisation pour les utiliser.

Il y a des matériels protégés par des brevets :

on va revenir sur cette notion de protection plus loin...

Mais il y a aussi des matériels qui ne sont pas protégés par des brevets :

Si j’ai bien compris (ce qu’on ne manquera pas de corriger si je me trompe, avec j’espère plus de détail que de dire juste que j’ai tord…) :

La propriété industrielle (les brevets et ce genre de choses) se base sur une protection « déclarative ».

Elle n’est pas acquise de façon évidente dès qu’on a mis l’idée sur un papier, contrairement à une protection artistique.

Combien de gimmicks ou de matériels sont réellement protégés ?

Peu, j’imagine, car ça coute des sous, faut faire des papiers, des dossiers, bref, c’est souvent hors de proportion par rapport à ce que rapportera le gimmick réellement. Sans parler de la perte du secret, qui résulte de l’exposition des brevets à tout le monde (ben oui, on trouve sur le net, en toute légalité il me semble, des descriptions de brevets expliquant les secrets de matériels de magie brevetés…c’est ballot…)

Ensuite, pour le matériel, y a-t-il une différence entre la protection pour la fabrication et la vente, par rapport à une protection pour l’utilisation ?

Par exemple :

Il y a surement un brevet pour le petit bout en plastique qui sert à terminer les lacets.

Mais chaque fois que je fais un nœud à mes lacets, je ne paye pas de droit, je n’ai même aucune idée de qui détient ces droit.

Le fabricant de lacet, lui, a sans doute dut négocier les droit de fabrication/vente avec le détenteur du brevet.

L’utilisateur final, lui, n’est pas vraiment concerné : il a payé son droit d’utilisation en achetant la paire de lacets.

Quelle différence dans ce cas-là une boite tartenpionMagicFun, avec miroir, double fond et fils divers en faisant un objet « magique » et mes lacets ?

Le fait que cela soit présenté en spectacle ?

Je viens aussi sur la scène avec mes lacets…

Le fait que ce soit une part très visible de mon spectacle ?

Question : si je fais disparaitre une voiture sur la scène, il me faut négocier avec le fabricant de la voiture ?

Cela serait compréhensible, car si le spectacle ne met pas en valeur la voiture (échanger une Clio contre une Porsche ?), cela peut nuire au détenteur des droits.

Par contre, une utilisation dans des conditions « normales » de la voiture me semble difficilement protégeable : on roule dans la rue…

Mettons pourtant qu’on tourne un film ou il y a une voiture qui roule dans la rue :

Le fabricant peut s’opposer à ce que son modèle apparaisse dans le film ?

Question subsidiaire : si oui, combien de réalisateurs font signer des conventions aux fabricants de voitures ?

Ou aux fabricants de lampadaire, si dans le film un chien pisse contre un lampadaire ?

Bref, ce n’est pas parce qu’un élément apparait dans un spectacle qu’on doit demander le droit de le faire au concepteur ?  non ? si ?

Si c’est le cas, on voit que la magie n’est pas la seule à faire l’impasse sur pas mal de droits « théoriquement applicables ».

Si ce n’est pas le cas, ben quelle différence entre mon lampadaire ou ma voiture dans un film et une boite tartenpionMagicFun  dans un spectacle de magie?

Je parle, je le rappelle, de la protection du matériel.

Pas d’un numéro.

 

Un tour reposant sur un matériel ET un scénario d’actions/manipulations permettant de se servir du matériel (je ne parle pas de l'aspect du numéro, mais bien de l'enchainement nécessaire pour que le matériel fonctionne) appartient-il aux deux types de protections ?

Artistique pour la partie manipulatoire, et industrielle pour la partie matériel ?

Ou l’utilisation d’un matériel, selon les recommandations du fabricant du matériel, est-il inclus dans la protection industrielle ?

 

Un tour ne dépendant pas d’un matériel spécifique est ils protégeable au niveau artistique (une « chorégraphie de mouvements et d’actions »), ou au plan industriel (comme un « procédé de fabrication ») ?

La différence est de taille si l’artistique est protégé par défaut, alors que l’industriel est déclaratif.

 

Ensuite, cela, ce sont les droits de protections accordés aux auteurs/créateurs, qu’il le veuille ou non, qu’ils le sachent ou non (enfin, surtout pour l’artistique…).

 

Mais le fait qu’ils aient ces droits ne présume en rien de leur décision vis-à-vis de leurs droits :

Certains voudront qu’une utilisation illimitée soit appliquée : ils ne veulent pas freiner les utilisateurs.

D’autre voudront une utilisation restreinte.

D’autres encore refuseront toute utilisation (car d’un tour donné en exemple dans un livre, par exemple…)

L’auteur créateur décide.

 

Le problème en ce moment, et qui donne lieu à ce débat mêlant peur, indignation et incompréhension, c’est qu’on ne sait jamais ce que décide l’auteur, à moins de lui demander.

Ce qui n’est assurément pas pratique !

 

Créer une série de « licences d’utilisation » ou tout autre mot mieux adapté juridiquement, et les afficher sur la notice des produits vendus, serait une clarification majeure pour le consommateur, qui saurait enfin jusqu’où il peut utiliser ce qu’il achète.

 

Un autre débat peut porter sur la mise en place d’une procédure de récupérations systématiques des droits d’auteurs quand l’auteur décide de les faire valoir :

On pourrait alors avoir un fonctionnement similaire à la SACEM ou la SACD, qui collecterait les droits pour les différents éléments protégés sur tous les spectacles de magie.

 

Je ne sais pas si les deux démarches (des licences sur les produits vendus et un organisme de récupération des droits d’utilisation) peuvent cohabiter.

Sans doute que si, en décidant que certains droit d’exploitation ne relèvent pas de l’organisme collecteur (licence libre pour certains type d’utilisations) et d’autre si.

La mise en place d’un système de collecte est couteux (il n’y a qu’à voir comment on râle contre la SACEM ou la SACD ;)  ), mais apporte un systématisme intéressant pour les créateurs et les organisateurs de spectacles.
Serait-il rentable, pour un microcosme comme la magie?

Mais je n’ai aucune idée de la façon dont ça marche (chiffrage de la « valeur » d’utilisation d’une illusion, répartitions en cas (presque systématiquement) d’utilisations de multiples choses protégées dans le même spectacle etc.

 

Donc, trois choses pour cette histoire de droits, dans mon idée :

-Ce qui fait l’objet principal de cette discussion : faire un aide-mémoire répondant à une séries de questions de base pour les utilisateurs (et les créateurs, qui n’ont pas l’air toujours bien au clair de leurs droits…).

J'en ai posé quelques unes...

On peut le faire ici, si on a des conseil de juriste comme Pierre Fleury.

 

-réfléchir et mettre en place des « licences d’utilisations » standard, qui éclaircirait les droits de ceux qui achètent une illusion.
La, il serait intéressant de consulter : Des créateurs, des fabricants/revendeurs, la FFAP, des représentants des utilisateurs pro non FFAP, d'autres des utilisateurs amateurs non FFAP, des juristes... Peut être qu'il en sortirai quelque chose...Ou pas.
Ça ne se fera pas sur un forum ;). Qui peut l'organiser? va savoir...

-réfléchir à la mise en place éventuelle d’un organisme percepteur de droit, sur le modèle SACEM ou SACD.
Ça non plus, ça ne se fera pas sur un forum ;).
Et là, il faut encore plus d'interlocuteurs, puisqu'on entre dans un domaine demandant des autorisation légales spécifiques, en plus de la définition de la mission de cet organisme...
Il y en a qui y pensent, mais quel boulot à mettre en place... ;)

Ben-di-don, ça en fait des choses… ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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